Une question de connexion

Une question de connexion

Si on prend les problèmes comme des opportunités alors les progrès sont inéluctables ! 

Journée entretien de la carrière, Sara et Maroussia en profitent pour faire une séance comme si de rien n’était entre la tondeuse et le quad qui herse ! 

Arrêtez d’annuler vos séances parce qu’il y a des travaux ou du vent ! Voyez les flaques, les autre chevaux qui jouent ou qui travaillent, les engins, le bruit, comme autant d’opportunités d’améliorer la connexion de votre cheval ! 

Mais pour ça il va falloir commencer par en faire abstraction vous-même ! 

Si vous ne pensez qu’à ce tracteur qui approche comment voulez-vous que votre cheval n’y prête pas attention ?????

Alors au lieu d’essayer de ne pas y penser (les humains sont nuls pour ne pas penser à quelque chose, par exemple ne pensez pas à ROUGE… vous voyez c’est une cata 🤣), pensez a un exercice simple que vous voulez faire la maintenant tout de suite !!! Croiser les postérieurs ou faire le tour de ces buissons ou n’importe quoi d’autre et consacrez y tout votre cerveau et votre corps, mettez-y aussi toutes votre attention et votre volonté ! Vous apprendrez ainsi à votre cheval que ce tracteur n’a pas la moindre importance pour vous et donc pour lui ! Et vous aurez progressé ! 

Allez c’est parti ! Gardez votre connexion la vôtre et celle du cheval quoiqu’il en soit !

Le pouvoir de l’herbe

Le pouvoir de l’herbe


L’herbe ! Le rêve de tous les chevaux, le cauchemar de beaucoup de cavaliers !

Oui l’herbe est un problème pour beaucoup de cavaliers s’ils doivent demander quelque chose à leurs chevaux sur un endroit enherbé ! Les chevaux n’écoutent plus rien et mangent, mangent, mangent, arrachent la longe ou les rênes et leurs cavalier(e)s en représailles leur arrachent la tête… On va dire que ce n’est un plaisir pour personne au final même pas pour le cheval qui se sera vu punis un grand nombre de fois pour quelques touffes volées..

Et si on faisait de l’herbe notre meilleur atout au lieu d’en faire notre pire ennemie ? Parce que si on regarde ça d’un oeil neuf, quand je demande aux gens ce que leur cheval préfère, ils me répondent souvent “BROUTER” ! Eh bien super ! Cela veut dire que c’est un super atout dans notre manche, un puissant levier pour récompenser le cheval et qu’il accepte de faire des efforts.

Comment faire pour transformer ce cauchemar en atout ?

D’abord on va arrêter de déboiter deux vertèbres ou d’arracher deux dents à notre cheval pour lui arracher la tête du sol… Parce que si on regarde de plus près notre problème au fond ce n’est pas que notre cheval mange.. c’est que quand il mange il ne nous écoute plus ! Il s’arrête ou il ne démarre pas et c’est ça qui ne va pas.

Alors pourquoi lui arracher à tout prix la tête du sol… qu’il lève la tête ne fait pas partie de ce qu’on veut… Nous on veut qu’il avance ou qu’il continue à avancer !

Alors au lieu de nous énerver parce qu’il mange si on lui demandait réellement de faire ce qu’on attend de lui sans prendre en compte le fait qu’il mange ? On lui demande poliment d’avancer puis on monte en phases de façon efficace si besoin, en ignorant totalement le fait qu’il mange. Dès qu’il repart…. au départ on va juste faire quelques pas et … on lui propose de brouter !

Oui oui NOUS lui DISONS de MANGER avec un ordre vocal ! Pourquoi ?
Parce qu’il nous a écouté, parce qu’il mérite une récompense, parce que la meilleure récompense là tout de suite, pour lui, c’est BROUTER ! On le laisse brouter 1 mn et .. on repart en étant aussi poli que possible aussi efficace que nécessaire, une fois repartis quelques pas plus loin, on l’invite à manger… et ainsi de suite !

Quand c’est bien installé je vais demander un peu plus long entre deux touffes d’herbe et de touffe d’herbe en touffes d’herbe, à me réjouir de le voir se régaler, l’herbe sera devenu mon amie.

Plus tard quand c’est bien installé, je vais l’utiliser ainsi pour améliorer tous nos exercices : mon reculer ou mon déplacement latéral ou mes transitions tout ce qui me passer par la tête !
Mon cheval fait un effort, je l’envoie brouter. Par exemple :
On traverse la route en déplacement latéral et on broute en arrivant de l’autre coté !
On recule sur ce parking jusqu’à l’herbe et il a le droit de brouter.
Il recule plus loin que d’habitude, il a le droit de brouter là où il est arrivé !
Il arrive à s’arrêter dans cette pente abrupte, il a le droit de brouter !

