La vérité sur la grégarité

La vérité sur la grégarité

Peut être que tu l’auras remarqué, peut-être pas, je n’utilise jamais le mot « copains » pour parler des membres d’un même troupeau. J’utilise le mot « famille », parce que c’est ce qu’ils sont les uns pour les autres !
Le lien entre les chevaux est fort et intense. Il est essentiel pour eux, car dans la nature un cheval isolé est un cheval en danger de mort immédiate, la domestication n’a rien changé à ce niveau ! Cheval choyé ou cheval sauvage, pour lui ce qui compte plus que tout c’est sa sécurité, c’est son troupeau, c’est sa famille !

Et ÇA, ça ennuie bien les humains qui aimeraient les déplacer et les utiliser à leur guise parce qu’ils ne comprennent pas cette différence essentielle : un copain c’est un copain, on le côtoie un temps, on le perd, on en trouve un autre. Un frère, une mère, un enfant… ce n’est pas interchangeable !

Pour comprendre cette différence essentielle, imagine que sans te prévenir, je te prenne, que je te mette dans un avion pour un pays lointain sans que tu aies de possibilité de revenir par toi-même, loin de ta famille de sang et de coeur. Tu es bouleversée, tu te sens perdue.
Et là le temps passe, tu rencontres d’autres personnes, tu reconstruis ta vie, tu te recrées une nouvelle famille petit à petit.
Et puis un jour, je viens et je t’emmène avec moi une fois de plus dans un autre pays et là aussi pour toujours. Tant bien que mal tu rebâtis ta vie une fois de plus.
Et puis je reviens et je veux t’emmener en balade… mais bizarrement tu ne veux pas, tu ne sais pas si tu reverras ceux qui constituent ta nouvelle famille… alors tu te bats pour ne pas les quitter.

Voilà ce que vivent les chevaux ! Et personne ne le voit !

Les cavaliers râlent parce que ce cheval est « grégaire », parce qu’il ne veut pas se séparer des autres, parce qu’il est « chiant » !!!!! Bon sang de bonsoir, il ne fait pas ça pour t’ennuyer, il se bat parce qu’il pense qu’il ne reverra jamais sa famille, parce qu’il pense qu’il va mourir seul loin des autres, et tu ferais la même chose à sa place !

 

Alors comment faire en sachant ça pour que les chevaux acceptent de partir seuls avec nous ?

 

La réponse en deux principes :

1- nous devons devenir un membre de leur famille ! Une personne rassurante, claire et sure d’elle qu’ils connaissent bien et en qui ils ont confiance. Le leader qui sera à leurs cotés pour affronter le monde.
C’est la base sans laquelle la suite n’est pas possible.

2 – la progressivité : il faut apprendre à notre cheval qu’il va revoir sa famille, qu’on ne l’emmène pas pour toujours.

Donc on va bâtir à partir d’une zone encore confortable, l’éloigner pas loin et pas longtemps du tout et revenir tout de suite jusqu’à sa famille, le laisser se rassurer et repartir. Ce qui compte c’est vraiment de ne pas dépasser ses limites. Si tu dois te battre c’est que tu as été beaucoup trop loin ou beaucoup trop longtemps. N’accrois que le temps ou la distance, pas les deux en même temps.

Tu veux être la partenaire de ton cheval ? Prends réellement le temps qu’il faut, ne crame pas ses limites parce que ça ne va pas assez vite à ton gout.

La confiance se mérite !

Montre à ton cheval que tu es prête à y passer le temps qu’il faut pour pouvoir mériter la sienne et réfléchis avant de le changer de troupeau, ça a toujours des conséquences …

 

 

Valérie

 

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La douche, plaisir ou enfer ?

La douche, plaisir ou enfer ?

L’été arrive, la saison des douches pour les chevaux aussi !

Certains adorent, ça reste compliqué pour d’autres. Soit que leurs propriétaires ne sachent pas comment les y habituer, soit que sans s’en rendre compte parfois… ils les en dégoutent !
Comme pour le pansage, la façon dont on pratique la douche avec notre cheval conditionne grandement le fait qu’il l’apprécie ou pas !
Si vous astiquez votre cheval ou que vous le lavez comme vous le feriez avec une voiture, sans le prendre en compte, sans communiquer avec lui, en discutant avec les gens autour de vous, sans avoir pleinement conscience que là, sous vos brosses ou sous le jet d’eau, il y a un être vivant qui apprécie qu’on le touche ou le douche à un endroit et pas à un autre.

Par exemple, je suis toujours frappée de voir des cavaliers doucher sans ménagement la tête de leurs chevaux… Les chevaux ont les oreilles situées sur le dessus de la tête, les conduits auditifs descendent vers le bas, donc l’eau descend profondément à l’intérieur et c’est très désagréable pour eux. Ils les protègent comme ils peuvent avec leurs oreilles mais … pourquoi leur infliger ça ? Idem pour les naseaux… Appréciez-vous qu’on vous colle un jet en plein visage avec l’eau qui remonte dans le nez ?

Le pire est que certaines rient des mimiques de leurs chevaux qui essaient de se protéger sans succès du jet désagréable…

Pourquoi au contraire, ne pas faire de notre mieux pour que la douche, comme le pansage, soient des moments agréables pour le cheval en passant rapidement sur ce qui est désagréable pour eux et en recherchant et nous attardant sur ce qu’ils apprécient ?

Si on veut que notre cheval soit notre partenaire commençons déjà par nous comporter nous-mêmes en tant que tels !

Valérie S.

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La précision sans rênes

Faire comprendre l’exercice à son cheval, lui apprendre que notre moyen de communication principal à cheval n’est pas les mains sont les clés principales pour obtenir la précision sans rênes.  

Voici quelques vidéos pour l’inspiration 🙂 

Sara et Maroussia sans rênes sur une traverse de chemin de fer !

Largeur 24 cm ! 

Maroussia en Mountain Trail bras croisés

Jouer avec le reculer

Tu n’utilises pas les bons mots…

Tu n’utilises pas les bons mots…

Eprouver des émotions c’est naturel !

L’émotion c’est un message que notre instinct et notre corps envoient à notre cerveau. Vouloir faire taire ses émotions, se battre contre elles, est totalement contre-productif.

Si tu as peur, tu as peur, c’est normal, c’est sain. Ta peur est là pour te sauver la vie ! Si tu passes outre, comme le font énormément de cavaliers et de cavalières, tu te mets, sans t’en rendre compte, volontairement en danger.

Si tu es frustrée ou en colère essayer de le cacher ne fera qu’empirer les choses. De plus si camoufler ses émotions peut fonctionner avec les humains ça n’a AUCUNE CHANCE de marcher avec un cheval

Alors qu’est-ce qu’on fait ?

Déjà il est important que tes émotions deviennent conscientes et que tu arrêtes de les nier, parce que ça te conduira directement à la catastrophe ou à l’accident.

Si tu as trop peur ou si tu es trop énervé(e), écoute-toi, prépare mieux et reprends les choses plus à la base et tu reviendras à ça quand ça ira mieux.

Ensuite sache que tes propres paroles peuvent énormément t’aider, car prononcer des mots différents génère des émotions différentes. Selon le vocabulaire que tu emploies, ton attitude va changer, tes émotions seront différentes. C’est pour ça qu’il va falloir que tu inspectes ton propre vocabulaire avec attention, car, en le changeant, tu vas pouvoir déjà faire évoluer beaucoup de choses.

Parlons des mots utilisés de façon très commune par la plupart des cavaliers :

TRAVAILLER SON CHEVAL : Hum…. Ça ne sent pas la joie, ni le partenariat, ni le partage, ni le plaisir. Travailler son cheval, c’est sérieux, ça ne rigole pas, on sent déjà que le cheval travaillé par son cavalier ne va pas forcément passer un bon moment … et le cavalier non plus… tout le monde bosse… Il y a mieux comme émotions de départ…
Alors c’est simple, c’est une expression que je n’utilise pas. Je ne me dis jamais “Allez je vais travailler mes chevaux”. Je me dis “Allez je vais jouer avec mes chevaux” ! C’est une formulation que j’ai découverte chez Parelli et je l’adore ! En se disant qu’on va jouer avec ses chevaux, on se dit qu’on va passer un bon moment et eux aussi. On joue ensemble, on est du même côté de la barrière et c’est du fun, du bonheur du plaisir qu’on se prépare à vivre et pas un moment obligé. Les émotions sont tout de suite plus positives.

Pour aller dans ce sens, une personne que j’accompagne à mis un panneau “AIRE DE JEU” à l’entrée de sa carrière et chaque fois qu’elle voit ce panneau en arrivant avec son cheval, ça l’aide à se souvenir d’être plus positive.

NON : Combien de fois dis-tu NON à ton cheval ? Non, on peut le dire facilement en criant, on s’oppose, ça n’appelle pas à discussion.

Quand un de mes chevaux ne fait pas ce que je lui ai demandé, je préfère utiliser “Ce n’est pas ce que je t’ai demandé” parce que ça ne ferme pas la porte, parce que ça me permet de ne pas faire monter mes émotions de façon négative et ça amène juste à continuer tranquillement.

Fawzii était un cheval très provocateur quand il est arrivé et j’ai beaucoup utilisé cette phrase pour dédramatiser la situation quand il démarrait comme un fou ou bondissait en l’air et … ça a bien marché. Ses crises d’opposition ne sont plus que très occasionnelles, je ne pense pas que ce serait le cas si ses énormes réactions avaient été sanctionnées par un NON et un état émotionnel instable.

JE VAIS ESSAYER : C’est quelque chose qu’on entend énormément dans le monde du cheval. On va essayer cet exercice, on va essayer de faire monter le cheval dans le van, on va essayer de le débourrer la semaine prochaine, on va essayer de faire une balade seul(e), etc.
Hors dans “l’essai”, il y a la possibilité proche et immédiate de l’échec. L’essai amène un sentiment d’incertitude, de doute et de faiblesse.

Alors tu me diras il faut bien “essayer” un jour !

Oui mais non ! On peut VOULOIR FAIRE ça ! Alors on va préparer, on va faire plus petit, plus décomposé, on va prendre le temps qu’il faut. Et un jour, on serra prêts, le cheval et nous et … ON LE FERA ! Si on n’y croit pas assez, si on n’est pas sûr(e) que le cheval peut le faire alors au moment d’y aller on n’aura pas l’intention suffisante pour amener notre cheval à y croire lui aussi.

Il y a quelques mois, j’ai fait sauter à Fawzii pour la première fois des bidons debout. Les bidons font un peu plus d’un mètre de haut et 65 cm de large… ça fait un gros saut.
On a préparé sur des sauts de bidons couchés dans la largeur puis dans la longueur, prenant le temps à chaque étape. Quand je l’ai envoyé sur les bidons la première fois, il a été un peu surpris par la hauteur. Alors pour m’aider à l’aider, quand je l’ai renvoyé je lui ai dit “Je sais que tu peux le faire mon garçon”. Ça a dopé mon intention et il a pu le faire. Les mots ne sont pas pour le cheval mais pour nous !

ET ALORS ! : Même quand on aime son cheval très fort et qu’on ne lui veut aucun mal, quand on doit toucher un cheval ave le stick ou la longe pour être plus clair(e) dans notre demande, la frustration, l’impatience, l’agacement ou le sentiment d’impuissance peuvent faire monter les émotions négatives très haut. Dans ce cas on va se contrôler difficilement et au lieu de simplement toucher le cheval, on va le frapper beaucoup plus fort qu’il ne faudrait et qu’on voudrait avec des paroles de rappel à l’ordre : “Et alors !”, “Non mais OH !”, “Tu me saoules !” … et vive le déferlement négatif… et les regrets qui suivront.

Là encore on peut amortir le choc en utilisant un autre vocabulaire consciemment. Toujours sur le mode jeu les : “Perdu !”, “C’est l’jeu ma pauv’Lucette”… c’est toujours pareil le but est de dédramatiser pour garder des émotions positives ?

Plus tu te diras que tu ne punis pas ton cheval en le touchant mais que le fait de le toucher est une conséquence du fait d’avoir perdu à un jeu, plus ce sera facile. S’il te plait bouge les hanches, je suis claire avec ce que je veux, si le cheval ne bouge pas on dit “perdu !” puisque notre équipe (mon cheval et moi) n’ont pas réussi sans toucher et hop on le touche et … on recommence jusqu’à ce que notre équipe ait gagné en bougeant sans toucher. Idem pour … tout !

LES SURNOMS : On donne des tas de surnoms à nos chevaux, mais imagine l’impact au quotidien quand on appelle son cheval boulet, cruche, morue ! Il sera beaucoup plus facile d’éprouver des émotions positives, de trouver des qualités à son cheval, d’envisager des progrès que si on l’appelle, ma belle, ma super girl, mon champion, mon grand ou autre joli nom flatteur

Ces mots-là ne sont que des exemples, je suis sûre que tu en trouveras des tas à interchanger pour développer des émotions positives vis à vis de ton cheval et de ta pratique !

Alors quels mots vas-tu changer dans ton vocabulaire pour dédramatiser et apaiser votre relation ?

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Si vous fermez la porte à toutes les erreurs…

Si vous fermez la porte à toutes les erreurs…

Le plus grand handicap qu’on peut se créer soi-même quand on veut faire quelque chose avec un cheval, c’est d’oublier que le plus important est d’apprendre au cheval et non de réaliser l’exercice.
Quand on veut réaliser un exercice, et seulement ça, on va tout faire pour réussir et donc on va empêcher le cheval de faire des erreurs. On va le garder « bien entre les mains et les jambes », en ne lui laissant aucune possibilité de se tromper de trajectoire ou d’allure, on va le tenir bien court pour qu’il passe où on veut ou qu’il fasse ce qu’on veut… mais pendant ce temps, le cheval ne CHOISIT PAS de faire ce qu’on souhaite ! Il n’apprend pas à faire ce qu’on souhaite de lui-même.
Quand tout va bien, il est juste obéissant comme une gentille marionnette. Quand ça ne va pas, il ne prend des initiatives que pour essayer de NE PAS FAIRE ce que l’on veut pour finir par se résigner à obéir et faire ce que l’on veut si on persiste assez longtemps. Mais dans tout ça, à aucun moment, il n’a pris la décision de faire de lui-même ce qu’on attendait de lui.
Là est le piège du refus des erreurs, de la volonté de perfection, d’avoir un cheval qui ne se trompe pas.
La vérité est que même si le cheval fait ce qu’on lui demande il ne SAIT pas le faire de lui-même, il n’a jamais décidé de le faire.

Si au lieu de vouloir réussir l’exercice maintenant, tout de suite, on décide d’apprendre au cheval à faire VRAIMENT cet exercice de lui-même. Si on le met en situation de réussite et qu’il se trompe et qu’on accepte le fait que c’est normal de se tromper quand on apprend quelque chose ! Si on recommence juste tranquillement en essayant de simplifier au maximum et qu’on corrige s’il se trompe encore sans agacement en étant juste le bon professeur dont le cheval a besoin. Il va peut-être se tromper encore 17 fois ou 27 fois mais si on continue à corriger et qu’à la moindre bonne réponse alors on arrête tout et qu’on félicite on va se retrouver avec un cheval qui au lieu d’obéir bêtement va se mettre à REFLECHIR et à CHERCHER la bonne réponse ! Et ça ça change tout !

Par exemple : si tu veux apprendre à ton cheval à passer sur une passerelle étroite, au lieu de l’empêcher de mettre les pieds à coté, tu peux déjà commencer par une passerelle pas trop étroite. Et tu peux l’amener bien droit face à la passerelle pour que le plus simple soit d’aller dessus, tu peux regarder sur la passerelle l’endroit où tu veux qu’il mette le pied, sans le bloquer avec ta longe ou tes rênes/jambes et s’il se trompe on recule et on corrige et on y retourne, encore et encore et au premier pied sur la passerelle ! On arrête tout, tout de suite et on va brouter ! Ne te demande pas si c’était un hasard, récompense ! Hasard ou pas c’est ce que tu voulais et ça se fête !
En procédant ainsi tu apprends à ton cheval à CHOISIR de mettre le pied VOLONTAIREMENT sur la passerelle ! 

Accepter les erreurs du cheval se dire qu’elles sont la voie royale pour la compréhension et le partenariat te mènera tellement plus loin ! Plus loin que tu ne serais jamais allé(e) dans ta quête de l’exercice réussi !
Ceci est valable pour ton cheval… mais aussi pour toi ! TU APPRENDS, NOUS APPRENONS TOUS, chaque jour, en continu. Nous apprendrons toujours et ce chemin plein d’erreurs qui conduit à la vérité est un magnifique voyage qui durera toute la vie ! !

Une question de connexion

Une question de connexion

Si on prend les problèmes comme des opportunités alors les progrès sont inéluctables ! 

Journée entretien de la carrière, Sara et Maroussia en profitent pour faire une séance comme si de rien n’était entre la tondeuse et le quad qui herse ! 

Arrêtez d’annuler vos séances parce qu’il y a des travaux ou du vent ! Voyez les flaques, les autre chevaux qui jouent ou qui travaillent, les engins, le bruit, comme autant d’opportunités d’améliorer la connexion de votre cheval ! 

Mais pour ça il va falloir commencer par en faire abstraction vous-même ! 

Si vous ne pensez qu’à ce tracteur qui approche comment voulez-vous que votre cheval n’y prête pas attention ?????

Alors au lieu d’essayer de ne pas y penser (les humains sont nuls pour ne pas penser à quelque chose, par exemple ne pensez pas à ROUGE… vous voyez c’est une cata 🤣), pensez a un exercice simple que vous voulez faire la maintenant tout de suite !!! Croiser les postérieurs ou faire le tour de ces buissons ou n’importe quoi d’autre et consacrez y tout votre cerveau et votre corps, mettez-y aussi toutes votre attention et votre volonté ! Vous apprendrez ainsi à votre cheval que ce tracteur n’a pas la moindre importance pour vous et donc pour lui ! Et vous aurez progressé ! 

Allez c’est parti ! Gardez votre connexion la vôtre et celle du cheval quoiqu’il en soit !

Le pouvoir de l’herbe

Le pouvoir de l’herbe


L’herbe ! Le rêve de tous les chevaux, le cauchemar de beaucoup de cavaliers !

Oui l’herbe est un problème pour beaucoup de cavaliers s’ils doivent demander quelque chose à leurs chevaux sur un endroit enherbé ! Les chevaux n’écoutent plus rien et mangent, mangent, mangent, arrachent la longe ou les rênes et leurs cavalier(e)s en représailles leur arrachent la tête… On va dire que ce n’est un plaisir pour personne au final même pas pour le cheval qui se sera vu punis un grand nombre de fois pour quelques touffes volées..

Et si on faisait de l’herbe notre meilleur atout au lieu d’en faire notre pire ennemie ? Parce que si on regarde ça d’un oeil neuf, quand je demande aux gens ce que leur cheval préfère, ils me répondent souvent “BROUTER” ! Eh bien super ! Cela veut dire que c’est un super atout dans notre manche, un puissant levier pour récompenser le cheval et qu’il accepte de faire des efforts.

Comment faire pour transformer ce cauchemar en atout ?

D’abord on va arrêter de déboiter deux vertèbres ou d’arracher deux dents à notre cheval pour lui arracher la tête du sol… Parce que si on regarde de plus près notre problème au fond ce n’est pas que notre cheval mange.. c’est que quand il mange il ne nous écoute plus ! Il s’arrête ou il ne démarre pas et c’est ça qui ne va pas.

Alors pourquoi lui arracher à tout prix la tête du sol… qu’il lève la tête ne fait pas partie de ce qu’on veut… Nous on veut qu’il avance ou qu’il continue à avancer !

Alors au lieu de nous énerver parce qu’il mange si on lui demandait réellement de faire ce qu’on attend de lui sans prendre en compte le fait qu’il mange ? On lui demande poliment d’avancer puis on monte en phases de façon efficace si besoin, en ignorant totalement le fait qu’il mange. Dès qu’il repart…. au départ on va juste faire quelques pas et … on lui propose de brouter !

Oui oui NOUS lui DISONS de MANGER avec un ordre vocal ! Pourquoi ?
Parce qu’il nous a écouté, parce qu’il mérite une récompense, parce que la meilleure récompense là tout de suite, pour lui, c’est BROUTER ! On le laisse brouter 1 mn et .. on repart en étant aussi poli que possible aussi efficace que nécessaire, une fois repartis quelques pas plus loin, on l’invite à manger… et ainsi de suite !

Quand c’est bien installé je vais demander un peu plus long entre deux touffes d’herbe et de touffe d’herbe en touffes d’herbe, à me réjouir de le voir se régaler, l’herbe sera devenu mon amie.

Plus tard quand c’est bien installé, je vais l’utiliser ainsi pour améliorer tous nos exercices : mon reculer ou mon déplacement latéral ou mes transitions tout ce qui me passer par la tête !
Mon cheval fait un effort, je l’envoie brouter. Par exemple :
On traverse la route en déplacement latéral et on broute en arrivant de l’autre coté !
On recule sur ce parking jusqu’à l’herbe et il a le droit de brouter.
Il recule plus loin que d’habitude, il a le droit de brouter là où il est arrivé !
Il arrive à s’arrêter dans cette pente abrupte, il a le droit de brouter !

Tous ses efforts deviennent faciles à récompenser ! Vous l’avez deviné, je suis une fan absolue des exercices sur herbe ! 😀

Une illustration de ce que donne cette technique d’utiliser le pouvoir de l’herbe au lieu de se battre contre lui :

Et une utilisation de l’herbe pour apprendre au cheval à se contrôler dans le dénivelé

Retrouvez cette technique expliquée de façon longue dans la formation “Eduquer son cheval pour l’extérieur” ici

Cette formation est disponible pour les abonnés et les VIPs ici

Pour tout savoir sur les abonnements et les programmes VIPs c’est par là !

PLUS DE VIDEOS de mon travail ici !!

Régler un licol en corde

Régler un licol en corde

Les nœuds sur un licol en corde sont faits pour apprendre au cheval à fuir le contact, purement et simplement. C’est grâce à ça que les chevaux deviennent si légers, parce qu’on leur apprend à éviter que les nœuds ne se mettent en pression.
Pour ça on va placer les nœuds sur une zone souple et élastique du chanfrein (si on a du mal à la voir, on la reconnaîtra très bien au toucher) qui est fortement innervée. Sur cette partie le cheval a beaucoup de sensations et il ressentira le moindre changement de position de la muserolle et la moindre modification de pression.
Les nœuds sur un licol en corde sont faits pour apprendre au cheval à fuir le contact, purement et simplement. C’est grâce à ça que les chevaux deviennent si légers, parce qu’on leur apprend à éviter que les nœuds ne se mettent en pression.
Pour ça on va placer les nœuds sur une zone souple et élastique du chanfrein (si on a du mal à la voir, on la reconnaîtra très bien au toucher) qui est fortement innervée. Sur cette partie le cheval a beaucoup de sensations et il ressentira le moindre changement de position de la muserolle et la moindre modification de pression.
En hauteur, cette zone commence au dessus de la partie souple des naseaux, au dessus de cette zone où on ressent bien au toucher qu’il n’y a pas encore d’os. Si on mettait le licol trop bas on risquerait de compromettre la respiration du cheval. Mais au-dessus de cette zone, il y a de l’os et rien n’entravera la respiration du cheval contrairement à ce que l’on peut parfois entendre ou lire, Elle s’arrête un peu au dessous des apophyses zygomatiques, car là le licol placé trop haut perdrait beaucoup en efficacité et dans le même temps, en mettant à peine trop de main on pourrait blesser le cheval par le frottement sur cette crête osseuse.

En largeur, elle part des bords l’os du chanfrein et va jusqu’à la ligne dans le prolongement de la commissure des lèvres. Une image valant 100 fois un bon discours (si on suppose que celui ci est bon !! ^^) on a toute cette zone pour y placer le nœud situé sur le chanfrein, l’endroit que vous choisirez à l’intérieur du tracé vert sera de toutes façons correct, c’est ensuite à vous de faire votre choix, en fonction de votre préférence et de celle de votre cheval

Pour le réglage du noeud sous l’auge, il faut pouvoir glisser tout juste le poing entre l’auge et le licol mais pas plus. Une muserolle trop serrée perdra de sa clarté  car le licol fonctionne par rotation autour de la tête du cheval et non traction.

Un licol trop serré, outre l’effet de contention désagréable, ne pivotera plus autour de la tête du cheval, les informations qu’il donnera ne seront que des tractions et plus des sensations.
Une muserolle trop lâche peut vraiment être génante, notamment pour le reculer. Elle doit donner un confort suffisant au cheval pour qu’il puisse brouter …. ou bailler ! ^^

J’ajouterai qu’un licol en corde n’est EN AUCUN CAS fait pour une utilisation de la pression continue (monte au contact ou longe classique sur longe tendue) !  C’est un outil très utile pour ce pour quoi il est fait : apprendre à céder à la pression. Mais si vous n’offrez aucune échappatoire au cheval et que vous gardez le contact quoi que fasse le cheval, il devient un outil de torture !

Vous longez classique, en utilisant une longe tendue ? Utilisez un caveçon qui est fait pour ça ou un licol plat mais en aucun cas un licol en corde !
Vous montez rênes tendues ? Mettez un mors qui permettra au cheval de se soustraire à la pression en ouvrant la bouche s’il en a besoin mais pas un licol en corde !
Vous utilisez le relâchement total de la longe ou de la rêne dès que le cheval a cédé ? Alors le licol en corde est fait pour vous à pied comme à cheval.

Valérie Schweitzer

 

Tu te poses des questions ? Pose les moi !

Progresser en liberté

Progresser en liberté

J’ai toujours aimé cette maxime de La Fontaine

“Patience et longueur de temps font plus que force ni que rage.”

Jean de La Fontaine

Tellement vrai avec les chevaux !

