Tu le caresses pour lui ou pour toi ?

Tu le caresses pour lui ou pour toi ?

Féliciter un cheval quand il a fait quelque chose de satisfaisant c’est une super idée !

Un humain qui félicite un cheval, lui manifeste son enthousiasme face à une réussite ! Il est heureux et veut communiquer cette joie à son partenaire équin ! Félicitations vocales aigües , claques de joie sur l’encolure, caresses aussi enthousiastes qu’énergiques sont ses moyens d’exprimer sa satisfaction !

Ok mais qu’en pense le cheval ?

Le cheval est-il heureux que son cavalier soit content , peut être… mais que gagne-t-il lui ?
Un vrillage d’oreilles par un ouiiiiii strident, alors que si on y réfléchit bien tous les sons de satisfaction produits pas les chevaux sont graves et tous les sons de mal-être aïgus …
Quelques bonnes vieilles claques sur l’encolure qui feraient fuir n’importe quel cheval en liberté…
Un assaillement affectueux avec une énergie qui justifierait un départ au galop …

Et si quand on veut féliciter son cheval au lieu de juste exprimer NOTRE joie du moment on se disait que LUI a fait quelque chose de bien et que LUI devrait y gagner une satisfaction !

Alors on penserait à quelque chose qui LUI fait plaisir, une félicitation vocale plus grave et sereine (les chevaux ont une ouïe bien supérieure à la notre), le choix d’être touché ou pas… dans un endroit qui lui ferait plaisir à LUI ! Car c’est bien lui que tu veux récompenser, pas toi !

Donc si ton cheval tourne la tête quand tu t’approches pour le féliciter, RESPECTE LE ! Tu n’aimes pas être touchée à certains moments ou par certaines personnes même si elles seraient très heureuses de le faire non ? Alors accepte ça de la part de ton cheval et peut-être que la meilleure des récompenses sera que tu ne t’approches pas, que tu le laisses se poser ou brouter tranquillement au bout de la longe …

Penses-y, tu es heureuse de ce qu’il a fait ? A son tour d’être heureux de l’avoir fait !

Ne t’en veux pas de l’avoir félicité d’une façon inconsidérée jusqu’à aujourd’hui, ne lui en veux pas de ne pas avoir envie d’être touché ! Sois plus calme, plus sereine et bientôt c’est lui qui viendra te demander un contact physique.. mais si tu passes par dessus sa volonté et que tu le lui imposes, toute sa vie il redoutera ce contact si joyeux pour toi, si « malaisant » pour lui !

OUI ! ENCORE ! L’enchaînement qui tue !

OUI ! ENCORE ! L’enchaînement qui tue !

L’enchaînement qui tue !

Quand on fait quelque chose avec notre cheval, séance montée en carrière, balade, saut d’obstacle, travail à pied ou n’importe quoi d’autre, on attend régulièrement un effort de sa part ou un progrès.

Quelques fois ça fonctionne bien, d’autres fois moins bien mais c’est toujours vers l’attente de ce moment où le cheval va comprendre ou nous donner plus que d’habitude que nous tendons. Un déplacement latéral plus ample, le fait de rester calme devant quelque chose d’effrayant en extérieur, un obstacle d’une hauteur inhabituelle sauté avec brio, un exercice fait pour la première fois à grande distance vont nous ravir !

Mais là, une fois que notre cheval a fait cet effort de concentration, d’obéissance, de courage ou cet effort physique …. nous gâchons tout par un :

OUIIIIIIII ! ENCORE !

 .

Nous, les humains, en voulons toujours plus.
Nous voulons ressentir encore ces foulées de galop calmes et allantes si agréables, le sentir encore franchir cet obstacle, le voir avancer encore d’un pas dans ce van qui lui fait si peur, retrouver encore ce sentiment grisant d’un cheval qui obéit en liberté…
Quel que soit le domaine, nous voulons ENCORE un peu plus, TOUJOURS un peu plus. Jusqu’où ? Jusqu’à quand ? 

Hum…. en général jusqu’à ce que ça se gâte !!!!!! Parce que le cheval qui a fait un effort n’est peut être pas prêt là tout de suite à faire autant d’effort cette fois. Et du coup, par notre appétit sans fin, nous transformons un très joli effort en une séance qui finit mal, car notre frustration va prendre le dessus pour se transformer en colère … ou en découragement !

