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Renforcer une palette pour pouvoir y faire monter un cheval

Renforcer une palette pour pouvoir y faire monter un cheval

Avoir une palette renforcée est très utile, si vous en avez plusieurs c’est mieux  

Les utilisations en sont multiples : montoir solide et pratique en en empilant plusieurs, mais aussi préparation à un sol dur pour le van, but pour aider le cheval à apprendre l’immobilité, préparation aux passerelles de Mountain Trail. 

Pour la palette elle-même, on en trouve parfois en demandant à son supermarché, mais vous en trouverez à coup sur sur Facebook Market ou sur Le Bon Coin.
Privilégiez les palettes Europe, plus solides et plus durables. Une palette Europe est faitre pour supporter 1000 à 1400 kilos répartis sur sa surface. 

 Choisissez des palettes avec des blocs de bois dans les angles et  fuyez celles qui ont juste des blocs en bois aggloméré, ils ne résistent pas à l’humidité. 

Attention une seule planche de palette c’est fragile. En renforçant la surface on répartit le poids du cheval et cela permet d’y faire monter des chevaux en toute sécurité.
Dans tous les cas ne faites jamais monter votre cheval sur une palette non renforcée, même si elle vous semble solide.

Pour la renforcer, les planches de coffrage ou les planches pour terrasse sont adaptées si elles ont une épaisseur suffisante.

On voit bien ici que les planches de la palette sont plutôt fines alors que celles utilisées pour la renforcer sont nettement plus épaisses, 25 mm minimum.

On pose les planches en croisant sur les planches supérieures de la palette, cela permettre de répartir le poids du cheval sur une plus grande surface.

Chaque planche est clouée ou vissée avec 6 vis pour une stabilité maximale.

Pour allonger la durée de vie des planches, il est très intéressant d’abattre les angles, cela évitera que les pieds des chevaux arrache des morceaux ben glissant sur le bord.

On peut soit les couper à la scie circulaire ou à la scie sauteuse, soit les abattre à la ponceuse ou au rabot.

 Votre palette durera plus longtemps si vous protégez le bois. Attention de ne pas utiliser de produit toxique car certaines chevaux peuvent en croquer la surface ou les angles ^^ Vous pouvez choisir de l’huile de cuisine de base ce qui compte c’est de saturer le bois pour que l’eau n’y entre pas.

Ma petite astuce perso, ajouter une poignée sur la palette pour pouvoir la transporter plus facilement en la tirant, parce qu’une palette c’est lourd mais une palette renforcée c’est TRES lourd. La poignée c’est vraiment un bonheur pour la déplacer en glissant au sol quand on est seule.

Attention de ne pas faire une poignée trop grande dans laquelle un cheval pourrait glisser un pied. Si c’est le cas, glissez la poignée sous la palette avant de faire quoi que ce soit avec le cheval.

Vérifiez la solidité de vos palettes, et des planches qui les recouvrent, régulièrement. Si vous avez utilisé des clous, soyez attentifs au fait que les clous ne remontent pas et n’hésitez pas à les renfoncer à coup de marteau si c’ets le cas.

Un petit passage avec de l’huile ou de la lasure tous les ans et votre palette renforcée durera longtemps !

La connexion en question

La connexion en question

Tout le monde voudrait un cheval à l’écoute, qui fait tout son possible pour comprendre, qui prend en compte son cavalier en premier, avant même l’environnement. Tout le monde voudrait voir son cheval lié à soi par ce lien invisible, cette connexion comme une wifi, facile et fluide.

Seulement voilà, dans la vraie vie, la plupart des chevaux sont plus intéressés par l’herbe, les autres chevaux, le tracteur au loin, ou même rien, que par leur compagnon à deux pattes ! Et c’est vraiment pas drôle de constater que cette démangeaison, cette mouche ou ce brin d’herbe sont plus intéressants et attractifs que nous !

Alors on peut se contenter de constater, de se fâcher, de s’agacer ou d’être juste désespéré par cet état des lieux peu reluisant… ou on peut commencer à se poser les bonnes questions :

Pourquoi est-ce que je n’existe pas aux yeux de mon cheval ?

Pourquoi est-ce que quand il est en troupeau il est si léger et à l’écoute des autres ? Alors que quand il est avec moi.. ?

Revenons un peu à ce qui se passe pour nos chevaux dans leur vie de tous les jours entre eux.
Les chevaux sont des animaux sociaux, ils sont faits pour vivre en groupe et plus leur groupe est nombreux avec des individus en bonne santé, plus il est fort. Contrairement à certaines idées reçues, les chevaux sont donc programmés pour ne pas blesser les autres membres de leur groupe et pour vivre en paix.

Quand un groupe se met en place il s’établit une hiérarchie entre les individus et chacun sait qui est au-dessus et au-dessous de lui dans la troupe. Les individus situés au-dessus ne disent jamais à ceux situés en-dessous quoi faire, mais ils sont très clairs sur ce qu’ils ne peuvent pas ou ne doivent pas faire : ne reste pas ici, ne t’approche pas de cet endroit, ne t’approche pas de ce cheval… Ils sont très clairs parce qu’ils sont très efficaces.

