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Tu n’utilises pas les bons mots…

Tu n’utilises pas les bons mots…

Eprouver des émotions c’est naturel !

L’émotion c’est un message que notre instinct et notre corps envoient à notre cerveau. Vouloir faire taire ses émotions, se battre contre elles, est totalement contre-productif.

Si tu as peur, tu as peur, c’est normal, c’est sain. Ta peur est là pour te sauver la vie ! Si tu passes outre, comme le font énormément de cavaliers et de cavalières, tu te mets, sans t’en rendre compte, volontairement en danger.

Si tu es frustrée ou en colère essayer de le cacher ne fera qu’empirer les choses. De plus si camoufler ses émotions peut fonctionner avec les humains ça n’a AUCUNE CHANCE de marcher avec un cheval

Alors qu’est-ce qu’on fait ?

Déjà il est important que tes émotions deviennent conscientes et que tu arrêtes de les nier, parce que ça te conduira directement à la catastrophe ou à l’accident.

Si tu as trop peur ou si tu es trop énervé(e), écoute-toi, prépare mieux et reprends les choses plus à la base et tu reviendras à ça quand ça ira mieux.

Ensuite sache que tes propres paroles peuvent énormément t’aider, car prononcer des mots différents génère des émotions différentes. Selon le vocabulaire que tu emploies, ton attitude va changer, tes émotions seront différentes. C’est pour ça qu’il va falloir que tu inspectes ton propre vocabulaire avec attention, car, en le changeant, tu vas pouvoir déjà faire évoluer beaucoup de choses.

Parlons des mots utilisés de façon très commune par la plupart des cavaliers :

TRAVAILLER SON CHEVAL : Hum…. Ça ne sent pas la joie, ni le partenariat, ni le partage, ni le plaisir. Travailler son cheval, c’est sérieux, ça ne rigole pas, on sent déjà que le cheval travaillé par son cavalier ne va pas forcément passer un bon moment … et le cavalier non plus… tout le monde bosse… Il y a mieux comme émotions de départ…
Alors c’est simple, c’est une expression que je n’utilise pas. Je ne me dis jamais “Allez je vais travailler mes chevaux”. Je me dis “Allez je vais jouer avec mes chevaux” ! C’est une formulation que j’ai découverte chez Parelli et je l’adore ! En se disant qu’on va jouer avec ses chevaux, on se dit qu’on va passer un bon moment et eux aussi. On joue ensemble, on est du même côté de la barrière et c’est du fun, du bonheur du plaisir qu’on se prépare à vivre et pas un moment obligé. Les émotions sont tout de suite plus positives.

Pour aller dans ce sens, une personne que j’accompagne à mis un panneau “AIRE DE JEU” à l’entrée de sa carrière et chaque fois qu’elle voit ce panneau en arrivant avec son cheval, ça l’aide à se souvenir d’être plus positive.

NON : Combien de fois dis-tu NON à ton cheval ? Non, on peut le dire facilement en criant, on s’oppose, ça n’appelle pas à discussion.

Quand un de mes chevaux ne fait pas ce que je lui ai demandé, je préfère utiliser “Ce n’est pas ce que je t’ai demandé” parce que ça ne ferme pas la porte, parce que ça me permet de ne pas faire monter mes émotions de façon négative et ça amène juste à continuer tranquillement.

Fawzii était un cheval très provocateur quand il est arrivé et j’ai beaucoup utilisé cette phrase pour dédramatiser la situation quand il démarrait comme un fou ou bondissait en l’air et … ça a bien marché. Ses crises d’opposition ne sont plus que très occasionnelles, je ne pense pas que ce serait le cas si ses énormes réactions avaient été sanctionnées par un NON et un état émotionnel instable.

JE VAIS ESSAYER : C’est quelque chose qu’on entend énormément dans le monde du cheval. On va essayer cet exercice, on va essayer de faire monter le cheval dans le van, on va essayer de le débourrer la semaine prochaine, on va essayer de faire une balade seul(e), etc.
Hors dans “l’essai”, il y a la possibilité proche et immédiate de l’échec. L’essai amène un sentiment d’incertitude, de doute et de faiblesse.

Alors tu me diras il faut bien “essayer” un jour !

Oui mais non ! On peut VOULOIR FAIRE ça ! Alors on va préparer, on va faire plus petit, plus décomposé, on va prendre le temps qu’il faut. Et un jour, on serra prêts, le cheval et nous et … ON LE FERA ! Si on n’y croit pas assez, si on n’est pas sûr(e) que le cheval peut le faire alors au moment d’y aller on n’aura pas l’intention suffisante pour amener notre cheval à y croire lui aussi.

Il y a quelques mois, j’ai fait sauter à Fawzii pour la première fois des bidons debout. Les bidons font un peu plus d’un mètre de haut et 65 cm de large… ça fait un gros saut.
On a préparé sur des sauts de bidons couchés dans la largeur puis dans la longueur, prenant le temps à chaque étape. Quand je l’ai envoyé sur les bidons la première fois, il a été un peu surpris par la hauteur. Alors pour m’aider à l’aider, quand je l’ai renvoyé je lui ai dit “Je sais que tu peux le faire mon garçon”. Ça a dopé mon intention et il a pu le faire. Les mots ne sont pas pour le cheval mais pour nous !

ET ALORS ! : Même quand on aime son cheval très fort et qu’on ne lui veut aucun mal, quand on doit toucher un cheval ave le stick ou la longe pour être plus clair(e) dans notre demande, la frustration, l’impatience, l’agacement ou le sentiment d’impuissance peuvent faire monter les émotions négatives très haut. Dans ce cas on va se contrôler difficilement et au lieu de simplement toucher le cheval, on va le frapper beaucoup plus fort qu’il ne faudrait et qu’on voudrait avec des paroles de rappel à l’ordre : “Et alors !”, “Non mais OH !”, “Tu me saoules !” … et vive le déferlement négatif… et les regrets qui suivront.

Là encore on peut amortir le choc en utilisant un autre vocabulaire consciemment. Toujours sur le mode jeu les : “Perdu !”, “C’est l’jeu ma pauv’Lucette”… c’est toujours pareil le but est de dédramatiser pour garder des émotions positives ?

Plus tu te diras que tu ne punis pas ton cheval en le touchant mais que le fait de le toucher est une conséquence du fait d’avoir perdu à un jeu, plus ce sera facile. S’il te plait bouge les hanches, je suis claire avec ce que je veux, si le cheval ne bouge pas on dit “perdu !” puisque notre équipe (mon cheval et moi) n’ont pas réussi sans toucher et hop on le touche et … on recommence jusqu’à ce que notre équipe ait gagné en bougeant sans toucher. Idem pour … tout !

LES SURNOMS : On donne des tas de surnoms à nos chevaux, mais imagine l’impact au quotidien quand on appelle son cheval boulet, cruche, morue ! Il sera beaucoup plus facile d’éprouver des émotions positives, de trouver des qualités à son cheval, d’envisager des progrès que si on l’appelle, ma belle, ma super girl, mon champion, mon grand ou autre joli nom flatteur

Ces mots-là ne sont que des exemples, je suis sûre que tu en trouveras des tas à interchanger pour développer des émotions positives vis à vis de ton cheval et de ta pratique !

Alors quels mots vas-tu changer dans ton vocabulaire pour dédramatiser et apaiser votre relation ?

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Si vous fermez la porte à toutes les erreurs…

Si vous fermez la porte à toutes les erreurs…

Le plus grand handicap qu’on peut se créer soi-même quand on veut faire quelque chose avec un cheval, c’est d’oublier que le plus important est d’apprendre au cheval et non de réaliser l’exercice.
Quand on veut réaliser un exercice, et seulement ça, on va tout faire pour réussir et donc on va empêcher le cheval de faire des erreurs. On va le garder « bien entre les mains et les jambes », en ne lui laissant aucune possibilité de se tromper de trajectoire ou d’allure, on va le tenir bien court pour qu’il passe où on veut ou qu’il fasse ce qu’on veut… mais pendant ce temps, le cheval ne CHOISIT PAS de faire ce qu’on souhaite ! Il n’apprend pas à faire ce qu’on souhaite de lui-même.
Quand tout va bien, il est juste obéissant comme une gentille marionnette. Quand ça ne va pas, il ne prend des initiatives que pour essayer de NE PAS FAIRE ce que l’on veut pour finir par se résigner à obéir et faire ce que l’on veut si on persiste assez longtemps. Mais dans tout ça, à aucun moment, il n’a pris la décision de faire de lui-même ce qu’on attendait de lui.
Là est le piège du refus des erreurs, de la volonté de perfection, d’avoir un cheval qui ne se trompe pas.
La vérité est que même si le cheval fait ce qu’on lui demande il ne SAIT pas le faire de lui-même, il n’a jamais décidé de le faire.

Si au lieu de vouloir réussir l’exercice maintenant, tout de suite, on décide d’apprendre au cheval à faire VRAIMENT cet exercice de lui-même. Si on le met en situation de réussite et qu’il se trompe et qu’on accepte le fait que c’est normal de se tromper quand on apprend quelque chose ! Si on recommence juste tranquillement en essayant de simplifier au maximum et qu’on corrige s’il se trompe encore sans agacement en étant juste le bon professeur dont le cheval a besoin. Il va peut-être se tromper encore 17 fois ou 27 fois mais si on continue à corriger et qu’à la moindre bonne réponse alors on arrête tout et qu’on félicite on va se retrouver avec un cheval qui au lieu d’obéir bêtement va se mettre à REFLECHIR et à CHERCHER la bonne réponse ! Et ça ça change tout !

Par exemple : si tu veux apprendre à ton cheval à passer sur une passerelle étroite, au lieu de l’empêcher de mettre les pieds à coté, tu peux déjà commencer par une passerelle pas trop étroite. Et tu peux l’amener bien droit face à la passerelle pour que le plus simple soit d’aller dessus, tu peux regarder sur la passerelle l’endroit où tu veux qu’il mette le pied, sans le bloquer avec ta longe ou tes rênes/jambes et s’il se trompe on recule et on corrige et on y retourne, encore et encore et au premier pied sur la passerelle ! On arrête tout, tout de suite et on va brouter ! Ne te demande pas si c’était un hasard, récompense ! Hasard ou pas c’est ce que tu voulais et ça se fête !
En procédant ainsi tu apprends à ton cheval à CHOISIR de mettre le pied VOLONTAIREMENT sur la passerelle ! 

Accepter les erreurs du cheval se dire qu’elles sont la voie royale pour la compréhension et le partenariat te mènera tellement plus loin ! Plus loin que tu ne serais jamais allé(e) dans ta quête de l’exercice réussi !
Ceci est valable pour ton cheval… mais aussi pour toi ! TU APPRENDS, NOUS APPRENONS TOUS, chaque jour, en continu. Nous apprendrons toujours et ce chemin plein d’erreurs qui conduit à la vérité est un magnifique voyage qui durera toute la vie ! !

On devient ce que l’on croit

On devient ce que l’on croit

Chaque fois qu’on se traite mal soi-même, chaque fois qu’on parle de soi en termes moqueurs, chaque fois qu’on se dévalorise à nos propres yeux ou à ceux des autres, on fait un pas sur chemin où l’on n’est pas heureux pas heureux. Alors chaque mot, chaque pas nous éloigne de nos rêves, de nos envies et de nos projets.
Comment atteindre ses buts ? Comment devenir ce dont on a envie si on ne croit pas en soi ?

Pour réussir il n’y a pas de secret, il faut se donner le temps. Et pour vaincre les obstacles, il faut se donner les moyens : se préparer, apprendre, garder sa motivation, s’entourer de personnes positives et motivées elles-aussi. Mais il faut surtout croire en soi, croire en son cheval, croire en ses projets pour marcher sur la route du succès !

On devient ce que l’on croit !

Oprah Winfrey
Renforcer une palette pour pouvoir y faire monter un cheval

Renforcer une palette pour pouvoir y faire monter un cheval

Avoir une palette renforcée est très utile, si vous en avez plusieurs c’est mieux  

Les utilisations en sont multiples : montoir solide et pratique en en empilant plusieurs, mais aussi préparation à un sol dur pour le van, but pour aider le cheval à apprendre l’immobilité, préparation aux passerelles de Mountain Trail. 

Pour la palette elle-même, on en trouve parfois en demandant à son supermarché, mais vous en trouverez à coup sur sur Facebook Market ou sur Le Bon Coin.
Privilégiez les palettes Europe, plus solides et plus durables. Une palette Europe est faitre pour supporter 1000 à 1400 kilos répartis sur sa surface. 

 Choisissez des palettes avec des blocs de bois dans les angles et  fuyez celles qui ont juste des blocs en bois aggloméré, ils ne résistent pas à l’humidité. 

Attention une seule planche de palette c’est fragile. En renforçant la surface on répartit le poids du cheval et cela permet d’y faire monter des chevaux en toute sécurité.
Dans tous les cas ne faites jamais monter votre cheval sur une palette non renforcée, même si elle vous semble solide.

Pour la renforcer, les planches de coffrage ou les planches pour terrasse sont adaptées si elles ont une épaisseur suffisante.

On voit bien ici que les planches de la palette sont plutôt fines alors que celles utilisées pour la renforcer sont nettement plus épaisses, 25 mm minimum.

On pose les planches en croisant sur les planches supérieures de la palette, cela permettre de répartir le poids du cheval sur une plus grande surface.

Chaque planche est clouée ou vissée avec 6 vis pour une stabilité maximale.

Pour allonger la durée de vie des planches, il est très intéressant d’abattre les angles, cela évitera que les pieds des chevaux arrache des morceaux ben glissant sur le bord.

On peut soit les couper à la scie circulaire ou à la scie sauteuse, soit les abattre à la ponceuse ou au rabot.

 Votre palette durera plus longtemps si vous protégez le bois. Attention de ne pas utiliser de produit toxique car certaines chevaux peuvent en croquer la surface ou les angles ^^ Vous pouvez choisir de l’huile de cuisine de base ce qui compte c’est de saturer le bois pour que l’eau n’y entre pas.