ALORS QUE FAIRE ?

ARRÊTER ! 

Oui, vous avez bien lu : arrêter dès qu’il y a un vrai effort (je parle ici d’un effort, pas de la réussite d’un exercice courant pour vous et votre cheval).

Vous me direz : « Arrêter quoi ? La séance ? « 

Ma réponse est : « Ça dépend !  » ^^

On va déjà arrêter de demander autant, ça c’est certain !

Si l’effort produit par le cheval est un petit effort : un peu plus d’engagement physiquement et mental sur un déplacement latéral, alors on continue en ligne droite, un peu plus d’allongement dans le trot, on passera au pas, etc…

Mais si c’est un effort plus conséquent :

  • cheval qui saute un obstacle sur lequel il bloquait depuis longtemps
  • cheval qui met un pied dans le van qui lui fait si peur
  • cheval qui accepte de prendre le galop alors qu’il ne l’a pas accepté depuis longtemps
  • cheval qui accepte de s’arrêter presque facilement alors que d’habitude on a besoin de beaucoup de pression
  • etc.. les exemples sont innombrables..

alors on va lui accorder une récompense à la hauteur de l’effort accompli :

  • une pause bien longue
  • s‘éloigner du van
  • autoriser à brouter plusieurs minutes
  • mettre pied à terre pour quelques minutes
  • ou bien, oui, arrêter la séance exactement là où on est et le ramener à son troupeau tout de suite ! C’est ce qui sera la plus belle récompense qu’on puisse lui offrir très très largement devant le sacro-saint bonbon sorti du fond de la poche qu’il va avaler en 3 secondes et qu’il aura oublié à peu près aussi vite !

Cette stratégie est un bonheur sur le long terme, car si on montre à notre cheval qu’on perçoit ses efforts et qu’on les récompense à leur juste valeur, alors il sera prêt à en faire bien plus souvent et à mettre bien plus de cœur dans tout ce que nous ferons ensemble.

En bref, le fameux OUIIIIII qui nous sort du cœur, doit TOUJOURS être suivi d’un bénéfice pour le cheval qui soit à la hauteur de la satisfaction qu’il nous a apporté.

C’est logique entre amis non ?

Régler un licol en corde

Régler un licol en corde

Les nœuds sur un licol en corde sont faits pour apprendre au cheval à fuir le contact, purement et simplement. C’est grâce à ça que les chevaux deviennent si légers, parce qu’on leur apprend à éviter que les nœuds ne se mettent en pression.
Pour ça on va placer les nœuds sur une zone souple et élastique du chanfrein (si on a du mal à la voir, on la reconnaîtra très bien au toucher) qui est fortement innervée. Sur cette partie le cheval a beaucoup de sensations et il ressentira le moindre changement de position de la muserolle et la moindre modification de pression.

Les nœuds sur un licol en corde sont faits pour apprendre au cheval à fuir le contact, purement et simplement. C’est grâce à ça que les chevaux deviennent si légers, parce qu’on leur apprend à éviter que les nœuds ne se mettent en pression.
Pour ça on va placer les nœuds sur une zone souple et élastique du chanfrein (si on a du mal à la voir, on la reconnaîtra très bien au toucher) qui est fortement innervée. Sur cette partie le cheval a beaucoup de sensations et il ressentira le moindre changement de position de la muserolle et la moindre modification de pression.
En hauteur, cette zone commence au dessus de la partie souple des naseaux, au dessus de cette zone où on ressent bien au toucher qu’il n’y a pas encore d’os. Si on mettait le licol trop bas on risquerait de compromettre la respiration du cheval. Mais au-dessus de cette zone, il y a de l’os et rien n’entravera la respiration du cheval contrairement à ce que l’on peut parfois entendre ou lire, Elle s’arrête un peu au dessous des apophyses zygomatiques, car là le licol placé trop haut perdrait beaucoup en efficacité et dans le même temps, en mettant à peine trop de main on pourrait blesser le cheval par le frottement sur cette crête osseuse.