Tous ses efforts deviennent faciles à récompenser ! Vous l’avez deviné, je suis une fan absolue des exercices sur herbe ! 😀

Une illustration de ce que donne cette technique d’utiliser le pouvoir de l’herbe au lieu de se battre contre lui :

Et une utilisation de l’herbe pour apprendre au cheval à se contrôler dans le dénivelé

Retrouvez cette technique expliquée de façon longue dans la formation “Eduquer son cheval pour l’extérieur” ici

Cette formation est disponible pour les abonnés et les VIPs ici

Pour tout savoir sur les abonnements et les programmes VIPs c’est par là !

PLUS DE VIDEOS de mon travail ici !!

Régler un licol en corde

Régler un licol en corde

Les nœuds sur un licol en corde sont faits pour apprendre au cheval à fuir le contact, purement et simplement. C’est grâce à ça que les chevaux deviennent si légers, parce qu’on leur apprend à éviter que les nœuds ne se mettent en pression.
Pour ça on va placer les nœuds sur une zone souple et élastique du chanfrein (si on a du mal à la voir, on la reconnaîtra très bien au toucher) qui est fortement innervée. Sur cette partie le cheval a beaucoup de sensations et il ressentira le moindre changement de position de la muserolle et la moindre modification de pression.
Les nœuds sur un licol en corde sont faits pour apprendre au cheval à fuir le contact, purement et simplement. C’est grâce à ça que les chevaux deviennent si légers, parce qu’on leur apprend à éviter que les nœuds ne se mettent en pression.
Pour ça on va placer les nœuds sur une zone souple et élastique du chanfrein (si on a du mal à la voir, on la reconnaîtra très bien au toucher) qui est fortement innervée. Sur cette partie le cheval a beaucoup de sensations et il ressentira le moindre changement de position de la muserolle et la moindre modification de pression.
En hauteur, cette zone commence au dessus de la partie souple des naseaux, au dessus de cette zone où on ressent bien au toucher qu’il n’y a pas encore d’os. Si on mettait le licol trop bas on risquerait de compromettre la respiration du cheval. Mais au-dessus de cette zone, il y a de l’os et rien n’entravera la respiration du cheval contrairement à ce que l’on peut parfois entendre ou lire, Elle s’arrête un peu au dessous des apophyses zygomatiques, car là le licol placé trop haut perdrait beaucoup en efficacité et dans le même temps, en mettant à peine trop de main on pourrait blesser le cheval par le frottement sur cette crête osseuse.

En largeur, elle part des bords l’os du chanfrein et va jusqu’à la ligne dans le prolongement de la commissure des lèvres. Une image valant 100 fois un bon discours (si on suppose que celui ci est bon !! ^^) on a toute cette zone pour y placer le nœud situé sur le chanfrein, l’endroit que vous choisirez à l’intérieur du tracé vert sera de toutes façons correct, c’est ensuite à vous de faire votre choix, en fonction de votre préférence et de celle de votre cheval

Pour le réglage du noeud sous l’auge, il faut pouvoir glisser tout juste le poing entre l’auge et le licol mais pas plus. Une muserolle trop serrée perdra de sa clarté  car le licol fonctionne par rotation autour de la tête du cheval et non traction.

Un licol trop serré, outre l’effet de contention désagréable, ne pivotera plus autour de la tête du cheval, les informations qu’il donnera ne seront que des tractions et plus des sensations.
Une muserolle trop lâche peut vraiment être génante, notamment pour le reculer. Elle doit donner un confort suffisant au cheval pour qu’il puisse brouter …. ou bailler ! ^^

J’ajouterai qu’un licol en corde n’est EN AUCUN CAS fait pour une utilisation de la pression continue (monte au contact ou longe classique sur longe tendue) !  C’est un outil très utile pour ce pour quoi il est fait : apprendre à céder à la pression. Mais si vous n’offrez aucune échappatoire au cheval et que vous gardez le contact quoi que fasse le cheval, il devient un outil de torture !

Vous longez classique, en utilisant une longe tendue ? Utilisez un caveçon qui est fait pour ça ou un licol plat mais en aucun cas un licol en corde !
Vous montez rênes tendues ? Mettez un mors qui permettra au cheval de se soustraire à la pression en ouvrant la bouche s’il en a besoin mais pas un licol en corde !
Vous utilisez le relâchement total de la longe ou de la rêne dès que le cheval a cédé ? Alors le licol en corde est fait pour vous à pied comme à cheval.

Valérie Schweitzer

 

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Tu te poses des questions ? Pose les moi !

Progresser en liberté

Progresser en liberté

J’ai toujours aimé cette maxime de La Fontaine

“Patience et longueur de temps font plus que force ni que rage.”

Jean de La Fontaine

Tellement vrai avec les chevaux !

Fawzii a des difficultés émotionnelles dans le rond de longe (pas ailleurs, ça sent le passif qui remonte à vrai dire) et j’ai donc décidé de lui apprendre une figure technique assez compliquée pour l’aider à rester davantage connecté : le cercle excentré.