Ma petite astuce perso, ajouter une poignée sur la palette pour pouvoir la transporter plus facilement en la tirant, parce qu’une palette c’est lourd mais une palette renforcée c’est TRES lourd. La poignée c’est vraiment un bonheur pour la déplacer en glissant au sol quand on est seule.

Attention de ne pas faire une poignée trop grande dans laquelle un cheval pourrait glisser un pied. Si c’est le cas, glissez la poignée sous la palette avant de faire quoi que ce soit avec le cheval.

Vérifiez la solidité de vos palettes, et des planches qui les recouvrent, régulièrement. Si vous avez utilisé des clous, soyez attentifs au fait que les clous ne remontent pas et n’hésitez pas à les renfoncer à coup de marteau si c’ets le cas.

Un petit passage avec de l’huile ou de la lasure tous les ans et votre palette renforcée durera longtemps !

La connexion en question

La connexion en question

Tout le monde voudrait un cheval à l’écoute, qui fait tout son possible pour comprendre, qui prend en compte son cavalier en premier, avant même l’environnement. Tout le monde voudrait voir son cheval lié à soi par ce lien invisible, cette connexion comme une wifi, facile et fluide.

Seulement voilà, dans la vraie vie, la plupart des chevaux sont plus intéressés par l’herbe, les autres chevaux, le tracteur au loin, ou même rien, que par leur compagnon à deux pattes ! Et c’est vraiment pas drôle de constater que cette démangeaison, cette mouche ou ce brin d’herbe sont plus intéressants et attractifs que nous !

Alors on peut se contenter de constater, de se fâcher, de s’agacer ou d’être juste désespéré par cet état des lieux peu reluisant… ou on peut commencer à se poser les bonnes questions :

Pourquoi est-ce que je n’existe pas aux yeux de mon cheval ?

Pourquoi est-ce que quand il est en troupeau il est si léger et à l’écoute des autres ? Alors que quand il est avec moi.. ?

Revenons un peu à ce qui se passe pour nos chevaux dans leur vie de tous les jours entre eux.
Les chevaux sont des animaux sociaux, ils sont faits pour vivre en groupe et plus leur groupe est nombreux avec des individus en bonne santé, plus il est fort. Contrairement à certaines idées reçues, les chevaux sont donc programmés pour ne pas blesser les autres membres de leur groupe et pour vivre en paix.

Quand un groupe se met en place il s’établit une hiérarchie entre les individus et chacun sait qui est au-dessus et au-dessous de lui dans la troupe. Les individus situés au-dessus ne disent jamais à ceux situés en-dessous quoi faire, mais ils sont très clairs sur ce qu’ils ne peuvent pas ou ne doivent pas faire : ne reste pas ici, ne t’approche pas de cet endroit, ne t’approche pas de ce cheval… Ils sont très clairs parce qu’ils sont très efficaces.

Voyons comment un cheval d’un rang supérieur fait bouger un cheval d’un rang inférieur. D’abord, il va se “grandir”, le regarder droit dans les yeux pour manifester son mécontentement et si ça ne suffit pas, il va coucher les oreilles, jeter le nez, fouailler de la queue ou taper du pied et lui foncer dessus pour le toucher fermement avec la bouche ou les pieds. C’est clair et c’est sans appel  : le cheval inférieur SAIT que ce sera le cas, parce que c’est tous les jours comme ça, plusieurs fois par jour !

Combien de temps entre ce premier regard et les dents ou les pieds ? TRÈS peu de temps n’est ce pas ? 3 secondes ou 4 au grand maximum.

Voyons donc maintenant ce qui se passe quand un humain veut faire bouger un cheval.

Soit s’il n’a pas une grande affection pour son cheval, ou on ne lui rien appris d’autre et il va lever une chambrière ou un stick et frapper son cheval dans la foulée…. les “formules de politesse” équines : regard, oreilles, queue ou pied qui frappe le sol sont absentes. Cela fabrique des chevaux qui fuient et ont peur des outils qu’on ne peut pas bouger sans qu’ils en aient peur… trop loin de leur mode de communication, ils ne peuvent pas comprendre et obéissent juste par peur.

Soit il a beaucoup d’amour pour ce cheval et là tout est différent, car lui bien sûr ne VEUT PAS toucher son cheval. Alors il est poli, très poli… Il regarde son cheval, il appelle le cheval qui est en train de regarder ailleurs ou de brouter. Il agite la longe pour “capter son attention”, il lui lève la tête de l’herbe. Puis  il tend le bras en regardant son cheval et se demande ce qu’il en pense, puis il se met à agiter son stick pour faire signe au cheval de partir. Le cheval de son coté… vit sa vie, il broute, il regarde les copains au loin, il chasse les mouches, il baille, bref il s’ennuie ! Alors l’humain agite encore son stick ou sa chambrière, il tire un peu sur la longe, se dit qu’il est nul, se demande s’il s’y prend bien, abandonne puis change d’avis et tend la longe et agite le stick à nouveau… le cheval a replongé la tête dans l’herbe ou regarde à nouveau ailleurs alors tout recommence… jusqu’à quand ?

  • soit jusqu’à ce que le cheval bouge un peu dans la direction voulue sans grande conviction.
  • soit jusqu’à ce que l’humain s’impatiente et ne bascule tout à coup du coté obscur en touchant fort le cheval de frustration et de colère. Le cheval va alors bondir et prendre peur, amenant l’humain à s’en vouloir. Il se jure alors qu’il ne le touchera plus !

Combien de temps entre la première intention de mouvement et le moment où l’humain est susceptible de toucher le cheval ? La plupart du temps un nombre aléatoire au-dessus de plusieurs dizaines de secondes ! Impossible à compter, impossible à prévoir !

En fait, le cheval ne sait jamais ce qui va se passer, la seule chose qu’il a apprise c’est qu’il a le temps. Sa décision (bouger ou pas) est remise à plus tard.
Pourquoi regarderait-il l’humain ? Pourquoi lui prêterait-il attention ? Il sait de façon certaine que si son humain a quelque chose à lui demander… il va le prévenir, il l’appellera ou secouera la longe ! Alors il regarde ailleurs pas la peine d’être attentif ou vigilant quand on vous prévient avant qu’il se passe quoi que ce soit…
Pourquoi bougerait-il maintenant alors que rien ne l’y oblige ? Si je te dis, “Fais moi un petit résumé de cet article pour la semaine prochaine” Quand le feras tu ? … C’est pareil pour ton cheval, c’est pareil pour tous les êtres vivants quand rien n’est urgent on diffère notre action !

Alors qu’est-ce qu’on peut faire pour que le cheval soit plus attentif sans être peureux ?

AGIR COMME UN CHEVAL !

Être poli en prévenant le cheval mais lui donner toujours le même délai pour répondre, un délai court inférieur à quelques secondes durant lequel je vais enchainer mes phases de manière fluide et sans arrêt “pour voir”. Je vais monter mon énergie, le regarder, lui donner une indication polie et posée avec ma main qui tient la longe et enchainer lever le stick, le bouger et toucher le cheval. Il n’a pas vu arriver le stick parce qu’il broutait ou regardait ailleurs ? Dommage ! La prochaine fois il gardera les yeux sur moi.
Il a bougé, je le félicite et le laisse réfléchir et je recommence. La seule chose qui stoppera mon enchainement bien prêt dans ma tête (énergie, regard, main, stick, toucher) c’est le fait que mon cheval bouge … OU … qu’il réfléchisse à ce que je lui demande, qu’il se prépare à le faire, qu’il se connecte ! Là je vais lui donner un laps de temps supplémentaire pour le laisser réfléchir.

Le fait d’avoir un délai fixe (le fameux 1 – 2 – 3 qu’on utilise avec les enfants) permet aussi au cheval de ne plus être surpris au moment où on le touche, nous devenons ainsi justes et fiables à ses yeux.

Le 3ème bénéfice est qu’en n’attendant pas, en touchant le cheval parce que “c’est l’jeu ma pauv’Lucette” et non parce qu’on est excédé par son manque de coopération, on n’est plus jamais frustré ou agacé. On peut alors jouer en touchant le cheval en disant un “perdu” qui aide à garder la mauvaise humeur à distance et qui aide à rendre tout ça plus léger. Au passage, si on touche son cheval, sans frustration et sans colère, on ne risque pas de toucher plus fort que prévu contrairement à ce qui se passe quand on est agacé.

En fait, je vais juste reproduire une situation que mon cheval vit plusieurs dizaines de fois par jour dans son troupeau, qu’il ait un statut hiérarchique haut ou bas dans son troupeau n’importe pas. Si je veux sa coopération, je dois avoir un statut hiérarchique au-dessus du sien… ou renoncer à lui demander quoi que ce soit.

C’est seulement en se comportant comme un cheval qu’on peut obtenir la connexion, puis la compréhension, puis la coopération des chevaux !

 

Tu as aimé cet article ?

Alors tu aimeras aussi mes livres “Juste avec mon cheval” pour réfléchir et devenir l’humaine que les chevaux ont envie de cotoyer !

La progressivité, toujours, partout !

La progressivité, toujours, partout !

Je me doute bien que quand je vous parle de progressivité cela vous semble évident ! Bien sûr que vous êtes progressifs, c’est évident qu’il faut compliquer les choses progressivement ! Oui mentalement à froid comme ça, c’est évident… mais dans les faits on en est loin … loin pour les nouvelles choses mais aussi et surtout pour les choses que vous avez déjà faites ! Déjà faites il y a 3 jours ou 3 semaines ou 3 mois ou 3 ans … Alors on va remettre les choses dans l’ordre… vous, quand vous étiez au lycée vous résolviez peut-être des calculs matriciels, vous résolviez un problème de physique ou écriviez une dissertation, peut-être pas avec joie, mais vous étiez capables de le faire… vous étiez aussi capable de faire des courses de haies, de grimper à la corde et de tenir un équilibre … oui tout ça vous saviez le faire … mais aujourd’hui est-ce que vous savez le faire ? Pourquoi est ce que vous en étiez capables à l’époque et pas aujourd’hui ? Parce que vous étiez entrainées ! Parce qu’on vous avait appris à faire tout ça avec progressivité … Alors si aujourdhui vous ne vous sentez plus capable de le faire, vous le pourriez pourtant, si on vous entrainait à nouveau avec progressivité … Mieux que ça… imaginez qu’au lieu de passer votre bac ou votre examen final en juin, il ai été reporté juste de 3 semaines et qu’après 3 semaines de vacances, vous l’ayez finalement passé … auriez vous eu la même note ? Ce n’est pas parce qu’on a déjà fait quelque chose, ce n’est pas parce qu’on SAIT LE FAIRE qu’on est toujours CAPABLE de le faire ! Voilà vous comprenez mieux à quoi sert la progressivité… ce n’est pas parce que votre cheval a déjà fait quelque chose, même la semaine dernière qu’il est capable de le faire aujourd’hui ! Et si vous ne prenez pas ça en compte vous allez direct à l’échec … Être progressive lors des apprentissages oui ! Bien sur, ça tombe sous le sens ! Être progressive à l’intérieur de la séance et dans la séquence des séances d’apprentissage… oui aussi. Mais si vous voulez aller vers la réussite, il va falloir garder cette progressivité à l’intérieur de TOUTES vos séances et ne jamais rien prendre comme définitivement acquis.

Oubliez le : “il sait le faire ! “

Oui Maroussia passe les bidons debout, oui elle est capable de le faire depuis de nombreuses années, mais non je ne commence JAMAIS par ça ! Je suis progressive à chaque séance où je vais le lui demander ! Sur la vidéo suivante je commence par le bidon couché mais avant ça, j’ai vérifié mes envois, j’ai fait des touch it j’ai vérifié qu’elle était avec moi mentalement. Tant que je n’ai pas mon touch it, tant que je n’ai pas un envoi correct avec toute sa bonne volonté, je travaille sur ma base, ça ne sert à rien de passer à la suite, je suis vouée à l’échec, à un moment ou un autre ça va coincer ! Et si ça me prend ma séance et que je n’ai plus le temps pour sauter peu importe, ce qui compte c’est qu’aujourd’hui j’ai progressé sur ma base, celle qui est indispensable pour progresser. Une fois que j’ai ma base, je passe au saut et là aussi, je suis la plus progressive possible, il faut vraiment réfléchir à ce qui est le plus facile pour le cheval juste à peine un cheval plus dur que ce que je viens de faire.

Une fois mes vérifications de base faites, si j’ai plusieurs obstacles à ma disposition, je vais toujours commencer par le plus facile pour nous, et puis une fois que mon cheval passe sans le regarder, vraiment très facilement je vais chosir parmi ceux qui restent, le plus facile et une fois que ça passe sans que j’ai rien besoin de faire, je fais le plus facile dans ceux qui restent … et ainsi de suite ! Un petit exemple live avec la finale Mountain Trail pour vous montrer que ça s’applique absolument à TOUT ! Comme vous le verrez sur la vidéo ci-dessous, pour les levels 2 et 3 montés on avait comme premier obstacle une passerelle de 80 cm de large placée au milieu de … rien… la moitié de l’immense carrière entièrement vide étant située à droite de cette passerelle. L’entrée devait se faire au trot en level 2 puis au galop en level 3 avec transition la plus proche possible de la passerelle et passage au pas dessus dans la foulée ! Je passais en cordelette et Maroussia est TRES TRES loin d’avoir le galop lent et méticuleux d’un cheval western, elle son truc c’est l’endurance, surtout après avoir été passée avec des tas d’autres chevaux dans un petit espace pendant des heures. J’ai donc choisi comme échauffement ce qui me permettait de préparer cette entrée et de la connecter à moi un maximum. Pas d’obstacle à disposition dans la carrière, j’ai donc juste posé mon stick au sol et j’ai commencé par faire un arrêt du pas et pause juste dessus ou juste devant selon les fois (en utilisant la cordelette mais en gardant mes rênes pour pouvoir corriger de manière efficace si besoin) et j’ai récompensé. Puis j’ai fait un petit mini cercle au pas focus à mort et arrêt dessus et récompense, quelques uns comme ça, puis un cercle au trot, puis une ligne droite au trot puis un petit cercle au galop, puis faire 30 m tout droit et toujours stop au dessus jusqu’à faire un bon galop rythmé sur largeur + longueur et toujours stop au dessus… répété plusieurs fois à chaque fois avec récompense à chaque effort, jusqu’à atteindre la facilité … et ça a marché

Dans tout ce que vous faites pensez à ce qui peut être le plus facile pour votre cheval et partez toujours de là. Abandonnez définitivement le  “Il sait le faire” et passez à “Voyons ce qu’il PEUT faire à cet instant”. Ce qui est fou c’est que dans de nombreux cas, si on propose juste très facile, puis de plus en plus difficile, le cheval peut faire beaucoup PLUS que ce que vous avez supposé, car il se sait écouté et il va  dépasser les barrières mentales que VOUS vous êtes fixées. Vous serez donc beaucoup plus heureuses durant vos séances et beaucoup, beaucoup moins frustré, vous comprendrez mieux votre cheval et votre relation en sera très largement améliorée ! Valérie Schweitzer
Yoyo : Pourquoi y jouer ? Comment progresser ?