Voyons comment un cheval d’un rang supérieur fait bouger un cheval d’un rang inférieur. D’abord, il va se « grandir », le regarder droit dans les yeux pour manifester son mécontentement et si ça ne suffit pas, il va coucher les oreilles, jeter le nez, fouailler de la queue ou taper du pied et lui foncer dessus pour le toucher fermement avec la bouche ou les pieds. C’est clair et c’est sans appel  : le cheval inférieur SAIT que ce sera le cas, parce que c’est tous les jours comme ça, plusieurs fois par jour !

Combien de temps entre ce premier regard et les dents ou les pieds ? TRÈS peu de temps n’est ce pas ? 3 secondes ou 4 au grand maximum.

Voyons donc maintenant ce qui se passe quand un humain veut faire bouger un cheval.

Soit s’il n’a pas une grande affection pour son cheval, ou on ne lui rien appris d’autre et il va lever une chambrière ou un stick et frapper son cheval dans la foulée…. les « formules de politesse » équines : regard, oreilles, queue ou pied qui frappe le sol sont absentes. Cela fabrique des chevaux qui fuient et ont peur des outils qu’on ne peut pas bouger sans qu’ils en aient peur… trop loin de leur mode de communication, ils ne peuvent pas comprendre et obéissent juste par peur.

Soit il a beaucoup d’amour pour ce cheval et là tout est différent, car lui bien sûr ne VEUT PAS toucher son cheval. Alors il est poli, très poli… Il regarde son cheval, il appelle le cheval qui est en train de regarder ailleurs ou de brouter. Il agite la longe pour « capter son attention », il lui lève la tête de l’herbe. Puis  il tend le bras en regardant son cheval et se demande ce qu’il en pense, puis il se met à agiter son stick pour faire signe au cheval de partir. Le cheval de son coté… vit sa vie, il broute, il regarde les copains au loin, il chasse les mouches, il baille, bref il s’ennuie ! Alors l’humain agite encore son stick ou sa chambrière, il tire un peu sur la longe, se dit qu’il est nul, se demande s’il s’y prend bien, abandonne puis change d’avis et tend la longe et agite le stick à nouveau… le cheval a replongé la tête dans l’herbe ou regarde à nouveau ailleurs alors tout recommence… jusqu’à quand ?

  • soit jusqu’à ce que le cheval bouge un peu dans la direction voulue sans grande conviction.
  • soit jusqu’à ce que l’humain s’impatiente et ne bascule tout à coup du coté obscur en touchant fort le cheval de frustration et de colère. Le cheval va alors bondir et prendre peur, amenant l’humain à s’en vouloir. Il se jure alors qu’il ne le touchera plus !

Combien de temps entre la première intention de mouvement et le moment où l’humain est susceptible de toucher le cheval ? La plupart du temps un nombre aléatoire au-dessus de plusieurs dizaines de secondes ! Impossible à compter, impossible à prévoir !

En fait, le cheval ne sait jamais ce qui va se passer, la seule chose qu’il a apprise c’est qu’il a le temps. Sa décision (bouger ou pas) est remise à plus tard.
Pourquoi regarderait-il l’humain ? Pourquoi lui prêterait-il attention ? Il sait de façon certaine que si son humain a quelque chose à lui demander… il va le prévenir, il l’appellera ou secouera la longe ! Alors il regarde ailleurs pas la peine d’être attentif ou vigilant quand on vous prévient avant qu’il se passe quoi que ce soit…
Pourquoi bougerait-il maintenant alors que rien ne l’y oblige ? Si je te dis, « Fais moi un petit résumé de cet article pour la semaine prochaine » Quand le feras tu ? … C’est pareil pour ton cheval, c’est pareil pour tous les êtres vivants quand rien n’est urgent on diffère notre action !

Alors qu’est-ce qu’on peut faire pour que le cheval soit plus attentif sans être peureux ?

AGIR COMME UN CHEVAL !

Être poli en prévenant le cheval mais lui donner toujours le même délai pour répondre, un délai court inférieur à quelques secondes durant lequel je vais enchainer mes phases de manière fluide et sans arrêt « pour voir ». Je vais monter mon énergie, le regarder, lui donner une indication polie et posée avec ma main qui tient la longe et enchainer lever le stick, le bouger et toucher le cheval. Il n’a pas vu arriver le stick parce qu’il broutait ou regardait ailleurs ? Dommage ! La prochaine fois il gardera les yeux sur moi.
Il a bougé, je le félicite et le laisse réfléchir et je recommence. La seule chose qui stoppera mon enchainement bien prêt dans ma tête (énergie, regard, main, stick, toucher) c’est le fait que mon cheval bouge … OU … qu’il réfléchisse à ce que je lui demande, qu’il se prépare à le faire, qu’il se connecte ! Là je vais lui donner un laps de temps supplémentaire pour le laisser réfléchir.

Le fait d’avoir un délai fixe (le fameux 1 – 2 – 3 qu’on utilise avec les enfants) permet aussi au cheval de ne plus être surpris au moment où on le touche, nous devenons ainsi justes et fiables à ses yeux.

