Jouer avec son cheval : UTILE OU DANGEREUX ?

Jouer avec son cheval : UTILE OU DANGEREUX ?

La notion de jeu est souvent faussée dans la tête des cavaliers et des propriétaires de chevaux.

“Bisounours”, dangereux et futile pour les uns, indispensable, mais culpabilisante dès qu’on en sort pour les autres, recherche éternelle sans jamais y parvenir pour d’autres encore… trouvons une voie raisonnée et raisonnable pour faire le tri dans tout ça !

 

Qu’est ce que ça veut dire exactement : jouer avec mon cheval ? 

Définissons la notion de jeu :

  • un jeu comporte des règles
  • les joueurs sont dans un état d’esprit gai et léger
  • Personne n’est puni parce qu’il joue mal ou qu’il ne sait pas jouer
  • personne ne se fâche 
  • sinon … ce n’est plus un jeu ! 
Quand je joue avec mon cheval, c’est moi qui établis les règles, c’est moi qui dois rester dans un état d’esprit gai et léger, moi qui ne punis personne et ne me fâche pas.. et moi qui fais respecter les règles pour que mon équipe (constituée de mon cheval et moi) gagne le jeu ! Le but comme dans tous les jeux est que mon équipe gagne 😀
 

Le but est aussi que TOUS les joueurs respectent les autres, je vais respecter mon cheval mais je vais être prudente en veillant à ce qu’il respecte mon espace. Plus le jeu est vif et plus je vais lui demander de prendre de la distance ET DE LA GARDER pour ne pas risquer de prendre un coup, qui ne serait du qu’au fait de jouer… mais je en suis pas un cheval et un coup de pied anodin donné en plein jeu… peut juste me tuer ! Donc plus ça va vite et plus je garde mon cheval loin de moi (raison pour laquelle on ne jouera vite qu’à partir du moment où on sera capable de garder notre cheval à distance ! )

Si je veux que ce soit réellement un jeu, je dois M’AMUSER déjà moi même ! Si moi je travaille, mon cheval ne trouverez jamais ça drôle, gai, léger ou amusant !!! 
Si mon cheval est le seul à s’amuser… j’ai de fortes chances que ce soit à mes dépends…

 

De quoi est ce que j’ai besoin pour jouer avec mon cheval ?

Je vous vois d’ici vous imaginant qu’il va vous falloir 6 bidons, 200 m de rubalise, 5 pneus, 3 parapluies, un immense champ vert pour y galoper en liberté et 27 ratons-laveurs… ^^

Point du tout ! 😀 Jouer avec son cheval est juste un état d’esprit et vous n’avez besoin de rien de particulier pour commencer à part … Votre sourire et votre bonne humeur !

Jouer avec son cheval c’est donc créer un but et une règle du jeu en gardant un certain état d’esprit… 

Oui ok mais on peut jouer à quoi ??

A tout !! 

 

Par exemple si vous êtes débutant(e) 

pour ce qui concerne le travail au sol, on va jouer à “respecte mon espace personnel sans me rentrer dedans !
Pour ça je vais établir mes règles de base :

  1. tu ne dois pas venir mettre ton nez sur moi
  2. moi je ne bouge pas du tout mes pieds
  3. si tu mets ton nez sur moi je te fais bouger
  4. pour gagner tu rester à distance de moi

Et je vais juste me poser tranquillement avec le sourire ! Si mon cheval entre dans mon espace je vais lever les mains puis utiliser le bout de la longe pour faire des moulinets près de sa tête de plus en plus grands et de plus en plus forts, quitte à le toucher s’il insiste. Et ça, jusqu’à ce qu’il sorte de mon espace. Dès qu’il sort de mon espace ! BRAVO on a gagné ! Je lui souris et je le félicite chaudement… je peux l’autoriser à brouter pour lui manifester mon contentement par exemple.

Au début ma règle est juste qu’il sorte puis on passe au niveau suivant du jeu : reste 5 secondes à distance de moi, puis 10, puis 20 etc … comme tous les jeux il y a des niveaux de difficulté ! 😀

 

Si vous êtes plus avancé en travail au sol

vous aurez un autre exemple avec  : “Départ au galop de l’arrêt

Là aussi, je vais établir mes règles de base :