Yoyo : Pourquoi y jouer ? Comment progresser ?

Nous voyons aujourd’hui le 4° jeu Parelli : Le jeu du yoyo.

Le jeu du yoyo est vu quand on débute par le fait de faire reculer le cheval devant soi puis de le faire revenir à l’aide de la longe la plupart du temps parfois à l’aide du stick. Mais il est le aussi la base de toutes les transitions à pied et monté.

7 JEUX

  1. JEU DE L’AMITIE
  2. JEU DU PORC-EPIC
  3. JEU DE LA CONDUITE
  4. JEU DU YOYO
  5. JEU DU CERCLE
  6. JEU DU DEPLACEMENT LATERAL
  7. JEU DU PASSAGE ETROIT
Il est très souvent fait au sol avec un résultat peu engageant, des chevaux qui se trainent, des humains qui s’ennuient…

Certains chevaux sont d’ailleurs très fortement désensibilisés à l’agitation de la longe et il faut des monceaux d’agitation à leur propriétaire pour les faire reculer d’un pas ou deux. On peut dire que  le yoyo n’est pas le jeu où ça communique le mieux ! L’énergie coté humain n’est pas trop au rendez-vous et le code a toute sa place … du coup pas de variations possibles et très peu d’amélioration.

Le yoyo est pourtant un jeu extrêmement riche

et on l’utilise énormément une fois en selle, d’où l’intérêt de l’améliorer au sol en poussant beaucoup plus loin la finesse et la légèreté de son application.

La première des choses qu’on va mettre en jeu pour le yoyo c’est une notion que nous avons vue la semaine dernière :

L’ENERGIE !

Si je suis la pile qui alimente mon cheval quand je vais vouloir que mon cheval démarre au pas, au trot, au galop ou en reculant, il va falloir que mon énergie corresponde au mouvement que j’attends de lui.

Pour obtenir un reculer, je vais donc utiliser mon énergie en la poussant vers le cheval, comme si je gonflais un ballon d’air entre lui et moi ou si je lui envoyais un rayon laser intense. Si je suis en train de m’agiter et d’agiter ma longe vite et fort devant lui, sans me dire que cette énergie doit aller jusqu’à lui, alors il va juste rester où il est, bien tranquille, à me regarder faire le guignol. Etrange pour lui et frustrant pour moi ! Dans ce cas en général, on a tendance à s’agiter encore plus de rage .

Mais la colère n’étant pas de l’énergie mais une émotion… le cheval va rester de marbre …

Pour faire reculer ton cheval il va falloir dépasser l’idée qu’agiter ton doigt ou ta longe en mode “code” va suffire. Souvent quand je demande en coaching “comment fais tu pour faire reculer ton cheval ? “,  on me répond “J”agite le doigt ou la longe”, on pense tout de suite au code avant de penser à “JE VEUX QU’IL RECULE” !

Tu amélioreras grandement tout ça si tu commences à penser énergie envoyée devant toi et que tu y ajoutes

ton INTENTION et ta DETERMINATION  !

yoyo = intentention + détermination
Ton cheval ne doit avoir aucun doute sur ce que tu souhaites qu’il fasse.
Regarde le dans le pré avec les autres, quand un cheval veut qu’un autre recule ou se pousse, il n’est pas violent, il est avant tout déterminé et ça se complique seulement si l’autre ne bouge pas ! Penses y à chaque demande mais encore plus pour demander à ton cheval de reculer.

Au contraire quand tu souhaites que ton cheval revienne il va falloir être

accueillante, souriante et joyeuse !

“Viiens dans ma maison mon petit” ! Chaque fois que tu fronceras les sourcils, ton cheval reviendra moins bien ou alors il reviendra avec les oreilles couchées, dans une attitude pas vraiment joyeuse …
Imagine que je t’invite à entrer dans ma maison avec la tête que tu fais quand tu veux que ton cheval revienne … toi aussi tu hésiterais ! 😉

Le yoyo au sol est un super entrainement pour gérer son énergie, son intention, sa détermination, son sourire et améliorer la relation puisqu’on va être alternativement directive en demandant au cheval de reculer et super partenaire en lui proposant de revenir en étant tout sourire.

yoyo : un cheval bienvenu

Le yoyo est un bon baromètre de la relation

  • Le cheval recule-t-il bien ? On a du leadership.
  • Revient-il bien ? On a de la confiance.

Le but est bien sur d’avoir un cheval qui revient aussi bien qu’il recule et là on a une jolie relation équilibrée !

Bien souvent quand on veut un reculer ou un rappel plus rapide, on a tendance à gonfler son énergie au maximum, on se retrouve en apnée et tu l’auras remarqué .. ça ne marche pas terrible ! ^^ Parce que le cheval n’a pas besoin que tu lui cries dans les oreilles avec ton corps

Si tu utilises ton énergie correctement tu as juste besoin de la quantité dont TOI tu aurais besoin pour faire ce reculer ou ce rappel toi-même sur tes propres pieds. Si ton cheval ne l’écoute pas … c’est qu’il ne t’écoute pas toi et là il a besoin que tu montes en phase, pas que tu te mettes en apnée ou que tu fasses la grenouille plus grosse que le boeuf ! ^^
Il a besoin de prendre tes demandes au sérieux pour devenir fin et léger, pas que tu l’implores …

L’énergie et l’emploi des phases sont des choses différentes

Les phases ne sont là que pour faire respecter ton niveau d’énergie… c’est moins fatiguant pour toi que d’essayer d’être toujours plus à fond, et beaucoup plus clair pour le cheval.

Evidemment ce sera beaucoup plus efficace si tu lui demandes

quelque chose de réalisable pour lui.

Si tu lui demandes un rappel avec une énergie maximum qui correspond à un grand galop alors que ton cheval ne revient pour le moment timidement qu’au pas … tu le bloques avec tout ça plus qu’autre chose. Sois réaliste et progressive. Demande lui un pas juste un peu plus rapide pour aujourd’hui, un reculer en levant deux pieds en même temps au lieu d’un seul et améliore tout ça un tout petit peu à chaque séance.

Une fois que tu pourras ainsi mieux gérer ton énergie au sol, que tu comprendras que c’est ton énergie et ton corps qui donnent la vitesse et l’allure, il te semblera surement évident que

 

en selle … c’est la même chose !

yoyo : être déterminé pour deux
Penses-y dés maintenant quand tu es en selle, tu veux que ton cheval ralentisse .. ok ! Dans quel allure es-tu toi-même ? Quelle énergie as-tu ? Celle de l’allure que tu souhaites ou celle de l’émotion parce que tu as peur que ton cheval ne ralentisse pas ?

Dis toi toujours ça … le travail au sol est surtout fait pour te faire progresser toi-même bien avant de faire progresser ton cheval !

 

Et n’oublie pas c’est un JEU ! Amuse toi, amusez vous !

Le jeu de l’amitié ce n’est pas agiter un stick ou un flag !

Le jeu de l’amitié ce n’est pas agiter un stick ou un flag !

Le jeu de l’amitié est le premier des 7 jeux, il est cependant loin d’être le plus facile pour les humains !

Il demande en effet, un timing très précis, une vraie lecture du cheval et une grande gestion de son propre corps, de son énergie et ses émotions et tout ça en même temps… ^^
Il est souvent confondu avec une simple désensibilisation, qui consiste à ce que le cheval n’ai plus peur de tel ou tel objet. Le jeu de l’amitié est là pour apprendre au cheval, beaucoup plus largement, à faire le tri entre ce qui le concerne et ce qui ne le concerne pas. Il lui apprend également à garder son cerveau branché et utilisable même si quelque chose l’effraie !

C’est uniquement en travaillant avec ceci à l’esprit qu’on va pouvoir passer de la désensibilisation basique à un vrai jeu de l’amitié. Bien fait, il fonctionnera même vis à vis d’objets et des situations que le cheval ne connaît pas et auxquels il n’a pas été préparé.

 

Le jeu de l’amitié, bien pratiqué, change la façon dont le cheval perçoit le monde, réfléchit et agit en retour.

7 JEUX

  1. JEU DE L’AMITIE
  2. JEU DU PORC-EPIC
  3. JEU DE LA CONDUITE
  4. JEU DU YOYO
  5. JEU DU CERCLE
  6. JEU DU DEPLACEMENT LATERAL
  7. JEU DU PASSAGE ETROIT

La première des choses à faire est

apprendre à faire la distinction entre l’immobilité et la décontraction chez le cheval  !

En voici un exemple avec cette vidéo d’Aslan face au flag : à regarder jusqu’à la fin !

La seconde est de comprendre que 

l’énergie dans notre corps est la pile qui alimente le mouvement de notre cheval.

Si je suis détendue, qu’il n’y a pas d’énergie dans mon corps alors je ne suis pas en train de faire une demande. Si mon cheval a compris le jeu de l’amitié, je pourrai agiter autant que je voudrai n’importe quel objet, mon cheval restera calme et immobile et non concerné par ce qui se passe puisque je n’y mets pas d’énergie.

C’est une distinction que certains cavaliers ont du mal à faire : comment mon cheval peut-il comprendre que même en claquant le stick au ras de mon cheval, il ne bouge pas, alors que je n’en ai même pas besoin pour un départ au galop ? Comment mon cheval peut-il comprendre qu’en selle je jongle avec mon stick, que je le gratte avec ou que je pousse d’autres chevaux avec sans pour autant le prendre pour lui ?

La différence c’est ma volonté et ma propre énergie : absente dans le jeu de l’amitié, mais présente dès que je voudrai demander quelque chose, pour de nouveau disparaître quand j’aurai obtenu ce que je veux.

Gérer son énergie n’est pas simple !

La plupart du temps, soit on a de l’énergie en permanence près de nos chevaux, soit on n’en pas du tout, même au moment où on fait une demande. Généralement, pour parvenir à faire quelque chose avec son cheval, malgrè cette énergie monocorde continue, on met en place du code. Code qu’on utilise pour demander au cheval de ne pas bouger pendant le jeu de l’amitié. Le cheval reste donc immobile par obéissance.

Mais si on peut obtenir un arrêt par du code … il est BEAUCOUP BEAUCOUP plus compliqué d’obtenir de la décontraction par ce moyen … raison pour laquelle certains passent des mois et même des années sur des désensibilisations successives avec des chevaux immobiles et non décontractés, avec des progrès soient cycliques ou inexistants. Or un cheval qui est tendu, stressé, même si il est immobile, ne réfléchit pas ou très peu et très lentement ..

Mon cheval pour valider réellement une nouvelle compétence a besoin de le faire consciemment ! Il a besoin d’être là mentalement et émotionnellement, d’accepter, d’être détendu, pas de supporter ou de sûbir en serrant les fesses. Au lieu de m’appliquer sur des codes,

Je vais donc porter mon attention sur mon énergie,

sur la lecture de mon cheval et aussi sur mon TIMING !

Mon timing va apprendre à mon cheval à garder son cervau en route et à se décontracter, car à chaque fois qu’il va se détendre, même un tout petit peu, je vais immédiatement stopper mon jeu de l’amitié et retirer le stimulus. Grâce à cet arrêt à chaque décontraction, mon cheval apprend que c’est SA décontraction qui STOPPE le stimulus. Il va donc l’arrêter lui-même en se décontractant de plus en plus tôt au fur et à mesure de son apprentissage.

Face à un nouvel objet/situation, il va donc vite faire son possible pour se décontracter afin de stopper le stimulus mais cela à la stricte condition que mon TIMING soit irréprochable ! Si j’arrête trop tôt ou trop tard, il lui est impossible de comprendre ce que j’attends de lui.

un jeu de l'amitié extrême, le montoir

EXEMPLE :

Disons que mon cheval a déjà eu du travail à pied et qu’il a appris le jeu de l’amitié, mais un jeu de l’amitié extrême reste à mettre en place : LE MONTOIR

Oui le montoir est un jeu de l’amitié extrême ! Imaginez, un cheval, la proie ultime, laisse monter sur son dos le prédateur ultime le plus performant au monde : l’homme ! Il faut une confiance extrême pour que le cheval l’accepte totalement et en restant relaxé…

Donc j’arrive près de mon cheval et là je n’ai encore rien fait que mon cheval manifeste des signes de stress. Ces signes peuvent être discrets et sont ignorés par l’immense majorité des cavaliers.