Le 3ème bénéfice est qu’en n’attendant pas, en touchant le cheval parce que « c’est l’jeu ma pauv’Lucette » et non parce qu’on est excédé par son manque de coopération, on n’est plus jamais frustré ou agacé. On peut alors jouer en touchant le cheval en disant un « perdu » qui aide à garder la mauvaise humeur à distance et qui aide à rendre tout ça plus léger. Au passage, si on touche son cheval, sans frustration et sans colère, on ne risque pas de toucher plus fort que prévu contrairement à ce qui se passe quand on est agacé.

En fait, je vais juste reproduire une situation que mon cheval vit plusieurs dizaines de fois par jour dans son troupeau, qu’il ait un statut hiérarchique haut ou bas dans son troupeau n’importe pas. Si je veux sa coopération, je dois avoir un statut hiérarchique au-dessus du sien… ou renoncer à lui demander quoi que ce soit.

C’est seulement en se comportant comme un cheval qu’on peut obtenir la connexion, puis la compréhension, puis la coopération des chevaux !

 

Tu as aimé cet article ?

Alors tu aimeras aussi mes livres « Juste avec mon cheval » pour réfléchir et devenir l’humaine que les chevaux ont envie de cotoyer !

La progressivité, toujours, partout !

La progressivité, toujours, partout !

Je me doute bien que quand je vous parle de progressivité cela vous semble évident ! Bien sûr que vous êtes progressifs, c’est évident qu’il faut compliquer les choses progressivement ! Oui mentalement à froid comme ça, c’est évident… mais dans les faits on en est loin … loin pour les nouvelles choses mais aussi et surtout pour les choses que vous avez déjà faites ! Déjà faites il y a 3 jours ou 3 semaines ou 3 mois ou 3 ans … Alors on va remettre les choses dans l’ordre… vous, quand vous étiez au lycée vous résolviez peut-être des calculs matriciels, vous résolviez un problème de physique ou écriviez une dissertation, peut-être pas avec joie, mais vous étiez capables de le faire… vous étiez aussi capable de faire des courses de haies, de grimper à la corde et de tenir un équilibre … oui tout ça vous saviez le faire … mais aujourd’hui est-ce que vous savez le faire ? Pourquoi est ce que vous en étiez capables à l’époque et pas aujourd’hui ? Parce que vous étiez entrainées ! Parce qu’on vous avait appris à faire tout ça avec progressivité … Alors si aujourdhui vous ne vous sentez plus capable de le faire, vous le pourriez pourtant, si on vous entrainait à nouveau avec progressivité … Mieux que ça… imaginez qu’au lieu de passer votre bac ou votre examen final en juin, il ai été reporté juste de 3 semaines et qu’après 3 semaines de vacances, vous l’ayez finalement passé … auriez vous eu la même note ? Ce n’est pas parce qu’on a déjà fait quelque chose, ce n’est pas parce qu’on SAIT LE FAIRE qu’on est toujours CAPABLE de le faire ! Voilà vous comprenez mieux à quoi sert la progressivité… ce n’est pas parce que votre cheval a déjà fait quelque chose, même la semaine dernière qu’il est capable de le faire aujourd’hui ! Et si vous ne prenez pas ça en compte vous allez direct à l’échec … Être progressive lors des apprentissages oui ! Bien sur, ça tombe sous le sens ! Être progressive à l’intérieur de la séance et dans la séquence des séances d’apprentissage… oui aussi. Mais si vous voulez aller vers la réussite, il va falloir garder cette progressivité à l’intérieur de TOUTES vos séances et ne jamais rien prendre comme définitivement acquis.

Oubliez le : « il sait le faire ! « 

Oui Maroussia passe les bidons debout, oui elle est capable de le faire depuis de nombreuses années, mais non je ne commence JAMAIS par ça ! Je suis progressive à chaque séance où je vais le lui demander ! Sur la vidéo suivante je commence par le bidon couché mais avant ça, j’ai vérifié mes envois, j’ai fait des touch it j’ai vérifié qu’elle était avec moi mentalement. Tant que je n’ai pas mon touch it, tant que je n’ai pas un envoi correct avec toute sa bonne volonté, je travaille sur ma base, ça ne sert à rien de passer à la suite, je suis vouée à l’échec, à un moment ou un autre ça va coincer ! Et si ça me prend ma séance et que je n’ai plus le temps pour sauter peu importe, ce qui compte c’est qu’aujourd’hui j’ai progressé sur ma base, celle qui est indispensable pour progresser. Une fois que j’ai ma base, je passe au saut et là aussi, je suis la plus progressive possible, il faut vraiment réfléchir à ce qui est le plus facile pour le cheval juste à peine un cheval plus dur que ce que je viens de faire.