Fawzii a des difficultés émotionnelles dans le rond de longe (pas ailleurs, ça sent le passif qui remonte à vrai dire) et j’ai donc décidé de lui apprendre une figure technique assez compliquée pour l’aider à rester davantage connecté : le cercle excentré.

On a fait une première séance assez difficile où je l’ai perdu un grand nombre de fois, car il prenait toutes mes demandes comme des demandes d’accélération mais on a pu finir sur un tour complet de bidon , cerveau activé et dans le calme

C’est bien et je suis heureuse qu’il ai compris mais ce n’est pas mon but ultime ! Mon but est qu’il garde son cerveau même aux allures hautes, trot ou galop, et qu’il soit donc capable de le faire aussi à partir du trot et du galop en gardant l’allure et son cerveau en même temps !

On a donc repris sur une seconde séance dont vous trouverez un résumé ci-dessous.

Je commence doucement en révisant les acquis de la séance précédente et puis je demande plus de vitesse en le demandant au trot

A noter que ça ne va pas toujours comme je veux, mais je ne perds pas mon calme ni ma patience même quand il faut plus d’une minute pour que j’arrive à mon but. S’agacer à ce stade aurait été totalement contre productif et abandonner en me disant que je n’y arriverai pas… encore plus !

Votre cheval ne fait pas ce que vous voulez ?

Ce n’est pas grave, donnez vous les moyens, gardez votre calme, persévérez. Il n’y a pas de magie, pas de chevaux doués, juste des cavaliers prêts à faire preuve de patience, et de persévérance, et il en faut beaucoup parfois. Des cavaliers qui gardent leur plan, qui ne se découragent pas et qui récompensent les efforts de leurs chevaux. Des cavaliers qui ont appris à se maitriser pour maîtriser leurs chevaux.

Bienvenue dans le groupe de ces cavaliers là !

Pourquoi je n’aime pas l’expression “monter en cordelette” ?

Pourquoi je n’aime pas l’expression “monter en cordelette” ?

Je sais que pour de nombreuses personnes, le but ultime va être de “monter en cordelette”… ça fait rêver… mais personnellement j’ai horreur de cette expression, même si je l’utilise de temps en temps, parce qu’elle induit que la cordelette est l’essentiel.

C’est à elle qu’on pense comme moyen de “piloter” le cheval et c’est ce que font de nombreux cavaliers, ils remplacent tout simplement les rênes par la cordelette. C’est certes un apprentissage qui demande de la confiance mutuelle et une excellente obéissance du cheval, mais cela ne démontre pas une réelle complicité. Une cordelette dès qu’elle remonte sur l’encolure peut aussi être un moyen de contrôle assez puissant surtout utilisée dans des mains fortes.
On voit aussi dans ce cas qu’elle remplace purement et simplement les rênes qu’elle est au contact quasiment en permanence.

Personnellement, je ne souhaite pas l’utiliser de cette façon.

Pour moi la cordelette n’est pas un moyen de contrôle du cheval mais un simple aide à la précision, un léger rappel à l’ordre quand le cheval n’a pas écouté mon moyen de communication principal : MON CORPS !

Et je trouve ça extrêmement important pour faire le lien entre le sol et la selle, parce qu’on parle de langage corporel au sol à tout bout de champ, mais personne n’en parle pour tout ce qui se passe en selle ! ET POURTANT !!! Pourtant tout ce temps au sol à utiliser du langage corporel ne devrait être qu’une préparation à ce même langage corporel en selle !

Une préparation pour le cheval pour qu’il se mette à l’écouter, mais surtout une préparation pour l’humain pour qu’il se mette à l’utiliser…. Si on n’a jamais appris à utiliser notre focus à pied, si on n’a pas appris à note cheval à suivre notre focus au sol, il sera très difficile de l’utilisé monté. Si on n’a pas appris à gérer notre énergie, si on n’a pas appris à notre cheval à l’écouter à pied, il sera très difficile de l’utiliser à cheval. Si on n’a pas appris à utiliser notre corps pour communiquer avec notre cheval à pied, il sera très difficile de le faire finement à cheval.

Si on utilise, notre corps, notre énergie, notre focus correctement au sol, le transfert en selle est extrêmement facile et simple !!! Mais il n’y a qu’une infime partie des personnes qui font du travail au sol qui sentent et voient ce lien et c’est tellement dommage !

La longe, le stick, la cordelette, tout comme les rênes ne devraient être qu’une phase 4 ! Un inconfort qu’on ajoute si le cheval n’a pas écouté nos demandes corporelles plus légères et délicates…

J’ai fait cette erreur après le débourrage de Maroussia, j’ai mis une cordelette, je suis montée dans le rond de longe et à la première séance j’étais très contente de moi ! YEAH je “montais en cordelette”, mais à la deuxième séance je me suis rendue compte qu’en fait si je l’enlevais… je n’avais plus rien.. elle n’écoutait pas mon langage corporel du tout en fait… alors j’ai enlevé la cordelette, j’ai remis le licol et les rênes et on a repris à zéro et on a passé du temps avec les rênes en les utilisant toujours après le corps jusqu’à ce que je n’ai plus besoin de m’en servir du tout. Et il est arrivé ce jour où de toute ma séance je n’ai pas eu à toucher mes rênes… alors j’ai enlevé les rênes, j’ai enlevé le licol et je suis montée en liberté pour de vrai avec une jument qui écoutait mon corps pour de vrai.

C’est sûr cela prend plus de temps, ça demande plus de rigueur, plus de précision, plus de clarté mais vous pouvez me croire sur parole, la sensation n’a rien à voir … l’attitude du cheval non plus…

Où que vous en soyez, au sol comme en selle, vous pouvez commencer dès aujourd’hui, utilisez votre corps, votre intention, votre énergie, votre focus, pour communiquer avec votre cheval et n’utilisez vos outils UNIQUEMENT que si votre cheval n’y a pas répondu et ça partout tout le temps et un jour, vous n’en aurez plus besoin !

Utiliser son corps au sol

 

 

Utiliser son corps à cheval

 

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vous accompagnent dans cette optique quel que soit votre niveau actuel.
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Tu te poses des questions ? Pose les moi !

Il n’y a pas d’urgence, nous y arriverons un jour.

Il n’y a pas d’urgence, nous y arriverons un jour.

Souvent, quand je montre quelque chose d’avancé avec mes chevaux, on me pose la même question :

“Et tu es arrivée à ça en combien de temps ?”
Ça c’est vraiment LA question à laquelle je NE PEUX PAS répondre !
 

Je ne peux pas parce que je n’ai aucune idée de la réponse, mais aussi parce que la réponse n’aurait aucun sens pour la personne à qui je la donne. Le temps est une notion totalement subjective.

Il peut paraître long ou court, qu’on le ressente sur son parcours ou qu’on donne un nombre de jours ou d’heures à la personne qui demande.
Par exemple, le simple fait mettre un licol correctement peut prendre 3 jours à raison de 3 séances par jour pour Aslan quand il est arrivé, intouchable, refusant tout contact physique. Selon votre propre parcours cela peut vous paraitre très long ou très court ! C’est juste une question de ressenti.
Mais aussi avec une autre personne plus expérimentée que moi, cela aurait pu être beaucoup plus court et pour une autre, plus débutante, cela aurait peut être pris des semaines ou des mois.
Avec un autre cheval moins sauvage bénéficiant d’expériences positives avec les humains cela m’aurait peut être pris 2 ou 3 mn et avec un cheval, ayant plus d’expériences négatives avec les humains, cela aurait m’aurait sûrement pris des semaines..
La durée d’un apprentissage est donc totalement variable, aussi bien dans le ressenti que dans sa durée effective en fonction de la compétence de l’humain et du vécu du cheval.

Pour toutes ces raisons, il est inutile de comparer la vitesse de votre progression, qu’elle soit plus ou moins rapide que celle des couples qui évoluent autour de vous ou à travers ce fameux filtre des médias sociaux !

Plus vous vous mettrez la pression en vous disant que vous vous allez aller vite, moins vous progresserez.

 Je sais ce n’est pas toujours facile et j’avoue que le premier hiver après le débourrage d’Aslan, j’ai bien senti ce sentiment étrange de ne pas avancer.

Car en approfondissant nos bases,je me suis rendue compte qu’Aslan avait un énorme souci de confiance au niveau de ses postérieurs et de toute l’arrière main ! Une grosse cicatrice est encore présente sur son postérieur droit attestant de ce jour où, poulain, son postérieur est resté coincé dans des barbelés…

 Alors je ne suis pas passée outre, j’ai fait des dizaines de séances sur base de jeu de l’amitié sous des tas de formes, en essayant de garder un coté ludique, mais en allant toujours plus loin pour l’aider à reprendre confiance dans son corps, dans l’environnement et tout ce qui pouvait toucher son ventre et ses postérieurs.
Pendant ce temps, mes amies qui avaient des poulains du même âge progressaient à cheval vers des choses que nous étions très loin d’avoir. Mais j’ai fermé mes yeux et mes oreilles et j’ai continué ma route pour enlever ce grain de sable de la machine dans la tête de mon cheval.
Au printemps, j’ai commencé à le remonter et à avancer à nouveau sur la finalisation du débourrage.

Et puis il y a eu ce soir d’avril, ce soir où on jouait à cheval sur une figure comportant beaucoup de cônes. Et là en reculant, il a marché sur un gros cône avec son postérieur droit, surpris, il a fait un pas à gauche et marché sur un autre cône avec le postérieur gauche et là j’ai attendu l’explosion ! Une de ces explosions verticales qu’il me faisait au début de l’hiver, une de celles qui amenaient ses 4 pieds en même temps à la hauteur de mes épaules quand j’étais au sol… mais rien ne s’est passé, pas d’explosion. Il a juste tourné la tête pour voir ce qui était sous son postérieur gauche tranquillement tête en bas … et là j’ai su !
J’ai su pourquoi j’avais passé un hiver à l’envoyer dans des blocs en plastique, dans des bâches, pourquoi je lui avais demandé d’enjamber tellement de bidons et pourquoi j’étais restée au sol si longtemps … j’avais fait tout ça “juste” pour survivre ce soir d’avril ! “Juste” pour que, ce soir là, mon jeune cheval vive une expérience positive et passe une bonne séance. “Juste” pour que je rentre chez moi, ce soir là, pleine de joie et de bonheur au lieu de rentrer meurtrie et déçue. “

 Si j’y repense aujourd’hui, c’est qu’hier, après des mois sans rien faire, Aslan est entré les 4 pieds dans la water box  à la troisième demande et il ne lui a pas fallut plus de deux passages supplémentaires pour y passer totalement tranquillement même avec les postérieurs ! Une fois des bases fortes construites, tout est plus facile même longtemps après, même en liberté…

Alors peu importe le temps qu’on y passe, si un cheval a besoin de temps pour construire sa confiance et sa bonne volonté. Peu importe le temps qu’on y passe si une cavalière a besoin de temps pour construire sa confiance et son leadership. Tout ce qui compte c’est d’avancer sur son propre chemin vers ce qu’on veut faire.
Si nous faisons les bons choix, pour nos chevaux, pour nous, il n’y a pas d’urgence, nous y arriverons un jour !

Comment construire une water box ?

Comment construire une water box ?

La water box est un obstacle de Mountain Trail particulièrement compliqué pour les chevaux et son apprentissage peut demander du temps, il est donc intéressant d’en avoir une à la maison. 

Attention : c’est un obstacle qui demande de l’outillage, du soin à la fabrication et des matériaux couteux, comptez un budget de 250 € à 400 € tout compris. 

Pour fabriquer ma water box, j’ai utilisé:  

  • 2 planches de contre-plaqué marine de 2,40 m x 1,20 m en 15 mm d’épaisseur minimum (vous pouvez utiliser du normal si vous ne trouvez pas de marine, ce sera beaucoup moins cher mais ça tiendra beaucoup moins longtemps !)
  • 2 bastaings de 140 mm x 40 mm en 4 m, traités autoclave.
  • 1 lot de vis 6 mm x 90 mm
  • 2 cartouches de silicone
  • 1 pot de 2,5 l de vernis marin
  • 2 pots de 0,5 l de peinture 

On commence par couper les bastaings pour obtenir 2 morceaux de 1,16 m et 2 morceaux de  2.40 m.

On coupe l’une des deux planches de contreplaqué pour obtenir une planche de 1,10 m x 2.30 m. L’autre ne sera pas recoupée.

On utilise une scie cloche de 68 mm pour percer les 18 trous dans la planche déjà découpée. 

On fait, avec cette scie, 3 lignes de 6 trous répartis sur la surface. 

On lime le bord des trous et tous les bords coupés pour plus de propreté et de longévité.

Vernis marin en deux couches sur la planche du fond encore intacte recto-verso et sur le verso de la planche trouée.

Pose de 2 couches de vernis marin sur toutes les faces des morceaux de bastaings.

Respectez les temps de séchage entre deux couches. Oui entre les faces et les couches c’est long ^^

Après plusieurs essais, on a trouvé une solution réellement anti-dérapante pour la surface de la planche trouée sur laquelle les chevaux marchent. En effet, une planche mouillée c’est une patinoire !

Donc on  passe une couche de peinture épaisse, puis on y jette du sable avant que ça sèche et on appuie dessus pour qu’il adhère à la peinture.

Une fois la peinture sèche, on balaye la planche pour retirer le sable qui n’a pas adhéré, puis on  repasse une couche de peinture.

 

La surface obtenue est dure et grumeleuse et ne glisse absolument pas.

On commence l’assemblage du cadre en plaçant chaque planche perpendiculairement au bout de sa voisine. L’espace de jonction est rempli de silicone puis vissé avec 3 vis.

Attention de veiller à ce que l’équerrage soit correct, utilisez une grande équerre ou un grand livre.

Une fois le cadre créé et sec, on garnit toute la surface inférieure du cadre de silicone avant de le placer avec précision sur la planche entière qui constitue la base.Soyez soigneux, c’est ce qui fait l’étanchéité de votre box, il ne doit y avoir aucun manque. Faites un cordon épais avec le silicone en s’écrasant, il fera toute l’épaisseur du bastaing.

Le cadre est ensuite fixé avec une vis chaque 15 à 20 cm, c’est ce qui fera la solidité de la box quand les chevaux cogneront les pieds dedans. 

Ne soyez pas avares de vis ! 

Si le silicone déborde, essuyez ce qui est en trop avec un petit bout de chiffon bien mouillé.

 

 

 

Il ne reste plus qu’à laisser sécher, puis à remplir la box d’eau et à déposer la planche trouée dessus.

Je vous conseille de retirer la planche supérieure trouée après chaque utilisation et de la stocker sur des supports pour allonger sa durée de vie.

L’apprentissage de la water box peut être très diffcile pour certains chevaux. 

NE POUSSEZ JAMAIS UN CHEVAL SUR CET OBSTACLE ! 

Il peut glisser et se blesser gravement ! 

Décomposez en le faisant passer sur la planche trouée posée au sol, puis dans la box vide et montrez lui bien en appuyant sur la planche supérieure avec votre stick que tout ça bouge, avant d’essayer de lui demander de passer.

Attendez que chaque étape soit facile et que le cheval passe sans freiner ni accélérer avant de passer à la suite.

L’approche retrait est votre ami !!!  

Commencez en demandant le passage du grand coté ce sera plus facile pour le cheval.

Une fois que le cheval passe à pied en toute tranquillité, vous pouvez passer à cheval. 

 

Il y a des tas de façons de jouer avec cette water box, voici quelques idées :

 

 

 

Sois toi-même !

Sois toi-même !

Soyez vous-mêmes, tous les autres sont déjà pris !
Andy Warhol

On peut être inspiré par ce que font d’autres avec leurs chevaux, mais il est important de rester soi-même, de savoir ce que nous, chacun, individuellement, nous avons envie de faire et la façon dont nous voulons le faire.

Vous et votre cheval formez un couple unique avec des envies et des aspirations uniques. Respectez-vous et suivez votre voie !

Je vois trop de personnes qui ne font pas ce qu’elles ont envie de faire et qui tournent en rond dans un monde et une façon d’être avec leurs chevaux qui ne leur conviennent pas … Trop de personnes qui vont faire du dressage ou du CSO par défaut “parce qu’ils en font dans mon écurie”…

Alors posez vous la question “QUE VOULEZ-VOUS FAIRE VRAIMENT AVEC VOTRE CHEVAL ?”

Faites une liste et à partir de là posez vous les bonnes questions :
– Êtes-vous sur le bon chemin pour réaliser ce que vous voulez ?
– Que faut-il faire pour changer les choses ?

Alors ça peut sembler insurmontable au premier abord. Oui ça peut demander des efforts, parfois de gros efforts.
Mais, est-ce que vivre la vie que vous voulez vraiment avec votre cheval ne vaut pas le coup ?
Est-ce qu’être vous-même dans votre vie équestre sans vouloir être quelqu’un d’autre, n’en vaut pas la peine ?

Même si vous ne pouvez pas tout changer tout de suite, commencez par vous poser la question, commencez par savoir QUI VOUS ÊTES en tant que cavalière et OÙ VOUS VOULEZ ALLER et la graine sera semée, ce sera le début de votre chemin original, personnel et individuel

 

Plus je m’entraîne, plus j’ai de la chance !

Plus je m’entraîne, plus j’ai de la chance !

Les miracles n’existent pas !

Les chevaux magiques non plus !

Quoique tu fasses tu as besoin de temps et de répétition pour y arriver.
Quel que soit votre niveau tu vas te heurter à des difficultés
– soit tu t’entraînes pour les dépasser
– soit tu restes sur tes positions en enviant ceux qui avancent …
 

Il n’y a pas d’autre choix …

Lequel vas-tu faire ?

 

Tu es la seule à en décider !

On devient ce que l’on croit

On devient ce que l’on croit

Chaque fois qu’on se traite mal soi-même, chaque fois qu’on parle de soi en termes moqueurs, chaque fois qu’on se dévalorise à nos propres yeux ou à ceux des autres, on fait un pas sur chemin où l’on n’est pas heureux pas heureux. Alors chaque mot, chaque pas nous éloigne de nos rêves, de nos envies et de nos projets.
Comment atteindre ses buts ? Comment devenir ce dont on a envie si on ne croit pas en soi ?

Pour réussir il n’y a pas de secret, il faut se donner le temps. Et pour vaincre les obstacles, il faut se donner les moyens : se préparer, apprendre, garder sa motivation, s’entourer de personnes positives et motivées elles-aussi. Mais il faut surtout croire en soi, croire en son cheval, croire en ses projets pour marcher sur la route du succès !

On devient ce que l’on croit !

Oprah Winfrey
NE VOUS LIMITEZ PAS  !

NE VOUS LIMITEZ PAS !

La pensée du jour : NE VOUS LIMITEZ PAS !

J’apprends à mes chevaux, et je vous encourage à apprendre aux vôtres, à rester calmes et immobiles sans être attachés ? Mais ce n’est pas une raison pour renoncer à attacher son cheval !
Au contraire, si le cheval reste sagement à sa place et que vous avez avancé sur la cession à la pression, l’attache ne devrait plus être un problème.

ET C’EST COMME ÇA POUR TOUT !

Il n’est pas question de changer “d’église” et de vous retrouver avec de nouveaux diktats :

  • pas question d’attacher toujours ou jamais
  • pas question de monter toujours sans mors ou toujours avec
  • pas question de ne faire que du travail à pied ou que du travail monté

mais d’être LIBRE de pouvoir tout faire !

Pas n’importe comment, mais en utilisant les mêmes principes de respect du cheval et de soi-même, en vivant ensemble d’une façon où chacun trouve son compte, où tout le monde est heureux, cheval comme cavalier(e).

Renforcer une palette pour pouvoir y faire monter un cheval

Renforcer une palette pour pouvoir y faire monter un cheval

Avoir une palette renforcée est très utile, si vous en avez plusieurs c’est mieux  

Les utilisations en sont multiples : montoir solide et pratique en en empilant plusieurs, mais aussi préparation à un sol dur pour le van, but pour aider le cheval à apprendre l’immobilité, préparation aux passerelles de Mountain Trail. 

Pour la palette elle-même, on en trouve parfois en demandant à son supermarché, mais vous en trouverez à coup sur sur Facebook Market ou sur Le Bon Coin.
Privilégiez les palettes Europe, plus solides et plus durables. Une palette Europe est faitre pour supporter 1000 à 1400 kilos répartis sur sa surface. 

 Choisissez des palettes avec des blocs de bois dans les angles et  fuyez celles qui ont juste des blocs en bois aggloméré, ils ne résistent pas à l’humidité. 

Attention une seule planche de palette c’est fragile. En renforçant la surface on répartit le poids du cheval et cela permet d’y faire monter des chevaux en toute sécurité.
Dans tous les cas ne faites jamais monter votre cheval sur une palette non renforcée, même si elle vous semble solide.

Pour la renforcer, les planches de coffrage ou les planches pour terrasse sont adaptées si elles ont une épaisseur suffisante.

On voit bien ici que les planches de la palette sont plutôt fines alors que celles utilisées pour la renforcer sont nettement plus épaisses, 25 mm minimum.

On pose les planches en croisant sur les planches supérieures de la palette, cela permettre de répartir le poids du cheval sur une plus grande surface.

Chaque planche est clouée ou vissée avec 6 vis pour une stabilité maximale.

Pour allonger la durée de vie des planches, il est très intéressant d’abattre les angles, cela évitera que les pieds des chevaux arrache des morceaux ben glissant sur le bord.

On peut soit les couper à la scie circulaire ou à la scie sauteuse, soit les abattre à la ponceuse ou au rabot.

 Votre palette durera plus longtemps si vous protégez le bois. Attention de ne pas utiliser de produit toxique car certaines chevaux peuvent en croquer la surface ou les angles ^^ Vous pouvez choisir de l’huile de cuisine de base ce qui compte c’est de saturer le bois pour que l’eau n’y entre pas.

Ma petite astuce perso, ajouter une poignée sur la palette pour pouvoir la transporter plus facilement en la tirant, parce qu’une palette c’est lourd mais une palette renforcée c’est TRES lourd. La poignée c’est vraiment un bonheur pour la déplacer en glissant au sol quand on est seule.

Attention de ne pas faire une poignée trop grande dans laquelle un cheval pourrait glisser un pied. Si c’est le cas, glissez la poignée sous la palette avant de faire quoi que ce soit avec le cheval.

Vérifiez la solidité de vos palettes, et des planches qui les recouvrent, régulièrement. Si vous avez utilisé des clous, soyez attentifs au fait que les clous ne remontent pas et n’hésitez pas à les renfoncer à coup de marteau si c’ets le cas.

Un petit passage avec de l’huile ou de la lasure tous les ans et votre palette renforcée durera longtemps !

Et si on se mettait sur OFF ?

Et si on se mettait sur OFF ?

Parce qu’il y a souvent une espèce de fièvre qui attrape les humains dès qu’ils sont dans la proximité d’un cheval… la fièvre du faire faire faire faire et qui ne s’arrête plus ! 

On peut l’avoir à la maison et c’est déjà pas facile mais quand on va en stage ou en entrainement sur un terrain ou en extérieur là c’est carrément grave ! 
Les chevaux se retrouvent enfermés dans un cercle infernal et ils enchaînent sans fin … 

On a tellement peur de ne pas avancer assez vite, qu’on se retrouve à saturer les chevaux parce qu’on ne fait plus de pause. Parce qu’on ne prend plus le temps de vraiment féliciter le cheval et de lui donner le temps d’enregistrer ce qui vient de se passer. Au mieux, on fait une caresse vite fait, on lui file un bonbec et on y retourne… 
Alors que si on prend le temps de se mettre soi même sur OFF, de se retrouver comme dans le pré à la maison avec lui, on va permettre au cheval de se retrouver dans ce qu’il connait de nous, de nous retrouver et d’être beaucoup pus dispo pour la suite. 

Ne pas “garder le cheval au travail” mais au contraire lui permettre de vraies pauses où il pourra brouter, faire un câlin au copain, regarder librement autour de lui, en bref, de faire ce qu’il a envie de faire, va lui permettre d’être capable d’être plus concentré, plus dispo et de meilleure humeur pour la suite ! 
Si on y réfléchit, demander à son cheval d’être au garde à vous à exécuter nos demandes toute la journée c’est pas très partenaire et carrément anti-éducatif.

Le souci c’est que le cheval ne peut pas se mettre sur OFF et faire vraiment ce qu’il a envie de faire si vous êtes au garde à vous à coté de lui… si VOUS VOUS ne relâchez pas votre pression aussi ! Et si vous regardez au fond de vous, vous le savez très bien … que vous finissez vos séances claquées à cause de cette tension permanente ! 

Alors faites le pour lui, mais faites le aussi pour vous !

Mettez vous sur OFF pour le bien de tout le monde, même en extérieur, même en stage, même en entraînement, même et surtout si vous avez peu de temps… accordez vous à tous les deux une bulle d’oxygène à chaque pause.

Est ce que le coté où on met le cheval a de l’importance ?

Est ce que le coté où on met le cheval a de l’importance ?

Est ce que le coté où on met le cheval a de l’importance ?

OUI !

Oui, il est important de pouvoir avoir le cheval des DEUX cotés !

Je sais, je sais, on vous a toujours dit que vous deviez avoir votre cheval à votre droite, on vous a même grondé quand vous vous trompiez de coté au départ … Vive les bases militaires de l’enseignement traditionnel ! ^^

Mais dans le faits, si vous marchez avec votre cheval toujous à votre droite, il y a des moments où ce ne sera ni judicieux, ni pratique et parfois même dangereux !

Je m’explique : parfois quand on est en extérieur on va se retrouver dans un chemin boueux ou inondé à gauche et vous n’avez pas forcément envie de mettre les pieds dans la boue ou de traverser une flaque… du coup il serait mieux de changer de coté … mais si vous ne l’avez jamais fait à la maison ça va vite se compliquer, votre cheval cherchant obstinément à retrouver ses habitudes et à se remettre à votre droite … pas gagné !