Le cavalier non sensibilisé

a l’habitude que son cheval bouge au montoir. Il est un peu agacé ou un peu angoissé par ce montoir qui risque de mal se passer. Du coup, son niveau d’énergie est haut sans même qu’il s’en rende compte…
Le cheval est immobile, le cavalier ne voit rien des signes de stress. Il voit juste le cheval immobile, il continue donc son montoir. Pendant ce temps le stress augmente chez le cheval.  A un moment au cours du montoir, il arrive à un niveau non supportable pour le cheval qui bouge pour l’évacuer … ce qui lui vaut généralement de se faire gronder voire, plus …
Seulement il fait ce qu’il peut faire à ce moment là dans l’état de stress qui est le sien. Comme le cavalier a fait lui aussi ce qu’il a pu avec ce qu’il connaît …..

Le cavalier sensibilisé

lui, voit les signaux de stress donnés par son cheval. Il va donc vérifier son propre niveau d’énergie en respirant fort et calmement. Il va sacnner son propre corps pour voir s’il est tendu quelque part. Une fois cette vérification ou correction faite, il va commencer à reculer et revenir près de son cheval jusqu’à l’endroit exact où le cheval a marqué des dignes de stress jusqu’à ce que ceux-ci disparaissent. Ce qui va très vite si le cheval a e un apprentissage préalable du jeu de l’amitié.

Ceci s’appelle l’approche-retrait…

Dès que le cheval se décontracte, il fait un dernier retrait et le laisse réfléchir à ce qu s’est passé. Puis il recommence en allant petit à petit plus près, puis en agissant de même avec toutes les étapes du montoir : Se placer à la hauteur de la selle, reculer, mettre la main sur l’encolure, l’enlever, prendre les rênes, les lâcher, lever le genou, reposer le pied, mettre le pied dans l’étrier, l’enlever, mettre du poids dans l’étrier l’enlever, monter debout sur un seul étrier redescendre, passer la jambe redescendre et ainsi de suite.

A chaque étape il s’assure que son cheval est détendu. S’il se contracte et il revient en arrière et repart en avant dans les différentes étapes. il ne passe jamais à l’étape suivante si son cheval n’a pas validé et accepté celle où il est.

Et là tu me dis : ” mais ça va prendre un temps fou !!!!! “

Oui, c’est possible, mais seulement, si tu n’as pas pris le temps d’apprendre au sol à ton cheval que s’il se décontracte et rebranche son cerveau tout s’arrête.

Oui du jeu de l’amitié tu en as déjà fait, mais dis toi une chose : 

Le jeu de l’amitié au sol n’est jamais assez utilisé et ni poussé assez loin !

Je rencontre beaucoup de gens qui me disent “moi mon cheval le stick ou le flag, il s’en moque ! ” Hum, oui … quand on joue à, comme dit mon zom, ” N’ai pas peur petit poney” ! Ce jeu consiste à agiter mollement un stick sous le nez du cheval toujours de la même façon toujours depuis le même endroit. Oui il s’en moque ! Il est tenté de brouter ou de regarder les copains. Il n’apprend rien, il s’ennuie et toi aussi.
Mais si tu changes de zone, que tu va faire du jeu de l’amitié en te tenant à la hauteur de la selle, de la hanche ou derrière lui… Va va sans doute changer la donne. Si tu changes le rythme ou la vitesse là aussi ça va changer les choses. Ton cheval apprendra beaucoup de ce jeu ! Attention ne change qu’un seul critère à la fois sinon tu vas dépasser les limites de ton cheval.
Le jeu de l’amitié fait partie des parents pauvres des 7 jeux. Il est celui auquel on joue de la façon la plus basique et jamais avec les chevaux qui en auraient le plus besoin !

Pour résumer voici 3 clés du jeu de l’amitié :

  • Gère ton énergie

  • Veille à obtenir la décontraction et pas seulement l’immobilité

  • Soigne ton timing

J’utilise le jeu de l’amitié dans chacune de mes séances, pas comme un gros paquet bien ennuyeux pour moi ou mes chevaux mais par petites touches, après une phase 4 par exemple ou avec l’introduction d’un nouvel objet.
Apprends à ton tour à l’intégrer dans tes séances. Plus tu en feras souvent, plus tu amélioreras ton timing et la gestion de ton énergie, plus ton cheval acceptera la nouveauté et l’étrangeté avec facilité..
J’espère que cet email t’aide à mieux comprendre ce jeu beaucoup plus intéressant qu’il n’y parait au premier coup d’oeil.

N’hésite pas à me dire si cet article t’aide et si un point te parle plus et attire ton attention

Retrouve l’article précédent sur les 7 jeux en cliquant ici

Bonne journée

Valérie

Comme dit Britney… “Oups I did it again ! ” (Zut je l’ai encore fait ! )

Comme dit Britney… “Oups I did it again ! ” (Zut je l’ai encore fait ! )

Quand on veut changer ses habitudes, au départ c’est très difficile, le cheval ne fait pas ce qu’on veut et on ne sait pas vraiment pourquoi ! On n’y arrive pas c’est tout, c’est agaçant et c’est très frustrant.

Ensuite on commence à apprendre, on SAIT ce qu’il faut faire, baisser ou monter son énergie, ne pas tirer sur la longe ou sur les rênes, ne pas utiliser le stick directement, utiliser notre focus etc… mais on a du mal à changer, on se rend compte de nos erreurs uniquement si on nous le dit.. sur le moment et même en regardant la vidéo, si on se filme, on avait pourtant l’impression que c’était bon !

Au stade suivant, on VOIT sur la vidéo de notre séance ces moments où l’on n’a pas fait ce qu’on voulait. Les moments où on a utilisé le stick trop tôt, pas utilisé du tout le focus, où on a tiré sur cette fichue longe, ou gardé l’énergie à fond… on râle, quelques fois on s’en veut et on se botterait les fesses .. mais il ne faut surtout pas le faire ! VOIR ses erreurs, ACCEPTER que notre corps ai fait autre chose que ce qu’on voulait, c’est le premier stade pour parvenir à le contrôler !

Quelques jours/semaines plus tard, on fait le geste qu’on ne voulait pas faire, on met pas assez ou trop d’énergie, on place mal notre focus et juste après on s’en rend compte c’est  le : “OUPS I DID IT AGAIN”, mais comme on est encore avec le cheval, c’est une TRES bonne nouvelle parce qu’on peut recommencer directement en essayant de faire mieux !

Puis petit à petit les “Oups I did it again” disparaissent et on contrôle notre corps, notre énergie et donc notre cheval !

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On fera encore d’autres “Oups I did it again” pour des exercices plus avancés, mais on saura que c’est juste avant que tout aille mieux et on les prendra de façon de plus en plus positive en ayant une pensée pour Britney ! 😉

Tu as aimé cet article ?

Alors tu aimeras aussi mes livres “Juste avec mon cheval” pour réfléchir et devenir l’humaine que les chevaux ont envie de cotoyer !

Devenir un bon prof pour ton cheval

Devenir un bon prof pour ton cheval

Tu veux être l’amie de ton cheval bien sûr, mais dès lors que tu veux lui apprendre quelque chose, tu devrais être plutôt son professeur.
Être un bon professeur n’est pas donné à tout le monde. Si tu y réfléchis bien, durant toute ta scolarité, tu as eu peu d’excellents professeurs, ceux qui t’ont marquée, ceux qui t’ont donné l’envie, ce qui t’ont accompagnée, ce qui t’ont fait aimer, voire adorer leur matière, même quand ce n’était pas ta matière de prédilection.
Je suis certaine que si je te demande quel était TON professeur, celui que tu as préféré, un nom, un seul nom te vient à l’esprit là tout de suite !
Le mien c’était Monsieur Fages, professeur de sciences en terminale, il a réussi à me faire adorer ce qu’il enseignait à tel point que je suis partie en fac de biologie ensuite ! Le tien ou la tienne s’appelait comment ?
Maintenant, réfléchis à ce que ce professeur là avait de particulier :
Était-il laxiste ?
Te laissait-t-il dormir tranquillement au fond de la classe ?
Etait-il un prof copain ?
Était-il intéressant ?
Etait-il encourageant ?
Était-il stimulant ?
Était-il exigeant ?
Oui bien sûr ce professeur qui t’a tant appris, n’était pas du tout celui qui te laissait faire tout ce que tu voulais et tu avais, tu as toujours d’ailleurs, le plus grand respect pour lui ou pour elle…
Alors réfléchis bien à ça quand tu veux apprendre quelque chose à ton cheval , à toi de devenir ce type de professeur,

passionnant, encourageant et respecté.

Quand tu auras tendance à t’agacer ou à te laisser marcher sur les pieds, pense à lui ou à elle, à ce professeur si bienveillant mais aussi carré et volontaire, ça t’aidera à devenir une meilleure prof pour ton cheval !

Être dans l’instant

Être dans l’instant

Les humains vivent avec le poids d’hier et la pression de demain.
Les chevaux vivent juste pour aujourd’hui.
Et dans cette différence se retrouvent tous les problèmes de communication entre nos deux espèces.
Notre cheval se moque de nos objectifs, de nos projets et de savoir à quel point ils sont importants pour nous. Il n’a que faire de nos doutes et de nos questions existentielles. Il se moque de notre parcours, de ce qui nous a amené à être qui nous sommes aujourd’hui.

Notre cheval se fie seulement à deux choses : ce que nous faisons et dans quel état d’esprit nous le faisons

ici et maintenant, à cet instant !
Si quand je touche mon cheval, je pense à ce qui s’est déroulé lors d’autres séances avec ce cheval ou d’autres chevaux, ou à ce que je veux qu’il se passe dans l’avenir, je vais forcément être dans l’erreur car je vais perdre la perception de mon cheval tel qu’il est lui, aujourd’hui et maintenant.
En pensant au passé, je vais me mettre à supposer, je vais sortir le fameux “il sait faire” qui a ruiné tant de séances. En pensant à l’avenir, je vais essayer d’accélérer le rythme d’apprentissage en oubliant qui est mon cheval, là tout de suite et ce mélange va faire que je vais ruiner une séance de plus …

Si je suis dans l’instant

je vais voir mon cheval tel qu’il est aujourd’hui. Si j’apprends à lire mon cheval, à le regarder en toute honnêteté, je vais savoir qu’il est, ce dont il a besoin pour aller bien, pour comprendre ce que je lui demande, pour trouver de l’intérêt à ce que nous faisons ensemble.
Les chevaux angoissés ou désintéressés ne le sont que parce que nous ne leur apportons pas ce dont ils ont besoin, parce que nous supposons, parce que nous pensons au passé de ce cheval, ou au notre, ou à l’avenir que nous voulons nous confectionner…
Regardons nos chevaux honnêtement, soyons dans l’instant et les choses changeront !

Le sens de l’humour !

Le sens de l’humour !

Avoir le sens de l’humour quand on travaille avec des animaux, rire des ratés et des confusions est un rempart très solide contre les blessures de notre ego !

En effet, quand quelque chose ne fonctionne pas comme on veut, on a deux options :

la négative : être frustré, râler, se facher, pûnir , abandonner… où notre ego entre en jeu au maximum …

la positive : rire, réfléchir, analyser, recommencer… où notre ego ne risque rien puisque nous ne le mettons pas en jeu, il ne fait pas partie de la donne !

C’est toute notre progression qui est en jeu dans ce choix que nous faisons consciemment ou inconsciemment.

Alors faisons le choix conscient d’une progression joyeuse et gaie en prenant du recul sur nos erreurs ou de celles de notre cheval et rigolons un bon coup juste avant de réfléchir et de recommencer !

Un bon exemple avec Maroussia ici qui hier soir avait décidé de tout sauter ! Juste avant elle m’avait déjà sauté un bidon métallique debout de l’arrêt me collant une bonne trouille au passage (je ne demande jamais de sauter les bidons métalliques debout, car il y a un sérieux risque de blessure si le cheval se rate).

Du coup je lui ai proposé de sauter.. mais je ne sais pas pourquoi elle avait décidé de sauter le bidon tout seul à droite sur l’écran au lieu des deux que je lui proposais, plus le cone qui était à l’arière plan derrière le bidon, elle m’a même proposé de sauter les poteaux des chandeliers à coté ! ^^ De plus sur ce bidon tout seul il y avait mes lunettes de soleil donc je ne tenais vraiment pas à ce qu’elle le saute … ^^ Bref, après une bonne rigolade. J’ai repris sur un cercle plus petit et dans l’autre sens, puis j’ai redemandé les 2 bidons dans l’autre sens 2 ou 3 fois avant de revenir dans le sens initial qui posait problème.

J’ai donc été jusqu’au bout de mon plan mais sans me sentir frustrée ou agacée par ce qu’elle me proposait. J’ai arrêté mon bout de séance sur ce passage où j’ai obtenu ce que je voulais au départ en l’envoyant brouter une dizaine de minutes avant de reprendre, pour faire autre chose, un peu plus tard.

Voici la vidéo :

Ton égo est le pire ennemi de ton cheval !

Ton égo est le pire ennemi de ton cheval !

Quand tu as un problème avec ton cheval, assure toi que ton ego n’est pas en cause !

Vouloir réussir quelque chose est un excellent moteur mais n’oublie pas que tu es son professeur, que la réussite de ton élève n’est pas un devoir pour toi !

Ton seul devoir est d’être le meilleur professeur possible pour lui.

Le fait que ton cheval ne fasse pas ce que tu souhaites n’est pas du au fait qu’il t’en veuille mais à la façon dont tu lui as présenté les choses. Vois comment rendre ce que tu proposes plus facile ou plus intéressant à ses yeux. Chasse loin de toi l’agacement et la frustration, reconsidére la situation en tenant compte de son point de vue.

Rappelle toi surtout à quel point tu l’aimes, au lieu de te focaliser sur le problème du jour et prends du temps pour réfléchir à ce que tu peux changer dans ta façon de présenter les choses pour l’aider à comprendre ou à avoir de l’intérêt pour ce que tu proposes..

Prends les choses comme une énigme intéressante à résoudre au lieu d’une insulte personnelle et tout ira mieux !