Une fois mes vérifications de base faites, si j’ai plusieurs obstacles à ma disposition, je vais toujours commencer par le plus facile pour nous, et puis une fois que mon cheval passe sans le regarder, vraiment très facilement je vais chosir parmi ceux qui restent, le plus facile et une fois que ça passe sans que j’ai rien besoin de faire, je fais le plus facile dans ceux qui restent … et ainsi de suite ! Un petit exemple live avec la finale Mountain Trail pour vous montrer que ça s’applique absolument à TOUT ! Comme vous le verrez sur la vidéo ci-dessous, pour les levels 2 et 3 montés on avait comme premier obstacle une passerelle de 80 cm de large placée au milieu de … rien… la moitié de l’immense carrière entièrement vide étant située à droite de cette passerelle. L’entrée devait se faire au trot en level 2 puis au galop en level 3 avec transition la plus proche possible de la passerelle et passage au pas dessus dans la foulée ! Je passais en cordelette et Maroussia est TRES TRES loin d’avoir le galop lent et méticuleux d’un cheval western, elle son truc c’est l’endurance, surtout après avoir été passée avec des tas d’autres chevaux dans un petit espace pendant des heures. J’ai donc choisi comme échauffement ce qui me permettait de préparer cette entrée et de la connecter à moi un maximum. Pas d’obstacle à disposition dans la carrière, j’ai donc juste posé mon stick au sol et j’ai commencé par faire un arrêt du pas et pause juste dessus ou juste devant selon les fois (en utilisant la cordelette mais en gardant mes rênes pour pouvoir corriger de manière efficace si besoin) et j’ai récompensé. Puis j’ai fait un petit mini cercle au pas focus à mort et arrêt dessus et récompense, quelques uns comme ça, puis un cercle au trot, puis une ligne droite au trot puis un petit cercle au galop, puis faire 30 m tout droit et toujours stop au dessus jusqu’à faire un bon galop rythmé sur largeur + longueur et toujours stop au dessus… répété plusieurs fois à chaque fois avec récompense à chaque effort, jusqu’à atteindre la facilité … et ça a marché

Dans tout ce que vous faites pensez à ce qui peut être le plus facile pour votre cheval et partez toujours de là. Abandonnez définitivement le  « Il sait le faire » et passez à « Voyons ce qu’il PEUT faire à cet instant ». Ce qui est fou c’est que dans de nombreux cas, si on propose juste très facile, puis de plus en plus difficile, le cheval peut faire beaucoup PLUS que ce que vous avez supposé, car il se sait écouté et il va  dépasser les barrières mentales que VOUS vous êtes fixées. Vous serez donc beaucoup plus heureuses durant vos séances et beaucoup, beaucoup moins frustré, vous comprendrez mieux votre cheval et votre relation en sera très largement améliorée ! Valérie Schweitzer
Comme dit Britney… « Oups I did it again !  » (Zut je l’ai encore fait ! )

Comme dit Britney… « Oups I did it again !  » (Zut je l’ai encore fait ! )

Quand on veut changer ses habitudes, au départ c’est très difficile, le cheval ne fait pas ce qu’on veut et on ne sait pas vraiment pourquoi ! On n’y arrive pas c’est tout, c’est agaçant et c’est très frustrant. Ensuite on commence à apprendre, on SAIT ce qu’il faut faire, baisser ou monter son énergie, ne pas tirer sur la longe ou sur les rênes, ne pas utiliser le stick directement, utiliser notre focus etc… mais on a du mal à changer, on se rend compte de nos erreurs uniquement si on nous le dit.. sur le moment et même en regardant la vidéo, si on se filme, on avait pourtant l’impression que c’était bon ! Au stade suivant, on VOIT sur la vidéo de notre séance ces moments où l’on n’a pas fait ce qu’on voulait. Les moments où on a utilisé le stick trop tôt, pas utilisé du tout le focus, où on a tiré sur cette fichue longe, ou gardé l’énergie à fond… on râle, quelques fois on s’en veut et on se botterait les fesses .. mais il ne faut surtout pas le faire ! VOIR ses erreurs, ACCEPTER que notre corps ai fait autre chose que ce qu’on voulait, c’est le premier stade pour parvenir à le contrôler ! Quelques jours/semaines plus tard, on fait le geste qu’on ne voulait pas faire, on met pas assez ou trop d’énergie, on place mal notre focus et juste après on s’en rend compte c’est  le : « OUPS I DID IT AGAIN », mais comme on est encore avec le cheval, c’est une TRES bonne nouvelle parce qu’on peut recommencer directement en essayant de faire mieux ! Puis petit à petit les « Oups I did it again » disparaissent et on contrôle notre corps, notre énergie et donc notre cheval ! 37855D2700000578-3755103-image-a-47_1471973070014   On fera encore d’autres « Oups I did it again » pour des exercices plus avancés, mais on saura que c’est juste avant que tout aille mieux et on les prendra de façon de plus en plus positive en ayant une pensée pour Britney ! 😉
Les jeux télévisés

Les jeux télévisés

As tu remarqué quand dans les jeux télévisés, certains candidats sont vraiment, mais vraiment … nuls ! ^^
Genre si on leur demande : Quelle est la couleur du cheval blanc d’Henri IV ils répondent : – Heuh heuh … noir !
Et là on se dit tous … mais quel idiot !!
Mais non ! Il n’est pas idiot, il est sous pression.  Pression générée par l’enjeu, les lumières, la musique le public, l’attitude du présentateur, tout cela est fait exprès, car sous pression le cerveau du candidat marche BEAUCOUP moins bien !
Ok d’accord mais qu’est ce que ça a à voir avec les chevaux ?? ^^
C’est tout bête pour nos chevaux … c’est exactement pareil

Les chevaux n’arrivent pas à réfléchir sous pression !