Mais surtout que ce soit à la maison ou dehors, on peut se retrouver à passer le long de quelque chose qui fait peur au cheval . Si cet endroit est à droite alors, si votre cheval s’effraie vous risquez fort si le respect n’est pas au top, qu’il vous bouscule pour s’éloigner de là … Alors qu’il suffirait de changer de coté, de vous mettre VOUS à droite du coté du danger avec votre cheval à gauche pour :

– premièrement qu’il se dise que VOUS n’en avez pas peur et ça peut le tranquiliser davantage

– deuxièmement qu’en cas de souci, le cheval s’éloigne de vous au lieu de vous passer dessus ce qui sera BEAUCOUP plus sécuritaire ! 

Mais là aussi si il n’a quasiment jamais marché à votre gauche ça peut se révéler angoissant pour lui et compliqué pour vous.

Et enfin … POURQUOI est ce qu’on se limiterait ???

Le but c’est de pouvoir TOUT faire avec votre cheval 

Alors n’oubliez pas de tout faire des deux cotés !

Tu n’es pas très à l’aise pour marcher avec ton cheval ?
Tu dois le tenir pratiquement au licol ?
Il te tracte ou il se traine derrière toi ?
Il te bouscule à la première distraction ?

Tu voudrais qu’il marche à coté de toi tranquillement, naturellement ?
Le programme VIP au sol 1° partie est fait pour vous aider à être en harmonie à tout moment que vous passez ensemble !

Jouer avec les flaques

Jouer avec les flaques

Les flaques…. un grand sujet pour beaucoup de cavaliers parce que tout simplement beaucoup de chevaux n’y mettent pas un pied !
Et ça interpelle d’autant plus, que souvent le cheval passe dans un gué ou traverse un ruisseau avec beaucoup moins de souci, mais les flaques.. pas moyen.

Alors il y a plusieurs composantes à ce problème.
La première et la plus importante :

  • Combien de temps es-tu prête à passer pour que ton cheval entre dans ce gué ?
  • Combien de tempos es-tu prête à passer pour que ton cheval mette un pied dans cette flaque ?

Voilà ! Le gué c’est important, il faut passer, il y a un enjeu… alors qu’une flaque, on s’en moque un peu, alors on “essaie” et puis bon c’est pas grave on va pas y passer la journée alors on passe à coté … Du coup coté cheval, il n’a plus qu’à attendre, attendre que tu abandonnes. Pourquoi se fatiguer puisque tu vas abandonner !

Le TEMPS est une clé essentielle.

Ensuite, il faut accepter les petits efforts c’est parce qu’on veut trop et tout de suite qu’on décourage le cheval.
Le bout du sabot qui effleure l’eau c’est déjà une bonne réponse, si on stoppe là et qu’on récompense abondamment, le cheval aura envie de renouveler l’expérience, si on demande plus… pas vraiment !
Or une flaque c’est facile à éviter, du coup ça ne deviendra facile que si le cheval VEUT mettre les pieds dedans ! Pour créer son envie ton TIMING (arrêter au bon moment) et ta PROGRESSIVITE (se contenter de petites étapes) sont donc très importants.

Alors on va commencer à pied et se contenter de minis progrès mais si je récompense le même stade à chaque fois, là aussi mon cheval n’aura pas envie d’aller plus loin. Le sabot qui effleure l’eau, je récompense (bonbec ou brouting, une VRAIE récompense !), 5 cm de sabot dans l’eau je récompense, 10 cm de sabot dans l’eau, je récompense et peut être que c’est assez pour aujourd’hui, on recommence plus loin sur une autre flaque ou demain ! On n’est pas obligé d’attendre que le cheval ai mis un ou plusieurs pieds dans l’eau ! La seule chose qui compte c’est d’arrêter sur un progrès. Il vaut mieux arrêter trop tôt que de se retrouver à batailler parce qu’on a visé trop haut !

Plus tu montreras à ton cheval que tu vois ses efforts et ses progrès, plus ce sera facile.

Il faut aussi dire que c’est normal qu’un cheval hésite à mettre un pied dans un endroit où l’eau est trouble, c’est même très raisonnable car il peut y avoir une profondeur plus ou moins grande. Ton cheval va donc y aller plus facilement s’il te fait confiance. Pour mériter la confiance d’un cheval, il faut être calme, sur de soi et patient. Si tu t’agites et que tu t’agaces ça NE PEUT PAS MARCHER. Mais aussi sois fiable, ne balance pas ton cheval dans n’importe quoi, assure toi qu’il ne risque pas de s’enfoncer par exemple.

Une fois qu’on a un pied, on peut jouer à y mettre les autres et puis on recommence à cheval !
Sois maline, utilise ce qui est autour de toi, mettre les pieds dans une flaque pour aller brouter c’est tellement plus sympa !

Alors joue avec ça et tu pourras te réjouir chaque fois qu’il pleut !

Le jeu des photos – N°3

Le jeu des photos – N°3

Ces derniers jours j’ai participé à un petit jeu Facebook qui consiste à partager chaque jour la photo d’un jour spécial avec les chevaux sans aucun commentaire.

Je vais détourner ce jeu en utilisant ces photos pour vous expliquer ce qui fait ma vie avec les chevaux

Voici donc l’histoire de la photo numéro 3

Tu as raté l’histoire de la photo N°2 ? C’est par ici

Cette photo ci est juste un moment de bonheur !

Mon homme, Philippe, et moi nous sommes rencontrés en 1999. Après quelques mois nous avons décidé de vivre ensemble et j’ai abandonné mon Sud chéri pour le rejoindre sa Franche-Comté. Nos deux enfants sont venus agrandir notre famille durant cette période. Et c’est à quatre que nous sommes retournés dans le Gard huit ans plus tard.

Une fois bien installés nous avons décidé de nous marier. Nous avons fait le choix d’un mariage très simple juste avec notre famille et nos amis les plus proches et il s’est déroulé… dans un pré ! 😀

Organisant tout, je n’avais absolument pas le temps d’envisager de me marierà cheval. Mais c’était sans compter avec mes amies cavalières qui m’ont fait la surprise d’amener une Maroussia douchée, pomponnée, tressée, toute de blanc vêtue à la mairie, me fabriquant ainsi un magnifique souvenir !

Philippe lui a eu son quad tout beau et décoré aussi par ses amis. A chacun sa monture !

Maroussia a suivi la cérémonie depuis la porte-fenêtre et elle serait bien venue nous rejoindre, mais mon amie Marie a veillé à ce qu’elle reste sagement à l’extérieur . Curieuse et calme même pendant la bataille de confettis qui a eu lieu à la sortie !

Puis il a fallut que je retire mes chaussures, n’ayant pas prévu de monter, mes talons n’étaient vraiment pas adaptés…

Et c’est donc à cheval et pieds nus avec mon homme en quad que nous avons rejoint le lieu de la fête, suivis par tous nos proches.

A l’arrivée dans le pré, nous avons reçu chacun de nos invités et c’est durant ce moment plein de bonheur que cette photo a été prise.

Le lendemain la fête a continué et je me sentais si heureuse, si bien dans ma peau, que j’ai osé pour la première fois faire une démo en public avec Maroussia devant tous les invités.
Ce que nous réussissons à faire avec nos chevaux est directement lié à notre état émotionnel de l’instant. Et ce jour là j’ai commencé en longe sur des choses simples, puis comme tout allait bien on a continué en liberté et puis je suis montée sans rien, sur ma jument nue devant tout le monde et sans aucune pression. C’était juste un moment pour le plaisir et pour Maroussia. 

Pour savoir comment améliorer tes moments en public, retrouve mon article “en public ça ne marche pas !” en cliquant ici

Tu as raté l’histoire de la photo N°2 ? C’est par ici

Je te mets ici le texte qui va accompagner ta photo quotidienne si toi aussi tu veux jouer sur Facebook 😉
« Jour 1

 

J ‘ai été nominée par Valérie de Juste avec mon cheval pour le défi de la famille équestre de 10 jours. Tous les jours, je vais sélectionner une image d’une journée dans la vie des chevaux qui a eu un impact sur moi. Je vais la poster sans une seule explication et nommer quelqu’un pour relever le défi.

 

10 jours, 10 photos équestres, 10 nominations et 0 explications.
Je nomme ………… 😁 »

Le jeu des photos – N°2

Le jeu des photos – N°2

Ces derniers jours j’ai participé à un petit jeu Facebook qui consiste à partager chaque jour la photo d’un jour spécial avec les chevaux sans aucun commentaire. 

Je vais détourner ce jeu en utilisant ces photos pour vous expliquer ce qui fait ma vie avec les chevaux 

Voici donc l’histoire de la photo numéro 2

Tu as raté l’histoire de la photo N°1 ? C’est par ici

En arrivant avec famille et chevaux dans le Midi, entre Nîmes et Montpellier on a quitté la montagne pour se rapprocher de la mer.
J’avais beau avoir passé la plus grande partie de ma vie dans le Sud, avant cette incursion en Franche Comté, je n’avais pas de van et du coup, je n’avais jamais amené mes chevaux à la plage.

Quelques mois après notre installation, je n’y tenais plus et me voilà en train d’embarquer Maroussia pour une première expérience maritime !

J’avais lu beaucoup de récits de cavaliers sur cette expérience et j’avoue que si l’idée de marier deux de mes grandes passions, la mer et les chevaux, m’enthousiasmait, les récits en question créait un sacré stress chez moi. En effet, pour beaucoup de gens la plage = excitation, perte de contrôle voire chevaux raides embarqués… tout ce que je déteste !

Alors en descendant Maroussia du van sur la plage des Saintes Maries de la Mer, j’avais un peu la boule dans la gorge. Alors j’ai décidé d’être gentille avec moi-même et d’y aller doucement.

J’ai décroché le filet à foin du van, pris mon sandwich et on est parties sur la plage. Bien installées Maroussia avec son foin, moi avec mon sandwich, j’ai pris tout mon temps pour apprécier ce moment juste génial dont j’avais rêvé des années . Maroussia tranquille qui regardait les vagues et les mouvements sur la plage en mâchouillant, moi qui contemplait le paysage en croquant dans mon sandwich, vraiment un moment parfait !

Ayant retrouvé mon calme et me rendant compte que tout ça ne faisait ni chaud ni froid à Maroussia, j’ai pris ma longe pour jouer un peu au sol avec elle. D’abord sur le sable puis en intégrant quelques passages près de l’eau. Une fois qu’elle a été tranquille à quelques mètres du bord, je lui ai proposé de passer un peu plus près des vagues, jusqu’à ce que ça ne pose plus de problème. Au bout de quelques minutes, elle a même commencé à regarder l’eau d’elle-même et quand je lui ai proposé de la toucher ça n’a pas posé de souci, elle y a été en toute confiance et dans le plus grand calme.

Alors hop on est parties seller au van !
Maintenant sereine, j’ai appliqué la même chose à cheval et pas d’excitation, pas de perte de contrôle juste un super moment sur le dos de ma partenaire zen elle aussi.

Et tout ça parce que j’ai pris le temps de laisser partir mes émotions négatives, de me retrouver moi-même malgré mon appréhension !

Trop souvent on va vouloir faire tout prix sans s’écouter, sans se rendre compte de l’état émotionnel dans lequel on est. Trop souvent on va accuser les chevaux d’être excités, stressés, incontrôlables alors que le problème est au-dessus de la selle, pas en dessous !

Sois consciente de ce qui se passe au niveau de tes émotions,. Ne sois pas critique vis à vis de toi-même. Accepte le fait que tu es stressée et prends le en compte au lieu de l’ignorer et de te forcer.

On parle énormément de respect du cheval alors que beaucoup de problèmes arrivent parce qu’on ne respecte déjà pas nous-mêmes.

Tu veux lire l’histoire de la photo N°3 ? C’est par ici

Je te mets ici le texte qui va accompagner ta photo quotidienne si toi aussi tu veux jouer sur Facebook 😉
« Jour 1

J ‘ai été nominée par Valérie de Juste avec mon cheval pour le défi de la famille équestre de 10 jours. Tous les jours, je vais sélectionner une image d’une journée dans la vie des chevaux qui a eu un impact sur moi. Je vais la poster sans une seule explication et nommer quelqu’un pour relever le défi.

10 jours, 10 photos équestres, 10 nominations et 0 explications.
Je nomme ………… 😁 »

Le jeu des photos – N°1

Le jeu des photos – N°1

Ces derniers jours j’ai participé à un petit jeu Facebook qui consiste à partager chaque jour la photo d’un jour spécial avec les chevaux sans aucun commentaire. 

Je vais détourner ce jeu en utilisant ces photos pour vous expliquer ce qui fait ma vie avec les chevaux 

Voici donc l’histoire de la photo numéro 1

Il y a une dizaine d’années ma famille et moi vivions dans le Doubs dans le Nord Est de la France. Notre maison était située sur un plateau en moyenne montagne sur les contreforts du Jura, ce qui donnait un environnement très intéressant avec de magnifiques forêts et beaucoup de dénivelé.

Quand j’ai acheté Maroussia, que j’avais débourrée pour mon voisin l’année précédente (Clique ici pour lire toute notre histoire) j’ai commencé à faire des balades dans la forêt qui débutait juste derrière la maison. A ce moment là je la montais en mors en extérieur car elle avait été débourrée pour un cavalier qui ne savait pas monter en licol. On entrait dans cette forêt par un joli chemin plat et droit perpendiculaire à la pente.
Dès notre première balade j’ai bien remarqué, là sur la gauche, d’énormes buttes abruptes que j’aurai bien aimé passer à cheval. Mais il fallait me rendre à l’évidence, Maroussia ne gérait pas encore bien ses pieds et elle avait tendance à foncer. Elle n’avait pas du tout le niveau pour affronter une telle déclivité dans le calme et la sécurité.

Les chevaux ont tendance à précipiter aussi bien en montant qu’en descendant ce genre d’embûche. Outre le fait qu’ils doivent faire un effort relativement énorme quand la pente est longue pour monter au trot ou au galop, ils auront vraiment du mal à prendre une vraie conscience du terrain et éviter les trous, les racines ou les rochers saillants. Apprendre aux chevaux à franchir du dénivelé, même fort, au pas est donc un vrai gage de sécurité pour le cheval et le cavalier
Je suis donc passée et repassée pendant des semaines devant ces bosses qui me faisaient tellement envie, tout en partant nous entrainer sur d’autres, plus petites.

Et puis, à force d’aller nous entraîner, un jour, j’ai senti que nous étions prêtes et en rentrant de balade, nous les avons montées et descendues ces énormes bosses et AU PAS dès le premier essai ! J’étais vraiment très contente de notre évolution à toutes les deux.

Parallèlement à ça, j’avais commencé à monter en licol, puis sans rênes à la maison.
Après un premier “essai” infructueux, où je m’étais bien rendue compte que se contenter de remplacer les rênes par une cordelette était totalement utopique (Maroussia est la reine pour me faire comprendre quand je ne suis pas sur la bonne route), j’ai tout repris depuis le début.
Je me suis appliquée pour vraiment monter avec mon corps, mon focus et ma volonté sans perdre mon leadership. Des heures à utiliser mon corps avant mes mains. Un mois plus tard, j’enlevais à nouveau les rênes mais pour de bon ! Je me sentais capable de monter en phases si besoin et Maroussia était Ok pour accepter mon leadership même sans licol.

Encore quelques semaines pour affiner et peaufiner tout ça. Puis encore quelques semaines à sortir en licol en extérieur avec les rênes mais sans m’en servir. Quelques semaines de plus à jouer à enjamber des troncs d’arbre, à passer dans des trous, à trotter et galoper sur les chemins sans les rênes et nous étions prêtes !

Prêtes à combiner nos nouvelles compétences, prêtes à monter et descendre cette énorme bosse, sans les rênes et AU PAS ! Cette photo a été prise lors de ce premier essai, de ce premier franchissement de cette bosse que nous n’étions pas du tout capables de franchir dans la maîtrise quelques mois plus tôt, même avec un mors et des rênes.

Tu as une envie ? Tu as un projet ? Ne sois pas pressée. Ne te précipite pas. Prépare les éléments séparément. Prends ton temps. Décompose. Ne lâche pas ton but et tu réussiras !

Je te mets ici le texte qui va accompagner ta photo quotidienne si toi aussi tu veux jouer sur Facebook 😉
« Jour 1

J ‘ai été nominée par Valérie de Juste avec mon cheval pour le défi de la famille équestre de 10 jours. Tous les jours, je vais sélectionner une image d’une journée dans la vie des chevaux qui a eu un impact sur moi. Je vais la poster sans une seule explication et nommer quelqu’un pour relever le défi.

10 jours, 10 photos équestres, 10 nominations et 0 explications.
Je nomme ………… 😁 »

Tu as aimé cet article ?

Alors tu aimeras aussi mes livres “Juste avec mon cheval” pour réfléchir et devenir l’humaine que les chevaux ont envie de cotoyer !

Rien de ce qui en vaut la peine n’arrive facilement

Rien de ce qui en vaut la peine n’arrive facilement

Est ce que rien de ce qui en vaut la peine n’arrive facilement ?
ou
Est-ce que ce que ça vaut la peine PARCE QUE ça n’arrive pas facilement ? 

Ça pourrait être un sujet de philo.

J’avoue que personnellement je penche plutôt pour la deuxième option.

Par exemple, il y a des choses qui semblent couler de source pour certains cavaliers comme une balade tranquille rênes longues et qui sont très difficiles pour d’autres.
 
Ces balades quand elles sont usuelles, même si elles sont agréables et sympas, ne mettent pas des étoiles dans les yeux des personnes qui les font …
Par contre ça peut être le rêve, le but, le plaisir ultime pour les cavalier(e)s qui ont des difficultés avec ça !
 
C’est la même chose pour ceux qui sautent, trient du bétail, font une pirouette au galop ou passent un pont roulant sans souci et ceux qui aimeraient le faire. Dans tous les cas, c’est la difficulté à obtenir le résultat voulu qui en fait le prix !
 
Alors si c’est difficile pour toi de faire telle ou telle chose avec ton cheval, dis toi que c’est tant mieux ! Tant mieux parce que tu as un but. Tu vas pouvoir apprécier le jour où tu y parviendras beaucoup plus que toutes les personnes qui y arrivent plus facilement que toi ! Ça aura plus de prix, plus de goût, plus de saveur pour toi, parce que ça sera le résultat de ta remise en question, de ton apprentissage, de tes efforts, de ton travail.
 
A chacun ses joies, petites ou grandes, depuis enfiler un licol ou donner les pieds plus facilement, jusqu’à obtenir l’allongement au trot, le galop tranquille en extérieur, ou le pointage en compétition dont tu rêves !
La taille de la victoire, le stade où elle se déroule, n’ont pas d’importance, ce qui compte c’est d’apprécier les progrès et de t’en réjouir suffisamment. TON chemin est le tien, tu fais avec TES difficultés, TA personnalité, la personnalité de ton cheval. Ce chemin est le tien et celui de personne d’autre, il est incomparable. 
 
Dans tous les cas  et à chaque nouveau progrès fête TA victoire, c’était difficile donc ça en valait la peine !
Si tu as du mal à construire ta progression, à voir vos progrès et à atteindre tes buts, n’hésite pas à me contacter, je peux t’aider grâce au coaching vidéo, tu en sauras plus en cliquant ici ! 

Survivre en extérieur

Survivre en extérieur

On peut avoir peur de sortir avec son cheval et quand on a peur c’est TOUJOURS qu’on a une bonne raison !

Voici comment éliminer l’une de ces bonnes raisons : garder le contrôle !

Avoir peur de se faire embarquer quand on monte, avoir peur de lâcher son cheval et qu’il lui arrive un accident quand on est à pied sont deux des principales raisons qui font qu’on évite de sortir.

Voyons une des bases qui vont nous permettre de mieux respirer et de pouvoir oser sans être terrorisé !

Cette vidéo fait partie du programme VIP de juillet 2019 elle a été choisie pour vous par ses membres.
Merci à Anaïs et Gold pour la vidéo d’illustration en-dessous de celle-ci.

(Le porc-épic est un jeu de base Parelli aussi appelé céder à la pression)

Même un cheval lourd et stressé peut céder sur la longe quand il a été éduqué.
Il y a quelques mois Gold, poulain comtois de 3 ans, arrachait la longe dès qu’il se sentait un peu contrarié et elle commençait à prendre peur. J’ai aidé Anaïs à lui apprendre à céder VRAIMENT à la pression. Aujourd’hui, même quand il est stressé et dans du dénivelé comme ici, il est capable de céder sur la longe et de ne pas tout arracher !

Remarquez aussi qu’Anaïs même s’il n’a pas fait ce qu’elle attendait de lui, le félicite pour avoir céder sur la longe et qu’elle ne le gronde pas parce qu’elle n’est pas parvenue à son but ou parce qu’ELLE a été stressée par la situation. Se rendre compte des efforts de son cheval et être partenaire est ici parfaitement illustré ! 

Pour progresser en extérieur retrouvez mes vidéos de formations “Le cheval qui a peur”, “Eduquer son cheval pour l’extérieur” et “Contrôler et calmer son son cheval grâce à la rêne d’arrêt d’urgence” individuellement ou toutes ensemble  ici “Formations enregistrées et abonnements”

Désobéissance ou proposition, comme faire le tri ?

Désobéissance ou proposition, comme faire le tri ?

Quand on fait une séance avec son cheval, je suis la première à défendre le point de vue selon lequel il est très important d’avoir UN PLAN ! Mon plan c’est ce que je veux obtenir de mon cheval et la façon dont je cherche à ce que ce soit réalisé. Garder son plan jusqu’à ce que le cheval ai une idée de ce qu’on veut, jusqu’à ce qu’il en ai réalisé au moins une partie est pour moi un élément très important de l’apprentissage pour les chevaux.

Toutefois garder son plan TROP rigoureusement peut mener à des chevaux éteints qui n’ont que peu d’envie de participer à ce qu’on fait et qui prient pour être ailleurs !
Laisser le cheval s’exprimer est un élément précieux pour garder et développer la curiosité, la motivation et l’envie du cheval.

Ok, alors comme peut-on garder son plan tout en laissant son cheval s’exprimer ?

Je vous l’accorde, ça ne tombe pas forcément sous le sens. Les premières années où j’ai joué de cette façon avec des chevaux je suis passée par tous les stades depuis garder un peu TROP mon plan, ce qui est ma tendance naturelle et qui m’a amenée à blaser Maroussia, jusqu’à ne plus le garder assez et bonjour le joyeux bazar !

Alors comment trouver le juste milieu et faire la part des choses ?
En comprenant la différence qu’il y a entre une désobéissance et une proposition de la part du cheval.

Dans les deux cas, le cheval ne va pas faire tout à fait ce qu’on lui a demandé.
Dans la désobéissance, le cheval va faire quelque chose de MOINS DIFFICILE pour lui que ce qu’on lui a demandé.
Alors que dans la proposition, il va faire PLUS DIFFICILE que ce qu’on lui a demandé.

Et c’est exactement là que ça se complique car ce “PLUS ou MOINS DIFFICILE” va dépendre du cheval et dépendre du moment !

Par exemple : Mon cheval est plutôt du genre placide et tranquille habituellement. Sa tendance naturelle va être plutôt de faire des transitions descendantes et il a du mal à tenir ses allures.
Je lui demande du trot, il repasse au pas, c’est une désobéissance, car c’est plus facile pour lui , je redemande le trot !
Il prend le galop au moment où je demande du trot, alors là c’est une très jolie proposition car plus difficile pour lui et je félicite ! (Une pensée pour Karine et Benji, son Mérens, qui m’ont valu un gros fou rire en voyant l’étonnement sur le visage de Karine dont le cheval galopait pour la première fois en carrière 😀  C’était une bien jolie proposition !)

Par contre :
Mon cheval est plutôt du genre speed et il avance vite et fort.
Il est au trot, je demande du pas, il reste au trot ou passe au galop, c’est une désobéissance car c’est plus facile pour lui, je rectifie en redemandant le pas jusqu’à l’obtenir
Mais si il passe au pas au moment où je demande le trot, je félicite car c’est un vrai effort de calme pour lui.

MAIS ATTENTION : Si mon cheval habituellement tranquille est stressé aujourd’hui et avance fort, je vais récompenser la proposition de calme.
Si mon cheval généralement speed est mou aujourd’hui, je vais récompenser l’allure supérieure.
C’est toujours ce qui est difficile pour le cheval MAINTENANT et pas D’HABITUDE.

La proposition c’est un effort pour le cheval, la désobéissance c’est la facilité.

Voir les propositions, les accepter, s’en réjouir, mais ne pas laisser le cheval nous détourner de notre plan est un équilibre à trouver. Mais c’est la clé pour avoir un cheval heureux de participer, prêt à réfléchir et parfois à proposer de lui-même des choses nouvelles. Un cheval qui comprend ce qu’il fait va ainsi de lui même mélanger parfois plusieurs exercices pour en sortir quelque chose de bien plus fun !

Ç’est quelque chose qui m’arrive souvent avec mes chevaux !
La photo de couverture de cet article montre Aslan qui vient proposer de monter dans la water box alors que je ne lui demandais rien, je rangeais juste mes affaires après une séance avec Fawzii !

Je ne suis pas la seule à avoir des idées farfelues dans ma maison !
Un exemple avec le huit mélangé à du déplacement latéral créé par Aslan lui même ou les quatre pieds sur une jante de voiture créé par Maroussia (vidéos ci-dessous). A partir de ce moment là on, devient une équipe de créateurs de défis, de plus en plus dingues, de plus en plus funs !

Regardez vos chevaux, écoutez leurs propositions et rectifiez leurs désobéissances pour devenir ensemble une équipe d’êtres vivants heureux !