Retrouve un article papier complet à ce sujet dans l’unité Evolution numéro 2 du Bullet Journal Evolution
Clique ici pour le voir

Les jeux télévisés

Les jeux télévisés

As tu remarqué quand dans les jeux télévisés, certains candidats sont vraiment, mais vraiment … nuls ! ^^
Genre si on leur demande : Quelle est la couleur du cheval blanc d’Henri IV ils répondent : – Heuh heuh … noir !
Et là on se dit tous … mais quel idiot !!
Mais non ! Il n’est pas idiot, il est sous pression.  Pression générée par l’enjeu, les lumières, la musique le public, l’attitude du présentateur, tout cela est fait exprès, car sous pression le cerveau du candidat marche BEAUCOUP moins bien !
Ok d’accord mais qu’est ce que ça a à voir avec les chevaux ?? ^^
C’est tout bête pour nos chevaux … c’est exactement pareil

Les chevaux n’arrivent pas à réfléchir sous pression !

Et si le cheval hésite et qu’on le met sous pression, en l’incitant à avancer sans relâche avec les jambes ou la cravache ou le stick, sa réflexion ne peut plus entrer en jeu et seul l’instinct va prendre le relais. Notre cheval sous pression, en mode instinct basique de fuite, peut faire des choses EXTRÊMEMENT dangereuses :
  • Tenter de sauter la totalité d’un gué alors qu’il n’aura jamais l’amplitude nécessaire et retomber au milieu du gué en terrain difficile
  • Foncer en avant et tout défoncer même s’il y a une barrière ou un obstacle haut
  • Foncer en arrière sans regarder où il va
  • Descendre au galop un contre-bas très dangereux
  • Sauter à l’arrache un fossé et atterrir dans terrain trop mou ou plein de cailloux
  • Sauter et retomber sur les barres car il est paralysé par la peur…
Et ce ne sont que des exemples !
C’est extrêmement dangereux pour le cheval et pour le cavalier.

Les chevaux ne font pas ça parce qu’ils sont idiots… Les chevaux font ça parce que leurs cavaliers, comme le bruit stressant, les lumières et la pression du jeu télévisé, les ont empêchés de réfléchir ! Parce que, oui, face à un gué, un trou, un obstacle compliqué notre cheval a besoin de regarder de réfléchir et de calculer comment il va passer ….

 Ton cheval hésite ? Laissez le RÉFLÉCHIR !

C’est ce qui conditionnera son calme dans le franchissement.
 Ne le pousse pas, laisse le respirer. S’il ne réfléchit plus et regarde ailleurs ou essaie de brouter, là tu pourras lui demander 2 ou 3 pas de reculer puis lui redemander de passer poliment et gentiment, laisse ton agacement et ton égo de coté, ils sont totalement contre productifs !
Moins tu pousseras ton cheval, plus il pourra réfléchir et moins il développera de défenses dangereuses, la plupart du temps si ton cheval ne passe pas, c’est qu’il ne PEUT PAS… regardez le s’il est tendu est stressé,laisse le regarder et remettre son cerveau en marche. Ce “détail” peut juste changer l’opinion de ton cheval et sa vie avec toi, penses y !
Le poids du passé

Le poids du passé

Aujourd’hui, en France, rares sont les personnes qui ont commencé par l’étho avec leurs chevaux …

On apprend de nouvelles notions et on se rend compte qu’on a fait des bêtises avec son cheval dans le passé. Que les choses auraient pu être plus simples, plus agréables, pour lui mais aussi pour nous ! Alors il y a des moments où on va culpabiliser, s’en vouloir et du coup on n’avance pas comme on voudrait, bloqué(e) par le poids du passé…
On peut aussi acheter un cheval qui n’a pas eu un passé très rose et là on le plaint, on n’ose rien lui demander, on laisse passer des choses qu’on ne devrait pas tolérer … et du coup ça ne va pas aussi bien qu’on voudrait …quoiqu’on en dise en public …

Le secret pour redémarrer pour de bon, pour vivre ce dont on a vraiment envie avec son cheval c’est de faire table rase du passé : du sien et du notre !
Nos chevaux vivent uniquement dans l’instant présent, faites comme eux.

Pour eux, peu importe ce que vous avez pu faire, vous ou d’autres, il y a 3 ans, il y a 3 mois, il y a 3 jours, 3 heurs ou même 3 secondes, ils ont déjà tout pardonné… pourvu que vous changiez votre comportement avec eux à partir de cet instant.

Alors vous aussi, pardonnez vous
pardonnez aux autres aussi et
OUBLIEZ TOUT !

Pensez à là, à maintenant, à tout de suite, il est toujours temps de changer votre façon de faire, de penser, d’être…

 

VIVEZ, AMUSEZ VOUS et PROGRESSEZ !!!

La précision, chemin de la progression

La précision, chemin de la progression

La plupart des personnes qui font du travail au sol apprennent assez vite à leurs chevaux les manœuvres de base : déplacer les épaules, les hanches, reculer, avancer sur un cercle ou en stick to me, franchir des obstacles sautants ou des bâches, etc. Grosso modo c’est vite bon … et ensuite ? Les chevaux savent faire, nous aussi et on répète jusqu’à l’ennui total pour nous et nos chevaux ! 
 
Du coup, on cherche de nouvelles idées, de nouveaux défis, on change d’activité, de discipline mais rien n’y fait… on a beau faire, on s’ennuie dur et le cheval aussi et en plus… on a l’impression de ne plus progresser ! 
 
Alors quoi faire ????????
Une notion peut tout changer ! 

LA PRÉCISION ! 

 Parce qu’un cheval qui bouge les épaules, c’est bien mais un cheval qui peut faire juste 1, 2, 3 pas avec les antérieurs SANS bouger du tout les postérieurs c’est mieux et beaucoup plus intéressant pour lui et pour nous, surtout si on annonce à haute voix le nombre de pas qu’il va faire avant de le demander ! 
 
Un cheval qui peut reculer de 5 pas, pas 4, ni 6, sans que l’humain n’ai besoin de bouger ses pieds ou d’agir sur la longe c’est pas mal non plus… et puis seulement 3 la fois d’après et 8 la fois suivant. En faire un jeu ou on annonce à chaque demande ce qu’on parie qu’on va obtenir, on perd, on gagne mais on a un objectif fixe défini et la base devient amusante, car chaque demande est un challenge !
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Et là on se rend compte du problème : c’est qu’il n’y a souvent pas de précision dans ce qui est fait au sol comme en selle, et ce défaut de précision, vient d’un manque de détermination de l’humain et d’une communication hasardeuse avec le cheval ! 
 
Savez vous de combien de pas vous voulez le reculer que vous venez de demander ? Savez vous exactement où vous souhaitez que votre cheval s’arrête ? Allez vous considérer que c’est une bonne réponse malgré les pas en plus ? Les pas en moins ? 
 
Votre marge de progression la plus accessible est là, dans cette précision. Les personnes que j’accompagne s’en rende vite compte quand je leur propose des choses précises, prêter attention à tous ces petits détails change la donne et permet au cheval de se connecter et le moindre pivot, le moindre reculer, le passage très étroit entre deux objets devient un challenge bien plus intéressant !
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Attention toutefois au piège ! 

Si vous décidez de développer votre précision, attention d’être très progressif et de ne pas vous agacer, car souvent la confrontation avec la réalité est délicate et les humains ont tendance à incriminer leur cheval dés qu’ils vont chatouiller de ce côté là ! 
 
Alors, soyez très progressifs, soyez compréhensifs, soyez clairs dans vos indications, soyez lent au départ, amusez vous, apprenez à rire de vos cafouillages ! Demandez la précision de près c’est plus facile, puis augmentez vos distances… et n’oubliez pas que cela s’applique aussi…. monté ! 
 
Vous n’y arriverez peut être pas aussi bien que vous le souhaiteriez demain, mais si vous vous y appliquez à chaque demande, dans quelques semaines, votre communication n’aura plus rien à voir ! 
 
Valérie Schweitzer

Comment réussir un exercice peut ruiner la progression de mon cheval ?

Comment réussir un exercice peut ruiner la progression de mon cheval ?

Souvent on progresse avec son cheval, ça va plus ou moins bien mais on avance et là tout d’un coup “patatra”, plus rien ne marche ! 
On se dit “pourtant il sait le faire !”. On ré-essaie, on s’acharne, on insiste mais la situation au mieux n’avance plus, parfois va même jusqu’à se dégrader et souvent, on perd courage… 

Hors, la raison principale d’échec dans le monde du cheval est une préparation insuffisante du couple car le cavalier a mal géré la progression.

  • – Combien de chevaux d’obstacle discutent sur la trajectoire et doivent y être « tenus » sous peine d’éviter l’obstacle
  • – Combien de chevaux d’extérieur sont incapables de garder ce petit trot ou ce petit galop si on ne les retient pas
  • – Combien de chevaux de dressage ne gardent pas ce trot allongé sans une forte demande des jambes (voire des éperons) de leur cavalier
  • – Combien de chevaux de spectacle n’ont pas ce joli pas espagnol sans le stick qui s’agite tout près ou touche leurs antérieurs… etc…
Les exemples sont sans fin et ils n’ont rien à voir avec l’une ou l’autre discipline, il est juste humain de demander trop, trop vite, sans prendre le temps d’attendre que chaque chose soit facile, avec des aides fines et discrètes avant de passer à la suite.
Parce que, oui, c’est frustrant, agaçant, de constater que notre cheval n’est toujours pas vraiment décontracté pour sauter 50 cm, qu’il s’énerve encore quand on demande quelque chose qui nous semble si simple et si basique, alors on passe à la suite en se disant  “ça passera,  ça va aller mieux, demain il sera plus détendu ou plus motivé, il manque juste de métier et ce n’est pas si grave …” du coup on passe à la suite, on saute plus haut, on demande autre chose…

On VEUT réussir l’exercice pour lequel on est pas prêt et, du coup, on fait passer la quantité avant la qualité et un jour ou l’autre, on se retrouve coincé quand on ne peut pas demander plus, plus fort ou plus vite parce qu’on est au bout de moyens pratiques ou que notre cheval, qui n’a jamais été totalement d’accord, dit STOP par peur ou par saturation…

Alors quoi faire ? Répéter des choses basiques jusqu’à plus soif ?

Certainement pas, … mais s’arrêter, se poser et réfléchir ! Pourquoi ne pas se filmer pour voir de l’extérieur ce que le cheval en pense, réfléchir aux pré-requis pour ce que je veux faire, et surtout décomposer voire revenir en arrière pour trouver cette base manquante qui bloque tout le reste…

Par exemple, comme vu dans le webinaire sur l’extérieur, cela peut sembler un peu ridicule de vérifier que notre cheval monté depuis si longtemps qui stresse et chauffe en extérieur accepte RÉELLEMENT l’idée d’avoir un cavalier sur le dos…. Et pourtant … combien de chevaux manquent de calme uniquement parce qu’on ne leur jamais demandé leur avis sur le fait simple de porter un humain…

Soyez progressif(ve), bâtissez vos bases tranquillement en vérifiant à chaque étape que votre cheval vous donne son accord et qu’il fait ce que vous attendez de lui avec des aides réellement minimes.

Demander de façon graduelle tout le monde sait que c’est la base en équitation.
Ceux qui font de l’étho ont  entendus parler des 4 phases, mais on oublie souvent les mots qui vont avec :

SUGGÉRER
DEMANDER
DIRE
PROMETTRE

Alors à votre prochaine séance quand vous serez avec votre cheval posez-vous cette question …
  • Pour qu’il passe cet obstacle
  • Pour qu’il reste au trot en extérieur
  • Pour qu’il ait ce beau trot allongé
  • Pour qu’il fasse ce joli pas espagnol…
Est-ce que ça a été facile et fluide avec une simple suggestion en étant plus près de la transmission de pensée ?

Est ce qu’il a fallu que j’insiste et que je lui dise de faire ou lui promettre que j’allais lui faire faire ça quoiqu’il se passe ?

POUR RÉSUMER

La seule chose qui compte, que quel que soit l’exercice que l’on fait, quel que soit le niveau où l’on est, c’est qu’une chose semble “facile” et fluide pour le cheval, qu’il la fasse de façon décontractée et volontaire AVANT de passer à la suite.
Tant que le cheval essaie, même un peu, d’éviter de faire, tant qu’on va devoir, même un peu, pousser ou tirer, si on passe à la suite, alors à un niveau supérieur… un jour, ça coincera parce qu’on bâtit sur du sable !

Tout au long de votre progression, où que vous en soyez, vérifiez et renforcez vos bases à chaque étape.

Toi d’abord !

Toi d’abord !

La plupart des cavaliers quand ils rencontrent un ou des, problèmes avec leurs chevaux se disent qu’il faut que leur cheval change ! Ils veulent qu’il soit plus courageux, plus calme, plus discipliné ou plus dynamique et ils travaillent dur pour changer leurs chevaux .. ou ils en prennent un autre! Mais souvent nouveau cheval ou pas, le problème continue ou se répète et les progrès sont difficiles, parfois juste passagers, avant de revenir au galop ! Et là selon leur caractère, certains renoncent quasiment à monter à cheval, ou même à avoir un cheval, ou bien, ils font avec, se battent et galèrent, jour après jour, pour réussir à changer leurs chevaux ….

C’est triste, les choses sont compliquées. Le cheval est mou on pousse, on continue, il devrait changer … Le cheval est peureux, on doit le forcer un peu à chaque chose difficile, on continue, il devrait changer..

Mais les chevaux ne changent pas, on ne change rien, on continue, on est frustré, agacé , il SAIT le faire, on s’énerve, on se fâche ou on renonce … et le cheval n’a toujours pas changé !

Et ça durera tant que je n’aurai pas compris UNE CHOSE… une seule chose…

Le comportement de mon cheval dépend du mien.

Si je deviens RÉALISTE que j’accepte de voir notre relation et notre communication telle qu’elles sont … Que je ne pense pas à priori que c’est LUI qui ne veut pas, qui fait exprès, qui veut m’agacer, mais que je deviens capable de voir quand il ne PEUT PAS quand il ne COMPREND PAS, alors mon attitude va changer fatalement ! Et l’idée n’est pas d’être défaitiste et de renoncer parce qu’on se met soi-même en cause, mais de travailler pour progresser, tout le monde peut le faire, mais le seul secret c’est que :

En changeant mon attitude je vais changer mon cheval !