En largeur, elle part des bords l’os du chanfrein et va jusqu’à la ligne dans le prolongement de la commissure des lèvres. Une image valant 100 fois un bon discours (si on suppose que celui ci est bon !! ^^) on a toute cette zone pour y placer le nœud situé sur le chanfrein, l’endroit que vous choisirez à l’intérieur du tracé vert sera de toutes façons correct, c’est ensuite à vous de faire votre choix, en fonction de votre préférence et de celle de votre cheval

Pour le réglage du noeud sous l’auge, il faut pouvoir glisser tout juste le poing entre l’auge et le licol mais pas plus. Une muserolle trop serrée perdra de sa clarté  car le licol fonctionne par rotation autour de la tête du cheval et non traction.

Un licol trop serré, outre l’effet de contention désagréable, ne pivotera plus autour de la tête du cheval, les informations qu’il donnera ne seront que des tractions et plus des sensations.
Une muserolle trop lâche peut vraiment être génante, notamment pour le reculer. Elle doit donner un confort suffisant au cheval pour qu’il puisse brouter …. ou bailler ! ^^

J’ajouterai qu’un licol en corde n’est EN AUCUN CAS fait pour une utilisation de la pression continue (monte au contact ou longe classique sur longe tendue) !  C’est un outil très utile pour ce pour quoi il est fait : apprendre à céder à la pression. Mais si vous n’offrez aucune échappatoire au cheval et que vous gardez le contact quoi que fasse le cheval, il devient un outil de torture !

Vous longez classique, en utilisant une longe tendue ? Utilisez un caveçon qui est fait pour ça ou un licol plat mais en aucun cas un licol en corde !
Vous montez rênes tendues ? Mettez un mors qui permettra au cheval de se soustraire à la pression en ouvrant la bouche s’il en a besoin mais pas un licol en corde !
Vous utilisez le relâchement total de la longe ou de la rêne dès que le cheval a cédé ? Alors le licol en corde est fait pour vous à pied comme à cheval.

Valérie Schweitzer

 

Tu te poses des questions ? Pose les moi !

Progresser en liberté

Progresser en liberté

J’ai toujours aimé cette maxime de La Fontaine

« Patience et longueur de temps font plus que force ni que rage. »

Jean de La Fontaine

Tellement vrai avec les chevaux !

Fawzii a des difficultés émotionnelles dans le rond de longe (pas ailleurs, ça sent le passif qui remonte à vrai dire) et j’ai donc décidé de lui apprendre une figure technique assez compliquée pour l’aider à rester davantage connecté : le cercle excentré.

On a fait une première séance assez difficile où je l’ai perdu un grand nombre de fois, car il prenait toutes mes demandes comme des demandes d’accélération mais on a pu finir sur un tour complet de bidon , cerveau activé et dans le calme

C’est bien et je suis heureuse qu’il ai compris mais ce n’est pas mon but ultime ! Mon but est qu’il garde son cerveau même aux allures hautes, trot ou galop, et qu’il soit donc capable de le faire aussi à partir du trot et du galop en gardant l’allure et son cerveau en même temps !

On a donc repris sur une seconde séance dont vous trouverez un résumé ci-dessous.

Je commence doucement en révisant les acquis de la séance précédente et puis je demande plus de vitesse en le demandant au trot

A noter que ça ne va pas toujours comme je veux, mais je ne perds pas mon calme ni ma patience même quand il faut plus d’une minute pour que j’arrive à mon but. S’agacer à ce stade aurait été totalement contre productif et abandonner en me disant que je n’y arriverai pas… encore plus !

Votre cheval ne fait pas ce que vous voulez ?

Ce n’est pas grave, donnez vous les moyens, gardez votre calme, persévérez. Il n’y a pas de magie, pas de chevaux doués, juste des cavaliers prêts à faire preuve de patience, et de persévérance, et il en faut beaucoup parfois. Des cavaliers qui gardent leur plan, qui ne se découragent pas et qui récompensent les efforts de leurs chevaux. Des cavaliers qui ont appris à se maitriser pour maîtriser leurs chevaux.

Bienvenue dans le groupe de ces cavaliers là !

Pourquoi je n’aime pas l’expression « monter en cordelette » ?