  1. On a gagné dès qu’on a un départ sans foulée de pas ou de trot
  2. Je vais toucher la piste là où est ton antérieur interne avec le stick 3 fois si on ne gagne pas le jeu
  3. Si tu n’y es plus super !
  4. Si tu y es encore… on a perdu !
Je me mets mentalement dans le jeu, je monte mon énergie comme si moi-même j’allais partir à fond et que j’étais dans les startings blocks au départ d’une course et :
“ATTENTION (je monte mon énergie), A vos marques(je montre à mon cheval dans quelle direction aller),  prêts (je lui laisse une petite seconde de réflexion), partez (je touche la piste à l’endroit de son antérieur interne 3 fois en comptant à haute voix) !
  • Soit mon cheval n’a pas bougé et je vais quand même toucher la piste et du coup le cheval qui est sur la piste avec la cordelette de mon stick… Dommage fallait plus être là ! On a perdu ! (Je ne frappe pas mon cheval pour le punir, je touche la piste .. il est là tant pis, moi j’applique juste la règle du jeu sans état d’âme ! )
  • Soit il est parti au pas ou au trot et  je touche la piste 3 fois avec mon stick, cela lui montrera à quel point il a bien fait de partir de là, mais comme c’est pas passé loin il aura bien plus envie de bouger de là la prochaine fois….
  • Soit il est parti au galop directement ! BRAVO on a gagné !! Et dans ce cas là seulement je ne touche pas la piste !
Seul le départ compte au level 1 de ce jeu, par la suite, quand on gagnera quasi à tous les coups, je jouerai au level 2 du départ au galop de l’arrêt en gardant le galop sur 1/2 tour etc …

Quand on a  joué une fois, quel que soit notre score, on fait une pause et je laisse mon cheval réfléchir à ce qui vient de se passer. J’attends qu’il soit calme et détendu avant de recommencer tranquillement.

Mais surtout si j’ai gagné ce jeu je vais me réjouir de ce score comme si j’avais fait un strike pendant une partie de bowling avec des amis !!! 😀 Et je vais le manifester à mon co-équipier et le félicitant chaleureusement !

On peut jouer comme  avec tout ce qu’on fait avec notre cheval : 

reculer léger, déplacement latéral, 8, slalom, transitions, arrêts, etc…  que ce soit à pied ou monté !!!!!

Alors jetez à la poubelle vos sourcils froncés et  votre masque de concentration ! JOUEZ, RIEZ, AMUSEZ VOUS ! 

Être avec votre cheval, c’est votre passion, votre loisir, votre plaisir, ne l’oubliez pas en voulant TRAVAILLER votre cheval, car ce ne sera pas plus agréable pour lui que pour vous.

Pensez à garder pendant ces jeux la règle de base de respect entre les joueurs et assurez toujours votre sécurité quoique vous fassiez, finalement le respect de l’espace personnel est un jeu lui aussi ! Ne l’oubliez pas !

Soyez le(la) partenaire de jeu qu’il retrouvera avec joie pour faire des choses intéressantes et non le boss qui débarque pour l’emmener travailler…

Ça risque de changer la donne entre-vous non ?

OUI ! ENCORE ! L’enchaînement qui tue !

OUI ! ENCORE ! L’enchaînement qui tue !

L’enchaînement qui tue !

Quand on fait quelque chose avec notre cheval, séance montée en carrière, balade, saut d’obstacle, travail à pied ou n’importe quoi d’autre, on attend régulièrement un effort de sa part ou un progrès.

Quelques fois ça fonctionne bien, d’autres fois moins bien mais c’est toujours vers l’attente de ce moment où le cheval va comprendre ou nous donner plus que d’habitude que nous tendons. Un déplacement latéral plus ample, le fait de rester calme devant quelque chose d’effrayant en extérieur, un obstacle d’une hauteur inhabituelle sauté avec brio, un exercice fait pour la première fois à grande distance vont nous ravir !

Mais là, une fois que notre cheval a fait cet effort de concentration, d’obéissance, de courage ou cet effort physique …. nous gâchons tout par un :

OUIIIIIIII ! ENCORE !

 .

Nous, les humains, en voulons toujours plus.
Nous voulons ressentir encore ces foulées de galop calmes et allantes si agréables, le sentir encore franchir cet obstacle, le voir avancer encore d’un pas dans ce van qui lui fait si peur, retrouver encore ce sentiment grisant d’un cheval qui obéit en liberté…
Quel que soit le domaine, nous voulons ENCORE un peu plus, TOUJOURS un peu plus. Jusqu’où ? Jusqu’à quand ? 

Hum…. en général jusqu’à ce que ça se gâte !!!!!! Parce que le cheval qui a fait un effort n’est peut être pas prêt là tout de suite à faire autant d’effort cette fois. Et du coup, par notre appétit sans fin, nous transformons un très joli effort en une séance qui finit mal, car notre frustration va prendre le dessus pour se transformer en colère … ou en découragement !