Des exercices créés par mes chevaux à la base que j’ai ensuite pu leur proposés de recréer à la demande :

Le huit selon Aslan

Equilibre proposé par Maroussia

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La connexion en question

La connexion en question

Tout le monde voudrait un cheval à l’écoute, qui fait tout son possible pour comprendre, qui prend en compte son cavalier en premier, avant même l’environnement. Tout le monde voudrait voir son cheval lié à soi par ce lien invisible, cette connexion comme une wifi, facile et fluide.

Seulement voilà, dans la vraie vie, la plupart des chevaux sont plus intéressés par l’herbe, les autres chevaux, le tracteur au loin, ou même rien, que par leur compagnon à deux pattes ! Et c’est vraiment pas drôle de constater que cette démangeaison, cette mouche ou ce brin d’herbe sont plus intéressants et attractifs que nous !

Alors on peut se contenter de constater, de se fâcher, de s’agacer ou d’être juste désespéré par cet état des lieux peu reluisant… ou on peut commencer à se poser les bonnes questions :

Pourquoi est-ce que je n’existe pas aux yeux de mon cheval ?

Pourquoi est-ce que quand il est en troupeau il est si léger et à l’écoute des autres ? Alors que quand il est avec moi.. ?

Revenons un peu à ce qui se passe pour nos chevaux dans leur vie de tous les jours entre eux.
Les chevaux sont des animaux sociaux, ils sont faits pour vivre en groupe et plus leur groupe est nombreux avec des individus en bonne santé, plus il est fort. Contrairement à certaines idées reçues, les chevaux sont donc programmés pour ne pas blesser les autres membres de leur groupe et pour vivre en paix.

Quand un groupe se met en place il s’établit une hiérarchie entre les individus et chacun sait qui est au-dessus et au-dessous de lui dans la troupe. Les individus situés au-dessus ne disent jamais à ceux situés en-dessous quoi faire, mais ils sont très clairs sur ce qu’ils ne peuvent pas ou ne doivent pas faire : ne reste pas ici, ne t’approche pas de cet endroit, ne t’approche pas de ce cheval… Ils sont très clairs parce qu’ils sont très efficaces.

Voyons comment un cheval d’un rang supérieur fait bouger un cheval d’un rang inférieur. D’abord, il va se “grandir”, le regarder droit dans les yeux pour manifester son mécontentement et si ça ne suffit pas, il va coucher les oreilles, jeter le nez, fouailler de la queue ou taper du pied et lui foncer dessus pour le toucher fermement avec la bouche ou les pieds. C’est clair et c’est sans appel  : le cheval inférieur SAIT que ce sera le cas, parce que c’est tous les jours comme ça, plusieurs fois par jour !

Combien de temps entre ce premier regard et les dents ou les pieds ? TRÈS peu de temps n’est ce pas ? 3 secondes ou 4 au grand maximum.

Voyons donc maintenant ce qui se passe quand un humain veut faire bouger un cheval.

Soit s’il n’a pas une grande affection pour son cheval, ou on ne lui rien appris d’autre et il va lever une chambrière ou un stick et frapper son cheval dans la foulée…. les “formules de politesse” équines : regard, oreilles, queue ou pied qui frappe le sol sont absentes. Cela fabrique des chevaux qui fuient et ont peur des outils qu’on ne peut pas bouger sans qu’ils en aient peur… trop loin de leur mode de communication, ils ne peuvent pas comprendre et obéissent juste par peur.

Soit il a beaucoup d’amour pour ce cheval et là tout est différent, car lui bien sûr ne VEUT PAS toucher son cheval. Alors il est poli, très poli… Il regarde son cheval, il appelle le cheval qui est en train de regarder ailleurs ou de brouter. Il agite la longe pour “capter son attention”, il lui lève la tête de l’herbe. Puis  il tend le bras en regardant son cheval et se demande ce qu’il en pense, puis il se met à agiter son stick pour faire signe au cheval de partir. Le cheval de son coté… vit sa vie, il broute, il regarde les copains au loin, il chasse les mouches, il baille, bref il s’ennuie ! Alors l’humain agite encore son stick ou sa chambrière, il tire un peu sur la longe, se dit qu’il est nul, se demande s’il s’y prend bien, abandonne puis change d’avis et tend la longe et agite le stick à nouveau… le cheval a replongé la tête dans l’herbe ou regarde à nouveau ailleurs alors tout recommence… jusqu’à quand ?

  • soit jusqu’à ce que le cheval bouge un peu dans la direction voulue sans grande conviction.
  • soit jusqu’à ce que l’humain s’impatiente et ne bascule tout à coup du coté obscur en touchant fort le cheval de frustration et de colère. Le cheval va alors bondir et prendre peur, amenant l’humain à s’en vouloir. Il se jure alors qu’il ne le touchera plus !

Combien de temps entre la première intention de mouvement et le moment où l’humain est susceptible de toucher le cheval ? La plupart du temps un nombre aléatoire au-dessus de plusieurs dizaines de secondes ! Impossible à compter, impossible à prévoir !

En fait, le cheval ne sait jamais ce qui va se passer, la seule chose qu’il a apprise c’est qu’il a le temps. Sa décision (bouger ou pas) est remise à plus tard.
Pourquoi regarderait-il l’humain ? Pourquoi lui prêterait-il attention ? Il sait de façon certaine que si son humain a quelque chose à lui demander… il va le prévenir, il l’appellera ou secouera la longe ! Alors il regarde ailleurs pas la peine d’être attentif ou vigilant quand on vous prévient avant qu’il se passe quoi que ce soit…
Pourquoi bougerait-il maintenant alors que rien ne l’y oblige ? Si je te dis, “Fais moi un petit résumé de cet article pour la semaine prochaine” Quand le feras tu ? … C’est pareil pour ton cheval, c’est pareil pour tous les êtres vivants quand rien n’est urgent on diffère notre action !

Alors qu’est-ce qu’on peut faire pour que le cheval soit plus attentif sans être peureux ?

AGIR COMME UN CHEVAL !

Être poli en prévenant le cheval mais lui donner toujours le même délai pour répondre, un délai court inférieur à quelques secondes durant lequel je vais enchainer mes phases de manière fluide et sans arrêt “pour voir”. Je vais monter mon énergie, le regarder, lui donner une indication polie et posée avec ma main qui tient la longe et enchainer lever le stick, le bouger et toucher le cheval. Il n’a pas vu arriver le stick parce qu’il broutait ou regardait ailleurs ? Dommage ! La prochaine fois il gardera les yeux sur moi.
Il a bougé, je le félicite et le laisse réfléchir et je recommence. La seule chose qui stoppera mon enchainement bien prêt dans ma tête (énergie, regard, main, stick, toucher) c’est le fait que mon cheval bouge … OU … qu’il réfléchisse à ce que je lui demande, qu’il se prépare à le faire, qu’il se connecte ! Là je vais lui donner un laps de temps supplémentaire pour le laisser réfléchir.

Le fait d’avoir un délai fixe (le fameux 1 – 2 – 3 qu’on utilise avec les enfants) permet aussi au cheval de ne plus être surpris au moment où on le touche, nous devenons ainsi justes et fiables à ses yeux.

Le 3ème bénéfice est qu’en n’attendant pas, en touchant le cheval parce que “c’est l’jeu ma pauv’Lucette” et non parce qu’on est excédé par son manque de coopération, on n’est plus jamais frustré ou agacé. On peut alors jouer en touchant le cheval en disant un “perdu” qui aide à garder la mauvaise humeur à distance et qui aide à rendre tout ça plus léger. Au passage, si on touche son cheval, sans frustration et sans colère, on ne risque pas de toucher plus fort que prévu contrairement à ce qui se passe quand on est agacé.

En fait, je vais juste reproduire une situation que mon cheval vit plusieurs dizaines de fois par jour dans son troupeau, qu’il ait un statut hiérarchique haut ou bas dans son troupeau n’importe pas. Si je veux sa coopération, je dois avoir un statut hiérarchique au-dessus du sien… ou renoncer à lui demander quoi que ce soit.

C’est seulement en se comportant comme un cheval qu’on peut obtenir la connexion, puis la compréhension, puis la coopération des chevaux !

 

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Regarder, écouter, sentir…. les clés de la réussite !

Regarder, écouter, sentir…. les clés de la réussite !

Dès qu’un humain est avec un cheval… il émet sans même sans rendre compte tout un tas de signaux. Ces signaux sont importants pour le cheval qui communique quasi uniquement grâce au langage corporel. Il est un expert dans ce domaine.
La façon de marcher vers le cheval, l’endroit où l’humain regarde, les pensées qui influent sur sa trajectoire ou son attitude corporelle, tout cela est analysé sans aucun effort, de façon tout à fait automatique et naturelle par le cheval. L’humain est un véritable émetteur d’informations pour le cheval à pied et en selle… le corps dit beaucoup plus qu’on ne croit, beaucoup plus que les autres humains ne voient …

Mais comme peu d’humains en ont conscience, ils ajoutent des gestes, des codes, des signaux qu’ils pensent être compréhensibles pour le cheval. Le plus souvent ils les sur-jouent beaucoup : les bras sont comme des ailes de moulin, les sticks s’agitent vite et fort, les longes s’envolent, les rênes se tendent, les jambes gigotent … encore une bonne dose d’informations pour le cheval… trop ? Sans doute !

L’humain est un émetteur réglé au maximum de sa puissance.

Pour autant il n’est souvent pas très efficace car le cheval est noyé dans un océan d’informations souvent contradictoires.

L’humain attend de la part du cheval des réponses tout aussi grossières que les demandes qu’il lui a faites: se laisser toucher ou pas, tourner ou pas, partir sur un cercle ou pas, reculer ou pas ..

Le récepteur chez les humains est plutôt défectueux …

Car les humains n’ont que peu conscience de tout ce que dit le cheval grâce à son langage corporel si riche et complexe. Un humain qui regarde un cheval c’est l’équivalent de quelqu’un qui ne lit que les gros titres d’un journal sans jamais lire la moindre ligne d’un article.

Si on prend la peine de s’y pencher, notre cheval nous donne des réponses pleines de nuances … Encore faut-il avoir la volonté et, parfois, le courage de les lire, car ce qu’il a à nous dire ne fera pas toujours plaisir à notre ego. Mais si on fait le choix de vouloir pleinement communiquer avec son cheval, il va falloir l’accepter.

Accepter de voir ce léger mouvement vers l’arrière quand on tend la main pour le caresser, non il ne s’enfuit pas, mais non il n’a pas envie qu’on le touche. Accepter de sentir la résistance dans sa nuque quand on a bougé la rêne, même s’il a tourné. Accepter de l’entendre soupirer d’ennui quand on demande ce départ sur un cercle. Accepter de voir ce pas en avant juste avant qu’il accepte de reculer…

Les humains sont contents, le cheval a fait, le gros titre est conforme à ce qu’on attendait mais dans le texte de l’article il y a ces petits riens qui pourtant changent tout :  “je n’ai pas vraiment envie que tu me touches”, “je ne suis pas d’accord pour aller là avec toi”, “je fais mais je m’ennuie, si je pouvais être ailleurs”, ” je recule mais je te pousse en arrière d’abord, ne te prends pas pour ce que tu n’es pas”…

Si on veut progresser vraiment dans la communication et la compréhension, il faut se mettre à regarder, écouter et sentir son cheval. Il faut communiquer avec lui avec moins de hurlements corporels. Il faut devenir un excellent émetteur qui n’a pas besoin d’être à fond pour avoir un son clair, et un excellent récepteur qui entend même les petites nuances de cette jolie musique que le cheval produit.

Les humains sont toujours prêts à hurler plus fort mais pas à écouter vraiment.

Cela demande un vrai effort d’être attentif à l’autre, d’autant plus si c’est un cheval. A chaque moment ensemble notre cheval nous donne, en direct et sans filtre, son ressenti sur ce que nous faisons, sur la façon dont il nous perçoit. Si on se met à prendre ce retour en compte, on pourra ajuster nos actions avec une grande justesse. Le cheval enfin compris aura plus envie d’être avec nous et d’essayer de comprendre ce que nous sommes en train de faire ensemble, il deviendra plus souple, plus léger.

Pour autant se mettre à PERCEVOIR ce que le cheval nous dit ne vient pas si facilement et pour progresser. Il  peut être extrêmement intéressant de regarder des chevaux communiquer avec des humains, d’observer en détail, l’attitude du cheval, son opinion sur ce qui se déroule : stressé ou pas, heureux ou pas, d’accord ou pas, indépendamment du fait qu’il FASSE ce qu’on lui demander. L’opinion du cheval et le fait qu’il exécute des ordres sont des choses différentes. Un cheval peut faire sans en avoir envie ou ne pas faire en étant parfaitement bien dans ses baskets … on s’en rend vite compte si on se met à le regarder, à l’écouter et à le sentir vraiment au lieu de ne voir qu’un exercice raté ou réussi !

Valérie

 

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Si tu as du mal à voir ce que pensent les chevaux je te conseille de visionner ma vidéos “Lecture du cheval et désensibilisation” ici !  
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Choisir de voir le positif !

Choisir de voir le positif !

Dans tout ce que nous faisons avec nos chevaux, il y a du bon et moins bon. C’est normal … c’est la vie. Dans ce que font nos chevaux, en réponse à ce que nous demandons, il y a aussi du bon et du moins bon… C’est normal aussi !

Mais, souvent, on a tendance à se focaliser sur le mauvais, à ne voir dans notre séance que ce qui n’a pas fonctionné, que ce que le cheval a refusé de faire ou mal fait … qu’on lui ait mal demandé ou qu’il en ait décidé ainsi … et ça n’arrange pas les choses, c’est le moins qu’on puisse dire !
 
Parce que même dans les séances “pourries”, ces séances ou rien ne va et où on sent la moutarde nous monter au nez, est ce que ça vaut vraiment le coup de continuer à regarder la vase au fond de la mare ? Et, mieux, est-ce que ça vaut vraiment le coup de bien la remuer ? Ou bien est ce qu’il ne vaudrait pas mieux arrêter de tout secouer, de tout gâcher et prendre 5 mn pour prendre en compte ce que le cheval a déjà donné au cours de cette séance, le remercier pour ça… et recommencer de façon plus calme.
 
Parce qu’en fait, si on y regarde de plus près, il s’est passé des tas de choses positives ! Il a accepté d’enfiler le licol et de partir avec nous en laissant sa famille derrière lui. Il a bien voulu nous suivre jusqu’à la carrière ou au rond de longe alors que peut-être ce n’est pas encore un endroit très fun pour lui. Il a bien voulu laisser la longe dans notre main sans l’arracher ou il a bien voulu qu’on monte sur son dos sans nous désarçonner. Il a bien voulu démarrer et peut être même un peu mieux que d’habitude… mais comme l’exercice suivant n’a pas fonctionné… alors on oublie tout ce positif et cette joie qu’on devrait avoir à ce que cet animal là ait déjà accepté de communiquer avec nous.
 
Dans chaque séance catastrophique il y a du bon, si on fait le choix de le voir !
Ne pas se focaliser que sur le mauvais, voir les cotés positifs, c’est comme une bouffée d’oxygène qui nous arrive et qui apaise tout !
 
CHOISIR de voir le positif, ça change la relation avec le cheval !
 
A la fin de chaque séance, je vous recommande d’écrire ou au moins de réfléchir à ce qui s’est passé et de trouver au moins 3 points positifs … si, si, vous allez voir, vous allez les trouver et ça vous aidera à être plus heureuses ! 😀
 
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Pour vous aider à mieux organiser vos séances et poser les points importants sur le papier, je vous propose Le Journal de Bord Equestre à découvrir ici ! 

La progressivité, toujours, partout !

La progressivité, toujours, partout !

Je me doute bien que quand je vous parle de progressivité cela vous semble évident ! Bien sûr que vous êtes progressifs, c’est évident qu’il faut compliquer les choses progressivement ! Oui mentalement à froid comme ça, c’est évident… mais dans les faits on en est loin … loin pour les nouvelles choses mais aussi et surtout pour les choses que vous avez déjà faites ! Déjà faites il y a 3 jours ou 3 semaines ou 3 mois ou 3 ans … Alors on va remettre les choses dans l’ordre… vous, quand vous étiez au lycée vous résolviez peut-être des calculs matriciels, vous résolviez un problème de physique ou écriviez une dissertation, peut-être pas avec joie, mais vous étiez capables de le faire… vous étiez aussi capable de faire des courses de haies, de grimper à la corde et de tenir un équilibre … oui tout ça vous saviez le faire … mais aujourd’hui est-ce que vous savez le faire ? Pourquoi est ce que vous en étiez capables à l’époque et pas aujourd’hui ? Parce que vous étiez entrainées ! Parce qu’on vous avait appris à faire tout ça avec progressivité … Alors si aujourdhui vous ne vous sentez plus capable de le faire, vous le pourriez pourtant, si on vous entrainait à nouveau avec progressivité … Mieux que ça… imaginez qu’au lieu de passer votre bac ou votre examen final en juin, il ai été reporté juste de 3 semaines et qu’après 3 semaines de vacances, vous l’ayez finalement passé … auriez vous eu la même note ? Ce n’est pas parce qu’on a déjà fait quelque chose, ce n’est pas parce qu’on SAIT LE FAIRE qu’on est toujours CAPABLE de le faire ! Voilà vous comprenez mieux à quoi sert la progressivité… ce n’est pas parce que votre cheval a déjà fait quelque chose, même la semaine dernière qu’il est capable de le faire aujourd’hui ! Et si vous ne prenez pas ça en compte vous allez direct à l’échec … Être progressive lors des apprentissages oui ! Bien sur, ça tombe sous le sens ! Être progressive à l’intérieur de la séance et dans la séquence des séances d’apprentissage… oui aussi. Mais si vous voulez aller vers la réussite, il va falloir garder cette progressivité à l’intérieur de TOUTES vos séances et ne jamais rien prendre comme définitivement acquis.

Oubliez le : “il sait le faire ! “

Oui Maroussia passe les bidons debout, oui elle est capable de le faire depuis de nombreuses années, mais non je ne commence JAMAIS par ça ! Je suis progressive à chaque séance où je vais le lui demander ! Sur la vidéo suivante je commence par le bidon couché mais avant ça, j’ai vérifié mes envois, j’ai fait des touch it j’ai vérifié qu’elle était avec moi mentalement. Tant que je n’ai pas mon touch it, tant que je n’ai pas un envoi correct avec toute sa bonne volonté, je travaille sur ma base, ça ne sert à rien de passer à la suite, je suis vouée à l’échec, à un moment ou un autre ça va coincer ! Et si ça me prend ma séance et que je n’ai plus le temps pour sauter peu importe, ce qui compte c’est qu’aujourd’hui j’ai progressé sur ma base, celle qui est indispensable pour progresser. Une fois que j’ai ma base, je passe au saut et là aussi, je suis la plus progressive possible, il faut vraiment réfléchir à ce qui est le plus facile pour le cheval juste à peine un cheval plus dur que ce que je viens de faire.

Une fois mes vérifications de base faites, si j’ai plusieurs obstacles à ma disposition, je vais toujours commencer par le plus facile pour nous, et puis une fois que mon cheval passe sans le regarder, vraiment très facilement je vais chosir parmi ceux qui restent, le plus facile et une fois que ça passe sans que j’ai rien besoin de faire, je fais le plus facile dans ceux qui restent … et ainsi de suite ! Un petit exemple live avec la finale Mountain Trail pour vous montrer que ça s’applique absolument à TOUT ! Comme vous le verrez sur la vidéo ci-dessous, pour les levels 2 et 3 montés on avait comme premier obstacle une passerelle de 80 cm de large placée au milieu de … rien… la moitié de l’immense carrière entièrement vide étant située à droite de cette passerelle. L’entrée devait se faire au trot en level 2 puis au galop en level 3 avec transition la plus proche possible de la passerelle et passage au pas dessus dans la foulée ! Je passais en cordelette et Maroussia est TRES TRES loin d’avoir le galop lent et méticuleux d’un cheval western, elle son truc c’est l’endurance, surtout après avoir été passée avec des tas d’autres chevaux dans un petit espace pendant des heures. J’ai donc choisi comme échauffement ce qui me permettait de préparer cette entrée et de la connecter à moi un maximum. Pas d’obstacle à disposition dans la carrière, j’ai donc juste posé mon stick au sol et j’ai commencé par faire un arrêt du pas et pause juste dessus ou juste devant selon les fois (en utilisant la cordelette mais en gardant mes rênes pour pouvoir corriger de manière efficace si besoin) et j’ai récompensé. Puis j’ai fait un petit mini cercle au pas focus à mort et arrêt dessus et récompense, quelques uns comme ça, puis un cercle au trot, puis une ligne droite au trot puis un petit cercle au galop, puis faire 30 m tout droit et toujours stop au dessus jusqu’à faire un bon galop rythmé sur largeur + longueur et toujours stop au dessus… répété plusieurs fois à chaque fois avec récompense à chaque effort, jusqu’à atteindre la facilité … et ça a marché

Dans tout ce que vous faites pensez à ce qui peut être le plus facile pour votre cheval et partez toujours de là. Abandonnez définitivement le  “Il sait le faire” et passez à “Voyons ce qu’il PEUT faire à cet instant”. Ce qui est fou c’est que dans de nombreux cas, si on propose juste très facile, puis de plus en plus difficile, le cheval peut faire beaucoup PLUS que ce que vous avez supposé, car il se sait écouté et il va  dépasser les barrières mentales que VOUS vous êtes fixées. Vous serez donc beaucoup plus heureuses durant vos séances et beaucoup, beaucoup moins frustré, vous comprendrez mieux votre cheval et votre relation en sera très largement améliorée ! Valérie Schweitzer
Impossible ?

Impossible ?

Souvent des cavalières me disent que ceci ou cela “c’est chouette” mais que c’est IMPOSSIBLE avec leur cheval !

Impossible de sortir seules en extérieur. Impossible d’avoir le cheval immobile et calme au montoir. Impossible de se passer de mors. Impossible d’avoir un galop tranquille sans contact sur les rênes. Impossible de passer sur ce pont. Impossible de passer devant d’autres chevaux dans le calme. Impossible de rester cool au bord d’une route. Impossible de passer dans l’herbe sans se faire arracher le bras. Impossible de monter sans rênes. Impossible de seller ou de brider sans bagarre…

La liste est sans fin … et c’est vécu comme une fatalité !
Vous avez la sensation d’avoir tout essayé, d’avoir tout bien fait comme il faut.

Mais non ! Non ! On n’a jamais tout essayé!

Vous avez souvent essayé ce qui se pratique autour de vous et les solutions toutes faites qu’on vous a apprises, mais on se met plus rarement mis à la place du cheval pour réfléchir de son point de vue à lui.
On a rarement utilisé son cerveau, à froid tranquillement, loin du cheval pour penser à ce que lui ressent vraiment. On s’est rarement filmé pour voir soi-même ce qui coince avec lui, ce qu’il pense réellement pendant qu’on fait ce qu’on fait. On a jamais envisagé toutes les possibilités parce qu’en fait on s’habitue à ces comportements. On ronchonne ou on râle mais finalement on accepte que le cheval soit comme ça … et du coup on ne l’aide pas !

Parce que si un cheval a du mal à supporter le montoir, à rester calme dès qu’il y a un élément extérieur, s’il doit toujours galoper en appui sur le mors, le licol ou le side-pull, s’il doit lui se faire démonter les cervicales parce que la tentation de l’herbe est trop forte … ce n’est pas confortable pour vous, mais pour lui non plus !! 

Ne pas s’habituer à ces “détails” qui n’en sont pas, mais continuer à chercher, réfléchir à des perspectives différentes, se faire accompagner par des gens sérieux (dont vous avez pu voir l’éducation de leurs propres chevaux), c’est important parce que rien n’est IMPOSSIBLE ! 

Tout est possible, c’est juste que vous avez abandonné avant d’avoir trouvé la bonne solution pour vous et pour votre cheval ! Ne laissez rien tomber, penchez vous sur chaque chose, l’une après l’autre et trouvez votre SOLUTION à vous deux. Celle qui fonctionnera pour vous et pour votre cheval. Parce que, oui, vous êtes dans l’équation, vous ne pourrez pas appliquer certaines choses parce que ça ne vous correspond tout simplement pas. Mais il y en a des centaines d’autres, une infinité quand on y pense.

Gardez votre esprit ouvert ! Continuez à réfléchir, mettez vous à la place du cheval et bientôt vous trouverez VOTRE SOLUTION !

Valérie

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En public ça ne marche pas !

En public ça ne marche pas !

Très souvent, quand on veut montrer quelque chose avec son cheval … ça ne marche plus ! 

J’ai connu ça il y a quelques années, j’apprenais quelque chose de nouveau à mes chevaux et si je voulais le montrer à quelqu’un ou le filmer, je me heurtais à un lamentable échec … J’en finissais par me demander s’ils ne faisaient pas exprès … j’avais beau me dire que, non, les chevaux ne font pas “exprès” c’était si récurrent que j’en arrivais à me poser la question … et puis je me suis posé la question différemment :

Qu’est ce que MOI je fais et qui fait que mes chevaux ne font plus en public ou devant une caméra, ce qu’ils font quand nous sommes seuls ? 

Et là j’ai eu très vite ma réponse.
Quand j’étais en public ou devant une caméra, j’étais déstabilisée et mal à l’aise. Je pensais beaucoup moins à mes chevaux et j’étais moins connectée à eux c’est certain. Mais SURTOUT je n’étais plus prête à faire ce qu’il fallait.  J’avais sur les épaules un devoir de réussite qui me paralysait ! Je me comportais différemment de ce que je faisais d’habitude, du coup eux aussi se comportaient différemment …
J’étais plus lente, plus réfléchie mais moins convaincue. Mon absence de vraie intention déstabilisait les uns et agaçait les autres (une pensée pour Maroussia qui aurait bien été se pendre ou plutôt ME pendre dans ces moments là ^^). Je ne jouais plus avec eux, je ne pensais plus à eux, je montrais aux humains et ça changeait tout …

Du jour où je m’en suis rendu compte, j’ai réussi à mieux me connecter à eux et à faire ce qu’il fallait POUR EUX !