Pourquoi je n’aime pas l’expression « monter en cordelette » ?

Je sais que pour de nombreuses personnes, le but ultime va être de « monter en cordelette »… ça fait rêver… mais personnellement j’ai horreur de cette expression, même si je l’utilise de temps en temps, parce qu’elle induit que la cordelette est l’essentiel.

C’est à elle qu’on pense comme moyen de « piloter » le cheval et c’est ce que font de nombreux cavaliers, ils remplacent tout simplement les rênes par la cordelette. C’est certes un apprentissage qui demande de la confiance mutuelle et une excellente obéissance du cheval, mais cela ne démontre pas une réelle complicité. Une cordelette dès qu’elle remonte sur l’encolure peut aussi être un moyen de contrôle assez puissant surtout utilisée dans des mains fortes.
On voit aussi dans ce cas qu’elle remplace purement et simplement les rênes qu’elle est au contact quasiment en permanence.

Personnellement, je ne souhaite pas l’utiliser de cette façon.

Pour moi la cordelette n’est pas un moyen de contrôle du cheval mais un simple aide à la précision, un léger rappel à l’ordre quand le cheval n’a pas écouté mon moyen de communication principal : MON CORPS !

Et je trouve ça extrêmement important pour faire le lien entre le sol et la selle, parce qu’on parle de langage corporel au sol à tout bout de champ, mais personne n’en parle pour tout ce qui se passe en selle ! ET POURTANT !!! Pourtant tout ce temps au sol à utiliser du langage corporel ne devrait être qu’une préparation à ce même langage corporel en selle !

Une préparation pour le cheval pour qu’il se mette à l’écouter, mais surtout une préparation pour l’humain pour qu’il se mette à l’utiliser…. Si on n’a jamais appris à utiliser notre focus à pied, si on n’a pas appris à note cheval à suivre notre focus au sol, il sera très difficile de l’utilisé monté. Si on n’a pas appris à gérer notre énergie, si on n’a pas appris à notre cheval à l’écouter à pied, il sera très difficile de l’utiliser à cheval. Si on n’a pas appris à utiliser notre corps pour communiquer avec notre cheval à pied, il sera très difficile de le faire finement à cheval.

Si on utilise, notre corps, notre énergie, notre focus correctement au sol, le transfert en selle est extrêmement facile et simple !!! Mais il n’y a qu’une infime partie des personnes qui font du travail au sol qui sentent et voient ce lien et c’est tellement dommage !

La longe, le stick, la cordelette, tout comme les rênes ne devraient être qu’une phase 4 ! Un inconfort qu’on ajoute si le cheval n’a pas écouté nos demandes corporelles plus légères et délicates…

J’ai fait cette erreur après le débourrage de Maroussia, j’ai mis une cordelette, je suis montée dans le rond de longe et à la première séance j’étais très contente de moi ! YEAH je « montais en cordelette », mais à la deuxième séance je me suis rendue compte qu’en fait si je l’enlevais… je n’avais plus rien.. elle n’écoutait pas mon langage corporel du tout en fait… alors j’ai enlevé la cordelette, j’ai remis le licol et les rênes et on a repris à zéro et on a passé du temps avec les rênes en les utilisant toujours après le corps jusqu’à ce que je n’ai plus besoin de m’en servir du tout. Et il est arrivé ce jour où de toute ma séance je n’ai pas eu à toucher mes rênes… alors j’ai enlevé les rênes, j’ai enlevé le licol et je suis montée en liberté pour de vrai avec une jument qui écoutait mon corps pour de vrai.

C’est sûr cela prend plus de temps, ça demande plus de rigueur, plus de précision, plus de clarté mais vous pouvez me croire sur parole, la sensation n’a rien à voir … l’attitude du cheval non plus…

Où que vous en soyez, au sol comme en selle, vous pouvez commencer dès aujourd’hui, utilisez votre corps, votre intention, votre énergie, votre focus, pour communiquer avec votre cheval et n’utilisez vos outils UNIQUEMENT que si votre cheval n’y a pas répondu et ça partout tout le temps et un jour, vous n’en aurez plus besoin !