Et si le cheval hésite et qu’on le met sous pression, en l’incitant à avancer sans relâche avec les jambes ou la cravache ou le stick, sa réflexion ne peut plus entrer en jeu et seul l’instinct va prendre le relais. Notre cheval sous pression, en mode instinct basique de fuite, peut faire des choses EXTRÊMEMENT dangereuses :
  • Tenter de sauter la totalité d’un gué alors qu’il n’aura jamais l’amplitude nécessaire et retomber au milieu du gué en terrain difficile
  • Foncer en avant et tout défoncer même s’il y a une barrière ou un obstacle haut
  • Foncer en arrière sans regarder où il va
  • Descendre au galop un contre-bas très dangereux
  • Sauter à l’arrache un fossé et atterrir dans terrain trop mou ou plein de cailloux
  • Sauter et retomber sur les barres car il est paralysé par la peur…
Et ce ne sont que des exemples !
C’est extrêmement dangereux pour le cheval et pour le cavalier.

Les chevaux ne font pas ça parce qu’ils sont idiots… Les chevaux font ça parce que leurs cavaliers, comme le bruit stressant, les lumières et la pression du jeu télévisé, les ont empêchés de réfléchir ! Parce que, oui, face à un gué, un trou, un obstacle compliqué notre cheval a besoin de regarder de réfléchir et de calculer comment il va passer ….

 Ton cheval hésite ? Laissez le RÉFLÉCHIR !

C’est ce qui conditionnera son calme dans le franchissement.
 Ne le pousse pas, laisse le respirer. S’il ne réfléchit plus et regarde ailleurs ou essaie de brouter, là tu pourras lui demander 2 ou 3 pas de reculer puis lui redemander de passer poliment et gentiment, laisse ton agacement et ton égo de coté, ils sont totalement contre productifs !
Moins tu pousseras ton cheval, plus il pourra réfléchir et moins il développera de défenses dangereuses, la plupart du temps si ton cheval ne passe pas, c’est qu’il ne PEUT PAS… regardez le s’il est tendu est stressé,laisse le regarder et remettre son cerveau en marche. Ce « détail » peut juste changer l’opinion de ton cheval et sa vie avec toi, penses y !
Toi d’abord !

Toi d’abord !

La plupart des cavaliers quand ils rencontrent un ou des, problèmes avec leurs chevaux se disent qu’il faut que leur cheval change ! Ils veulent qu’il soit plus courageux, plus calme, plus discipliné ou plus dynamique et ils travaillent dur pour changer leurs chevaux .. ou ils en prennent un autre! Mais souvent nouveau cheval ou pas, le problème continue ou se répète et les progrès sont difficiles, parfois juste passagers, avant de revenir au galop ! Et là selon leur caractère, certains renoncent quasiment à monter à cheval, ou même à avoir un cheval, ou bien, ils font avec, se battent et galèrent, jour après jour, pour réussir à changer leurs chevaux ….

C’est triste, les choses sont compliquées. Le cheval est mou on pousse, on continue, il devrait changer … Le cheval est peureux, on doit le forcer un peu à chaque chose difficile, on continue, il devrait changer..

Mais les chevaux ne changent pas, on ne change rien, on continue, on est frustré, agacé , il SAIT le faire, on s’énerve, on se fâche ou on renonce … et le cheval n’a toujours pas changé !

Et ça durera tant que je n’aurai pas compris UNE CHOSE… une seule chose…

Le comportement de mon cheval dépend du mien.

Si je deviens RÉALISTE que j’accepte de voir notre relation et notre communication telle qu’elles sont … Que je ne pense pas à priori que c’est LUI qui ne veut pas, qui fait exprès, qui veut m’agacer, mais que je deviens capable de voir quand il ne PEUT PAS quand il ne COMPREND PAS, alors mon attitude va changer fatalement ! Et l’idée n’est pas d’être défaitiste et de renoncer parce qu’on se met soi-même en cause, mais de travailler pour progresser, tout le monde peut le faire, mais le seul secret c’est que :

En changeant mon attitude je vais changer mon cheval !

Si je deviens plus compréhensive, mais aussi plus forte, plus courageuse, plus calme, plus déterminée, alors je serai la compagne sur qui mon cheval pourra se reposer. Le leader fiable qui inspire confiance qu’il aura envie de suivre … et mon cheval changera ! Chaque fois que votre cheval n’est pas celui que vous voulez, dites vous qu’il vous regarde et vous dit :

“TOI D’ABORD ! “

Sois calme, sois confiante, sois motivée, soit disciplinée et je le serai aussi ! Car s’il n’y a qu’une seule chose que je dois garder en tête c’est que : tout ce que je veux enseigner à mon cheval, je dois d’abord l’apprendre moi-même. Je veux un cheval plus courageux, je dois l’être moi aussi ! Je veux un cheval plus calme, le suis je vraiment ? Mon cheval manque de motivation ? Le suis je moi même tous les jours face à lui ? Mon cheval est indiscipliné, suis je moi même suffisamment rigoureuse ?