Les changements de circonstances ne doivent pas changer votre façon de communiquer avec votre cheval ! 
Même quand vous êtes super heureux d’un truc et que vous voulez le montrer à quelqu’un ou le filmer, si ça ne fonctionne pas comme prévu, FAITES CE QU’IL FAUT POUR LE CHEVAL ! S’il faut reconnecter, on reconnecte, s’il faut ralentir ou revenir en arrière on le fait aussi et si on doit monter en phases eh bien … on le fait ! Faites ce que vous feriez si vous étiez seuls… 
Une pensée pour Lorenzo que j’ai vu s’échauffer avec ses 16 chevaux. Ce jour là, l’un des chevaux était vraiment remuant, ne respectait pas sa place, mordait les chevaux autour de lui. Il n’a pas persisté dans e qu’il faisait malgré le public autour de la carrière. Il est descendu des chevaux sur lesquels il était debout, a traversé la carrière pour le reprendre à pied puis il l’a monté à califourchon, dans le calme mais avec détermination puis une fois le cheval revenu à la raison. Il est reparti monter debout sur ses chevaux de tête.
Le cheval d’abord ! Le but ensuite !
On peut être dans cette même situation délicate quand on fait quelque chose de nouveau ou quand on franchit une étape.
Par exemple, quand on enlève la longe au sol ou bien le mors ou les rênes monté… si vous ne vous sentez plus capable de monter en phases ou d’agir comme vous le faites d’habitude, si vous marchez sur des oeufs ou que vous avez l’impression de manipuler de la dynamite… c’est juste que c’est trop tôt !
Je l’ai vécu la première fois que je suis montée sans rênes avec Maroussia. Je n’osais plus monter en phases de peur qu’elle démarre, de peur qu’elle fasse ceci ou cela. La peur me gouvernait et ma maline a vite compris que je n’étais plus qu’un passager impuissant là-haut et en moins de 2 mn je n’avais plus rien ! Je suis descendue, je me suis mis deux ou trois claques pour avoir été si bête, puis j’ai remis les rênes et je me suis entrainée quelques semaines de plus. Quand je les ai à nouveau enlevées, je SAVAIS que je pouvais le faire VRAIMENT, elle et moi étions prêtes. 
 
Le public, la caméra ou la nouveauté peuvent vous stresser bien sûr, mais ils ne doivent pas interférer avec ce que VOUS FAITES, si cela change quelque chose dans votre façon de faire, c’est que vous n’êtes pas encore suffisamment sûr pour le faire dans ces circonstances. Il vaut mieux reporter à plus tard,  ranger votre égo au placard, ne pas détruire ce que vous avez fait  et vous entraîner davantage.
Un de ces jours ça sera facile !

TES limites pas les leurs…

TES limites pas les leurs…

Quel que soit le domaine dans lequel on souhaite innover, avec les chevaux ou hors chevaux, dès qu’on a un projet différent de ceux qui sont ordinaires et traditionnellement considérés comme logiques et “normaux” dans un domaine… la sanction tombe : “TU N’Y ARRIVERAS PAS !”, “C’est IMPOSSIBLE !”, “TU TE RENDS COMPTE DE CE QUE TU VEUX FAIRE ?”…. et autres réflexions encourageantes …

Oui il y a toujours des gens malveillants ou potentiellement jaloux, qui veulent casser votre élan, mais il y a aussi tous ceux qui vous aiment et qui veulent votre bonheur, qui tiendront eux aussi le même discours, parce qu’ils ont peur que vous soyez déçues ou malheureuses en cas d’échec….

Ces personnes aimantes ou malveillantes ont leurs propres limites qu’elles projettent sur vous, tout simplement parce qu’elles ne seraient pas capables de faire tous les efforts et peut-être les sacrifices qui vont être indispensables pour atteindre le but que vous vous êtes fixé.

mais il y a surtout …. VOUS !

Parce qu’il faut le dire, c’est quand même un discours qu’on se tient le plus souvent à soi-même, bien comme il faut et de matière récurrente. La petite voix intérieure qui sape vos possibilités d’avancer et de vous démarquer, celle qui a déjà collé par terre tellement d’idées, de projets et d’envies…. et c’est surtout contre elle qu’il faut se battre la plupart du temps quand on veut avancer, évoluer et aller vers des envies qui sortent de l’ordinaire. Celle qui t’empêche d’aller jusqu’à dépasser tes limites. comme un matelas bien confortable qu’il faut traverser pour les pulvériser.

Parce que la petite voix, elle, elle fait TOUT pour vous garder bien au chaud à l’intérieur d’une zone bleue confortable et reposante. Elle est la voix du canapé qui dit “Reste là on est bien tu vois bien qu’il pleut dehors”. Celle qui dit, “Ça ne s’est pas super bien passé la dernière fois, tu ne veux pas juste faire un truc que tu sais déjà faire avec ton cheval, au lieu de te lancer à nouveau là dedans ?”. Celle qui dit “Bah ! Une séance en carrière c’est bien aussi, surtout qu’aujourd’hui, il y a du vent !”.

Oui, parce que la petite voix qui vous tire vers le bas, c’est la reine des excuses ! Elle en a un réservoir immense ! Trop difficile (Rien n’est difficile si on fait les choses avec progressivité et persévérance). Pas le temps (On a toujours le temps quand on veut vraiment, tout est une question de priorité !). Pas d’argent (idem question de priorité, avais-tu REELLEMENT besoin de cette paire de chaussures ?). Pas assez bonne (Ben oui si tu ne t’entraînes pas, tu ne risques pas de le devenir !). Pas le bon moment (I faut faire avec… LE bon moment n’existe pas, car la petite voix trouvera toujours quelque chose à dire pour que ça ne le soit pas…)…

Alors oui pour atteindre ton potentiel, pour élargir tes limites, pour faire ce dont tu as toujours rêvé, ce truc qui semble impossible, il va falloir apprendre à devenir sourde à la voix de tous ceux qui trouvent ton projet dingue, leur faire un joli sourire et continuer tranquillement. Il ne sert à rien de discuter, tu le feras plus tard, quand ils commenceront à se rendre compte que OUI ça marche pour toi parce que tu t’es donné les moyens, la force et la volonté de le faire.

Mais surtout il va falloir faire taire la fameuse petite voix dans ta tête pour pouvoir te regarder avec fierté dans la glace tous les soirs pour célébrer les pas vers ton but que tu as faits dans la journée ! La taille ou le nombre de pas n’ont pas d’importance, ce qui compte c’est d’avancer vers tes limites et de les faire reculer tous les jours!

Il n’y a rien de plus simple qu’un cheval

Il n’y a rien de plus simple qu’un cheval

Il n’y a rien de plus simple qu’un cheval.
Il vit beaucoup plus que nous dans l’instant. ll est à chaque seconde en train de rechercher ce qui est le plus sécuritaire, le plus confortable et le plus intéressant pour lui à ce moment.
Alors vous me direz nous aussi, les humains, nous cherchons le plus sécuritaire, confortable et intéressant pour nous… on pourrait le penser mais la plupart du temps… non …
 
  • Les humains se mettent en danger car ils n’écoutent jamais assez leur instinct. Les chevaux l’écoutent sans cesse !
  • Les humains font des choses qui leurs sont inconfortables parce qu’ils veulent prouver des choses, à eux-mêmes ou aux autres. Les chevaux se moquent totalement de ça !
  • Les humains s’imposent des choses qui les ennuient volontairement, parce qu’ils veulent faire ce qui se fait autour d’eux, même s’ils rêvent de faire autre chose. Les chevaux ne font jamais d’eux mêmes ce qui ne les intéresse pas !
 
Alors non, les humains ne sont pas simples et ils ont même énormément de mal à comprendre un animal aussi simple qu’un cheval !
 

Si on se met à la place du cheval qu’on essaie d’être aussi simple, juste dans la recherche de la sécurité, du confort et de l’intérêt immédiats, alors on on peut les comprendre. Mais ce n’est pas facile juste parce que nous leur prêtons très souvent des sentiments et des volontés humaines.

 

Alors il est souvent plus simple de se dire que ce sont les chevaux qui sont compliqués.
Ça évite de se regarder dans la glace et de se remettre en question. Nous n’avons souvent pas envie de prendre conscience qu’on a peur, qu’on est manipulé par notre ego ou qu’on s’impose des choses qu’en toute objectivité … on déteste ..

Pourtant il faudra prendre conscience de tout ça pour revenir au réel si on veut comprendre les chevaux et communiquer avec eux …. tout un programme !

Il va falloir devenir nous aussi simples … et ce n’est pas facile !

Utilise le talent que tu possèdes

Utilise le talent que tu possèdes

On aimerait savoir faire tellement de choses ! Toujours plus que ce qu’on sait faire en tous cas et c’est génial ! L’envie de savoir faire des choses différentes, plus avancées avec son cheval et dans tous les autres domaines est un puissant moteur et il serait vraiment dommage de s’en passer.

Là où ça peut poser un réel problème c’est quand cette envie de savoir faire des choses devient un handicap. Ce moment où devant l’immensité du savoir et du savoir-faire qu’il est possible d’acquérir, on se retrouve comme face à une table si bien remplie qu’elle nous coupe l’appétit, parce qu’on se dit qu’on ne pourra jamais apprendre tout ça .. et on ouvre ainsi la porte à l’inactivité, au découragement et à la frustration !

Et c’est encore plus vrai quand on veut commencer une nouvelle façon de communiquer avec son cheval. Cette sensation atroce, de se dire qu’on a fait des tonnes de bêtises, qu’on s’est fâché trop souvent, qu’on a demandé au cheval des choses qu’il ne pouvait pas donner et que plutôt que de lui demander encore quelque chose, il vaudrait mieux juste lui demander pardon et le mettre au pré tranquille jusqu’à la fin de ses jours !

Oui tu pourrais faire ça … ou te demander si ce que tu as fait, tu l’as fait par volonté de nuire à ton cheval et ce n’est certainement pas le cas ! Tu aimes ton cheval, tu as fait ce que tu as fait parce que tu ne savais pas. Tu l’as fait, comme moi, comme beaucoup, parce que nous sommes tous les mêmes, nous sommes tous humains ! Nous faisons avec ce que nous savons et ce que nous savons faire. Il ne sert à rien de t’en vouloir pour ton ignorance d’hier ou ton incompétence d’aujourd’hui. Ce qui compte c’est que tu fasses de ton mieux avec ce que tu sais et ce que tu sais faire. Si tu es prête à évoluer, si tu es prête à apprendre alors plus le temps passera, plus tu en sauras, mieux ça ira.

Fais de ton mieux aujourd’hui ! Utilise ce que tu sais faire aujourd’hui !

Oublie hier tu ne peux plus rien y faire. Oublie demain tu n’y es pas encore. Le seul jour où tu peux agir c’est aujourd’hui !! Alors prends-toi en main, apprends, va voir ton cheval et vois ce que vous pouvez faire ensemble ! Tu feras encore des erreurs bien sûr, elles seront TOUTES pardonnables. Les seules qui ne le seraient pas seraient ne pas essayer de progresser ou abandonner !

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La perfectionnite aigüe !

La perfectionnite aigüe !

Dans le monde du cheval comme ailleurs on voudrait que tout soit parfait !
 
Nombreuses sont les cavalières qui ne passent pas à un exercice plus compliqué avec leur cheval parce que l’exercice précédent n’est pas parfaitement réalisé.
Se projetant dans ce qu’elles souhaitent obtenir, elles oublient les efforts que le cheval a déjà faits… Alors elles recommencent mais ça ne va pas forcément mieux. Alors elles recommencent, mais ça ne va toujours pas mieux. Elles s’agacent, le cheval fait de moins en moins bien, elle sont de plus en plus frustrées, le cheval de plus en plus blasé ou agacé ou flippé… Alors elles abandonnent en se disant qu’elles sont vraiment trop nulles !
 
Magnifique auto-sabotage du plaisir et de l’envie de la cavalière comme du cheval.
 
Alors qu’est ce qu’il faut faire ? Avancer en se moquant des bases ?
 
Non, certainement pas !
 
un peu plus tardMais avancer quand le cheval a COMPRIS, qu’il fait CALMEMENT, quand ce n’est pas si mal, même si ce n’est pas parfait !
Arrêter un exercice au moment où le cheval fait un peu mieux est toujours une excellente solution. Si on arrête la demande sur un effort, même si ce n’est pas parfait, notre cheval sait qu’on a vu son effort et cela l’encourage à en faire un autre un petit peu plus grand. Si on arrête au bon moment et qu’on reprend sur cet exercice ou un autre, peut-être un peu plus ardu mais légèrement différent, on évite l’ennui et la “blasitude”.
C’est en faisant des choses un petit peu plus difficiles que la base s’améliorera et ça sans perdre l’envie du cheval, sa motivation, ni les nerfs et la joie de la cavalière.
 

Vouloir faire “parfait” avec les chevaux est la pire idée de l’univers !

Car avec eux comme dans beaucoup d’autres domaines, la perfection n’existe pas. On est donc éternellement insatisfait, frustré et agacé si on veut la trouver à tout prix.
La seule chose qu’on peut espérer c’est faire un petit peu mieux, un tout petit mieux qu’hier, qu’à la demande précédente, qu’au début de la séance et s’en réjouir ! Mais tous ces petits bouts de “mieux” mis bout à bout feront toute la différence. Ils auront aussi pavé notre route de tas de petits morceaux de victoires et de joies.
 
Pensez aux spectacles équestres que vous avez pu voir, qu’est-ce qui fait plaisir à voir ? La perfection rigoureuse, le geste ultime même s’il est sans âme ? Ou bien le plaisir partagé par un cavalier et son cheval même quand il y a des ratés et que l’humain ne s’en offusque pas ?
 

La “perfectionnite” est la meurtrière de l’envie et de l’entousiasme, ne la laissez pas les assassiner !

Merci à Selma Païva pour cette phrase 🙂

Valérie

Un petit exemple où j’accepte les efforts de Maroussia même si elle ne fait pas ce que je lui demande au départ.
Si j’avais “forcé” lors des premières demandes en voulant que ce soit parfait, elle aurait fuit et décalé les hanches et il m’aurait sans doute fallut beaucoup plus de temps pour arriver au résultat final.

La bonne volonté

La bonne volonté

La “BONNE VOLONTÉ”, on entend peu ce terme dans le milieu du cheval et pourtant il est tellement important !

Qu’est ce que la “bonne volonté” ?

Selon le dictionnaire, c’est le désir de bien faire.Comment je peux savoir si mon cheval fait preuve de cette fameuse “bonne volonté” ?

Un cheval qui fait preuve de bonne volonté, c’est un cheval qui s’applique et qui s’implique dans ce qu’il fait, qui essaie de comprendre même s’il ne sait pas encore faire, mais c’est aussi un cheval qui ne s’oppose pas quand il a compris ce qu’on lui demande.

Cette bonne volonté là est très précieuse, c’est une merveille chez le cheval et notre but, avant tout, doit être de la faire naître puis de l’entretenir et de la faire grandir, car si le cheval plein de bonne volonté n’est pas encore un cheval parfaitement agréable à manipuler et à monter.. il va le devenir au fur et à mesure qu’il apprendra son métier.

Comment est ce que je peux faire naître la bonne volonté chez mon cheval ?

En ne lui donnant pas d’ordres stricts, mais en lui permettant de chercher puis de trouver les solutions aux problèmes que je vais lui poser.

Par exemple, si je veux que mon cheval monte sur une passerelle de type bâche ou palette

(l’idéal étant 2 palettes renforcées côte à côte ou une grande bâche) :

  1. Je peux bien sur tenir la longe bien courte et le tirer gentiment sur l’obstacle. Il peut résister ou y aller directement ou y aller après avoir un peu navigué de chaque coté, quoiqu’il en soit au moment où il va passer, il n’aura appris qu’une chose : quand je tire sur la longe, tu avances quoi qu’il y ai devant toi. En bref, tu m’obéis !
    Pour ça, il aura utilisé son cerveau pour une seule chose : essayer de ne pas faire ce que je voulais qu’il fasse. Par contre, il n’aura jamais eu besoin de son cerveau pour faire ce que je voulais moi : m’obéir.. il n’aura donc pas eu besoin de sa propre VOLONTÉ et donc pas de bonne volonté, il sera simplement, obéissant ou pas …
  1. Je peux aussi tenir la longe de mon cheval plus longue de façon à ce que le cheval puisse contourner la passerelle ou la bâche mais cela tendra la longe que je tiens bien fixe dans ma main posée sur mon ventre.
    Il faut en avoir conscience une longe tendue, c’est désagréable pour le cheval, nous allons compter sur cet inconfort pour l’amener à réfléchir et à faire preuve de bonne volonté.
    Une fois la longe réglée, je me dirige vers l’obstacle et je le traverse bien au milieu sans regarder le cheval, dans de nombreux cas, il va faire le tour. Je ne vais pas réagir, arrivé de l’autre coté, je vais juste faire demi-tour et repasser dans l’autre sens sans le regarder, son comportement et ce qu’il choisit de faire ne regarde que lui …
    Tant que le cheval fait le tour je vais continuer à faire des aller retour tranquillement en le laissant faire sa gymnastique et tendre la longe pour contourner l’obstacle. Je ne fais que marcher, calmement, tranquillement mais sans pause…
    A la seconde où un pied va se poser, même très brièvement, sur la bâche ou sur la passerelle, je vais m’arrêter, me relâcher, laisser le cheval réfléchir quelques secondes avant de le féliciter et de nous éloigner de l’obstacle pour faire autre chose quelques minutes.
    On y reviendra régulièrement au cours de la séance ou des séances suivantes, toujours sur le même principe : attendre chaque fois du cheval qu’il réfléchisse et essaie de faire un petit effort.
    En quelques répétitions, mon cheval me montre à quel point il a compris en marchant délibérément sur la passerelle ou la bâche : ON Y EST ! Sans bagarre et sans discussion, il essaie de comprendre et il fait preuve de bonne volonté.

Pourquoi ? 

Parce qu’on a pas tenté de le forcer à aucun moment, parce qu’on ne s’est pas battu avec lui, parce qu’on l’a considéré comme un être sensé équipé d’un cerveau en parfait état de fonctionnement.

ATTENTION : Soyez attentif  à ce que votre cheval respecte votre espace. Si votre cheval n’est pas dérangé par le fait de vous rentrer dedans ou de vous marcher sur les pieds en cas de stress, commencez par vous en préoccupez. Je vous déconseille fortement de réaliser cet exercice. Commencez par lui apprendre à vous respecter c’est la première étape incontournable.

Ceci n’est qu’un tout petit exemple, mais
TOUT CE QU’ON FAIT AVEC NOS CHEVAUX PEUT ÊTRE FAIT EN APPLIQUANT LES MÊMES PRINCIPES !

  • S‘adresser au cerveau du cheval et non seulement à son corps
  • Rendre inconfortable ce qu’il ne souhaite pas qu’il fasse
  • Rendre agréable ce qu’on souhaite qu’il fasse
  • Le laisser trouver la solution SEUL
  • Lui laisser le temps de réfléchir
  • Récompenser tous ses efforts, même les plus petits
  • Ne pas dépasser les limites émotionnelles ou physiques du cheval

Si on applique ces quelques principes simples, en faisant preuve d’imagination pour leur trouver des combinaisons et qu’on est attentif à notre cheval pour voir les efforts qu’il fait.. ou qu’il ne fait pas, alors nous allons développer chez lui cette envie de bien faire, cette “bonne volonté” qui en fera un compagnon agréable. Découvrir de nouveaux défis, tester de nouvelles disciplines ou exceller dans une discipline en particulier sera un réel plaisir au quotidien.

C’est cela que je vous apprends grâce au vidéos enregistrées, aux formations VIP et aux coachings, conquérir puis développer la bonne volonté de vos chevaux en faisant d’eux des participants volontaires à votre évolution commune.

Valérie

Laissez le cheval apprendre !

Laissez le cheval apprendre !

La plupart du temps, on parle au corps du cheval mettre le pied ici, le nez là, dans telle allure à tel moment et … on s’arrête là ! Le cheval a fait ce qu’on attendait de lui YES ! VICTOIRE !
 
Oui mais non … si on a agit avec lui comme avec une marionette, qu’on l’a dirigé pas par pas, sans qu’il puisse se tromper, il n’a eu à faire que ce que je voulais… et il l’a fait c’est sûr… mais il ne l’a pas COMPRIS ! Et à la prochaine demande et aux 2879 demandes suivantes il le fera aussi.. peut-être…
 
Mais si j’ai permis à mon cheval de faire des erreurs, que j’ai corrigé ses erreurs, que je lui ai montré comme il était confortable et joyeux et facile de faire ce que j’attendais de lui et désagréable et inconfortable de ne pas faire ce que j’attends de lui … alors il aura du y réfléchir pour faire ce que je demandais.
 
Pour parvenir au but, je ne lui aurai pas construit une autoroute toute droite garnie de rails et de grillages qui ne permet qu’une seule direction, la mienne !
Mais je l’aurai guidé sur les sentiers d’une forêt, il se sera sûrement trompé et il aura du réfléchir à chaque embranchement avant d’apprendre et de comprendre le trajet… mais au final j’aurai atteint le même but mais avec un cheval qui connait le chemin avec compréhension, avec intérêt aussi et qui n’hésitera pas à le reprendre de lui-même aussi souvent que possible.
Plus vous résonerez de cette façon en lâchant votre volonté de contrôle et votre devoir de réussite, en acceptant les erreurs en ne tardant pas à les corriger avec précision, en ne laissant pas le cheval dans le flou quand à ce que vous attendez de lui, plus il progressera vite !
Alors acceptez de guider vos chevaux au lieu de les conduire, laissez les se tromper, puis corrigez leurs erreurs, réjouissez vous de leurs victoires, rendez les agréables pour eux !
Ne les lobotomisez pas avec une seule voie possible, triste et sans intérêt et ils vous étonneront !

3ème séance de palette avec Fawzii

Faire faire ou faire comprendre ?

Faire faire ou faire comprendre ?

La première chose que les cavaliers devraient avoir en tête avec leurs chevaux c’est de les aider à être CONSCIENTS de ce qu’ils font, d’être des professeurs là pour les aider à COMPRENDRE ce qu’ils attendent d’eux et non des marionnettistes juste préoccupés de faire bouger leur corps comme ils le veulent !

Un “bon cheval” est habituellement un bon petit soldat qui fait ce qu’on lui demande sans moufter ….. Triste non ?

Ne pensez-vous pas qu’un cheval qui comprend ce qu’on attend de lui donnera un résultat tellement plus positif ?

Parlez au cerveau de votre cheval, à l’individu qu’il est, ne vous limitez pas à parler à ses pieds ou à son encolure.

Là tout de suite vous lisez ce message et vous pensez : oui, bien sûr c’est évident ! Mais repensez à votre dernière séance, cette préoccupation était elle présente ? Peut-être pas tant que ça !

Ne restez pas focalisé sur ce fichu exercice, raté ou réussi, ça n’a pas la moindre importance si votre cheval ne l’a pas COMPRIS !
On peut ne pas réussir un exercice et qu’au final ce soit bien plus bénéfique pour le cheval qui commence à comprendre ce qu’on attend de lui, qu’un exercice que le cheval a réussi parce qu’il était guidé pas à pas mais dans lequel il n’a rien appris !

Il est plus intéressant de laisser le cheval chercher par lui même et de corriger ses erreurs, que le guider pas par pas sans lui permettre la moindre initiative.  Il apprend parce qu’on lui explique ce qu’il ne doit pas faire comme dans son troupeau !
En effet, les chevaux ne disent pas à leurs subordonnés ce qu’ils peuvent faire, ils se contente d’expliquer ce qu’ils ne DOIVENT pas faire (ne pas s’approcher de cet individu ou de la nourriture, ne pas traîner trop loin derrière, ne pas s’approcher d’eux, etc.)

Le cheval qui apprend doit donc avoir le choix entre tous les comportements possibles, de multiples portes même celles qui ne sont pas les bonnes. Pour lui expliquer laquelle est la bonne, on va simplement refermer celles où on ne veut pas qu’il passe, poliment quand il essaiera de les ouvrir. Si on ne le punit pas, mais qu’on explique qu’ici ce n’est pas possible, cela va l’inciter à en essayer une autre, puis une autre jusqu’à ce qu’il trouve la bonne, où le laissera entrer. Certains vont parfois essayer d’ouvrir plusieurs fois une mauvaise porte, mais c’est le signe qu’ils cherchent ! Cela va évidemment l’aider à utiliser son cerveau et à chercher à comprendre ce qu’on attend de lui, beaucoup plus que de que de murer toutes les mauvaises portes et de ne lui en laisser qu’une possible.

Un exemple concret avec la direction montée :
On peut bien sûr tenir le cheval, le garder bien fermé entre mains et jambes, il n’a ainsi qu’une direction possible, il ne peut pas commettre d’erreur, on a des résultats rapides mais le cheval n’a appris qu’à s’y soumettre.

Ou bien on peut le monter rênes longues et le laisser aller trop à droite sur une foulée avant de le remettre sur la bonne trajectoire et de tout lâcher, le laisser faire une foulée à gauche avant de le remettre encore une fois sur la trajectoire qu’on a choisie et ainsi de suite. Ainsi le cheval apprend que pour être tranquille, le plus simple est d’aller tout droit. Il a appris à ouvrir la bonne porte parce qu’on a refermé les autres, on a peut-être mis un peu plus de temps à avoir un résultat visible, mais il sait ce que nous faisons ensemble.