Utiliser son corps au sol

 

 

Utiliser son corps à cheval

 

Les programmes VIP au sol et du sol à la selle et
les formations enregistrées « Batir les bases au sol » et « Du sol à la selle »,
vous accompagnent dans cette optique quel que soit votre niveau actuel.
N’hésite pas à me contacter à ce sujet

Tu te poses des questions ? Pose les moi !

Il n’y a pas d’urgence, nous y arriverons un jour.

Il n’y a pas d’urgence, nous y arriverons un jour.

Souvent, quand je montre quelque chose d’avancé avec mes chevaux, on me pose la même question :

« Et tu es arrivée à ça en combien de temps ? »
Ça c’est vraiment LA question à laquelle je NE PEUX PAS répondre !
 

Je ne peux pas parce que je n’ai aucune idée de la réponse, mais aussi parce que la réponse n’aurait aucun sens pour la personne à qui je la donne. Le temps est une notion totalement subjective.

Il peut paraître long ou court, qu’on le ressente sur son parcours ou qu’on donne un nombre de jours ou d’heures à la personne qui demande.
Par exemple, le simple fait mettre un licol correctement peut prendre 3 jours à raison de 3 séances par jour pour Aslan quand il est arrivé, intouchable, refusant tout contact physique. Selon votre propre parcours cela peut vous paraitre très long ou très court ! C’est juste une question de ressenti.
Mais aussi avec une autre personne plus expérimentée que moi, cela aurait pu être beaucoup plus court et pour une autre, plus débutante, cela aurait peut être pris des semaines ou des mois.
Avec un autre cheval moins sauvage bénéficiant d’expériences positives avec les humains cela m’aurait peut être pris 2 ou 3 mn et avec un cheval, ayant plus d’expériences négatives avec les humains, cela aurait m’aurait sûrement pris des semaines..
La durée d’un apprentissage est donc totalement variable, aussi bien dans le ressenti que dans sa durée effective en fonction de la compétence de l’humain et du vécu du cheval.

Pour toutes ces raisons, il est inutile de comparer la vitesse de votre progression, qu’elle soit plus ou moins rapide que celle des couples qui évoluent autour de vous ou à travers ce fameux filtre des médias sociaux !

Plus vous vous mettrez la pression en vous disant que vous vous allez aller vite, moins vous progresserez.

 Je sais ce n’est pas toujours facile et j’avoue que le premier hiver après le débourrage d’Aslan, j’ai bien senti ce sentiment étrange de ne pas avancer.

Car en approfondissant nos bases,je me suis rendue compte qu’Aslan avait un énorme souci de confiance au niveau de ses postérieurs et de toute l’arrière main ! Une grosse cicatrice est encore présente sur son postérieur droit attestant de ce jour où, poulain, son postérieur est resté coincé dans des barbelés…

 Alors je ne suis pas passée outre, j’ai fait des dizaines de séances sur base de jeu de l’amitié sous des tas de formes, en essayant de garder un coté ludique, mais en allant toujours plus loin pour l’aider à reprendre confiance dans son corps, dans l’environnement et tout ce qui pouvait toucher son ventre et ses postérieurs.
Pendant ce temps, mes amies qui avaient des poulains du même âge progressaient à cheval vers des choses que nous étions très loin d’avoir. Mais j’ai fermé mes yeux et mes oreilles et j’ai continué ma route pour enlever ce grain de sable de la machine dans la tête de mon cheval.
Au printemps, j’ai commencé à le remonter et à avancer à nouveau sur la finalisation du débourrage.

Et puis il y a eu ce soir d’avril, ce soir où on jouait à cheval sur une figure comportant beaucoup de cônes. Et là en reculant, il a marché sur un gros cône avec son postérieur droit, surpris, il a fait un pas à gauche et marché sur un autre cône avec le postérieur gauche et là j’ai attendu l’explosion ! Une de ces explosions verticales qu’il me faisait au début de l’hiver, une de celles qui amenaient ses 4 pieds en même temps à la hauteur de mes épaules quand j’étais au sol… mais rien ne s’est passé, pas d’explosion. Il a juste tourné la tête pour voir ce qui était sous son postérieur gauche tranquillement tête en bas … et là j’ai su !
J’ai su pourquoi j’avais passé un hiver à l’envoyer dans des blocs en plastique, dans des bâches, pourquoi je lui avais demandé d’enjamber tellement de bidons et pourquoi j’étais restée au sol si longtemps … j’avais fait tout ça « juste » pour survivre ce soir d’avril ! « Juste » pour que, ce soir là, mon jeune cheval vive une expérience positive et passe une bonne séance. « Juste » pour que je rentre chez moi, ce soir là, pleine de joie et de bonheur au lieu de rentrer meurtrie et déçue. « 