Et c’est pour ça que j’ai créé Juste avec mon cheval, pour vous aider à prendre de la distance, pour vous aider à réfléchir plus sereinement, pour vous aider à changer vous même, pour que vous puissiez changer vos chevaux ! 🙂

Valérie
Jouer avec son cheval : UTILE OU DANGEREUX ?

Jouer avec son cheval : UTILE OU DANGEREUX ?

La notion de jeu est souvent faussée dans la tête des cavaliers et des propriétaires de chevaux.

« Bisounours », dangereux et futile pour les uns, indispensable, mais culpabilisante dès qu’on en sort pour les autres, recherche éternelle sans jamais y parvenir pour d’autres encore… trouvons une voie raisonnée et raisonnable pour faire le tri dans tout ça !

 

Qu’est ce que ça veut dire exactement : jouer avec mon cheval ? 

Définissons la notion de jeu :

  • un jeu comporte des règles
  • les joueurs sont dans un état d’esprit gai et léger
  • Personne n’est puni parce qu’il joue mal ou qu’il ne sait pas jouer
  • personne ne se fâche 
  • sinon … ce n’est plus un jeu ! 
Quand je joue avec mon cheval, c’est moi qui établis les règles, c’est moi qui dois rester dans un état d’esprit gai et léger, moi qui ne punis personne et ne me fâche pas.. et moi qui fais respecter les règles pour que mon équipe (constituée de mon cheval et moi) gagne le jeu ! Le but comme dans tous les jeux est que mon équipe gagne 😀
 

Le but est aussi que TOUS les joueurs respectent les autres, je vais respecter mon cheval mais je vais être prudente en veillant à ce qu’il respecte mon espace. Plus le jeu est vif et plus je vais lui demander de prendre de la distance ET DE LA GARDER pour ne pas risquer de prendre un coup, qui ne serait du qu’au fait de jouer… mais je en suis pas un cheval et un coup de pied anodin donné en plein jeu… peut juste me tuer ! Donc plus ça va vite et plus je garde mon cheval loin de moi (raison pour laquelle on ne jouera vite qu’à partir du moment où on sera capable de garder notre cheval à distance ! )

Si je veux que ce soit réellement un jeu, je dois M’AMUSER déjà moi même ! Si moi je travaille, mon cheval ne trouverez jamais ça drôle, gai, léger ou amusant !!! 
Si mon cheval est le seul à s’amuser… j’ai de fortes chances que ce soit à mes dépends…

 

De quoi est ce que j’ai besoin pour jouer avec mon cheval ?

Je vous vois d’ici vous imaginant qu’il va vous falloir 6 bidons, 200 m de rubalise, 5 pneus, 3 parapluies, un immense champ vert pour y galoper en liberté et 27 ratons-laveurs… ^^

Point du tout ! 😀 Jouer avec son cheval est juste un état d’esprit et vous n’avez besoin de rien de particulier pour commencer à part … Votre sourire et votre bonne humeur !

Jouer avec son cheval c’est donc créer un but et une règle du jeu en gardant un certain état d’esprit… 

Oui ok mais on peut jouer à quoi ??

A tout !! 

 

Par exemple si vous êtes débutant(e) 

pour ce qui concerne le travail au sol, on va jouer à « respecte mon espace personnel sans me rentrer dedans ! « 
Pour ça je vais établir mes règles de base :

  1. tu ne dois pas venir mettre ton nez sur moi
  2. moi je ne bouge pas du tout mes pieds
  3. si tu mets ton nez sur moi je te fais bouger
  4. pour gagner tu rester à distance de moi

Et je vais juste me poser tranquillement avec le sourire ! Si mon cheval entre dans mon espace je vais lever les mains puis utiliser le bout de la longe pour faire des moulinets près de sa tête de plus en plus grands et de plus en plus forts, quitte à le toucher s’il insiste. Et ça, jusqu’à ce qu’il sorte de mon espace. Dès qu’il sort de mon espace ! BRAVO on a gagné ! Je lui souris et je le félicite chaudement… je peux l’autoriser à brouter pour lui manifester mon contentement par exemple.

Au début ma règle est juste qu’il sorte puis on passe au niveau suivant du jeu : reste 5 secondes à distance de moi, puis 10, puis 20 etc … comme tous les jeux il y a des niveaux de difficulté ! 😀

 

Si vous êtes plus avancé en travail au sol

vous aurez un autre exemple avec  : « Départ au galop de l’arrêt« 

Là aussi, je vais établir mes règles de base :