Si je deviens plus compréhensive, mais aussi plus forte, plus courageuse, plus calme, plus déterminée, alors je serai la compagne sur qui mon cheval pourra se reposer. Le leader fiable qui inspire confiance qu’il aura envie de suivre … et mon cheval changera ! Chaque fois que votre cheval n’est pas celui que vous voulez, dites vous qu’il vous regarde et vous dit :

“TOI D’ABORD ! “

Sois calme, sois confiante, sois motivée, soit disciplinée et je le serai aussi ! Car s’il n’y a qu’une seule chose que je dois garder en tête c’est que : tout ce que je veux enseigner à mon cheval, je dois d’abord l’apprendre moi-même. Je veux un cheval plus courageux, je dois l’être moi aussi ! Je veux un cheval plus calme, le suis je vraiment ? Mon cheval manque de motivation ? Le suis je moi même tous les jours face à lui ? Mon cheval est indiscipliné, suis je moi même suffisamment rigoureuse ?

Et c’est pour ça que j’ai créé Juste avec mon cheval, pour vous aider à prendre de la distance, pour vous aider à réfléchir plus sereinement, pour vous aider à changer vous même, pour que vous puissiez changer vos chevaux ! 🙂

Valérie
La responsabilisation, une base de l’éducation

La responsabilisation, une base de l’éducation

Traditionnellement, on peut dire que le cheval est quasiment considéré comme un tout petit enfant qui ne saurait rien faire seul, on le guide pas à pas, pied à pied, et la seule chose qu’on attend de lui est qu’il fasse ce qu’on lui dit, le plus parfaitement possible !

C’est sur ce point, avant tous les autres, que l’éducation moderne des chevaux se démarque le plus de cette façon de faire traditionnelle, car on va s’adresser non seulement au corps du cheval mais surtout à son cerveau, on va devenir curieux de ce qui se passe dans sa tête pour mieux le comprendre et mieux vivre avec lui.

Dans ce cadre là, une étape importante va être l’apprentissage de la responsabilité pour le cheval !

On ne va plus le “tenir” court, que ce soit en main quand on se déplace, monté ou bien simplement à l’arrêt, comme sur cette photo et ceci grâce au principe de confort/inconfort. En leur rendant très confortable le fait de faire ce que nous attendons et inconfortable ce qui ne nous convient pas, nos chevaux vont petit à petit se mettre à rechercher ce que nous souhaitons pour avoir plus vite leur confort, confort qui deviendra de plus en plus présent, pour eux comme pour nous.

Par exemple, pour avoir un cheval responsabilisé, qui attend sagement, sans être attaché, on va appliquer le principe que j’appelle “de la place de parking” à pied et en longe au départ, dans un environnement calme.

L’idée c’est d’imaginer un rectangle où entrent tout juste les 4 pieds du cheval .

Quand le cheval a les 4 pieds dans sa place de parking, on se relaxe et on lui procure du confort, une simple pause, des caresses (s’il les aime) ou une friandise (à voir selon les chevaux).

Dès qu’un pied sort de la place de parking, on va juste faire rentrer ce pied dans le rectangle et “garer” à nouveau notre cheval. Même s’il a bougé de 5 m, on va venir le remettre à SA place, calmement, sans punition, sans agressivité, mais avec détermination, sans jamais abandonner, avant qu’il ne soit à la bonne place..

Dès que le cheval est garé, on se relaxe (TRÈS IMPORTANT), on sourit, même si ça a été difficile ^^ (pas toujours facile pour les humains ça ! ).

S’il bouge aussitôt, on va le remettre à sa place, inlassablement, jusqu’à ce qu’il fasse un effort.

Au départ, on ne va pas demander beaucoup, 3 secondes pour un cheval qui ne tient pas en place ou à qui on ne l’a jamais demandé, c’est bien et on récompense comme vu au dessus.

On va demander un peu plus à chaque essai ou à chaque séance, tout en étant prêt à accepter les éventuels retours en arrières sans trop de critiques !

L'immobilité en TREC n'est qu'une des applications de ce principe

L’immobilité en TREC n’est qu’une application de ce principe
 

Au départ cela peut vous sembler long, mais une fois que le cheval aura compris ce principe, “si je reste arrêté quand tu ne me demandes rien .. j’ai la paix !”. Cela va beaucoup vous faciliter la vie tant à pied que monté !  “Je m’arrête, mon cheval reste arrêté à coté de moi sans se poser de question et sans que je le tienne ! ” On pourra, bien sur, ensuite, travailler sur la même chose monté, cheval arrêté et calme, rênes posées sur l’encolure.

Demander au cheval de rester calme et immobile, sans être attaché, pendant qu’on le prépare avant une séance constituera un échauffement parfait, au lieu d’être juste attaché, car cela lui demande d’être calme et connecté avec son humain … n’est ce pas la base avant de demander quoi que ce soit ? 🙂

Ce principe de responsabilisation va bien au delà de ce simple arrêt, ceci n’est qu’un premier exemple 🙂

De la PROGRESSIVITE !

De la PROGRESSIVITE !

Plaidoyer pour la progressivité

Souvent j’entends des cavalier(e)s dire “mon cheval sait faire ça” ou “mon cheval ne sait pas faire ça” et … ils peuvent en témoigner en général … je les arrête !!! 😀 Déjà je pars du principe que les chevaux savent TOUT faire … s’ils le veulent ! Piaffer oui bien sur quand il s’agit d’impressionner un nouvel arrivant ! Sauter un énorme talus oh là bien sur si c’est pour passer de l’autre coté du pré ! Spinner oui s’ils le font pour jouer !   Le problème n’est donc déjà pas là ! Le problème est qu’ils le fassent … parce que nous le leur demandons ! Et là la donne change ! 😀   Mais même si mon cheval SAIT sauter quand je le lui demande, comment le fait il là aujourd’hui ?   Quelle hauteur ? Quelle largeur ? Quelle profondeur ? Avec un obstacle regardant à quel point ? A quelle distance de moi quand je suis au sol ? En longe ? En liberté ? …. Il y a tellement de variables, on peut les combiner à l’infini et du coup mon cheval SAIT sauter, oui, mais il y aura forcément quelque chose qu’on n’aura pas encore fait ! Une difficulté, un point auquel je n’aurai pas encore pensé, un point auquel on ne sera pas encore parvenu … et là on se dit qu’avec juste un seul exercice… on en a pour une vie à affiner, à compliquer mais surtout à être PROGRESSIF pour ne pas jamais dégoutter notre cheval pour que chaque étape soit juste un pas vers l’étape suivante, un petit pas, finalement pas si difficile à franchir et ça c’est terriblement difficile pour les humains !   Parce qu’un humain voyez vous, ça voit une vidéo sur internet et ça veut faire ça, là tout de suite, demain, ou la semaine prochaine. Un humain ça oublie tellement facilement que le cheval a besoin de comprendre d’assimiler, de s’entraîner et pas juste d’obéir aveuglément et bêtement ! Et du coup l’humain est frustré parce que la copine, elle avec son cheval elle y arrive et puis l’autre qu’il suit sur Internet là, il y arrive aussi !   Il faut dire … qu’on voit rarement les loupés sur les vidéos, rarement aussi les heures de travail que ceci ou cela a demandé, les répétitions, les erreurs, les bêtises qui ont permis de mener à tout ça … Alors bien posé au chaud dans son salon pendant qu’il regarde la vidéo, il rêve que demain il va demander ça à son cheval et que MAGIE ! Il va le faire… et le lendemain ça marche pas terrible alors il s’emporte contre son cheval ou contre lui même, alors il laisse tomber… . Il rentre chez lui regarder d’autres vidéos … qui lui laissent un drôle de gout dans la bouche … et ça peut durer longtemps comme ça…   Jusqu’à ce qu’il se décide, cet humain là, à prendre son cheval là où il en est, à se prendre lui, là où il en est et à se mettre à être RÉALISTE et PROGRESSIF et à partir de là ….. Le même humain va rentrer tout content parce qu’aujourd’hui pour la première fois son cheval a sauté une barre posée à 20 cm de haut en toute tranquillité ! ET cet humain là, croyez moi …. il est HEUREUX et son couple avec son cheval est bien parti !   Pour vous illustrer ça je vous ai mis voici une vidéo d’une séance avec Maroussia qui pourtant … SAIT sauter mais avec qui je reste progressive !

  J’ai pris le saut comme exemple mais c’est valable pour absolument TOUT ce que vous faites avec vos chevaux …. pensez y, réfléchissez à toutes ces minuscules parties dans lesquelles vous pouvez décomposer chaque chose que vous souhaitez réaliser avec votre cheval et tout ira mieux ….   Pour vous aider à apprendre cette progressivité, retrouvez tous mes conseils dans la série de vidéos de formation “Bâtir les bases au sol” en cliquant ici.

 

Travailler dans le pré : pourquoi je suis pour !

Travailler dans le pré : pourquoi je suis pour !

Souvent, je reçois des emails de personnes un peu inquiètes car elles n’ont pas de carrière ou de rond de longe pour travailler leur cheval et, du coup, elles doutent de pouvoir arriver à faire “un travail correct” juste dans un coin de pré.

D’autant qu’on entend et qu’on lit souvent “qu’il ne FAUT pas travailler un cheval dans son pré“.

La théorie des personnes qui défendent ce point de vue est que le pré est l’espace de repos du cheval et “qu’on ne va pas le déranger chez lui“.

Hors cette théorie néglige un aspect directement lié à la nature même des chevaux :

Les chevaux sont des animaux nomades ! 

 


Contrairement à nous, humains sédentaires, utiliser cet espace ou celui-ci pour telle ou telle activité n’a absolument aucun sens pour eux, EN DEHORS DES HABITUDES CRÉÉES PAR LES HUMAINS …. Parce que oui je t’entends déjà me répondre que, toi, toncheval est au contraire très différent dans son comportement selon l’endroit où il est.

Mais tu confonds sans doute, le lieu où se trouve ton cheval et la force de l’habitude directement liée au confort qu’il trouve dans ce lieu.

Par exemple :

  • pré = confort/nourriture/copains
  • carrière = solitude/travail
  • extérieur = solitude/conflit/stress

Travaille ton cheval seul dans le pré durant une semaine. Dans le même temps, héberge le et nourris le avec sa famille chevaux dans la carrière et tu seras vite fixé(e) sur ce rapport entre l’utilisation que TU FAIS d’un lieu et l’attitude que ton cheval y adopte. Tu peux changer ces habitudes puisque que tu es la personne qui les a créées. Tu n’as donc aucune raison de NE PAS travailler dans le pré qui est pour ton cheval un endroit comme les autres.

Mais y a-t-il des raisons POUR vouloir y travailler ? 

OUI ! Et elles sont nombreuses :

Parce que je peux réellement arrêter une séance instantanément si mon cheval fait un effort exceptionnel ! 

Il suffit d’enlever le licol ou de mettre pied à terre et de desseller sur place pour que le cheval retrouve la liberté en un instant et qu’il ai les plus belles récompenses possibles : LA PAIX  et son troupeau !

 

Parce que c’est l’endroit où mon cheval est le plus à l’aise ! 

Pour certaines choses qui peuvent être difficiles pour le cheval comme le tout début de l’apprentissage, la désensibilisation ou le débourrage, il peut être extrêmement intéressant de rester près du troupeau là où le cheval se sent bien, entouré de sa famille. Plus détendu, il partira d’un niveau de stress de 0/10 au lieu de partir d’un niveau de 4/10 ou plus parce qu’il aura été séparé d’eux et ça… ça change tout !


“Oui mais justement dans le pré il y a les copains et ils viennent interférer, me coller ou menacer mon cheval …”
Là c’est simple, c’est à toi de défendre ton cheval et de faire la police ! 🙂

Il y a fort à parier que si tu utilises le stick ou la longe de façon convaincante, ils seront d’accord pour aller jouer plus loin et tu renforceras en même temps la relation avec ton cheval parce que tu le défends contre les dominants.

Si tu as trop de difficultés, tu peux aussi mettre quelques piquets pour faire un petit carré de jeu à l’intérieur du pré comme sur cette photo.

 

Parce que je peux le récompenser très facilement

Dans le pré, il suffit de faire une pause et d’autoriser le cheval à brouter pour le récompenser, rien de plus simple et facile à faire ! 😀


“Oui mais justement dans le pré, il y a de l’herbe ! Et mon cheval broute et m’ignore….”
Ah on y vient ! Ça, c’est la raison principale pour laquelle on ne travaille généralement pas un cheval dans son pré ! ^^

 L’HERBE ! Le rêve des chevaux, le cauchemar des cavaliers ! 

Pour faire court on va partir d’une observation très simple : Est tu plus intéressant(e), plus prenant(e), plus surprenant(e) pour votre cheval… qu’un brin d’herbe ?

Si la réponse est NON, alors il va falloir faire quelque chose. Car si tu ne résous pas ce souci dans l’environnement calme et sécuritaire du pré, tu risques de le retrouver de façon bien plus intense et dérangeante dans bien d’autres circonstances, dont, évidemment, l’extérieur.

Mais pas que, car ce souci avec l’herbe n’est que le symptôme de soucis de connexions, mais aussi de respect de tes demandes, et tu les retrouveras sous de très nombreux autres aspects, que ce soit à pied ou monté.

Du coup, travailler dans le pré va te pousser à trouver des solutions à ces problèmes de connexion et de respect et t’aider grandement à avancer dans la relation avec ton cheval.

Alors évidemment, ne pas avoir d’espace dédié au travail des chevaux et surtout un sol correct peut être un désavantage à certaines saisons, mais dis toi aussi que c’est une chance et même une FORCE, car si tu obtiens de ton cheval, la connexion, la bonne volonté sur herbe au milieu des copains alors beaucoup de choses seront plus faciles.