Mais pour que le cheval puisse avoir “la place d’apprendre”, “la place de comprendre”, il faut que l’humain soit prêt à lâcher ce fameux controle absolu, cette fameuse volonté de tout gérer à chaque instant, qu’il laisse à son cheval le droit de s’exprimer et de commettre des erreurs et c’est loin d’être la partie la plus facile du deal.
Mais le jeu en vaut la chandelle car le petit soldat devient un partenaire, positif, heureux de faire ce qu’il fait, enthousiaste et responsable de lui-même.

Votre cheval ira au bout du monde avec vous si vous lui expliquez, au lieu de vous contenter de le faire obéir à des ordres !

Tout vient à point à qui… se bouge !

Tout vient à point à qui… se bouge !

Tout vient à point à qui sait attendre … c’est ce que dit l’adage … mais, personnellement…

Je n’y crois pas ! Je n’y ai jamais cru !

Se dire que le rêve qu’on avec son cheval, deviendra réalité comme ça, sans travail, sans effort, juste en attendant.. ça marche … dans les comptes de fée ! 😀
Oui Cendrillon reste chez elle à récurer quand une bonne fée se penche sur son cas et La Belle au Bois Dormant se repose tranquille en attendant que son destin franchisse la porte de sa chambre .. et ça a marché pour elles ! Mais le problème, c’est vraiment que ça n’arrive que dans les contes pour enfants…

Dans la vraie vie, si tu veux que ton rêve devienne réalité, il va falloir que tu te bouges !

Pourtant dans le milieu du cheval l’attente a bonne presse.

Mettre un cheval au pré et l’y laisser quelques mois, “il sera moins difficile”, attendre que passe “la crise d’ado”, attendre qu’il grandisse, “il est trop jeune pour être respectueux”, attendre que les chaleurs passent,”elle est tellement casse-pieds,il vaut mieux la laisser”… on attend, on attend, mais il faut le dire franchement tout de même … ça ne sert pas à grand chose !

Laisser un cheval de coté parce qu’on ne sait pas quoi faire avec lui ne résoudra rien !

Parce que le problème ne vient pas du cheval mais de notre attitude vis à vis de ce cheval. OUI, même avec un cheval réputé impulsif, agressif, fénéant ou inarrêtable, si on ne change pas notre attitude, on ne changera pas le cheval.

“Fais ce que tu as toujours fait et tu auras ce que tu as toujours eu.”
Pat Parelli

Tout vient à point à qui se bouge !

Si on commence par s’avouer à soi-même son incompétence face à ce problème là. Si on arrive à se dire que c’est juste nous qui n’avons pas la solution. Si on apprend, qu’on remet se qu’on croyait savoir en question, qu’on se fait aider, qu’on accepte de changer sa façon de faire, sa façon de penser, sa façon d’être, alors on changera le comportement du cheval.

C’est sûr, c’est moins confortable mentalement et émotionnellement que de le regarder de loin en se disant que LUI a un problème, mais c’est terriblement plus efficace !

Oui ! Résoudre les soucis qu’on rencontre avec son cheval, attendre son objectif, cela demande des efforts, des remises en question, parfois des larmes, mais c’est

le prix du bonheur…

Retrouve d’autres articles sur ce thème ici : Travailler sur soi

 

 

N’aie pas peur de te tromper !

N’aie pas peur de te tromper !

N’ai pas peur de te tromper, parce que se tromper quand on fait des choses nouvelles… c’est normal !

Tu te trompes, je me trompe, tout monde se trompe !

Mais une fois l’erreur faite, ce qui compte vraiment c’ets ce qu’onvfait et là, il y a deux camps !

Il y a ceux qui abandonnent, parce qu’ils se dévalorisent en se disant qu’ils n’y arriveront jamais ou parce qu’on leur a juste dit de faire comme ça, comme si c’était la seule chose possible et qu’ils ne vont pas plus loin parce que ça ne “marche pas” ou que “le cheval n’est pas réceptif”… Ceux qui se disent que ce cheval est trop mauvais ou trop bête ou qu’il n’est pas “sensible” à cette approche…. et qui en seront très exactement au même point dans un an, même s’ils changent de cheval !

Et il y a ceux qui se remettent en question, ceux qui ne se fâchent pas contre le cheval, ni contre eux-mêmes, ceux qui cherchent, ceux qui réfléchissent, ceux qui essaient autrement, ceux qui acceptent de sortir du cadre, ceux qui se font aider, ceux qui VEULENT y arriver et qui sont ceux qui y arriveront, peut être tout à l’heure, peut être demain peut-etre dans un mois, peut-être dans un an, mais qui y arriveront !

Faire partie de la première catégorie n’est pas fatal, ce n’est pas à vie ! Même si tu as abandonné trop souvent, tu peux faire le choix de ne plus le faire, de relativiser tes erreurs, de t’excuser auprès de ton cheval pour ta maladresse ou ton manque de connaissance et de te remettre à réfléchir, d’apprendre, de changer ta façon de penser, d’être et d’agir avec ton cheval … ça ne dépend que de toi.

Je ne te dis pas que c’est facile, je te dis que c’est possible pour toi !

Ca va te demander des efforts, bien plus que de râler contre ton cheval, ou contre l’ancien propriétaire de ton cheval, ou contre la pension, ou contre le vent, ou contre le gars qui fait des travaux (oui quand on cherche une excuse on a beaucoup d’imagination !! ) mais ces efforts en valent la peine !

Progresser est une immense source de joie et de bien-être.

Imagine quand tu auras réussi à ….. ( là c’est à toi de compléter ! ) …………………………………. comme tu seras heureuse ! Est ce que cela ne vaut pas que tu t’y remettes dès la prochaine séance 😉

Tout sera ok à la fin !
Si ce n’est pas ok, ce n’est pas la fin !

Je te laisse mâchouiller ça ! ^^

Valérie

Yoyo : Pourquoi y jouer ? Comment progresser ?

Yoyo : Pourquoi y jouer ? Comment progresser ?

Nous voyons aujourd’hui le 4° jeu Parelli : Le jeu du yoyo.

Le jeu du yoyo est vu quand on débute par le fait de faire reculer le cheval devant soi puis de le faire revenir à l’aide de la longe la plupart du temps parfois à l’aide du stick. Mais il est le aussi la base de toutes les transitions à pied et monté.

7 JEUX

  1. JEU DE L’AMITIE
  2. JEU DU PORC-EPIC
  3. JEU DE LA CONDUITE
  4. JEU DU YOYO
  5. JEU DU CERCLE
  6. JEU DU DEPLACEMENT LATERAL
  7. JEU DU PASSAGE ETROIT
Il est très souvent fait au sol avec un résultat peu engageant, des chevaux qui se trainent, des humains qui s’ennuient…

Certains chevaux sont d’ailleurs très fortement désensibilisés à l’agitation de la longe et il faut des monceaux d’agitation à leur propriétaire pour les faire reculer d’un pas ou deux. On peut dire que  le yoyo n’est pas le jeu où ça communique le mieux ! L’énergie coté humain n’est pas trop au rendez-vous et le code a toute sa place … du coup pas de variations possibles et très peu d’amélioration.

Le yoyo est pourtant un jeu extrêmement riche

et on l’utilise énormément une fois en selle, d’où l’intérêt de l’améliorer au sol en poussant beaucoup plus loin la finesse et la légèreté de son application.

La première des choses qu’on va mettre en jeu pour le yoyo c’est une notion que nous avons vue la semaine dernière :

L’ENERGIE !

Si je suis la pile qui alimente mon cheval quand je vais vouloir que mon cheval démarre au pas, au trot, au galop ou en reculant, il va falloir que mon énergie corresponde au mouvement que j’attends de lui.

Pour obtenir un reculer, je vais donc utiliser mon énergie en la poussant vers le cheval, comme si je gonflais un ballon d’air entre lui et moi ou si je lui envoyais un rayon laser intense. Si je suis en train de m’agiter et d’agiter ma longe vite et fort devant lui, sans me dire que cette énergie doit aller jusqu’à lui, alors il va juste rester où il est, bien tranquille, à me regarder faire le guignol. Etrange pour lui et frustrant pour moi ! Dans ce cas en général, on a tendance à s’agiter encore plus de rage .

Mais la colère n’étant pas de l’énergie mais une émotion… le cheval va rester de marbre …

Pour faire reculer ton cheval il va falloir dépasser l’idée qu’agiter ton doigt ou ta longe en mode “code” va suffire. Souvent quand je demande en coaching “comment fais tu pour faire reculer ton cheval ? “,  on me répond “J”agite le doigt ou la longe”, on pense tout de suite au code avant de penser à “JE VEUX QU’IL RECULE” !

Tu amélioreras grandement tout ça si tu commences à penser énergie envoyée devant toi et que tu y ajoutes

ton INTENTION et ta DETERMINATION  !

yoyo = intentention + détermination
Ton cheval ne doit avoir aucun doute sur ce que tu souhaites qu’il fasse.
Regarde le dans le pré avec les autres, quand un cheval veut qu’un autre recule ou se pousse, il n’est pas violent, il est avant tout déterminé et ça se complique seulement si l’autre ne bouge pas ! Penses y à chaque demande mais encore plus pour demander à ton cheval de reculer.

Au contraire quand tu souhaites que ton cheval revienne il va falloir être

accueillante, souriante et joyeuse !

“Viiens dans ma maison mon petit” ! Chaque fois que tu fronceras les sourcils, ton cheval reviendra moins bien ou alors il reviendra avec les oreilles couchées, dans une attitude pas vraiment joyeuse …
Imagine que je t’invite à entrer dans ma maison avec la tête que tu fais quand tu veux que ton cheval revienne … toi aussi tu hésiterais ! 😉

Le yoyo au sol est un super entrainement pour gérer son énergie, son intention, sa détermination, son sourire et améliorer la relation puisqu’on va être alternativement directive en demandant au cheval de reculer et super partenaire en lui proposant de revenir en étant tout sourire.

yoyo : un cheval bienvenu

Le yoyo est un bon baromètre de la relation

  • Le cheval recule-t-il bien ? On a du leadership.
  • Revient-il bien ? On a de la confiance.

Le but est bien sur d’avoir un cheval qui revient aussi bien qu’il recule et là on a une jolie relation équilibrée !

Bien souvent quand on veut un reculer ou un rappel plus rapide, on a tendance à gonfler son énergie au maximum, on se retrouve en apnée et tu l’auras remarqué .. ça ne marche pas terrible ! ^^ Parce que le cheval n’a pas besoin que tu lui cries dans les oreilles avec ton corps

Si tu utilises ton énergie correctement tu as juste besoin de la quantité dont TOI tu aurais besoin pour faire ce reculer ou ce rappel toi-même sur tes propres pieds. Si ton cheval ne l’écoute pas … c’est qu’il ne t’écoute pas toi et là il a besoin que tu montes en phase, pas que tu te mettes en apnée ou que tu fasses la grenouille plus grosse que le boeuf ! ^^
Il a besoin de prendre tes demandes au sérieux pour devenir fin et léger, pas que tu l’implores …

L’énergie et l’emploi des phases sont des choses différentes

Les phases ne sont là que pour faire respecter ton niveau d’énergie… c’est moins fatiguant pour toi que d’essayer d’être toujours plus à fond, et beaucoup plus clair pour le cheval.

Evidemment ce sera beaucoup plus efficace si tu lui demandes

quelque chose de réalisable pour lui.

Si tu lui demandes un rappel avec une énergie maximum qui correspond à un grand galop alors que ton cheval ne revient pour le moment timidement qu’au pas … tu le bloques avec tout ça plus qu’autre chose. Sois réaliste et progressive. Demande lui un pas juste un peu plus rapide pour aujourd’hui, un reculer en levant deux pieds en même temps au lieu d’un seul et améliore tout ça un tout petit peu à chaque séance.

Une fois que tu pourras ainsi mieux gérer ton énergie au sol, que tu comprendras que c’est ton énergie et ton corps qui donnent la vitesse et l’allure, il te semblera surement évident que

 

en selle … c’est la même chose !

yoyo : être déterminé pour deux
Penses-y dés maintenant quand tu es en selle, tu veux que ton cheval ralentisse .. ok ! Dans quel allure es-tu toi-même ? Quelle énergie as-tu ? Celle de l’allure que tu souhaites ou celle de l’émotion parce que tu as peur que ton cheval ne ralentisse pas ?

Dis toi toujours ça … le travail au sol est surtout fait pour te faire progresser toi-même bien avant de faire progresser ton cheval !

 

Et n’oublie pas c’est un JEU ! Amuse toi, amusez vous !

Jeu de la conduite magique pour travail en selle pratique

Jeu de la conduite magique pour travail en selle pratique

Donc jeu suivant, (j’espère que tu as remarqué que chaque semaine je te remets la liste dans l’ordre pour que tu l’apprennes… ) le JEU DE LA CONDUITE.

7 JEUX

  1. JEU DE L’AMITIE
  2. JEU DU PORC-EPIC
  3. JEU DE LA CONDUITE
  4. JEU DU YOYO
  5. JEU DU CERCLE
  6. JEU DU DEPLACEMENT LATERAL
  7. JEU DU PASSAGE ETROIT

Quand on sait que ces 7 jeux ont été créés par Pat Parelli dans le but de faire que les chevaux soient plus faciles à monter par leurs cavaliers …. on pourrait se demander pourquoi cet homme qui vit pour monter à cheval a eu l’idée saugrenue de vouloir pousser les choses jusqu’à pouvoir déplacer avec précision un seul pied d’un cheval à plusieurs mètres de lui …

Mais il avait une double raison qui passe bien souvent à la trappe, au point d’être totalement oubliée et oblitérée par certaines méthodes … ça laisse songeur …

Mais reprenons les choses dans l’ordre !

Nous l’avons vu le jeu de l’amitié est utilisé par amener notre cheval à être plus courageux , pour qu’il sache faire le tri entre ce qui le concerne ou pas et dans le travail monté, c’est  essentiel pour qu’il puisse accepter un cavalier.
Le jeu du porc-épic, est également indispensable pour que le cheval comprenne et accepte les indications données par l’intérmédiaire des rênes, des jambes et du corps de son cavalier.

Mais à quoi peut bien servir la conduite à distance dans le travail monté ? On est  très proche de son cheval quand on est en selle, on devrait pouvoir sauter allègrement ce chapitre quand on veut juste monter…

Oui mais non ! 

Non parce que grâce au jeu de la conduite, le cheval ET LE CAVALIER vont apprendre à communiquer grâce à deux choses aussi naturelles qu’essentielles : LE FOCUS  et L’ENERGIE !

Alors pour commencer, ces deux mots, ces deux notions aux noms bizarres n’ont rien mais rien d’ésotérique ! C’est du terre à terre des plus tangible et EXTREMEMENT pratique.

FOCUS …. Quoi t’est-ce ? 

Tu l’as sûrement déjà observé mais quand un cheval voit quelque chose là bas à l’horizon instantanément tous les chevaux autour l’ont vu aussi en une fraction de seconde… pendant qu’il te faut bien 1 minute pour repérer ce cavalier qui traverse la plaine à plus de 1 km de toi et qu’il t’en faut 2 pour le montrer à l’humain là juste à coté de toi …

Les chevaux ont ce don énorme et indispensable à leur survie de pouvoir identifier immédiatement l’endroit que leurs congénères regardent …
Utiliser le focus c’est utiliser ce pouvoir qu’ont nos chevaux et les habituer à aller où l’on regarde, là on l’on met notre focus, notre concentration !

Le jeu de la conduite est utile pour apprendre à utiliser le focus

Bouger les hanches et les épaules de nos chevaux à distance n’est pas une finalité mais un moyen d’expliquer à nos chevaux que nous aussi nous connaissons et pouvons employer le focus. Du coup, on passe d’une communication grossière, bouge ton pied par ici ou par là, à une communication fine et discrète qui peut se passer des outils  !

Le problème c’est qu’on dénature ce but pour n’en garder que le moyen d’apprentissage… et les cavaliers passent leur temps à regarder leurs chevaux au lieu d’utiliser leur focus pour expliquer au cheval où il doit aller.

Les chevaux passent donc leur temps à tatonner à l’aveugle en se contentant d’obéir à un stick, une longe ou des rênes qui disent gauche ou droite, au lieu de faire de leur preuve de responsabilité et d’autonomie en suivant le focus de leur cavalier et comprendre ce qu’on attend d’eux …

Utiliser son focus c’est aider son cheval à comprendre ce qu’on est en train de faire au lieu de lui demander seulement d’obéir !

un jeu de l'amitié extrême, le montoir

ENERGIE… genre pile ? 

Chez les chevaux l’énergie est tout à fait contagieuse ! Si un cheval dans un troupeau se tend, la plupart du temps les autres aussi, à moins que le troupeau restant cool, cela calme celui qui avait commencé à monter son niveau d’énergie et à stresser. Mais quoi qu’il en soit l’énergie des uns génère celle des autres !
C’est ce que nous allons utiliser pour expliquer à nos chevaux ce que nous attendons d’eux en terme de quantité de mouvement.
Si j’éduque mon cheval grâce au jeu de la conduite à suivre mon niveau d’énergie, il pourra faire des transitions au galop ou bouger un seul pied d’un seul pas, sans outil, juste en se repérant sur ma propre énergie. Je suis la pile de mon cheval ! On va là bien au-delà d’un simple code puisque grâce à la finesse de mon niveau d’énergie je pourrai obtenir sans les rênes, du pas rapide ou un petit trot et que mon cheval fera parfaitement la différence au sol comme en selle… Pour les arrêts je me contenterai donc de couper mon alimentation en énergie en me relaxant et mon cheval s’arrêtera !

Le jeu de la conduite apprend à utiliser l’énergie.

Ca c’est exactement ce qui pose problème à une immense quantité de cavaliers ! Imaginons :

Je monte mon cheval. Ce cheval je le connais bien et je sais que j’ai généralement du mal à obtenir l’arrêt que ce soit au sol ou en selle. Du coup, avant même que je demande un arrêt, je doute de pouvoir l’arrêter … mes émotions, mon angoisse de l’échec, font monter mon énergie et si quand j’utilise mes rênes ou mon stick ou ma longe,  mon cheval ne s’arrête pas, mes émotions (frustration, agacement ou peur) font encore monter mon énergie alors que je continue à utiliser mes outils sans grand succès…
Eh oui, j’ai envoyé là un message complètement contradictoire à mon cheval, j’ai monté mon énergie, augmenté le débit de la pile, tout en lui demandant à lui de couper le jus sans moi …
Cette situation répétée des milliers de fois fait que mon cheval est confus chaque fois que je songe à un arrêt, puisqu’il sait qu’il aura des informations qui vont le plonger dans le désarroi. Il angoisse et accélère… me donnant raison de tirer sur mes rênes et faisant monter mon énergie toujours plus …

Mon degré d’énergie devrait être en rapport avec ce que je demande à mon cheval.

Un pas, un arrêt, un départ au galop, c’est à moi de montrer l’exemple en gérant cela finement !

Et c’est exactement ce que je vais apprendre au sol avec le jeu de la conduite à gérer mon énergie et à mon cheval à l’écouter ! Une fois en selle les choses seront plus faciles car je saurai l’utiliser et mon cheval aura appris à l’écouter.

Si j’utilise du code, que je me sers systématiquement de mon stick ou de ma longe au sol, jamais mon cheval ne pourra l’apprendre… et moi non plus !

Apprendre à gérer mon énergie et à mon cheval à la suivre va nous ouvrir des portes insoupçnonnées vers la communication et l’harmonie ! 

Quand le cheval écoute notre focus et notre énergie, les choses deviennent faciles en toutes circonstances et les rênes.. optionnelles…
Tout ceci a sa source dans le travail de conduite qu’on a fait au sol ! 

Si on ajoute FOCUS et ENERGIE on voit bien qu’on a là, la direction et l’allure ! Aussi bien au sol qu’en selle, ils sont les indispensables à la relation avec un cheval dès qu’on veut faire quelque chose ensemble.

De plus, contrairement au porc-épic dont on a vu qu’il n’est pas du tout naturel, l’utilisation du jeu de la conduite pour apprendre à un cheval à suivre notre énergie et notre focus sont tout à fait naturels et simples pour le cheval.

Le jeu de la conduite est naturel pour le cheval

C’est cette double utilisation de moyens naturels et l’abandon de l’idée de tout baser sur des codes qui donne cette impression de facilité et de “magie” !

S’il est naturel pour le cheval, il est en revanche souvent pas si évident pour les humains qui veulent bien faire et passent leur temps à surveiller leur cheval sans utiliser le focus, leur énergie voguant sans contrôle au gré de leurs émotions.
Apprendre à gérer son focus et son énergie peut demander un peu de temps et d’aide aussi, mais le prix en est une relation transformée  avec un vrai partenaire qui peut participer en toute connaissance de cause à ce qu’on fait ensemble. Un cheval qui fait tout avec meilleure volonté, non parce qu’il est poussé et tiré mais parce qu’il comprend tellement mieux ce qu’on lui dit et qui peut réfléchir à ce que l’on fait ensemble

Alors mâchouille bien tout ça, fais un petit bilan de la proportion code/outils et énergie/focus que tu utilises aujourd’hui dans la communication avec ton cheval à pied comme à cheval et … mets les choses en route pour votre révolution ! 

Si tu veux vérifier où tu en es et bénéficier d’un coup de main personnalisé n’hésite pas à me contacter par Facebook ou email.

Pour plus de détails sur le jeu de la conduite, le focus et l’énergie,
rejoins  “COMMUNICATION A GRANDE DISTANCE”

Le jeu du porc-épic : Biscoteaux ou cerveau ?

Le jeu du porc-épic : Biscoteaux ou cerveau ?

Aujourd’hui nous allons aborder le JEU DU PORC-EPIC

7 JEUX

  1. JEU DE L’AMITIE
  2. JEU DU PORC-EPIC
  3. JEU DE LA CONDUITE
  4. JEU DU YOYO
  5. JEU DU CERCLE
  6. JEU DU DEPLACEMENT LATERAL
  7. JEU DU PASSAGE ETROIT

Tout d’abord, il fait prendre conscience que ce jeu est le seul des 7 qui soit totalement anti-naturel !

Non ce n’est pas naturel du tout pour un cheval de se pousser si on le pousse. Si on pousse un animal sauvage, il pousse en retour, c’est le réflexe naturel d’opposition. Il est connu qu’un éleveur qui se fait coincer contre un mur par une vache peut y laisser sa vie, car plus il poussera pour se dégager, plus elle poussera en retour allant jusqu’à l’écraser… Il en est de même pour les humains, si vous poussez fort une personne sans la prévenir, elle poussera de son coté, c’est absolument instinctif.

Il n’est donc pas inné pour les chevaux de céder avec légèreté à une pression

et toutes les méthodes qui visent à faire céder le cheval en poussant et tirant plus fort que lui, vont juste amener le cheval à tirer ou pousser plus fort encore. C’est ce qui se passe pour de nombreux cavaliers qu’on peut voir suer à grosses gouttes dès qu’ils veulent bouger un pied de leur cheval pendant le pansage par exemple. Les progrès sont extrêmement lents ou absents car à chaque répétition cela renforce encore ce réflexe d’opposition.

Ce jeu est très peu pratiqué

par les personnes qui font du travail au sol, car moins “magique” que le jeu de la conduite où le cheval se déplace comme par magie à distance de son humain, il semble moins amusant.

Il est pourtant essentiel pour la sécurité du cheval et de son cavalier.

En effet, un cheval qui cède avec légèreté sur le licol sera très facile à contrôler, il n’arrachera pas la longe, ne tractera pas son humain qui ainsi pourra le manipuler en sécurité sans risque de le lacher dans n’importe quelles circonstances. Une réponse fine au porc-épic est encore plus essentielle à cheval, car le cheval répondra avec légèreté à la rêne et à la jambe. Le cavalier y gagnera en sécurité en arrêtant et dirigeant son cheval sans bagarre et avec une grande précision. NB : Si ton cheval tire en selle, la solution est de travailler ce porc-épic à pied, puis à cheval pour que lui et toi puissiez progresser.

Alors comment faire pour obtenir un cheval léger ?

Quand tu pratiques ce jeu, pense déjà à son nom !!!

Ce n’est pas le jeu du DEMENAGEUR … mais celui du PORC-EPIC

Il est question de décourager l’appui sur le contact et non d’une épreuve de force.
le jeu du porc-épic, pas le jeu du déménageur
Pourtant tant de cavaliers pensent encore que les chevaux ont besoin de “poigne” et que certains ne peuvent être montés ou manipulés par de petits gabarits “incapables de les tenir” (je ne sais pas pour toi mais pour moi c’est totalement du vécu ! ^^) !

Aller en force est donc contre-productif.

La première des choses à faire quand on veut jouer au jeu du porc-épic est déjà de s’assurer que le cheval accepte un simple contact sur la partie où l’on souhaite appliquer une pression. Si le cheval n’accepte pas le contact, il ne peut pas accepter la pression !  Donc AVANT et APRES le porc-épic, on va pratiquer sur la zone choisie le jeu de l’amitié vu la semaine dernière. Une fois que le cheval accepte le contact (qu’il ne tourne plus la tête ou essaie de l’enlever à tes mains par exemple), il va falloir

éviter de déclencher le réflexe d’opposition

et pour cela commencer avec la phase la plus légère possible ! Si tu penses que ta première phase de porc-épic est légère, moi je pense que tu peux la faire au moins 2 ou 3 fois plus légère … Une phase 1 c’est poser le bout de ses doigts sans que la pulpe de tes doigts soit aplatie, le doigt reste arrondi. On lit et on entend souvent le jeu du porc-épic c’est :
  1. poil
  2. peau
  3. muscle
  4. os
En fait très très peu de gens réalisent ce que signifie cet enchainement, car il est REELLEMENT question de ne toucher que le poil sans atteindre la peau et ça avec tes doigts sur ton cheval oui c’est sur .. mais c’est aussi valable avec tes doigts sur la longe, sur les rênes et même avec tes jambes ! Le porc-épic n’est pas seulement un exercice !