ALORS QUE FAIRE ?

ARRÊTER ! 

Oui, vous avez bien lu : arrêter dès qu’il y a un vrai effort (je parle ici d’un effort, pas de la réussite d’un exercice courant pour vous et votre cheval).

Vous me direz : “Arrêter quoi ? La séance ? “

Ma réponse est : “Ça dépend ! ” ^^

On va déjà arrêter de demander autant, ça c’est certain !

Si l’effort produit par le cheval est un petit effort : un peu plus d’engagement physiquement et mental sur un déplacement latéral, alors on continue en ligne droite, un peu plus d’allongement dans le trot, on passera au pas, etc…

Mais si c’est un effort plus conséquent :

  • cheval qui saute un obstacle sur lequel il bloquait depuis longtemps
  • cheval qui met un pied dans le van qui lui fait si peur
  • cheval qui accepte de prendre le galop alors qu’il ne l’a pas accepté depuis longtemps
  • cheval qui accepte de s’arrêter presque facilement alors que d’habitude on a besoin de beaucoup de pression
  • etc.. les exemples sont innombrables..

alors on va lui accorder une récompense à la hauteur de l’effort accompli :

  • une pause bien longue
  • s‘éloigner du van
  • autoriser à brouter plusieurs minutes
  • mettre pied à terre pour quelques minutes
  • ou bien, oui, arrêter la séance exactement là où on est et le ramener à son troupeau tout de suite ! C’est ce qui sera la plus belle récompense qu’on puisse lui offrir très très largement devant le sacro-saint bonbon sorti du fond de la poche qu’il va avaler en 3 secondes et qu’il aura oublié à peu près aussi vite !

Cette stratégie est un bonheur sur le long terme, car si on montre à notre cheval qu’on perçoit ses efforts et qu’on les récompense à leur juste valeur, alors il sera prêt à en faire bien plus souvent et à mettre bien plus de cœur dans tout ce que nous ferons ensemble.

En bref, le fameux OUIIIIII qui nous sort du cœur, doit TOUJOURS être suivi d’un bénéfice pour le cheval qui soit à la hauteur de la satisfaction qu’il nous a apporté.

C’est logique entre amis non ?

Le licol avec coopération

Le licol avec coopération

Je vous propose une petite série de textes, photos et de vidéos montrant comment on peut faire accepter un licol à un poulain (ou à un cheval adulte) en toute complicité.

Prendre du temps et faire preuve de savoir faire pour que le jeune cheval apprenne à participer activement au fait de venir vers vous et d’enfiler le licol est ESSENTIEL car toute sa vie ce geste sera répété des centaines et des milliers de fois, si ça se passe bien, ce sera des dizaines d’heures gagnées au total sur la durée de sa vie. Du plaisir en plus et de la frustration et de l’énervement en moins pour vous comme pour lui !

Un cheval qui vient vers vous et qui baisse la tête pour mettre le licol c’est une séance qui commence dans le bonheur ! 

D’abord quelques explications : Asha, timide pouliche marwari d’un peu plus d’un an, avait beaucoup de mal à accepter qu’on l’approche avec un objet dans les mains, il était devenu impossible de lui mettre un licol.

Mon but n’est pas seulement de lui mettre un licol, mon but est qu’Asha m’accepte, accepte le contact, accepte le licol, cède à la pression de mes mains et du licol et qu’elle marche avec moi en longe facilement. Pour moi tout cela fait partie de la même chose, ces apprentissages de base, si souvent négligés et qui vont poser des problèmes parleur absence tout au long de la vie du cheval.

Voici donc comment j’ai construit ces bases avec Asha.

Au départ, le but est juste qu’elle m’accepte moi même avec quelque chose dans les mains.

Je choisis la stratégie qui consiste à la suivre partout où elle va dans le paddock sans la quitter des yeux, et sans la laisser s’arrêter si elle ne me regarde pas, cela se passe (hors quelques démarrages de sa part) entièrement au pas. Dès qu’elle me regarde, j’arrête de la suivre, je la laisse s’arrêter, je ne la regarde plus et me mets sur OFF.

Après plusieurs secondes de pause, je m’approche d’un pas, si elle fuit je recommence à la suivre, si elle reste je ne fais pas plus d’un pas ou deux, je m’arrête et de nouveau je ne la regarde plus en mode OFF.

Je continue ainsi toute la séance en étant toujours calme et tranquille même quand elle démarre au galop, je marche.