  1. On a gagné dès qu’on a un départ sans foulée de pas ou de trot
  2. Je vais toucher la piste là où est ton antérieur interne avec le stick 3 fois si on ne gagne pas le jeu
  3. Si tu n’y es plus super !
  4. Si tu y es encore… on a perdu !
Je me mets mentalement dans le jeu, je monte mon énergie comme si moi-même j’allais partir à fond et que j’étais dans les startings blocks au départ d’une course et :
« ATTENTION (je monte mon énergie), A vos marques(je montre à mon cheval dans quelle direction aller),  prêts (je lui laisse une petite seconde de réflexion), partez (je touche la piste à l’endroit de son antérieur interne 3 fois en comptant à haute voix) !
  • Soit mon cheval n’a pas bougé et je vais quand même toucher la piste et du coup le cheval qui est sur la piste avec la cordelette de mon stick… Dommage fallait plus être là ! On a perdu ! (Je ne frappe pas mon cheval pour le punir, je touche la piste .. il est là tant pis, moi j’applique juste la règle du jeu sans état d’âme ! )
  • Soit il est parti au pas ou au trot et  je touche la piste 3 fois avec mon stick, cela lui montrera à quel point il a bien fait de partir de là, mais comme c’est pas passé loin il aura bien plus envie de bouger de là la prochaine fois….
  • Soit il est parti au galop directement ! BRAVO on a gagné !! Et dans ce cas là seulement je ne touche pas la piste !
Seul le départ compte au level 1 de ce jeu, par la suite, quand on gagnera quasi à tous les coups, je jouerai au level 2 du départ au galop de l’arrêt en gardant le galop sur 1/2 tour etc …

Quand on a  joué une fois, quel que soit notre score, on fait une pause et je laisse mon cheval réfléchir à ce qui vient de se passer. J’attends qu’il soit calme et détendu avant de recommencer tranquillement.

Mais surtout si j’ai gagné ce jeu je vais me réjouir de ce score comme si j’avais fait un strike pendant une partie de bowling avec des amis !!! 😀 Et je vais le manifester à mon co-équipier et le félicitant chaleureusement !

On peut jouer comme  avec tout ce qu’on fait avec notre cheval : 

reculer léger, déplacement latéral, 8, slalom, transitions, arrêts, etc…  que ce soit à pied ou monté !!!!!

Alors jetez à la poubelle vos sourcils froncés et  votre masque de concentration ! JOUEZ, RIEZ, AMUSEZ VOUS ! 

Être avec votre cheval, c’est votre passion, votre loisir, votre plaisir, ne l’oubliez pas en voulant TRAVAILLER votre cheval, car ce ne sera pas plus agréable pour lui que pour vous.

Pensez à garder pendant ces jeux la règle de base de respect entre les joueurs et assurez toujours votre sécurité quoique vous fassiez, finalement le respect de l’espace personnel est un jeu lui aussi ! Ne l’oubliez pas !

Soyez le(la) partenaire de jeu qu’il retrouvera avec joie pour faire des choses intéressantes et non le boss qui débarque pour l’emmener travailler…

Ça risque de changer la donne entre-vous non ?

OUI ! ENCORE ! L’enchaînement qui tue !

OUI ! ENCORE ! L’enchaînement qui tue !

L’enchaînement qui tue !

Quand on fait quelque chose avec notre cheval, séance montée en carrière, balade, saut d’obstacle, travail à pied ou n’importe quoi d’autre, on attend régulièrement un effort de sa part ou un progrès.

Quelques fois ça fonctionne bien, d’autres fois moins bien mais c’est toujours vers l’attente de ce moment où le cheval va comprendre ou nous donner plus que d’habitude que nous tendons. Un déplacement latéral plus ample, le fait de rester calme devant quelque chose d’effrayant en extérieur, un obstacle d’une hauteur inhabituelle sauté avec brio, un exercice fait pour la première fois à grande distance vont nous ravir !

Mais là, une fois que notre cheval a fait cet effort de concentration, d’obéissance, de courage ou cet effort physique …. nous gâchons tout par un :

OUIIIIIIII ! ENCORE !

 .

Nous, les humains, en voulons toujours plus.
Nous voulons ressentir encore ces foulées de galop calmes et allantes si agréables, le sentir encore franchir cet obstacle, le voir avancer encore d’un pas dans ce van qui lui fait si peur, retrouver encore ce sentiment grisant d’un cheval qui obéit en liberté…
Quel que soit le domaine, nous voulons ENCORE un peu plus, TOUJOURS un peu plus. Jusqu’où ? Jusqu’à quand ? 

Hum…. en général jusqu’à ce que ça se gâte !!!!!! Parce que le cheval qui a fait un effort n’est peut être pas prêt là tout de suite à faire autant d’effort cette fois. Et du coup, par notre appétit sans fin, nous transformons un très joli effort en une séance qui finit mal, car notre frustration va prendre le dessus pour se transformer en colère … ou en découragement !

ALORS QUE FAIRE ?

ARRÊTER ! 

Oui, vous avez bien lu : arrêter dès qu’il y a un vrai effort (je parle ici d’un effort, pas de la réussite d’un exercice courant pour vous et votre cheval).

Vous me direz : « Arrêter quoi ? La séance ? « 

Ma réponse est : « Ça dépend !  » ^^

On va déjà arrêter de demander autant, ça c’est certain !

Si l’effort produit par le cheval est un petit effort : un peu plus d’engagement physiquement et mental sur un déplacement latéral, alors on continue en ligne droite, un peu plus d’allongement dans le trot, on passera au pas, etc…

Mais si c’est un effort plus conséquent :

  • cheval qui saute un obstacle sur lequel il bloquait depuis longtemps
  • cheval qui met un pied dans le van qui lui fait si peur
  • cheval qui accepte de prendre le galop alors qu’il ne l’a pas accepté depuis longtemps
  • cheval qui accepte de s’arrêter presque facilement alors que d’habitude on a besoin de beaucoup de pression
  • etc.. les exemples sont innombrables..

alors on va lui accorder une récompense à la hauteur de l’effort accompli :

  • une pause bien longue
  • s‘éloigner du van
  • autoriser à brouter plusieurs minutes
  • mettre pied à terre pour quelques minutes
  • ou bien, oui, arrêter la séance exactement là où on est et le ramener à son troupeau tout de suite ! C’est ce qui sera la plus belle récompense qu’on puisse lui offrir très très largement devant le sacro-saint bonbon sorti du fond de la poche qu’il va avaler en 3 secondes et qu’il aura oublié à peu près aussi vite !