Du coup, même si tu as la chance d’avoir une carrière à disposition dis toi que faire des séances travailler dans le pré va te permettre de tester et d’améliorer votre connexion et n’oublie pas que, de toutes façons, la connexion, la bonne volonté, la conversation avec ton cheval ne commencent pas et ne s’arrêtent pas à la porte de la carrière ou de l’aire de jeux ….

Si tu as des difficultés à gérer ce souci d’herbe, la vidéo “Éduquer son cheval pour l’extérieur” qui est le second volet de la série sur l’extérieur, aborde ce sujet en détail.

Qu’est ce que tu as appris cette semaine ?

Qu’est ce que tu as appris cette semaine ?

Je pourrai te demander ce que tu as appris de nouveau à ton cheval cette semaine et ça pourrait être bien intéressant !
Tu réaliserais peut être que tu ne lui as rien appris de nouveau ou au contraire que tu lui as appris 1 ou 2 choses nouvelles ou que tu as fait une nouvelle activité que vous n’aviez jamais faite avant ça …

Ça serait bien .. 🙂

Mais ce que je veux te demander aujourd’hui c’est :

Qu’est ce que tu as appris TOI de nouveau au cours de cette semaine ?

  • As tu appris une nouvelle notion en lisant un article ou un livre ou bien en regardant une vidéo ?
  • As tu appris quelque chose de nouveau à propos de ton cheval en le voyant évoluer au milieu de son troupeau ?
  • As tu posé des questions à des cavaliers ne pratiquant pas la même discipline ou la même équitation que toi ?
  • As tu fait preuve de curiosité à propos de ces disciplines qui te sont inconnues ?
  • As tu regardé avec un oeil extérieur les vidéos de ce que tu fais avec ton cheval pour comprendre ce qui va et ne va pas ?
  • As tu travaillé pour être plus athlétique et ainsi devenir une meilleure cavalière ?
  • As tu fait autre chose que de suivre aveuglément les conseils d’un unique instructeur ?
  • As tu monté ou travaillé au sol un autre cheval que le tien ?

En bref, t’es tu, TOI, donné les moyens de progresser en apprenant différemment, en faisant ton propre chemin ?

Parce que les progrès de ton cheval, il faut que tu comprennes, une fois pour toute, qu’ils viennent uniquement de tes propres progrès ! Si tu penses savoir, si tu n’apprends rien de nouveau toi même, dans 3 semaines, dans 6 mois dans 5 ans vous en serez quasi au même point ! Les mêmes problèmes, les mêmes réussites… rien ne changera vraiment, alors que si tu ouvres ton esprit si tu comprends de nouvelles choses, si tu les assimiles et que tu les fais tiennes alors vous pourrez avancer ensemble !

Alors, même si cela n’est pas naturel pour toi, investis toi, deviens curieuse, plus observatrice, ose poser des questions, regarde, essaie de prendre le meilleur de tout ce qui est autour de toi. Trouve ce que tu peux appliquer et qui sera un plus pour ton cheval et toi. Ainsi tu seras changée par toutes tes découvertes, petit à petit. Toutes ces choses que tu auras entendues, lues, vues, apprises seront autant de flèches dans ton carquois que tu pourras tester et choisir d’utiliser à un moment ou un autre de ta vie avec ton cheval.

Plus tu progresseras toi même, plus ton cheval progressera. Ne l’oublie votre progression commune passe par ta progression personnelle !

Alors je te propose une petite chose pratique, aujourd’hui ouvre un petit carnet et note la date et cette nouvelle notion que tu viens d’apprendre “je dois apprendre de nouvelles choses le plus souvent possible” et ensuite continue ! 😀

Note dans ton carnet les notions ou les idées nouvelles avec leur date, ainsi tu vas collectionner les idées que peut être tu ne pourras pas appliquer tout de suite mais dont tu te souviendras quand tu feuilletteras ton carnet ! Certaines te sembleront inutiles pour le moment ou inatteignables, mais un jour ou l’autre tu en auras sans doute besoin 🙂

C’est vers cet enrichissement personnel et cette curiosité que j’accompagne les cavaliers, si tu as besoin d’aide pour sortir du marasme et de l’habitude, n’hésite pas à me contacter 🙂

Savoir ne rien demander, savoir quand on demande, savoir ce qu’on demande.

Savoir ne rien demander, savoir quand on demande, savoir ce qu’on demande.

Tes séances avec ton cheval s’enchaînent, tu as l’impression de faire toujours la même chose, ton cheval s’ennuie et toi aussi !

Pour en parler, voici la première image du premier webinaire de la série “Bâtir ou revoir les bases du travail à pied” …

La plus importante celle qui va t’amener à voir les choses autrement ….

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Ça a l’air tout bête, mais

es tu capable d’être avec ton cheval

et de NE RIEN DEMANDER ?

Oui oui, ça a l’air bête, mais crois moi, c’est très difficile pour de nombreux humains de ne rien demander pendant une séance avec leur cheval… pas toute la séance, mais au milieu de divers exercices de faire de VRAIES PAUSES ! Des pauses où on n’attend RIEN de la part du cheval, où on ne le surveille pas du coin de l’oeil, où on ne le harcèle pas de caresses. En bref, des pauses où on lui fiche la paix, purement et simplement !

Es tu capable de savoir si tu es réellement en train de ne rien lui demander ? Rien ! Même juste du regard, juste par ton intention : “reste là, ne bouge pas” ça c’est une demande aussi ! Ne pas faire cette demande là… c’est commencer à lui faire confiance !

Et quand tu demandes, sais tu exactement ce que tu veux obtenir avant même de le demander ? La plupart du temps la réponse n’est pas tout à fait OUI … par exemple :
Tu veux envoyer ton cheval sur le cercle au trot….OUI MAIS

>Dans quelle allure EXACTEMENT ? (petit trot ? trot actif ? grand trot ?)
>Pour combien de tour ?
>A quel endroit vas tu arrêter le cercle et rappeler le cheval ? Exactement à cet endroit ci ? Ou bien à l’instant précis où il aura fait l’effort que tu attendais ? Ou bien…. tu ne le sais pas vraiment ?
Qu’attends tu de lui comme effort ou comme progrès durant ces cercles ? (Heuh quel effort ?? ^^)

Plus tu sauras ce que tu veux, mieux ton cheval pourra y répondre ! Ça a l’air évident comme ça. Oui…mais… repasse toi votre dernière séance en mémoire.. est ce que c’était le cas ?

Ce thème est la première partie de la première vidéo de la série “Bâtir les bases au sol”, nommée “Sécurité et relation”.

“Bâtir les bases au sol” est une série de 6 vidéos pour créer une vraie relation et une vraie conversation avec ton cheval. Plus de 12 heures de vidéo avec explications et démonstrations.

Jouer avec son cheval : UTILE OU DANGEREUX ?

Jouer avec son cheval : UTILE OU DANGEREUX ?

La notion de jeu est souvent faussée dans la tête des cavaliers et des propriétaires de chevaux.

“Bisounours”, dangereux et futile pour les uns, indispensable, mais culpabilisante dès qu’on en sort pour les autres, recherche éternelle sans jamais y parvenir pour d’autres encore… trouvons une voie raisonnée et raisonnable pour faire le tri dans tout ça !

 

Qu’est ce que ça veut dire exactement : jouer avec mon cheval ? 

Définissons la notion de jeu :

  • un jeu comporte des règles
  • les joueurs sont dans un état d’esprit gai et léger
  • Personne n’est puni parce qu’il joue mal ou qu’il ne sait pas jouer
  • personne ne se fâche 
  • sinon … ce n’est plus un jeu ! 
Quand je joue avec mon cheval, c’est moi qui établis les règles, c’est moi qui dois rester dans un état d’esprit gai et léger, moi qui ne punis personne et ne me fâche pas.. et moi qui fais respecter les règles pour que mon équipe (constituée de mon cheval et moi) gagne le jeu ! Le but comme dans tous les jeux est que mon équipe gagne 😀
 

Le but est aussi que TOUS les joueurs respectent les autres, je vais respecter mon cheval mais je vais être prudente en veillant à ce qu’il respecte mon espace. Plus le jeu est vif et plus je vais lui demander de prendre de la distance ET DE LA GARDER pour ne pas risquer de prendre un coup, qui ne serait du qu’au fait de jouer… mais je en suis pas un cheval et un coup de pied anodin donné en plein jeu… peut juste me tuer ! Donc plus ça va vite et plus je garde mon cheval loin de moi (raison pour laquelle on ne jouera vite qu’à partir du moment où on sera capable de garder notre cheval à distance ! )

Si je veux que ce soit réellement un jeu, je dois M’AMUSER déjà moi même ! Si moi je travaille, mon cheval ne trouverez jamais ça drôle, gai, léger ou amusant !!! 
Si mon cheval est le seul à s’amuser… j’ai de fortes chances que ce soit à mes dépends…

 

De quoi est ce que j’ai besoin pour jouer avec mon cheval ?

Je vous vois d’ici vous imaginant qu’il va vous falloir 6 bidons, 200 m de rubalise, 5 pneus, 3 parapluies, un immense champ vert pour y galoper en liberté et 27 ratons-laveurs… ^^

Point du tout ! 😀 Jouer avec son cheval est juste un état d’esprit et vous n’avez besoin de rien de particulier pour commencer à part … Votre sourire et votre bonne humeur !

Jouer avec son cheval c’est donc créer un but et une règle du jeu en gardant un certain état d’esprit… 

Oui ok mais on peut jouer à quoi ??

A tout !! 

 

Par exemple si vous êtes débutant(e) 

pour ce qui concerne le travail au sol, on va jouer à “respecte mon espace personnel sans me rentrer dedans !
Pour ça je vais établir mes règles de base :

  1. tu ne dois pas venir mettre ton nez sur moi
  2. moi je ne bouge pas du tout mes pieds
  3. si tu mets ton nez sur moi je te fais bouger
  4. pour gagner tu rester à distance de moi

Et je vais juste me poser tranquillement avec le sourire ! Si mon cheval entre dans mon espace je vais lever les mains puis utiliser le bout de la longe pour faire des moulinets près de sa tête de plus en plus grands et de plus en plus forts, quitte à le toucher s’il insiste. Et ça, jusqu’à ce qu’il sorte de mon espace. Dès qu’il sort de mon espace ! BRAVO on a gagné ! Je lui souris et je le félicite chaudement… je peux l’autoriser à brouter pour lui manifester mon contentement par exemple.

Au début ma règle est juste qu’il sorte puis on passe au niveau suivant du jeu : reste 5 secondes à distance de moi, puis 10, puis 20 etc … comme tous les jeux il y a des niveaux de difficulté ! 😀

 

Si vous êtes plus avancé en travail au sol

vous aurez un autre exemple avec  : “Départ au galop de l’arrêt

Là aussi, je vais établir mes règles de base :

  1. On a gagné dès qu’on a un départ sans foulée de pas ou de trot
  2. Je vais toucher la piste là où est ton antérieur interne avec le stick 3 fois si on ne gagne pas le jeu
  3. Si tu n’y es plus super !
  4. Si tu y es encore… on a perdu !
Je me mets mentalement dans le jeu, je monte mon énergie comme si moi-même j’allais partir à fond et que j’étais dans les startings blocks au départ d’une course et :
“ATTENTION (je monte mon énergie), A vos marques(je montre à mon cheval dans quelle direction aller),  prêts (je lui laisse une petite seconde de réflexion), partez (je touche la piste à l’endroit de son antérieur interne 3 fois en comptant à haute voix) !
  • Soit mon cheval n’a pas bougé et je vais quand même toucher la piste et du coup le cheval qui est sur la piste avec la cordelette de mon stick… Dommage fallait plus être là ! On a perdu ! (Je ne frappe pas mon cheval pour le punir, je touche la piste .. il est là tant pis, moi j’applique juste la règle du jeu sans état d’âme ! )
  • Soit il est parti au pas ou au trot et  je touche la piste 3 fois avec mon stick, cela lui montrera à quel point il a bien fait de partir de là, mais comme c’est pas passé loin il aura bien plus envie de bouger de là la prochaine fois….
  • Soit il est parti au galop directement ! BRAVO on a gagné !! Et dans ce cas là seulement je ne touche pas la piste !
Seul le départ compte au level 1 de ce jeu, par la suite, quand on gagnera quasi à tous les coups, je jouerai au level 2 du départ au galop de l’arrêt en gardant le galop sur 1/2 tour etc …

Quand on a  joué une fois, quel que soit notre score, on fait une pause et je laisse mon cheval réfléchir à ce qui vient de se passer. J’attends qu’il soit calme et détendu avant de recommencer tranquillement.

Mais surtout si j’ai gagné ce jeu je vais me réjouir de ce score comme si j’avais fait un strike pendant une partie de bowling avec des amis !!! 😀 Et je vais le manifester à mon co-équipier et le félicitant chaleureusement !

On peut jouer comme  avec tout ce qu’on fait avec notre cheval : 

reculer léger, déplacement latéral, 8, slalom, transitions, arrêts, etc…  que ce soit à pied ou monté !!!!!

Alors jetez à la poubelle vos sourcils froncés et  votre masque de concentration ! JOUEZ, RIEZ, AMUSEZ VOUS ! 

Être avec votre cheval, c’est votre passion, votre loisir, votre plaisir, ne l’oubliez pas en voulant TRAVAILLER votre cheval, car ce ne sera pas plus agréable pour lui que pour vous.

Pensez à garder pendant ces jeux la règle de base de respect entre les joueurs et assurez toujours votre sécurité quoique vous fassiez, finalement le respect de l’espace personnel est un jeu lui aussi ! Ne l’oubliez pas !

Soyez le(la) partenaire de jeu qu’il retrouvera avec joie pour faire des choses intéressantes et non le boss qui débarque pour l’emmener travailler…

Ça risque de changer la donne entre-vous non ?

OUI ! ENCORE ! L’enchaînement qui tue !

