La responsabilisation, une base de l’éducation

Publié le Publié dans Articles en vrac, Éduquer son cheval

Traditionnellement, on peut dire que le cheval est quasiment considéré comme un tout petit enfant qui ne saurait rien faire seul, on le guide pas à pas, pied à pied, et la seule chose qu’on attend de lui est qu’il fasse ce qu’on lui dit, le plus parfaitement possible !

C’est sur ce point, avant tous les autres, que l’éducation moderne des chevaux se démarque le plus de cette façon de faire traditionnelle, car on va s’adresser non seulement au corps du cheval mais surtout à son cerveau, on va devenir curieux de ce qui se passe dans sa tête pour mieux le comprendre et mieux vivre avec lui.

Dans ce cadre là, une étape importante va être l’apprentissage de la responsabilité pour le cheval !

On ne va plus le « tenir » court, que ce soit en main quand on se déplace, monté ou bien simplement à l’arrêt, comme sur cette photo et ceci grâce au principe de confort/inconfort. En leur rendant très confortable le fait de faire ce que nous attendons et inconfortable ce qui ne nous convient pas, nos chevaux vont petit à petit se mettre à rechercher ce que nous souhaitons pour avoir plus vite leur confort, confort qui deviendra de plus en plus présent, pour eux comme pour nous.

Par exemple, pour avoir un cheval responsabilisé, qui attend sagement, sans être attaché, on va appliquer le principe que j’appelle « de la place de parking » à pied et en longe au départ, dans un environnement calme.

L’idée c’est d’imaginer un rectangle où entrent tout juste les 4 pieds du cheval .

Quand le cheval a les 4 pieds dans sa place de parking, on se relaxe et on lui procure du confort, une simple pause, des caresses (s’il les aime) ou une friandise (à voir selon les chevaux).

Dès qu’un pied sort de la place de parking, on va juste faire rentrer ce pied dans le rectangle et « garer » à nouveau notre cheval. Même s’il a bougé de 5 m, on va venir le remettre à SA place, calmement, sans punition, sans agressivité, mais avec détermination, sans jamais abandonner, avant qu’il ne soit à la bonne place..

Dès que le cheval est garé, on se relaxe (TRÈS IMPORTANT), on sourit, même si ça a été difficile ^^ (pas toujours facile pour les humains ça ! ).

S’il bouge aussitôt, on va le remettre à sa place, inlassablement, jusqu’à ce qu’il fasse un effort.

Au départ, on ne va pas demander beaucoup, 3 secondes pour un cheval qui ne tient pas en place ou à qui on ne l’a jamais demandé, c’est bien et on récompense comme vu au dessus.

On va demander un peu plus à chaque essai ou à chaque séance, tout en étant prêt à accepter les éventuels retours en arrières sans trop de critiques !

L'immobilité en TREC n'est qu'une des applications de ce principe

L’immobilité en TREC n’est qu’une application de ce principe
 

Au départ cela peut vous sembler long, mais une fois que le cheval aura compris ce principe, « si je reste arrêté quand tu ne me demandes rien .. j’ai la paix ! ». Cela va beaucoup vous faciliter la vie tant à pied que monté !  « Je m’arrête, mon cheval reste arrêté à coté de moi sans se poser de question et sans que je le tienne !  » On pourra, bien sur, ensuite, travailler sur la même chose monté, cheval arrêté et calme, rênes posées sur l’encolure.

Demander au cheval de rester calme et immobile, sans être attaché, pendant qu’on le prépare avant une séance constituera un échauffement parfait, au lieu d’être juste attaché, car cela lui demande d’être calme et connecté avec son humain … n’est ce pas la base avant de demander quoi que ce soit ? 🙂

Ce principe de responsabilisation va bien au delà de ce simple arrêt, ceci n’est qu’un premier exemple 🙂

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