 Si j’y repense aujourd’hui, c’est qu’hier, après des mois sans rien faire, Aslan est entré les 4 pieds dans la water box  à la troisième demande et il ne lui a pas fallut plus de deux passages supplémentaires pour y passer totalement tranquillement même avec les postérieurs ! Une fois des bases fortes construites, tout est plus facile même longtemps après, même en liberté…

Alors peu importe le temps qu’on y passe, si un cheval a besoin de temps pour construire sa confiance et sa bonne volonté. Peu importe le temps qu’on y passe si une cavalière a besoin de temps pour construire sa confiance et son leadership. Tout ce qui compte c’est d’avancer sur son propre chemin vers ce qu’on veut faire.
Si nous faisons les bons choix, pour nos chevaux, pour nous, il n’y a pas d’urgence, nous y arriverons un jour !

Comment construire une water box ?

Comment construire une water box ?

La water box est un obstacle de Mountain Trail particulièrement compliqué pour les chevaux et son apprentissage peut demander du temps, il est donc intéressant d’en avoir une à la maison. 

Attention : c’est un obstacle qui demande de l’outillage, du soin à la fabrication et des matériaux couteux, comptez un budget de 250 € à 400 € tout compris. 

Pour fabriquer ma water box, j’ai utilisé:  

  • 2 planches de contre-plaqué marine de 2,40 m x 1,20 m en 15 mm d’épaisseur minimum (vous pouvez utiliser du normal si vous ne trouvez pas de marine, ce sera beaucoup moins cher mais ça tiendra beaucoup moins longtemps !)
  • 2 bastaings de 140 mm x 40 mm en 4 m, traités autoclave.
  • 1 lot de vis 6 mm x 90 mm
  • 2 cartouches de silicone
  • 1 pot de 2,5 l de vernis marin
  • 2 pots de 0,5 l de peinture 

On commence par couper les bastaings pour obtenir 2 morceaux de 1,16 m et 2 morceaux de  2.40 m.

On coupe l’une des deux planches de contreplaqué pour obtenir une planche de 1,10 m x 2.30 m. L’autre ne sera pas recoupée.

On utilise une scie cloche de 68 mm pour percer les 18 trous dans la planche déjà découpée. 

On fait, avec cette scie, 3 lignes de 6 trous répartis sur la surface. 

On lime le bord des trous et tous les bords coupés pour plus de propreté et de longévité.

Vernis marin en deux couches sur la planche du fond encore intacte recto-verso et sur le verso de la planche trouée.

Pose de 2 couches de vernis marin sur toutes les faces des morceaux de bastaings.

Respectez les temps de séchage entre deux couches. Oui entre les faces et les couches c’est long ^^

Après plusieurs essais, on a trouvé une solution réellement anti-dérapante pour la surface de la planche trouée sur laquelle les chevaux marchent. En effet, une planche mouillée c’est une patinoire !

Donc on  passe une couche de peinture épaisse, puis on y jette du sable avant que ça sèche et on appuie dessus pour qu’il adhère à la peinture.

Une fois la peinture sèche, on balaye la planche pour retirer le sable qui n’a pas adhéré, puis on  repasse une couche de peinture.

 

La surface obtenue est dure et grumeleuse et ne glisse absolument pas.

On commence l’assemblage du cadre en plaçant chaque planche perpendiculairement au bout de sa voisine. L’espace de jonction est rempli de silicone puis vissé avec 3 vis.

Attention de veiller à ce que l’équerrage soit correct, utilisez une grande équerre ou un grand livre.