A la fin de cette séance, elle ne me quitte plus des yeux et me laisse m’approcher d’elle à moins d’un mètre. Je choisis de ne pas la toucher DU TOUT à ce moment là et on finit cette première séance sur ça avec une pouliche connectée qui commence à me suivre sans que j’ai rien à faire.

DEUXIÈME SÉANCE : 

Le but est qu’elle accepte le contact de mes mains et du licol et qu’elle me suive facilement en liberté.

Dès le premier contact Asha est intéressée par ma présence, il n’a pas fallut plus quelques pas toujours avec la même technique (je la suis si elle part, je me détourne si elle me regarde) pour qu’elle me suive partout ! Comme à la première séance je travaille en ayant toujours le licol à la main.

Je ne suis pas contre le fait d’utiliser un renforcement avec des récompenses, mais après quelques essais, je me rends compte que je ne peux pas l’utiliser à ce stade avec Asha qui a pris l’habitude de prendre la nourriture puis de s’enfuir au galop. Plutôt que de lutter contre cette habitude ancrée, j’ai choisi de ne pas récompenser avec de la nourriture mais d’utiliser les caresses.

Au départ, elle reste méfiante quand je la touche, je prends donc garde à rester trèèèèèès calme avec très peu d’énergie, de faire mes mains douces et lentes et elle se détend vite.

Je fais attention de ne jamais me mettre devant elle, mais de rester toujours sur le coté, pour deux raisons : 

1 – Pour ma propre sécurité ! Asha n’est pas encore en confiance et elle est susceptible de démarrer violemment à tout moment.

2 – Pour ne pas la bloquer physiquement. En effet, je veux qu’elle reste avec moi par sa propre volonté et non parce que je l’empêche d’aller ailleurs.

En quelques dizaines de minutes, elle me suit partout. A chaque arrêt, je l’invite à approcher sa tête de moi et je la caresse très lentement en insistant sur le chanfrein, au départ avec ma main libre, puis dès que je la sens détendue, avec la main qui tient le licol. Jusqu’à ce qu’elle n’ai plus d’hésitation et qu’elle se sente en confiance pendant que je la caresse avec le licol pliée dans ma main.

A la fin de cette séance, elle démarre à chaque départ avec moi, elle ne laisse plus la distance entre elle et moi grandir et dès l’arrêt c’est elle qui met sa tête dans mes mains pour les caresses. Je m’arrête là, elle est prête à enfiler le licol à la prochaine séance.

TROISIÈME SÉANCE : 

Le but est qu’elle accepte le licol dans ses deux points : mettre la muserolle et mettre la têtière.

Asha vient à moi directement quand j’arrive. On marche un peu ensemble avec beaucoup de câlins sur la tête et l’encolure avec les mains et avec le licol roulé en boule, que je laisse se dérouler petit à petit. Caresser l’encolure l’amène à lever la tête mais pas à fuir. On commencera donc par le passage de la muserolle puisque la têtière ne posera pas de souci.

Pour ça, je l’invite à mettre la tête dans mes mains pour avoir des caresses, on licol est dans ma main, au bout de quelques répétitions elle n’y fait plus attention et je peux passer au stade suivant, juste caresser le chanfrein avec la muserolle du licol, puis enfiler la muserolle sur le bout du nez qui continue à lui caresser le chanfrein.

En quelques répétitions, elle vient d’elle même mettre le nez dans la muserolle. A partir de là , je mets tranquillement les montants le long de sa tête en attendant pour les retirer qu’elle cède à la pression de mes doigts. On travaille donc en même temps l’enfilage du licol et le début de la cession à la pression.

Mettre un licol devient un plaisir pour elle ! Et c’était juste mon but ! 😀

A SUIVRE …

On continue avec une désensibilisation du haut de l’encolure je la caresse tranquillement, quand elle est plus tranquille avec ça, je commence à mettre un peu de pression du bout des doigts sur la nuque, je mets et j’enlève la têtière du licol sans essayer de mettre la muserolle. Je travaille vraiment séparément sur cet autre aspect du licol.

Une fois que je la sens à l’aise avec ça .. on y va !

A SUIVRE …

Prête pour la mise complète du licol !

La technique utilisée ici : humain à l’épaule du cheval, passage de la têtière autour de l’encolure en premier puis cheval qui donne le bout du nez pour l’enfilage de la muserolle, est la technique la plus sécuritaire et la plus partenaire pour mettre un licol à un cheval.

Apprendre à céder à la pression du licol.

Pour apprendre à céder à la pression du licol, rien ne sert de tirer ou de se battre. Il suffit de commencer très légèrement puis de conserver la pression dans le licol jusqu’à ce que le cheval cède et à se moment de tout lâcher. Il s’agit de la notion de confort/inconfort le cheval apprend ainsi à trouver son confort de lui même en cédant à la moindre pression.