Cette stratégie est un bonheur sur le long terme, car si on montre à notre cheval qu’on perçoit ses efforts et qu’on les récompense à leur juste valeur, alors il sera prêt à en faire bien plus souvent et à mettre bien plus de cœur dans tout ce que nous ferons ensemble.

En bref, le fameux OUIIIIII qui nous sort du cœur, doit TOUJOURS être suivi d’un bénéfice pour le cheval qui soit à la hauteur de la satisfaction qu’il nous a apporté.

C’est logique entre amis non ?

Éduquer ou dresser son cheval, quelles différences ?

Éduquer ou dresser son cheval, quelles différences ?

Où est cette différence, cette ligne invisible entre l’éducation et le dressage ?
Nous allons tenter de réfléchir à cette question ensemble.

Tout d’abord qu’est ce que le dressage d’un cheval ?

Il s’agit de faire en sorte que le cheval connaisse son métier. C’est à dire qu’il sache se porter en avant quand les jambes du cavalier entrent en action, qu’il sache tourner en se portant, qu’il connaisse la meilleure façon de franchir une barre, de faire un spin ou de prendre le galop sous la selle.

Qu’est ce que l’éducation ?

L’éducation c’est apprendre au cheval à se comporter avec les humains. Marcher en main calmement, ne pas bousculer même en cas de peur, rester à l’attache, monter en van, être calme et conciliant aux soins ou à la douche, etc…

Un cheval peut il être éduqué sans être dressé ou peut il être dressé sans être éduqué ?

Tout à fait ! Nombre de poulains non encore dressés, qui ne sont pas montés et qui n’ont pas encore de « métier », peuvent être parfaitement éduqués et très facile au quotidien. Tout comme des chevaux parfaitement dressés, qui sont montés depuis longtemps et à haut niveau, peuvent être insuffisamment éduqués et tirer en longe, refuser de monter en van ou se battre à chaque douche.

L’idée de base de l’éducation est de ne pas utiliser d’artifice, et d’inculquer des bases au cheval tout en ayant un résultat pérenne dans le temps.
10714191_10153237313323082_4746439105169281746_oPar exemple on ne mettra pas un mors pour arriver à tenir un cheval à pied pour des soins inconfortables pour lui, on lui apprendra à rester calme et à respecter la pression d’un simple licol plat. A titre d’illustration, ici, suite à une coupure de la cornée, il a été très simple de mettre des gouttes dans les yeux même si c’était 5 fois par jour, juste en liberté !
On ne viendra pas chercher son cheval avec un seau de grain, le licol derrière le dos ou autres artifices, pas vraiment utiles d’ailleurs, puisque c’est notre cheval qui viendra à notre rencontre et qui nous aidera à lui enfiler le licol.
L’éducation est donc un domaine où TOUS les chevaux, quel que soit leur âge, quel que soit leur niveau de travail, peuvent être améliorés.

Pourquoi voudrais-je améliorer cette éducation ? Mon cheval vit très bien tel qu’il est…

Oui on peut vivre avec un cheval peu éduqué sans que ça nous dérange plus que ça, vu qu’on a souvent l’impression que ça ne vaut pas le coup de perdre du temps pour ça. Mais JUSTEMENT améliorer l’éducation de son cheval va nous faire GAGNER du temps tout au long de sa vie !
IMG_2597Par exemple, beaucoup de cavaliers et de propriétaires ne prennent pas vraiment le temps d’apprendre à leur cheval à monter en van, parce que ça prend du temps et, du coup, à chaque déplacement du cheval, ils passent des heures devant le pont à tenter de faire monter leur cheval à l’aller comme au retour ! Si on met bout à bout toutes ces heures au bout de 5 ans … on se dit que peut être, au final, il aurait été plus rapide de prendre du temps pour faire les choses bien que d’en perdre autant pour faire les choses mal !

Apprendre au cheval à rester calme et à l’écoute en longe, va aussi nous aider à gagner du temps à chaque déplacement et mais surtout faire baisser significativement le risque d’accident. Si mon cheval sait marcher correctement sur une longe détendue et qu’il respecte mon espace personnel, je ne me ferai plus marcher sur les pieds, je ne me ferai plus démonter un poignet ou une épaule parce qu’il est parti bien vite vers le brin d’herbe qui l’a appelé si fort de l’autre coté de la route !

Bref, éduquer un cheval c’est améliorer notre vie avec lui car les choses se passent ensuite avec moins de heurts, moins de conflits et plus de sécurité et ce, quels que soit l’âge, le niveau, le gabarit de notre cheval et ou l’activité que l’on pratique avec lui.

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