Le porc-épic est un principe de base dans la communication tactile avec le cheval.

 
un jeu de l'amitié extrême, le montoir
La délicatesse dans les jambes est très loin d’être appliquée couramment. Pour beaucoup de chevaux c’est déjà pas mal si la jambe du cavalier les touche avant l’éperon … triste mais réaliste… Idem pour les jambes isolées avec des pieds remontés exagérément.. pas de phases…. Sentir son cheval dans ses jambes, appliquer des phases croissantes est un vrai défi pour énormément de cavaliers.

Le porc-épic pour devenir léger a donc besoin d’être fait avec délicatesse et amour !

“Aussi doux que possible !”

Oui mais toi ton cheval pour le moment

si tu mets ce genre de pression ça ne lui fait ni chaud ni froid ! ^^

 
Premièrement même si ton cheval ne répond pas à une pression légère POUR LE MOMENT… il est essentiel de continuer à commencer par une phase 1 douce et délicate, si tu ne l’utilises jamais, il ne pourra jamais y répondre… (logique oui mais rarement appliqué et du coup les chevaux lourds le restent.)
Deuxièmement, c’est normal s’il est encore en réflexe d’opposition ! Alors tu vas appliquer cette pression légère et puis la rendre un peu plus intense chaque seconde pour devenir le fabuleux porc-épic ! Celui auquel ton cheval n’aura pas envie de se frotter.
Le porc-épic (la bestiole) patiente tranquillement jusqu’à ce que le prédateur se décourage et cède et c’est ce que tu vas faire ! Dès que ton cheval est dérangé par ton niveau de pression, tu ne fais plus rien ! Si ton cheval fouaille, lève la tête ou proteste, c’est le bon niveau pour lui. Tu gardes ce niveau là, pas besoin d’aller plus fort et tu attends qu’il cède et quoi qu’il fasse tu suis et tu attends la bonne réponse. Ne cède jamais avant lui, même pas un quart de seconde avant de reprendre, il apprendrai qu’attendre sans céder est la bonne réponse. Pas de saccades, pas de brusquerie, ni d’énervement, de la patience, agis avec ton cerveau !
Si ton cheval a tendance à s’appuyer fort et longtemps au lieu de céder, ajoute du rythme avec l’autre main, sur lui de préférence, sans relâcher la pression initiale à aucun moment pas un coup isolé et rageur mais un toc toc toc régulier et agaçant qui l’aidera à se dire qu’il faut qu’il trouve une solution.

“Aussi ferme que nécessaire”

un jeu de l'amitié extrême, le montoir
Mettre du rythme sur le cheval avec la main ou la longe ou le stick, mais sans perdre le contact qui demande le mouvement.
Le porc-épic est un ouvrage de patience, plus on s’agace, plus on va tirer ou pousser et faire retomber instantanément son cheval dans le fameux réflexe d’opposition…

Ton timing est essentiel

Il cède => tu lâches tout comme s’il avait appuyé sur un bouton.

Meilleur sera ton timing, plus rapides seront vos progrès ! Demande peu relâche à la moindre bon e volonté au départ, mais n’oublie pas non plus une fois que le cheval cède sur une demande douce et gentille d’accélérer la demande. Le but est d’amener le cheval à céder quelle que soit la vitesse de la demande. Un cheval qui cède sans temps de réflexion à une demande rapide, peut juste vous sauver la vie un de ces jours sur la route ou ailleurs !
Si tu ne penses à cet article uniquement que dans la carrière, les choses ne progresseront pas beaucoup …  le porc-épic intervient à chaque seconde de ton rapport avec ton cheval dans tous les actes du quotidien : mettre le licol; suivre en longe, donner les pieds, brider, tourner, s’arrêter… Le porc-épic est partout !  Autant que tu y penses et que tu appliques enfin ces principes consciemment !

Pour résumer voici 3 clés du jeu du porc-épic  : 

  • Le cheval doit accepter le contact avant d’accepter la pression
  • Phase la plus légère possible pour chaque action
  • Persistance jusqu’à la cession
  • Timing parfait et relachement instantané quand tu obtiens la bonne réponse
Apprends à l’intégrer dans chacune de tes séances. Plus tu y penseras plus tout s’améliorera, dis toi que tu n’as pas encore conscience de la moitié de ce que ça peut t’apporter ! 😀
Si tu veux vérifier où tu en es et bénéficier d’un coup de main personnalisé n’hésite pas à me contacter. Pour plus de détails sur le porc-épic, rejoins  “COMMUNICATION A FAIBLE DISTANCE” 2 heures de vidéos de formation en ligne la vidéo d’application en est extraite
J’espère que cet article t’aide à mieux comprendre ce jeu beaucoup plus intéressant qu’il n’y parait au premier coup d’oeil. N’hésite pas à me dire si cet article t’aide et si un point te parle plus et attire ton attention Retrouve l’article précédent sur les 7 jeux en cliquant ici Bonne journée Valérie
Le jeu de l’amitié ce n’est pas agiter un stick ou un flag !

Le jeu de l’amitié ce n’est pas agiter un stick ou un flag !

Le jeu de l’amitié est le premier des 7 jeux, il est cependant loin d’être le plus facile pour les humains !

Il demande en effet, un timing très précis, une vraie lecture du cheval et une grande gestion de son propre corps, de son énergie et ses émotions et tout ça en même temps… ^^
Il est souvent confondu avec une simple désensibilisation, qui consiste à ce que le cheval n’ai plus peur de tel ou tel objet. Le jeu de l’amitié est là pour apprendre au cheval, beaucoup plus largement, à faire le tri entre ce qui le concerne et ce qui ne le concerne pas. Il lui apprend également à garder son cerveau branché et utilisable même si quelque chose l’effraie !

C’est uniquement en travaillant avec ceci à l’esprit qu’on va pouvoir passer de la désensibilisation basique à un vrai jeu de l’amitié. Bien fait, il fonctionnera même vis à vis d’objets et des situations que le cheval ne connaît pas et auxquels il n’a pas été préparé.

 

Le jeu de l’amitié, bien pratiqué, change la façon dont le cheval perçoit le monde, réfléchit et agit en retour.

7 JEUX

  1. JEU DE L’AMITIE
  2. JEU DU PORC-EPIC
  3. JEU DE LA CONDUITE
  4. JEU DU YOYO
  5. JEU DU CERCLE
  6. JEU DU DEPLACEMENT LATERAL
  7. JEU DU PASSAGE ETROIT

La première des choses à faire est

apprendre à faire la distinction entre l’immobilité et la décontraction chez le cheval  !

En voici un exemple avec cette vidéo d’Aslan face au flag : à regarder jusqu’à la fin !

La seconde est de comprendre que 

l’énergie dans notre corps est la pile qui alimente le mouvement de notre cheval.

Si je suis détendue, qu’il n’y a pas d’énergie dans mon corps alors je ne suis pas en train de faire une demande. Si mon cheval a compris le jeu de l’amitié, je pourrai agiter autant que je voudrai n’importe quel objet, mon cheval restera calme et immobile et non concerné par ce qui se passe puisque je n’y mets pas d’énergie.

C’est une distinction que certains cavaliers ont du mal à faire : comment mon cheval peut-il comprendre que même en claquant le stick au ras de mon cheval, il ne bouge pas, alors que je n’en ai même pas besoin pour un départ au galop ? Comment mon cheval peut-il comprendre qu’en selle je jongle avec mon stick, que je le gratte avec ou que je pousse d’autres chevaux avec sans pour autant le prendre pour lui ?

La différence c’est ma volonté et ma propre énergie : absente dans le jeu de l’amitié, mais présente dès que je voudrai demander quelque chose, pour de nouveau disparaître quand j’aurai obtenu ce que je veux.

Gérer son énergie n’est pas simple !

La plupart du temps, soit on a de l’énergie en permanence près de nos chevaux, soit on n’en pas du tout, même au moment où on fait une demande. Généralement, pour parvenir à faire quelque chose avec son cheval, malgrè cette énergie monocorde continue, on met en place du code. Code qu’on utilise pour demander au cheval de ne pas bouger pendant le jeu de l’amitié. Le cheval reste donc immobile par obéissance.

Mais si on peut obtenir un arrêt par du code … il est BEAUCOUP BEAUCOUP plus compliqué d’obtenir de la décontraction par ce moyen … raison pour laquelle certains passent des mois et même des années sur des désensibilisations successives avec des chevaux immobiles et non décontractés, avec des progrès soient cycliques ou inexistants. Or un cheval qui est tendu, stressé, même si il est immobile, ne réfléchit pas ou très peu et très lentement ..

Mon cheval pour valider réellement une nouvelle compétence a besoin de le faire consciemment ! Il a besoin d’être là mentalement et émotionnellement, d’accepter, d’être détendu, pas de supporter ou de sûbir en serrant les fesses. Au lieu de m’appliquer sur des codes,

Je vais donc porter mon attention sur mon énergie,

sur la lecture de mon cheval et aussi sur mon TIMING !

Mon timing va apprendre à mon cheval à garder son cervau en route et à se décontracter, car à chaque fois qu’il va se détendre, même un tout petit peu, je vais immédiatement stopper mon jeu de l’amitié et retirer le stimulus. Grâce à cet arrêt à chaque décontraction, mon cheval apprend que c’est SA décontraction qui STOPPE le stimulus. Il va donc l’arrêter lui-même en se décontractant de plus en plus tôt au fur et à mesure de son apprentissage.

Face à un nouvel objet/situation, il va donc vite faire son possible pour se décontracter afin de stopper le stimulus mais cela à la stricte condition que mon TIMING soit irréprochable ! Si j’arrête trop tôt ou trop tard, il lui est impossible de comprendre ce que j’attends de lui.

un jeu de l'amitié extrême, le montoir

EXEMPLE :

Disons que mon cheval a déjà eu du travail à pied et qu’il a appris le jeu de l’amitié, mais un jeu de l’amitié extrême reste à mettre en place : LE MONTOIR

Oui le montoir est un jeu de l’amitié extrême ! Imaginez, un cheval, la proie ultime, laisse monter sur son dos le prédateur ultime le plus performant au monde : l’homme ! Il faut une confiance extrême pour que le cheval l’accepte totalement et en restant relaxé…

Donc j’arrive près de mon cheval et là je n’ai encore rien fait que mon cheval manifeste des signes de stress. Ces signes peuvent être discrets et sont ignorés par l’immense majorité des cavaliers.

Le cavalier non sensibilisé

a l’habitude que son cheval bouge au montoir. Il est un peu agacé ou un peu angoissé par ce montoir qui risque de mal se passer. Du coup, son niveau d’énergie est haut sans même qu’il s’en rende compte…
Le cheval est immobile, le cavalier ne voit rien des signes de stress. Il voit juste le cheval immobile, il continue donc son montoir. Pendant ce temps le stress augmente chez le cheval.  A un moment au cours du montoir, il arrive à un niveau non supportable pour le cheval qui bouge pour l’évacuer … ce qui lui vaut généralement de se faire gronder voire, plus …
Seulement il fait ce qu’il peut faire à ce moment là dans l’état de stress qui est le sien. Comme le cavalier a fait lui aussi ce qu’il a pu avec ce qu’il connaît …..

Le cavalier sensibilisé

lui, voit les signaux de stress donnés par son cheval. Il va donc vérifier son propre niveau d’énergie en respirant fort et calmement. Il va sacnner son propre corps pour voir s’il est tendu quelque part. Une fois cette vérification ou correction faite, il va commencer à reculer et revenir près de son cheval jusqu’à l’endroit exact où le cheval a marqué des dignes de stress jusqu’à ce que ceux-ci disparaissent. Ce qui va très vite si le cheval a e un apprentissage préalable du jeu de l’amitié.

Ceci s’appelle l’approche-retrait…

Dès que le cheval se décontracte, il fait un dernier retrait et le laisse réfléchir à ce qu s’est passé. Puis il recommence en allant petit à petit plus près, puis en agissant de même avec toutes les étapes du montoir : Se placer à la hauteur de la selle, reculer, mettre la main sur l’encolure, l’enlever, prendre les rênes, les lâcher, lever le genou, reposer le pied, mettre le pied dans l’étrier, l’enlever, mettre du poids dans l’étrier l’enlever, monter debout sur un seul étrier redescendre, passer la jambe redescendre et ainsi de suite.

A chaque étape il s’assure que son cheval est détendu. S’il se contracte et il revient en arrière et repart en avant dans les différentes étapes. il ne passe jamais à l’étape suivante si son cheval n’a pas validé et accepté celle où il est.

Et là tu me dis : ” mais ça va prendre un temps fou !!!!! “

Oui, c’est possible, mais seulement, si tu n’as pas pris le temps d’apprendre au sol à ton cheval que s’il se décontracte et rebranche son cerveau tout s’arrête.

Oui du jeu de l’amitié tu en as déjà fait, mais dis toi une chose : 

Le jeu de l’amitié au sol n’est jamais assez utilisé et ni poussé assez loin !

Je rencontre beaucoup de gens qui me disent “moi mon cheval le stick ou le flag, il s’en moque ! ” Hum, oui … quand on joue à, comme dit mon zom, ” N’ai pas peur petit poney” ! Ce jeu consiste à agiter mollement un stick sous le nez du cheval toujours de la même façon toujours depuis le même endroit. Oui il s’en moque ! Il est tenté de brouter ou de regarder les copains. Il n’apprend rien, il s’ennuie et toi aussi.
Mais si tu changes de zone, que tu va faire du jeu de l’amitié en te tenant à la hauteur de la selle, de la hanche ou derrière lui… Va va sans doute changer la donne. Si tu changes le rythme ou la vitesse là aussi ça va changer les choses. Ton cheval apprendra beaucoup de ce jeu ! Attention ne change qu’un seul critère à la fois sinon tu vas dépasser les limites de ton cheval.
Le jeu de l’amitié fait partie des parents pauvres des 7 jeux. Il est celui auquel on joue de la façon la plus basique et jamais avec les chevaux qui en auraient le plus besoin !

Pour résumer voici 3 clés du jeu de l’amitié :

  • Gère ton énergie

  • Veille à obtenir la décontraction et pas seulement l’immobilité

  • Soigne ton timing

J’utilise le jeu de l’amitié dans chacune de mes séances, pas comme un gros paquet bien ennuyeux pour moi ou mes chevaux mais par petites touches, après une phase 4 par exemple ou avec l’introduction d’un nouvel objet.
Apprends à ton tour à l’intégrer dans tes séances. Plus tu en feras souvent, plus tu amélioreras ton timing et la gestion de ton énergie, plus ton cheval acceptera la nouveauté et l’étrangeté avec facilité..
J’espère que cet email t’aide à mieux comprendre ce jeu beaucoup plus intéressant qu’il n’y parait au premier coup d’oeil.

N’hésite pas à me dire si cet article t’aide et si un point te parle plus et attire ton attention

Retrouve l’article précédent sur les 7 jeux en cliquant ici

Bonne journée

Valérie

Sensations VS objectifs… Qui devrait avoir la priorité ?

Sensations VS objectifs… Qui devrait avoir la priorité ?

Chaque jour, j’explique l’importance d’être à l’écoute de son corps. On perçoit beaucoup plus de sensations qu’on en prend en compte.

Pas la peine de regarder son cheval, c’est tellement plus fort et plus révélateur de le “sentir” !

Plus facile de sentir les tensions, la fluidité, les résistances ou la facilité que de les voir. Être à l’écoute de notre corps et par extension de celui du cheval permet d’avoir un meilleur timing, de doser plus facilement.

Aujourd’hui alors qu’un avion m’emportait vers Paris, au décollage de Montpellier, j’admirais la  beauté du paysage avec ses milliers de nuances. Je ressentais chaque changement de l’assiette de l’appareil, chaque accélération. Une sensation étrange grisante et dérangeante à la fois… complètement inaperçue pour la plupart des passagers la tête dans leur téléphone ou leur ordinateur, attendant juste d’être arrivés, hublot fermé….

Ces passagers sourds et aveugles, dénués de toute sensation extérieure, m’ont fait penser à ces milliers de cavaliers qui limitent plus ou moins volontairement ce lien sensitif et sensuel, physique avec leur cheval tant ils pensent à leurs objectifs. Ils n’en voient pas toute la beauté, ils ne le ressentent pas. Ils passent outre leurs propres sensations et celles du cheval, pourtant si révélatrices, trop focalisés sur le but ….

Quel dommage ! 

Aucun exercice n’est utile s’il n’est pas fait en conscience des sensations qu’il provoque chez nous et chez le cheval.

Les progrès ne viendront pour de vrai que quand vous ressentirez ce qui est vrai.

Si tu veux approfondir ce sujet, tu trouveras des vidéos de formation enregistrées à consulter quand tu veux ici : Formations enregistrées

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Et pour du conseil en tête à tête qui vous prend vraiment en compte toi et ton cheval, il y a le coaching video !

7 jeux ? Pour quoi faire, quand on est déjà cavalière ?

7 jeux ? Pour quoi faire, quand on est déjà cavalière ?

Pourquoi faire des jeux alors qu’on monte déjà son cheval, que tout va bien et que rester à pied c’est pas notre truc ?
Je comprends bien.. moi-même à la base mon truc c’est uniquement l’extérieur ! Partir loin, changer de paysage… A priori faire des “jeux” avec mes chevaux fermée dans une carrière c’était pas mon truc… et pourtant !

Pourtant quand j’ai compris à quoi ça servait vraiment, je m’y suis mise et ça m’a permis d’avoluer tellement dans ma pratique que j’en arrive à faire des choses que je l’aurai difficilement cru possible pour les autres … alors pour moi !! ^^

Allez j’essaie de t’expliquer le vrai pourquoi du comment et peut-être que toi aussi ça va te parler !

Si tu t’intéresses de près ou de loin à tout ce qui touche à “l’éthologie” ou horsemanship, tu as sûrement déjà entendu parler des 7 jeux.. Mais de là à les énumérer et surtout à savoir à quoi ils servent vraiment…

Le concept de 7 jeux a été créé par Pat Parelli pour nous aider à mieux communiquer avec nos chevaux.
Tu le verras, tous les cavaliers les utilisent déjà sans le savoir, mais tous ne les voient pas comme des jeux par contre 😉

Il existe un ordre dans ces 7 jeux et on ne le connait pas toujours.

Il est utile de l’apprendre par coeur pour mieux les utiliser.

7 JEUX

  1. JEU DE L’AMITIE
  2. JEU DU PORC-EPIC
  3. JEU DE LA CONDUITE
  4. JEU DU YOYO
  5. JEU DU CERCLE
  6. JEU DU DEPLACEMENT LATERAL
  7. JEU DU PASSAGE ETROIT

Grâce à ces 7 jeux on peut tout faire avec un cheval ! 

Câliner, faire du CSO, de l’extérieur, du spectacle, de la doma vaquera, du tri de bétail, du dressage classique ou du reining ne sont que des applications des 7 jeux. Puisque tu fais des choses avec ton cheval, tu appliques donc déjà certainement une grande quantité de ces 7 jeux.

Alors pourquoi s’en soucier ?

Parce que le faire consciemment, en voyant les actions comme des jeux et non comme du travail et des choses graves, va ENORMEMENT te simplifier la vie, t’aider à progresser et à avoir une meilleure relation avec ton cheval.

On parle des 7 jeux la plupart du temps uniquement à propos de travail à pied, mais ils sont là pour t’aider à TOUT mieux faire avec ton cheval. Grâce à eux tu vas apprendre que monté, tu peux aussi jouer avec ton cheval et garder la même relation qu’au sol. Si tu gardes les mêmes principes, si tu gardes la même façon de penser, d’être et de faire, alors en longe, en liberté ou monté tu peux vivre les mêmes choses confortables, drôles et sympas. C’est ce que je vais t’aider à comprendre.

Chaque action, chaque exercice que tu fais avec ton cheval peut être ramené, si tu le décomposes, aux 7 jeux et même, si on regarde plus loin, au 3 premiers de ces 7 jeux.

Oui tu as peut-être remarqué que dans la liste un peu plus haut, les 3 premiers jeux sont en caractères gras… ce n’est pas un hasard, ces 3 jeux là sont la base de tout. Les 4 autres sont constitués de ces 3 là.

Les jeux de l’amitié, du porc-épic et de la conduite sont les 3 jeux de base.

Si chaque fois que quelque chose ne va pas avec ton cheval tu t’arrêtes, tu te poses et que tu te demandes lequel des 3 jeux de base ne fonctionne pas dans ce que tu demandes, alors tu verras la solution se profiler devant toi. Il ne te restera plus qu’à reprendre le jeu de base en question, à le “réparer” avant de revenir à l’exercice que tu voulais faire. Si plusieurs jeux ne fonctionnent pas en même temps c’est sans doute que ton cheval et toi n’êtes pas encore prêts pour cet exercice et qu’il vaut mieux décomposer davantage.

Un des 7 jeux, le déplacement latéral

Un exemple

Cette semaine, je visionnais une vidéo pour un coaching. Sur cette vidéo la cavalière avait du mal à obtenir du déplacement latéral monté. Devant la lice le cheval était en travers et devant la barre il avançait beaucoup sans avoir un vrai déplacement latéral.

On peut être tenté de persister, le risque étant de s’agacer ce qui n’est jamais bon, ni pour le cheval, ni pour nous, ni pour le résultat que nous voulons obtenir.
Ou alors on se pose et on réfléchit. Si le cheval a déjà du mal devant la lice et qu’il est en travers, on peut se dire que ses épaules vont trop vite et on a tendance à les retenir, mais en fait, ce sont surtout ses “fesses qui traînent”. C’est à dire qu’il ne déplace pas les hanches avec suffisamment d’efficacité pour que le déplacement latéral soit réellement perpendiculaire à la lice. C’est à dire qu’il ne cède pas suffisamment à la pression de ma jambe, c’est à dire que je dois travailler sur le porc-épic derrière la sangle !

J’ai trouvé mon jeu “cassé” ! 

Dans ce cas je descends, je reprends à pied quelques minutes mon porc-épic sur les hanches. Au départ avec deux mains, puis juste avec la main derrière la sangle sans action de la longe.
Quand mon porc-épic au sol est “réparé”, je remonte et je travaille uniquement sur le déplacement des hanches sans demander du tout de latéral. Je répare maintenant mon porc-épic monté.
Une fois que c’est fait et que mon cheval peut gagner le jeu en faisant 2 ou 3 pas des hanches avec légèreté, je félicite beaucoup ET je retourne à mon déplacement latéral … Dès que mon cheval aura fait quelques pas bien droit je descendrai pour lui offrir une pause et le féliciter.

Parce que oui, ce n’est pas parce que je suis en selle, que je suis condamnée à y rester

à réfléchir aussi ^^

Le prochain article portera sur le jeu de l’amitié.

 

La suite très bientôt sur ce blog.

En attendant tu peux m’envoyer un email pour me dire ce que tu as pensé de cet article et s’il change des choses pour toi ! smile

Tu as une question à me poser ? Tu peux le faire ici.

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Maroussia de caractérielle à partenaire…

Maroussia de caractérielle à partenaire…

Maroussia est un poney français de selle, son père est un pur sang arabe de CSO, Kal Azar. Elle est née en 2000 dans un élevage de poneys de sport.

Elle appartenait à l’un de mes voisins. Son propriétaire, non cavalier, l’avait achetée au sevrage en se disant qu’il ferait de la balade avec elle. Quand je l’ai connue elle n’était pas débourrée et ça ne se passait pas très bien entre eux déjà à pied. Je l’entendais lui crier dessus à chacune de leurs interactions depuis chez moi… J’allais la voir régulièrement, mon fils tout petit dans les bras, car une partie de son pré était sous mes fenêtres.
Et puis, un jour, elle partie au débourrage.
Elle en est rentrée quelques semaines plus tard, hystérique à galoper partout dans son pré … Et non débourrée…
Elle avait eu raison de son dresseur du moment qui avait laissé tomber, et l’avait estampillée “caractérielle. Elle avait aussi blessé un autre cheval qu’il avait du euthanasier…. Je pense qu’elle ne s’en est pas sortie indemne…
Quelques mois plus tard, suite à une discussion avec son propriétaire, je lui propose mon aide juste pour lui apprendre à traverser un petit pont dont sa peur panique compliquait beaucoup les changements de pré. Son propriétaire finissait généralement par la laisser devant le pont, en liberté, et voyant ses copines shetlands disparaître au bout du chemin, elle finissait par le sauter, en plein stress, pour les rejoindre au galop… J’ai donc appris quelques bases à Maroussia (le respect de mon espace notamment puisqu’elle n’hésitait pas à me jeter dans les barbelés en me passant dessus au trot….) et en 3 séances, elle passait ce pont avec facilité.
Du coup, son propriétaire m’a confié son re-débourrage, elle avait alors 6 ans.
Le débourrage s’est bien passé malgré son caractère bien trempé, j’ai construit tranquillement son éducation puis j’ai accompagné Maroussia et son propriétaire à quelques reprises pour qu’ils fassent connaissance en selle. Mais un propriétaire colérique, pas cavalier et peu sur de lui, associé à une Maroussia très sûre d’elle avec beaucoup de punch…. Ce n’était pas le mélange idéal et il n’a pas vraiment renouvelé l’expérience….
Mon cheval étant en retraite, notre accord était qu’une fois débourrée je pourrai la monter autant que je le voudrais… Mais n’arrivant pas à la monter seul, je crois que son propriétaire à mal pris la chose et Maroussia a été déménagée dans un terrain privé dont je ne pouvais la sortir. A son retour pour l’hiver, l’excuse a été que le sol était gelé, trop dangereux et qu’il se refusait à lui faire courir ce risque. Bref, après 3 mois de travail, je n’ai plus pu ni la voir, ni la monter du tout….. J’en étais vraiment triste…
Et puis, un jour, au printemps, contre toute attente, il est venu me proposer de me la vendre !!!!!!! J’avais bien perçu toutes les qualités physiques et mentales de cette jolie tête de mule et c’est ainsi que ma « naine » et ses 1.40 m tout ronds sont venus rejoindre ma famille, il y a maintenant 16 ans.
Avec elle et grâce à elle, j’ai appris des milliers de nouvelles choses.
Je n’ai pas toujours été la compagne idéale pour elle, allant jusqu’à la rendre totalement blasée à une époque, avec une dominance mal placée de ma part et beaucoup trop de concentration sur l’exercice et non sur ma jument ! Mais j’ai tout remis en question, jeté à la poubelle ce que je croyais savoir sur nous et j’ai réussi à nous sortir de ce marasme. Depuis, chaque jour, je m’emploie à être, pour elle, si vive, intelligente, si courageuse et si volontaire, la partenaire qu’elle mérite !
Maroussia la terreur, la grincheuse, la caractérielle est devenue mon extraordinaire partenaire toujours prête pour de nouvelles aventures…

Nous avons mis notre nouvelle relation à l’épreuve en participant à des courses d’endurance, sans volonté de performer, juste pour savoir si on pouvait le faire (avec 1,40 m au garrot les foulées sont nombreuses pour parcourir 60 km ^^). ET on a pu !
Jamais d’élimination et toujours largement dans le temps imparti, elle a fait preuve d’une volonté, d’un dynamisme, d’un calme et d’une maîtrise sans faille, sur chaque épreuve elle m’a époustouflée !