Et voilà Asha est un poulain prêt !

Elle est ok pour enfiler le licol, pour suivre en cédant gentiment à la pression elle a eu le temps de réfléchir d’intégrer et d’apprendre tout ça en y réfléchissant vraiment et en acceptant chaque étape.

Éduquer ou dresser son cheval, quelles différences ?

Éduquer ou dresser son cheval, quelles différences ?

Où est cette différence, cette ligne invisible entre l’éducation et le dressage ?
Nous allons tenter de réfléchir à cette question ensemble.

Tout d’abord qu’est ce que le dressage d’un cheval ?

Il s’agit de faire en sorte que le cheval connaisse son métier. C’est à dire qu’il sache se porter en avant quand les jambes du cavalier entrent en action, qu’il sache tourner en se portant, qu’il connaisse la meilleure façon de franchir une barre, de faire un spin ou de prendre le galop sous la selle.

Qu’est ce que l’éducation ?

L’éducation c’est apprendre au cheval à se comporter avec les humains. Marcher en main calmement, ne pas bousculer même en cas de peur, rester à l’attache, monter en van, être calme et conciliant aux soins ou à la douche, etc…

Un cheval peut il être éduqué sans être dressé ou peut il être dressé sans être éduqué ?

Tout à fait ! Nombre de poulains non encore dressés, qui ne sont pas montés et qui n’ont pas encore de “métier”, peuvent être parfaitement éduqués et très facile au quotidien. Tout comme des chevaux parfaitement dressés, qui sont montés depuis longtemps et à haut niveau, peuvent être insuffisamment éduqués et tirer en longe, refuser de monter en van ou se battre à chaque douche.

L’idée de base de l’éducation est de ne pas utiliser d’artifice, et d’inculquer des bases au cheval tout en ayant un résultat pérenne dans le temps.
10714191_10153237313323082_4746439105169281746_oPar exemple on ne mettra pas un mors pour arriver à tenir un cheval à pied pour des soins inconfortables pour lui, on lui apprendra à rester calme et à respecter la pression d’un simple licol plat. A titre d’illustration, ici, suite à une coupure de la cornée, il a été très simple de mettre des gouttes dans les yeux même si c’était 5 fois par jour, juste en liberté !
On ne viendra pas chercher son cheval avec un seau de grain, le licol derrière le dos ou autres artifices, pas vraiment utiles d’ailleurs, puisque c’est notre cheval qui viendra à notre rencontre et qui nous aidera à lui enfiler le licol.
L’éducation est donc un domaine où TOUS les chevaux, quel que soit leur âge, quel que soit leur niveau de travail, peuvent être améliorés.

Pourquoi voudrais-je améliorer cette éducation ? Mon cheval vit très bien tel qu’il est…

Oui on peut vivre avec un cheval peu éduqué sans que ça nous dérange plus que ça, vu qu’on a souvent l’impression que ça ne vaut pas le coup de perdre du temps pour ça. Mais JUSTEMENT améliorer l’éducation de son cheval va nous faire GAGNER du temps tout au long de sa vie !
IMG_2597Par exemple, beaucoup de cavaliers et de propriétaires ne prennent pas vraiment le temps d’apprendre à leur cheval à monter en van, parce que ça prend du temps et, du coup, à chaque déplacement du cheval, ils passent des heures devant le pont à tenter de faire monter leur cheval à l’aller comme au retour ! Si on met bout à bout toutes ces heures au bout de 5 ans … on se dit que peut être, au final, il aurait été plus rapide de prendre du temps pour faire les choses bien que d’en perdre autant pour faire les choses mal !

Apprendre au cheval à rester calme et à l’écoute en longe, va aussi nous aider à gagner du temps à chaque déplacement et mais surtout faire baisser significativement le risque d’accident. Si mon cheval sait marcher correctement sur une longe détendue et qu’il respecte mon espace personnel, je ne me ferai plus marcher sur les pieds, je ne me ferai plus démonter un poignet ou une épaule parce qu’il est parti bien vite vers le brin d’herbe qui l’a appelé si fort de l’autre coté de la route !

Bref, éduquer un cheval c’est améliorer notre vie avec lui car les choses se passent ensuite avec moins de heurts, moins de conflits et plus de sécurité et ce, quels que soit l’âge, le niveau, le gabarit de notre cheval et ou l’activité que l’on pratique avec lui.

Pour éduquer ton cheval pour le quotidien visionne la formation “LES BASES DU QUOTIDIEN” disponible ici.

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