Une fois le cadre créé et sec, on garnit toute la surface inférieure du cadre de silicone avant de le placer avec précision sur la planche entière qui constitue la base.Soyez soigneux, c’est ce qui fait l’étanchéité de votre box, il ne doit y avoir aucun manque. Faites un cordon épais avec le silicone en s’écrasant, il fera toute l’épaisseur du bastaing.

Le cadre est ensuite fixé avec une vis chaque 15 à 20 cm, c’est ce qui fera la solidité de la box quand les chevaux cogneront les pieds dedans. 

Ne soyez pas avares de vis ! 

Si le silicone déborde, essuyez ce qui est en trop avec un petit bout de chiffon bien mouillé.

 

 

 

Il ne reste plus qu’à laisser sécher, puis à remplir la box d’eau et à déposer la planche trouée dessus.

Je vous conseille de retirer la planche supérieure trouée après chaque utilisation et de la stocker sur des supports pour allonger sa durée de vie.

L’apprentissage de la water box peut être très diffcile pour certains chevaux. 

NE POUSSEZ JAMAIS UN CHEVAL SUR CET OBSTACLE ! 

Il peut glisser et se blesser gravement ! 

Décomposez en le faisant passer sur la planche trouée posée au sol, puis dans la box vide et montrez lui bien en appuyant sur la planche supérieure avec votre stick que tout ça bouge, avant d’essayer de lui demander de passer.

Attendez que chaque étape soit facile et que le cheval passe sans freiner ni accélérer avant de passer à la suite.

L’approche retrait est votre ami !!!  

Commencez en demandant le passage du grand coté ce sera plus facile pour le cheval.

Une fois que le cheval passe à pied en toute tranquillité, vous pouvez passer à cheval. 

 

Il y a des tas de façons de jouer avec cette water box, voici quelques idées :

 

 

 

Sois toi-même !

Sois toi-même !

Soyez vous-mêmes, tous les autres sont déjà pris !
Andy Warhol

On peut être inspiré par ce que font d’autres avec leurs chevaux, mais il est important de rester soi-même, de savoir ce que nous, chacun, individuellement, nous avons envie de faire et la façon dont nous voulons le faire.

Vous et votre cheval formez un couple unique avec des envies et des aspirations uniques. Respectez-vous et suivez votre voie !

Je vois trop de personnes qui ne font pas ce qu’elles ont envie de faire et qui tournent en rond dans un monde et une façon d’être avec leurs chevaux qui ne leur conviennent pas … Trop de personnes qui vont faire du dressage ou du CSO par défaut « parce qu’ils en font dans mon écurie »…

Alors posez vous la question « QUE VOULEZ-VOUS FAIRE VRAIMENT AVEC VOTRE CHEVAL ? »

Faites une liste et à partir de là posez vous les bonnes questions :
– Êtes-vous sur le bon chemin pour réaliser ce que vous voulez ?
– Que faut-il faire pour changer les choses ?

Alors ça peut sembler insurmontable au premier abord. Oui ça peut demander des efforts, parfois de gros efforts.
Mais, est-ce que vivre la vie que vous voulez vraiment avec votre cheval ne vaut pas le coup ?
Est-ce qu’être vous-même dans votre vie équestre sans vouloir être quelqu’un d’autre, n’en vaut pas la peine ?

Même si vous ne pouvez pas tout changer tout de suite, commencez par vous poser la question, commencez par savoir QUI VOUS ÊTES en tant que cavalière et OÙ VOUS VOULEZ ALLER et la graine sera semée, ce sera le début de votre chemin original, personnel et individuel

 

Plus je m’entraîne, plus j’ai de la chance !

Plus je m’entraîne, plus j’ai de la chance !

Les miracles n’existent pas !

Les chevaux magiques non plus !

Quoique tu fasses tu as besoin de temps et de répétition pour y arriver.
Quel que soit votre niveau tu vas te heurter à des difficultés
– soit tu t’entraînes pour les dépasser
– soit tu restes sur tes positions en enviant ceux qui avancent …
 

Il n’y a pas d’autre choix …

Lequel vas-tu faire ?

 

Tu es la seule à en décider !

NE VOUS LIMITEZ PAS  !

NE VOUS LIMITEZ PAS !