 

Puis nous avons rencontré le Mountain Trail, épreuve très technique qui demande un cheval calme et régulier, sur de lui mais attentif et à l’écoute et là aussi elle s’est révélée absolument excellente. Nous en sommes devenues championne de France en 2018.

 

 

 

 

Dans la foulée, on a commencé à jouer avec du bétail pour le plaisir et participé à des concours de MRH (épreuve complète comportant Gestion des allures, Mountain Trail et bétail) qui nous aussi apporté quelques succès. Nous continuons à nous former dans ce domaine très intéressant.

 

 

 

En septembre 2021 Maroussia a fait une forte colique qui aurait pu/du la tuer ! Mais son formidable caractère et son envie de vivre ont été les plus fortes ! Ces deux jours ont été extrêmement difficiles pour moi, je ne l’ai pas lachée une seconde, je le lui avais promis à la première minute que tant qu’elle ne serai pas guérie je resterai à ses cotés et elle trouvé le courage de se battre.

Depuis chaque minute avec elle et comme une minute gagnée sur la mort et donne encore plus de valeur à tout ce que nous vivons ensemble.

Votre cheval a un fort caractère réjouissez vous !!

Travaillez sur vous pour devenir avant tout le leader et le compagnon dont il rêve, car pour un cheval à fort caractère, comme elle, quand vous communiquez avec lui, en le prenant en compte, en le considérant comme un vrai coéquipier. Alors il devient votre plus fidèle supporter, le compagnon dont vous rêvez, celui avec qui tout devient possible car sa volonté s’ajoute à la vôtre au lieu de la contrer.

 

Merci à toi Maroussia pour toutes les précieuses leçons que tu m’as données et que tu me donnes encore !

Détruis 4 Idées reçues sur “l’étho” !

Détruis 4 Idées reçues sur “l’étho” !

NON “Faire de l’étho” n’est pas mou !

Nous voulons amener le cheval à répondre à nos demandes avec conviction, avec motivation avec rapidité et envie ! Si ton cheval est mou c’est parce que tu es disposée à attendre…

Si je te donne un travail simple à faire pour le premier juillet, il est probable que tu attendras le 30 juin pour t’y mettre …
Si tu es prête à attendre 20 secondes pour avoir un pas de reculer pourquoi ton cheval le ferait-il à la première seconde ?

Être partenaire de ton cheval ne se limite pas à attendre son bon plaisir. Bien au contraire, car à force de ralentir et d’attendre, les séances deviennent immensément ennuyeuses pour toi mais surtout pour lui ! Pense à lui !
Pense que l’éthologie c’est aussi appliquer ce que les chevaux nous enseignent quand nous les observons.  Un cheval qui demande à un autre de bouger… n’attend pas 20 secondes qu’il bouge un pied … à trop attendre on finit de plus par prendre le cheval par surprise quand on agit et du coup par être injuste en voulant être “gentille” !

 

OUI “Faire de l’étho” est bon pour le corps du cheval… Si on fait que cela le soit !

Là aussi, si on y va à l’économie en laissant le cheval se traîner, les séances n’ont aucun bénéfice pour le corps du cheval, car il n’y a pas d’engagement physique.

Si on pratique en ayant conscience de demander de réels efforts, tous les mouvements qu’on retrouve beaucoup en étho : désengagement des postérieurs, reculer, déplacement latéral perpendiculaire, etc… sont au contraire absolument parfaits pour renforcer les abdos, le dos et tout le corps du cheval. On n’a besoin de rien d’autre pour l’amener à être physiquement en forme.

Il existe de nombreux patterns (figures) au sol et monté qui sont faits pour être faits sur la durée et également entretenir le souffle et la condition physique des chevaux en même temps qu’ils font progresser son mental et son apprentissage.

NON “Faire de l’étho” n’est pas ennuyeux ni répétitif !

Certes on va répéter des exercices, c’est comme à l’école ou dans n’importe quel apprentissage, sans répétition pas de progrès ! Mais chaque jour on va mettre la barre un peu plus haut, demander plus de vitesse, de distance, de relaxation, d’engagement physique, de bonne volonté… Répéter le même exercice en attendant le même résultat, identique chaque jour … est une bonne méthode pour blaser son cheval et s’ennuyer à mourir… Alors que si tu vises ce petit progrès de plus, si tu vois cet effort que ton cheval vient de faire, que tu le récompenses avant d’aller encore plus loin, cela devient tellement passionant !

 

NON “Faire de l’étho” ne consiste pas à robotiser le cheval !

Le but est de communiquer avec le cheval de faire qu’il s’intéresse à ce que nous faisons ensemble. La robotisation visible chez certains vient directement de la répétition à l’infini des mêmes exercices au même niveau, dans les mêmes circonstances avec des demandes qui ne sont que des codes, ce qui détruit la bonne volonté du cheval ! Si tu fais un travail qui lui permet de s’exprimer, avec des choses à comprendre pour lui, tu vas au contraire à une communication très fine qui peut être déclinée de milliers de façons différentes.

Il ne tient qu’à toi d’établir une vraie communication grâce à la lecture du cheval, l’utilisation de ton énergie, de ton focus et la clarté de tes demandes.

 

Si tu t’ennuies, si ton cheval ne se muscle pas, s’il se robotise, s’il devient mou, tu ne dois pas abandonner ton idée, tu dois changer ta façon de pratiquer !

Si tu as besoin d’aide pour sortir de ce marasme et avoir un cheval plus joyeux, plus en conversation avec toi, je peux t’aider de façon personnalisée grâce au coaching vidéo

 

 

Le langage du corps

Le langage du corps

Ce matin j’écoutais un slam de Grand Corps Malade et je me suis dit que ce qu’il m’inspire pourrait t’aider !

“On peut être timide ou on peut parler fort,de toutes façons celui qui domine c’est le langage du corps”

Quand j’ai entendu cette phrase, je me suis immédiatement dit que ça illustrait totalement la vérité !

Cette vérité qui est l’expression de notre corps, on n’en a pas toujours conscience dans notre vie de tous les jours mais elle existe. Ces gens qui essaient d’avoir l’air sur d’eux mais qui se cachent derrière leurs bras croisés, nous ne les croyons pas vraiment. Ceux qui veulent avoir l’air sympathique mais qui ont leur corps qui se ferme et se recule à votre approche, nous percevons que quelque chose ne va pas, souvent sans vraiment réaliser pourquoi, mais nous le sentons … même si les mots et le sourire sont là … ça ne va pas ..

Seulement nos chevaux ne comprennent pas nos mots, ils ne comprenent que ce que notre corps leur dit, les airs fanfarons, la fausse assurance, ça ne compte pas pour eux. De ceux qui s’avancent sur un cheval d’un air brave mais qui ont un mouvement en arrière la seconde d’après sans en avoir conscience, les chevaux ne voient que ce mouvement infime vers l’arrière. Ils sont des experts en langage corporel qui est leur seul moyen de communication et que tout ce qu’on ne veut pas dire, notre corps l’exprime et c’est toujours lui qui domine, souvent avec les humains mais toujours avec les chevaux !

Le corps exprime ce qui ne passe pas par la pensée consciente, juste nos émotions pures, notre volonté profonde. Pour communiquer avec nos chevaux, il va donc être essentiel d’être profondément convaincu de ce qu’on fait et de ne pas se contenter de faire des gestes techniques venant d’une volonté flageolante, Pour ça on a besoin de travailler sur soi, de réfléchir à ce qu’on veut en dehors des séances de travail pour que notre cerveau ai le temps de s’imprégner de tout ça et que cela devienne une part de nous. A cette condition là seulement, nous pourrons réellement laisser s’exprimer notre corps dans un langage clair et net pour nos chevaux.

Penser, vouloir, ressentir et exprimer à travers ton corps,
au lieu de faire des gestes appris comme un sémaphore
là est le secret de la vraie communication avec ton cheval.

 

Pour t’aider à mieux comprendre ce langage corporel et la gestion de l’énergie, je vais animer des stages sans que tu ais besoin d’amener ton cheval tout au long de cette année 2018.

Le premier se déroulera chez moi entre Nîmes et Montpellier le 11 marsprochain. Voir cet évènement sur Facebook Il est complet.

Un autre est prévu chez Steffi, les 9 et 10 juin au Sud de Toulouse à Proupiary en Haute Garonne. Voir cet évènement sur Facebook

Et encore un autre chez Carole, les 30 juin et 1° juillet à Sury aux Bois, soit à l’Est d’Orléans et à 140 km au sud de Paris. Voir cet évènement sur Facebook

Possibilité d’organiser d’autres stages peut-être chez toi si suffisamment de personnes sont intéressées.

Pourquoi choisir le coaching vidéo ?

Pourquoi choisir le coaching vidéo ?

Pourquoi choisir le coaching vidéo ?

 

Parce que c’est la méthode de progression qui permet d’apprendre le plus sur soi ! Loin du cheval ton cerveau fonctionne mieux, surtout si tu es stressée, tu peux mieux comprendre et réfléchir sur ce que tu fais et pourquoi tu le fais.

Parce que tu vas pouvoir mieux comprendre ton cheval en l’observant de l’extérieur avec l’éclairage que je vais t’apporter. 

Parce que tu vas apprendre à vous regarder et à détecter seule ce qui fonctionne et ce qui fonctionne moins. Avec le temps tu n’auras plus besoin de moi, tu pourras progresser avec les outils que je vais te permettre de créer, en regardant toi-même tes vidéos.

Parce que tu peux apprendre à ton rythme. Avec le coaching, aucun rythme de progression n’est imposé. On fait en fonction de toi et de ton cheval et seulement cela !

Parce que le contenu est totalement personnalisé.Un coaching vidéo est fait à partir de ta vidéo et totalement adapté à tes besoins et à ceux de ton cheval.

Parce que tu sauras quoi faire ! Tu repars après chaque coaching avec un vrai plan à court terme qui va vers ton objectif à long terme. Nos échanges prennent vraiment en compte ce que tu veux faire et je le module en fonction de là où vous en êtes ton cheval et toi. Un vrai plan avec des objectifs d’un coaching à l’autre, pour une vraie évolution.

A qui s’adresse le coaching vidéo ?

A tous, mais vraiment tous ! 😀

Des cavalières de tous âges de 12 ans à … on ne dit pas l’âge d’une dame ! ^^

Des chevaux de tous types, du shetland, au selle français en passant par le mérens, l’irish ou l’arabe.

Des chevaux de tous âges aussi, de quelques mois à plus de 20 ans.

Il n’y a pas d’âge limite, ni pour les chevaux, ni pour les humains, tous peuvent progresser.

, il n’y a pas de question de niveau. Depuis septembre 2015 j’ai accompagné des personnes de tous niveaux, des débutantes aussi bien que des monitrices titulaires du BPJEPS ou des professionnelles titulaires de BEEF2.

Je peux t’aider que tu n’ais jamais touché un licol en corde de ta vie, je t’apprendrai à le mettre correctement, à te servir des différentes outils, à mieux comprendre ton cheval, à te sentir mieux avec lui et à acquérir les bases techniques.

Je peux t’aider si tu as quelques bases et que tu tâtonnes ou que tu as l’impression de stagner. Pour passer au niveau juste après quand on est plus vraiment débutant, mais pas encore avancé, il y a une marche que tu as peut-être du mal à franchir. Je suis là pour t’y aider !

Je peux t’aider si tu es avancée que tu montes déjà en licol, voire en cordelette, pour affiner ta pratique, avoir une meilleure compréhension de ce qui se joue entre ton cheval et toi et améliorer votre communication, votre légèreté et son attitude.

Je peux t’aider enfin si tu es professionnelle et que tu as envie d’aller plus loin que là où le diplôme t’a amenée. Un oeil extérieur et une façon de former le tien grâce à la dissection de vidéos.

 

De quels sujets peut-on parler en coaching ?

De tout ce qui t’aidera à avancer.

Travail au sol en longe bien sûr, c’est la base !

Mais aussi travail en liberté, travail monté, extérieur, préparation pour diverses disciplines, éducation des poulains, van, etc …
Pour de nombreux sujets, il est possible de s’appuyer sur mes vidéos de formation visibles sur mon site.

 

Un coaching vidéo ça coûte combien ?

De 34 à 39 € pour une séance d’une heure minimum de coaching, suivant que tu sois abonnée ou pas (l’abonnement VIP mensuel et les abonnements BASIC et VIP annuels te donnent droit à une réduction de 5 € par coaching. Retrouve les abonnements ici).

Il faut en faire tous les combien de temps ?

Avec le recul, je me rends compte que le rythme idéal est de 2 par mois. Cela permet d’avancer entre les coachings de façon suffisante sans se retrouver trop longtemps dans le vide. Mais un coaching mensuel peut être un bon début.

Le rythme des coachings vidéos sont totalement modulables, mais la régularité paie.

Pourquoi choisir un coaching vidéo avec moi en particulier ?

Parce que les personnes que j’accompagne progressent pour de bon ! La régularité et l’adaptation du coaching créent des résultats visibles et durables, car c’est TOI qui va changer et ainsi permettre à ton cheval de changer lui-même. Avec le coaching c’est TOI qui progresse et ainsi ton cheval et tous ceux que tu toucheras à l’avenir seront changés parce que tu sauras quoi faire, quand et comment avec eux. 

Parce que j’ai une forte expérience.  Avec plus de 500 coachings vidéos depuis 2015, du débutant au professionnel, je sais ce qui compte pour toi et ce qui va t’aider à progresser. En fonction de ta personnalité, je vais choisir les images mentales fortes qui vont rester en toi et te faire avancer.

Un exemple de progression avec Delphine et sa ponette Aurore qui sont au Canada.
Les progrès sont là de coaching en coaching.

Qu’en pensent ceux qui en ont déjà faits ?

Les coachings m’ont beaucoup apporté, autant dans ma relation avec les chevaux que ma façon d’être. Valérie est une vraie femme de cheval qui adapte son approche en fonction de chaque cheval… mais aussi de son cavalier ! Et, le tout, dans un souci de compréhension et d’amusement.
Depuis ma rencontre avec Valérie, j’en ai plus appris sur mes chevaux et moi-même qu’en 7 ans de club.

Concrètement, je suis passé d’un cheval irrespectueux et dangereux en balade, monté en mors espagnol à un cheval bien dans sa tête et monté en licol dans toutes les disciplines.
On a encore beaucoup de chemin à faire mais je n’en serais pas là si je n’étais pas sortie de ma zone de confort pour prendre un coaching avec Valérie 🙂

Nolwenn

Il y a 2 ans, alors que je stagnais dans des séances d’éthos monotones et répétitives qui m’ennuyaient autant que mon cheval. Valérie m’a rappelé que j’ai des chevaux parce que je les aime et parce que je veux passer des bon moments avec eux. Donc donc Bye, Bye séances ennuyeuses et émotions négatives et Bonjour aux jeux en tout genre! Tout le monde à la banane et la confiance s’installe vraiment! On se donne des objectifs et on les atteint. L’an dernier nous avons couru 60km en tête à tête sans copains et en licol bien entendu. Mon Soubah, habituellement très grégaire, était à l’écoute et décontracté, exemplaire!
Next Step la monte freestyle sans rêne.
Donc Merci Valérie pour tes conseils et ta bienveillance! Merci nous aider à aller toujours plus loin!
Donc si vous demandiez si le coaching en ligne fonctionne: la Réponse est OUI! N’hésitez plus! Foncez!

Juliette

Des conseils pour te filmer

Ce n’est pas si difficile que ça 😉

Tu as une question à me poser ? Tu peux le faire ici.

Il y a l’avant et l’après coaching.
L’avant : qui consistait pour ma part à glaner des infos, regarder des vidéos à gauche et à droite sur le net, puis essayer de reproduire, sans trop savoir comment, ni pourquoi on le fait, puis au bout d’un moment se lasser, lasser son cheval, stagner ou pire : rétrograder ou altérer la relation avec son cheval.
L’après : qui consiste à aller de l’avant, à passer du bon temps, se sentir épaulé, avoir un suivi, avoir envie d’avancer, chercher à comprendre pourquoi on le fait, comprendre son cheval …

Aux questions que je me posais sur « l’avant coaching » : est-ce vraiment efficace un coaching virtuel ? Comment, sans nous voir réellement, peut-elle nous aider ?
Hé bien, non seulement Valérie a répondu avec mention excellent à mes questions et mes doutes ( :D) mais mieux encore, elle m’a ouvert les portes vers une autre relation avec mon cheval …
Depuis le premier coaching, grâce à ses connaissances et son soutien, il n’y a plus de doute je m’engage sur le chemin que je cherchais avec mon cheval, entre autres celui de la justesse, celui de la compréhension, celui de la remise en question, celui du respect …
Riche de son expérience, on apprend (toujours dans la bonne humeur, la joie et surtout la « positive attitude » énormément sur soi, sur son cheval, sur notre binôme.

J’ai trouvé grâce à Valérie, une personne qui est là pour m’aider, avoir des remarques constructives pour avancer dans ma relation avec mon cheval, et pas de jugements.

Je recommande avec ferveur les coachings !

Adrien

Vous êtes perdus ? Vous ne savez plus comment vous y prendre avec votre cheval ? Vous avez envie de progresser ? De faire autrement ? De créer ENFIN cette relation dont on rêve tous quand on choisit son compagnon ? Se faire accompagner par Valérie c est à coup sûr faire le bon choix. Pour peu qu on s en donne la peine car tout en étant bienveillante elle est le moteur d une puissante voiture qui vous emmènera loin mais il vous faudra vous investir…entendre ce qu elle dit et conseille, parfois ça pique mais ça fait du BIEN on en a besoin car notre cheval n est pas un nounours à bisous ! Elle vous apprendra des TONNES de choses sur votre cheval…et sur vous….elle vous fera partager ses milliards d idées, elle vous apprendra à regarder votre cheval autrement et votre cheval deviendra votre meilleur pote. Le changement c est avec Valérie ! Et en prime…le sourire et les éclats de rire toujours au rendez-vous !

Karine

Pour plus de renseignements techniques sur les coachings :

Comment ça se passe ?
Comment m’envoyer ta vidéo ?
Combien de temps avant ?
Etc..

Tu trouveras tous les renseignements en bas de la page de réservation en cliquant ici.

Pourquoi est-ce que tu fais ce que tu fais ?

Pourquoi est-ce que tu fais ce que tu fais ?

Arriver dans la carrière ou l’aire de jeu et commencer sa séance en mode automatique, qu’on soit à pied ou à cheval… c’est la norme …

Si je suis près de toi et que je te pose ces simples questions :

Pourquoi est-ce que tu fais cet exercice là ?
Pourquoi celui-ci et pas un autre ?

La plupart du temps la réponse est “Parce que je fais toujours comme ça dans mes séances” ou “Parce qu’on m’a dit de faire ça”……. ou ………. un vide intersidéral …….

Parce que, oui, la plupart du temps les cavaliers n’ont aucune idée de la raison pour laquelle ils font ceci ou cela.

C’est ce qui fait la différence entre stagnation et progrès : Ne pas perdre de temps à faire des choses inutiles par réflexe.

Faire des choses en ayant un but !

Savoir COMMENT on fait les choses est totalement inutile, si on ne sait pas POURQUOI on les fait !

Chaque exercice a plusieurs utilités. Si on les connait, si on sait à quoi servent chacun des 7 jeux et ce qu’on peut développer grâce à eux, alors on les utilisera à bon escient pour construire notre progression.

Par exemple :

POURQUOI tu l’envoies tu faire des cercles là maintenant ?

Parce que d’habitude on demande des cercles au sol ? BUUUUPPP mauvaise raison ! ^^

Parce que tu veux améliorer son autonomie ? Pour l’échauffer et le connecter avant votre séance montée ? Pour préparer les cercles en liberté ? Pour qu’il se relaxe ? Pour qu’il apprenne à ralentir ou à accélérer son allure et à la tenir ainsi ? Pour qu’il trouve tellement confortable finalement de rester arrêté tranquille près de toi… ? OUI ça ce sont de bonnes raisons !
Mais chacune va demander de pratiquer ce même jeu du cercle d’une façon différente.

Et c’est la même chose pour tous les jeux au sol, en longe en liberté ou monté !

Comme dit Ray Hunt : “Comment le cheval va-t-il apprendre, si vous ne savez pas pourquoi vous faites ce que vous faites ? “

Si tu sais POURQUOI tu fais les choses tu les feras forcément mieux !

NE FAIS RIEN sans savoir POURQUOI tu le fais.

Ainsi tu ne perdras pas ton temps à faire des choses répétitives sans réel but et tu ne blaseras pas ton cheval….
Mets à la poubelle les exercices que tu fais “parce que tu fais comme ça d’habitude” et pose toi les bonnes questions :
De quoi mon cheval a-t-il besoin ?
Quel exercice pourrait l’aider maintenant là tout de suite ?

Si déjà tu as ça alors ton cheval pourra enfin apprendre vite et bien puisqu’il y aura une logique dans tout ce que tu vas faire !

Si tu as besoin d’aide pour construire ta progression n’hésite pas à consulter la formations enregistrée “Comment organiser ma séance ?” disponible ici

Pour les abonnés cette formation est disponible gratuitement ici 

Si  tu as besoin d’une aide plus personnalisée, le coaching vidéo est fait pour toi, il est disponible ici

Sens ton cheval …

Sens ton cheval …

“Sentez votre cheval.
Comment fait-il ce virage? Est-il rigide? Est-il serré? Est-il doux? Est-il paresseux?
Il se passe beaucoup de choses si vous l’écoutez.
Nous ne remarquons pas assez les bonnes choses qu’il fait et pendant qu’il fait ces bonnes choses, nous les considérons comme allant de soi.
Nous faisons beaucoup trop physiquement. “- Ray Hunt.
 
Oui nous devrions sentir et ressentir nos chevaux au lieu de ne penser qu’au résultat en mode réussi ou raté !
 
Te rendre compte des efforts que fait ton cheval, avoir conscience du plus petit de ses progrès est une vraie garantie de développer son goût de l’effort, sa bonne volonté et son envie de continuer le chemin avec toi ! Faire les choses bien n’est pas “normal”, faire les choses bien ne doit pas passer inaperçu. Abandonne le “si je dis rien c’est que c’est bien” et félicite le pour les choses bien, félicite-toi pour les choses bien, vous le méritez tous les deux non ? 
Plus tu auras un ressenti fin, mieux tu prendras conscience du moment où il faut agir plus fermement, du moment où il faut relâcher ou de celui où juste maintenanir suffira. Le dosage dépend uniquement de ce que tu sens. Sans ressenti pas de dosage, sans dosage, pas de finesse.

Personne ne peut ressentir à ta place !

Au sol comme en selle, si tu prends la peine de ressentir et d’observer avec suffisamment de concentration, c’est un dialogue que tu mets en place avec ton cheval, un dialogue intime et privé, celui qui existe entre deux individus qui se connaissent bien et s’apprécient. 

Je te présente mon caméraman préféré ! ^^

Je te présente mon caméraman préféré ! ^^

Non pas de beau gosse musclé en vue, mais voici le trépied que je te conseille pour te filmer. 😀

Trépied en lien sur Amazon

J’en ai un depuis octobre 2016 et je l’utilise quasi tous les jours. Il tient facilement dans la main ou dans une sacoche. Tu peux l’utiliser au sol ou sur un bidon ou une chaise. Je l’ai déjà posé dans le sable, oublié sous la pluie, mes chevaux ont joué avec. Il a vécu beaucoup d’aventures et il est toujours bien vivant !
Je l’utilise pour porter mon appareil photo réflex ou ou mon iphone avec ce petit accessoire :
 
Qui lui aussi va toujours très bien près de 3 ans plus tard. Ça vaut le coup d’être souligné !
Pourquoi un trépied au lieu d’un caméraman humain ?
Parce qu’un trépied n’en a jamais marre de t’attendre, qu’il n’a pas froid, qu’il n’a pas chaud, qu’il n’a pas arrêté de filmer au moment où il se passait quelque chose d’intéressant et que tu n’es pas sous pression quand il est là !
 

Voilà un paquet de bonnes raisons pour recourir à ces petits accessoires pas trop ruineux et qui t’accompagneront longtemps. 😀

Si tu préféres le système D, c’est possible aussi, il y aura toujours un bidouillage à faire comme celui-ci :