OUI ! ENCORE ! L’enchaînement qui tue !

L’enchaînement qui tue !

Quand on fait quelque chose avec notre cheval, séance montée en carrière, balade, saut d’obstacle, travail à pied ou n’importe quoi d’autre, on attend régulièrement un effort de sa part ou un progrès.

Quelques fois ça fonctionne bien, d’autres fois moins bien mais c’est toujours vers l’attente de ce moment où le cheval va comprendre ou nous donner plus que d’habitude que nous tendons. Un déplacement latéral plus ample, le fait de rester calme devant quelque chose d’effrayant en extérieur, un obstacle d’une hauteur inhabituelle sauté avec brio, un exercice fait pour la première fois à grande distance vont nous ravir !

Mais là, une fois que notre cheval a fait cet effort de concentration, d’obéissance, de courage ou cet effort physique …. nous gâchons tout par un :

OUIIIIIIII ! ENCORE !

 .

Nous, les humains, en voulons toujours plus.
Nous voulons ressentir encore ces foulées de galop calmes et allantes si agréables, le sentir encore franchir cet obstacle, le voir avancer encore d’un pas dans ce van qui lui fait si peur, retrouver encore ce sentiment grisant d’un cheval qui obéit en liberté…
Quel que soit le domaine, nous voulons ENCORE un peu plus, TOUJOURS un peu plus. Jusqu’où ? Jusqu’à quand ? 

Hum…. en général jusqu’à ce que ça se gâte !!!!!! Parce que le cheval qui a fait un effort n’est peut être pas prêt là tout de suite à faire autant d’effort cette fois. Et du coup, par notre appétit sans fin, nous transformons un très joli effort en une séance qui finit mal, car notre frustration va prendre le dessus pour se transformer en colère … ou en découragement !

ALORS QUE FAIRE ?

ARRÊTER ! 

Oui, vous avez bien lu : arrêter dès qu’il y a un vrai effort (je parle ici d’un effort, pas de la réussite d’un exercice courant pour vous et votre cheval).

Vous me direz : “Arrêter quoi ? La séance ? “

Ma réponse est : “Ça dépend ! ” ^^

On va déjà arrêter de demander autant, ça c’est certain !

Si l’effort produit par le cheval est un petit effort : un peu plus d’engagement physiquement et mental sur un déplacement latéral, alors on continue en ligne droite, un peu plus d’allongement dans le trot, on passera au pas, etc…

Mais si c’est un effort plus conséquent :

  • cheval qui saute un obstacle sur lequel il bloquait depuis longtemps
  • cheval qui met un pied dans le van qui lui fait si peur
  • cheval qui accepte de prendre le galop alors qu’il ne l’a pas accepté depuis longtemps
  • cheval qui accepte de s’arrêter presque facilement alors que d’habitude on a besoin de beaucoup de pression
  • etc.. les exemples sont innombrables..

alors on va lui accorder une récompense à la hauteur de l’effort accompli :

  • une pause bien longue
  • s‘éloigner du van
  • autoriser à brouter plusieurs minutes
  • mettre pied à terre pour quelques minutes
  • ou bien, oui, arrêter la séance exactement là où on est et le ramener à son troupeau tout de suite ! C’est ce qui sera la plus belle récompense qu’on puisse lui offrir très très largement devant le sacro-saint bonbon sorti du fond de la poche qu’il va avaler en 3 secondes et qu’il aura oublié à peu près aussi vite !

Cette stratégie est un bonheur sur le long terme, car si on montre à notre cheval qu’on perçoit ses efforts et qu’on les récompense à leur juste valeur, alors il sera prêt à en faire bien plus souvent et à mettre bien plus de cœur dans tout ce que nous ferons ensemble.

En bref, le fameux OUIIIIII qui nous sort du cœur, doit TOUJOURS être suivi d’un bénéfice pour le cheval qui soit à la hauteur de la satisfaction qu’il nous a apporté.

C’est logique entre amis non ?

La bonne volonté, une première étape.

La bonne volonté, une première étape.

La “BONNE VOLONTÉ”, on entend peu ce terme dans le milieu du cheval et pourtant il est tellement important !

 

Qu’est ce que la “bonne volonté” ?

 

Selon le dictionnaire, c’est le désir de bien faire. Ne souhaitons nous tous pas avoir un cheval qui fait preuve de bonne volonté ?

 

 Comment je peux savoir si mon cheval fait preuve de cette fameuse “bonne volonté” ?

 

Un cheval qui fait preuve de bonne volonté, c’est un cheval qui s’applique et qui s’implique dans ce qu’il fait, qui essaie de comprendre même s’il ne sait pas encore faire, mais c’est aussi un cheval qui ne s’oppose pas quand il a compris ce qu’on lui demande.

 

 Cette bonne volonté là est très précieuse, c’est une merveille chez le cheval et notre but, avant tout, doit être de la faire naître puis de l’entretenir et de la faire grandir, car si le cheval plein de bonne volonté n’est pas encore un cheval parfaitement agréable à manipuler et à monter.. il va le devenir au fur et à mesure qu’il apprendra son métier.

 

Comment est ce que je peux faire naître la bonne volonté chez mon cheval ?

 

En ne lui donnant pas d’ordres stricts, mais en lui permettant de chercher puis de trouver les solutions aux problèmes que je vais lui poser.

 

Par exemple, si je veux que mon cheval monte sur une passerelle de type bâche ou palette

 

(l’idéal étant 2 palettes renforcées côte à côte ou une grande bâche) :

 

 

Je pourrais bien sur tenir la longe bien courte et le tirer gentiment sur l’obstacle. Il pourrait résister ou y aller directement ou y aller après avoir un peu navigué de chaque coté, quoiqu’il en soit au moment où il passerait, il n’aurait appris qu’une chose : quand je tire sur la longe, tu avances quoi qu’il y ai devant toi. En bref, tu m’obéis !

 

Pour ça, il aurait utilisé son cerveau pour une seule chose : essayer de ne pas faire ce que je voulais qu’il fasse. Par contre, il n’aurait jamais besoin de son cerveau pour faire ce que je voulais moi : m’obéir.. il n’aura donc pas eu besoin de sa propre VOLONTÉ et donc pas de bonne volonté, il sera simplement, obéissant ou pas

 

Mais je peux aussi choisir de tenir la longe de mon cheval nettement plus longue de façon à ce que le cheval puisse contourner la passerelle ou la bâche mais cela tendra la longe que je tiens bien fixe dans ma main posée sur mon ventre.

 

Il faut en avoir conscience une longe tendue, c’est désagréable pour le cheval, nous allons compter sur cet inconfort pour l’amener à réfléchir et à faire preuve de bonne volonté.

 

Une fois la longe réglée, je me dirige vers l’obstacle et je le traverse bien au milieu sans regarder le cheval, dans de nombreux cas, il va faire le tour. Je ne vais pas réagir, arrivé de l’autre coté, je vais juste faire demi-tour et repasser dans l’autre sens sans le regarder, son comportement et ce qu’il choisit de faire ne regarde que lui …

 

Tant que le cheval fait le tour je vais continuer à faire des aller retour tranquillement en le laissant faire sa gymnastique et tendre la longe pour contourner l’obstacle. Je ne fais que marcher, calmement, tranquillement mais sans pause…

 

A la seconde où son pied va se rapprocher nettement de l’obstacle ou s’y poser, même très brièvement, je vais m’arrêter, me relâcher, laisser le cheval réfléchir quelques secondes avant de le féliciter et de nous éloigner de l’obstacle pour faire autre chose quelques minutes.

 

On y reviendra régulièrement au cours de la séance ou des séances suivantes, toujours sur le même principe : attendre chaque fois du cheval qu’il réfléchisse et essaie de faire un petit effort.

 

En quelques répétitions, mon cheval me montre à quel point il a compris en marchant délibérément sur la passerelle ou la bâche : ON Y EST ! Sans bagarre et sans discussion, il essaie de comprendre et il fait preuve de bonne volonté.

 

 

 

 

Pourquoi ? 

 Parce qu’on a pas tenté de le forcer à aucun moment, parce qu’on ne s’est pas battu avec lui, parce qu’on l’a considéré comme un être sensé équipé d’un cerveau en parfait état de fonctionnement.

 ATTENTION : Soyez attentif  à ce que votre cheval respecte votre espace. Si votre cheval n’est pas dérangé par le fait de vous rentrer dedans ou de vous marcher sur les pieds en cas de stress, commencez par vous en préoccupez. Je vous déconseille fortement de réaliser cet exercice. Commencez par lui apprendre à vous respecter c’est la première étape incontournable.

 Ceci n’est qu’un tout petit exemple, mais

 TOUT CE QU’ON FAIT AVEC NOS CHEVAUX PEUT ÊTRE FAIT EN APPLIQUANT LES MÊMES PRINCIPES !

  • S‘adresser au cerveau du cheval et non seulement à son corps
  • Rendre agréable ce qu’on souhaite qu’il fasse
  • Rendre inconfortable ce qu’il ne souhaite pas qu’il fasse
  • Ne pas le rendre impossible, pour qu’il ai le choix
  • Le laisser trouver la solution SEUL
  • Lui laisser le temps de réfléchir
  • Récompenser tous ses efforts, même les plus petits
  • Ne pas dépasser les limites émotionnelles ou physiques du cheval

Si on applique ces quelques principes simples, en faisant preuve d’imagination pour leur trouver des combinaisons et qu’on est attentif à notre cheval pour voir les efforts qu’il fait.. ou qu’il ne fait pas, alors nous allons développer chez lui cette envie de bien faire, cette “bonne volonté” qui en fera un compagnon agréable. Découvrir de nouveaux défis, tester de nouvelles disciplines ou exceller dans une discipline en particulier sera un réel plaisir au quotidien. 

Je suis à votre disposition pour vous aider dans cette démarche.

 

Éduquer ou dresser son cheval, quelles différences ?

Éduquer ou dresser son cheval, quelles différences ?

Où est cette différence, cette ligne invisible entre l’éducation et le dressage ?
Nous allons tenter de réfléchir à cette question ensemble.

Tout d’abord qu’est ce que le dressage d’un cheval ?

Il s’agit de faire en sorte que le cheval connaisse son métier. C’est à dire qu’il sache se porter en avant quand les jambes du cavalier entrent en action, qu’il sache tourner en se portant, qu’il connaisse la meilleure façon de franchir une barre, de faire un spin ou de prendre le galop sous la selle.

Qu’est ce que l’éducation ?

L’éducation c’est apprendre au cheval à se comporter avec les humains. Marcher en main calmement, ne pas bousculer même en cas de peur, rester à l’attache, monter en van, être calme et conciliant aux soins ou à la douche, etc…

Un cheval peut il être éduqué sans être dressé ou peut il être dressé sans être éduqué ?

Tout à fait ! Nombre de poulains non encore dressés, qui ne sont pas montés et qui n’ont pas encore de “métier”, peuvent être parfaitement éduqués et très facile au quotidien. Tout comme des chevaux parfaitement dressés, qui sont montés depuis longtemps et à haut niveau, peuvent être insuffisamment éduqués et tirer en longe, refuser de monter en van ou se battre à chaque douche.

sL’idée de base de l’éducation est de ne pas utiliser d’artifice, et d’inculquer des bases au cheval tout en ayant un résultat pérenne dans le temps.
10714191_10153237313323082_4746439105169281746_oPar exemple on ne mettra pas un mors pour arriver à tenir un cheval à pied pour des soins inconfortables pour lui, on lui apprendra à rester calme et à respecter la pression d’un simple licol plat. A titre d’illustration, ici, suite à une coupure de la cornée, il a été très simple de mettre des gouttes dans les yeux même si c’était 5 fois par jour, juste en liberté !
On ne viendra pas chercher son cheval avec un seau de grain, le licol derrière le dos ou autres artifices, pas vraiment utiles d’ailleurs, puisque c’est notre cheval qui viendra à notre rencontre et qui nous aidera à lui enfiler le licol.
L’éducation est donc un domaine où TOUS les chevaux, quel que soit leur âge, quel que soit leur niveau de travail, peuvent être améliorés.

Pourquoi voudrais-je améliorer cette éducation ? Mon cheval vit très bien tel qu’il est…

Oui on peut vivre avec un cheval peu éduqué sans que ça nous dérange plus que ça, vu qu’on a souvent l’impression que ça ne vaut pas le coup de perdre du temps pour ça. Mais JUSTEMENT améliorer l’éducation de son cheval va nous faire GAGNER du temps tout au long de sa vie !
IMG_2597Par exemple, beaucoup de cavaliers et de propriétaires ne prennent pas vraiment le temps d’apprendre à leur cheval à monter en van, parce que ça prend du temps et, du coup, à chaque déplacement du cheval, ils passent des heures devant le pont à tenter de faire monter leur cheval à l’aller comme au retour ! Si on met bout à bout toutes ces heures au bout de 5 ans … on se dit que peut être, au final, il aurait été plus rapide de prendre du temps pour faire les choses bien que d’en perdre autant pour faire les choses mal !

Apprendre au cheval à rester calme et à l’écoute en longe, va aussi nous aider à gagner du temps à chaque déplacement et mais surtout faire baisser significativement le risque d’accident. Si mon cheval sait marcher correctement sur une longe détendue et qu’il respecte mon espace personnel, je ne me ferai plus marcher sur les pieds, je ne me ferai plus démonter un poignet ou une épaule parce qu’il est parti bien vite vers le brin d’herbe qui l’a appelé si fort de l’autre coté de la route !

Bref, éduquer un cheval c’est améliorer notre vie avec lui car les choses se passent ensuite avec moins de heurts, moins de conflits et plus de sécurité et ce, quels que soit l’âge, le niveau, le gabarit de notre cheval et ou l’activité que l’on pratique avec lui.

Le programme VIP au sol commence par le quotidien parce que c’est dans les gestes du quotidien que commence la communication avec son cheval. Tu peux t’y abonner ici : Formation VIP au sol partie 1