La pensée du jour : NE VOUS LIMITEZ PAS !

J’apprends à mes chevaux, et je vous encourage à apprendre aux vôtres, à rester calmes et immobiles sans être attachés ? Mais ce n’est pas une raison pour renoncer à attacher son cheval !
Au contraire, si le cheval reste sagement à sa place et que vous avez avancé sur la cession à la pression, l’attache ne devrait plus être un problème.

ET C’EST COMME ÇA POUR TOUT !

Il n’est pas question de changer « d’église » et de vous retrouver avec de nouveaux diktats :

  • pas question d’attacher toujours ou jamais
  • pas question de monter toujours sans mors ou toujours avec
  • pas question de ne faire que du travail à pied ou que du travail monté

mais d’être LIBRE de pouvoir tout faire !

Pas n’importe comment, mais en utilisant les mêmes principes de respect du cheval et de soi-même, en vivant ensemble d’une façon où chacun trouve son compte, où tout le monde est heureux, cheval comme cavalier(e).

Renforcer une palette pour pouvoir y faire monter un cheval

Renforcer une palette pour pouvoir y faire monter un cheval

Avoir une palette renforcée est très utile, si vous en avez plusieurs c’est mieux  

Les utilisations en sont multiples : montoir solide et pratique en en empilant plusieurs, mais aussi préparation à un sol dur pour le van, but pour aider le cheval à apprendre l’immobilité, préparation aux passerelles de Mountain Trail. 

Pour la palette elle-même, on en trouve parfois en demandant à son supermarché, mais vous en trouverez à coup sur sur Facebook Market ou sur Le Bon Coin.
Privilégiez les palettes Europe, plus solides et plus durables. Une palette Europe est faitre pour supporter 1000 à 1400 kilos répartis sur sa surface. 

 Choisissez des palettes avec des blocs de bois dans les angles et  fuyez celles qui ont juste des blocs en bois aggloméré, ils ne résistent pas à l’humidité. 

Attention une seule planche de palette c’est fragile. En renforçant la surface on répartit le poids du cheval et cela permet d’y faire monter des chevaux en toute sécurité.
Dans tous les cas ne faites jamais monter votre cheval sur une palette non renforcée, même si elle vous semble solide.

Pour la renforcer, les planches de coffrage ou les planches pour terrasse sont adaptées si elles ont une épaisseur suffisante.

On voit bien ici que les planches de la palette sont plutôt fines alors que celles utilisées pour la renforcer sont nettement plus épaisses, 25 mm minimum.

On pose les planches en croisant sur les planches supérieures de la palette, cela permettre de répartir le poids du cheval sur une plus grande surface.

Chaque planche est clouée ou vissée avec 6 vis pour une stabilité maximale.

Pour allonger la durée de vie des planches, il est très intéressant d’abattre les angles, cela évitera que les pieds des chevaux arrache des morceaux ben glissant sur le bord.

On peut soit les couper à la scie circulaire ou à la scie sauteuse, soit les abattre à la ponceuse ou au rabot.

 Votre palette durera plus longtemps si vous protégez le bois. Attention de ne pas utiliser de produit toxique car certaines chevaux peuvent en croquer la surface ou les angles ^^ Vous pouvez choisir de l’huile de cuisine de base ce qui compte c’est de saturer le bois pour que l’eau n’y entre pas.

Ma petite astuce perso, ajouter une poignée sur la palette pour pouvoir la transporter plus facilement en la tirant, parce qu’une palette c’est lourd mais une palette renforcée c’est TRES lourd. La poignée c’est vraiment un bonheur pour la déplacer en glissant au sol quand on est seule.

Attention de ne pas faire une poignée trop grande dans laquelle un cheval pourrait glisser un pied. Si c’est le cas, glissez la poignée sous la palette avant de faire quoi que ce soit avec le cheval.

Vérifiez la solidité de vos palettes, et des planches qui les recouvrent, régulièrement. Si vous avez utilisé des clous, soyez attentifs au fait que les clous ne remontent pas et n’hésitez pas à les renfoncer à coup de marteau si c’ets le cas.

Un petit passage avec de l’huile ou de la lasure tous les ans et votre palette renforcée durera longtemps !

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