On a fait une première séance assez difficile où je l’ai perdu un grand nombre de fois, car il prenait toutes mes demandes comme des demandes d’accélération mais on a pu finir sur un tour complet de bidon , cerveau activé et dans le calme

C’est bien et je suis heureuse qu’il ai compris mais ce n’est pas mon but ultime ! Mon but est qu’il garde son cerveau même aux allures hautes, trot ou galop, et qu’il soit donc capable de le faire aussi à partir du trot et du galop en gardant l’allure et son cerveau en même temps !

On a donc repris sur une seconde séance dont vous trouverez un résumé ci-dessous.

Je commence doucement en révisant les acquis de la séance précédente et puis je demande plus de vitesse en le demandant au trot

A noter que ça ne va pas toujours comme je veux, mais je ne perds pas mon calme ni ma patience même quand il faut plus d’une minute pour que j’arrive à mon but. S’agacer à ce stade aurait été totalement contre productif et abandonner en me disant que je n’y arriverai pas… encore plus !

Votre cheval ne fait pas ce que vous voulez ?

Ce n’est pas grave, donnez vous les moyens, gardez votre calme, persévérez. Il n’y a pas de magie, pas de chevaux doués, juste des cavaliers prêts à faire preuve de patience, et de persévérance, et il en faut beaucoup parfois. Des cavaliers qui gardent leur plan, qui ne se découragent pas et qui récompensent les efforts de leurs chevaux. Des cavaliers qui ont appris à se maitriser pour maîtriser leurs chevaux.

Bienvenue dans le groupe de ces cavaliers là !

Pourquoi je n’aime pas l’expression “monter en cordelette” ?

Pourquoi je n’aime pas l’expression “monter en cordelette” ?

Je sais que pour de nombreuses personnes, le but ultime va être de “monter en cordelette”… ça fait rêver… mais personnellement j’ai horreur de cette expression, même si je l’utilise de temps en temps, parce qu’elle induit que la cordelette est l’essentiel.

C’est à elle qu’on pense comme moyen de “piloter” le cheval et c’est ce que font de nombreux cavaliers, ils remplacent tout simplement les rênes par la cordelette. C’est certes un apprentissage qui demande de la confiance mutuelle et une excellente obéissance du cheval, mais cela ne démontre pas une réelle complicité. Une cordelette dès qu’elle remonte sur l’encolure peut aussi être un moyen de contrôle assez puissant surtout utilisée dans des mains fortes.
On voit aussi dans ce cas qu’elle remplace purement et simplement les rênes qu’elle est au contact quasiment en permanence.

Personnellement, je ne souhaite pas l’utiliser de cette façon.

Pour moi la cordelette n’est pas un moyen de contrôle du cheval mais un simple aide à la précision, un léger rappel à l’ordre quand le cheval n’a pas écouté mon moyen de communication principal : MON CORPS !

Et je trouve ça extrêmement important pour faire le lien entre le sol et la selle, parce qu’on parle de langage corporel au sol à tout bout de champ, mais personne n’en parle pour tout ce qui se passe en selle ! ET POURTANT !!! Pourtant tout ce temps au sol à utiliser du langage corporel ne devrait être qu’une préparation à ce même langage corporel en selle !

Une préparation pour le cheval pour qu’il se mette à l’écouter, mais surtout une préparation pour l’humain pour qu’il se mette à l’utiliser…. Si on n’a jamais appris à utiliser notre focus à pied, si on n’a pas appris à note cheval à suivre notre focus au sol, il sera très difficile de l’utilisé monté. Si on n’a pas appris à gérer notre énergie, si on n’a pas appris à notre cheval à l’écouter à pied, il sera très difficile de l’utiliser à cheval. Si on n’a pas appris à utiliser notre corps pour communiquer avec notre cheval à pied, il sera très difficile de le faire finement à cheval.

Si on utilise, notre corps, notre énergie, notre focus correctement au sol, le transfert en selle est extrêmement facile et simple !!! Mais il n’y a qu’une infime partie des personnes qui font du travail au sol qui sentent et voient ce lien et c’est tellement dommage !

La longe, le stick, la cordelette, tout comme les rênes ne devraient être qu’une phase 4 ! Un inconfort qu’on ajoute si le cheval n’a pas écouté nos demandes corporelles plus légères et délicates…

J’ai fait cette erreur après le débourrage de Maroussia, j’ai mis une cordelette, je suis montée dans le rond de longe et à la première séance j’étais très contente de moi ! YEAH je “montais en cordelette”, mais à la deuxième séance je me suis rendue compte qu’en fait si je l’enlevais… je n’avais plus rien.. elle n’écoutait pas mon langage corporel du tout en fait… alors j’ai enlevé la cordelette, j’ai remis le licol et les rênes et on a repris à zéro et on a passé du temps avec les rênes en les utilisant toujours après le corps jusqu’à ce que je n’ai plus besoin de m’en servir du tout. Et il est arrivé ce jour où de toute ma séance je n’ai pas eu à toucher mes rênes… alors j’ai enlevé les rênes, j’ai enlevé le licol et je suis montée en liberté pour de vrai avec une jument qui écoutait mon corps pour de vrai.

C’est sûr cela prend plus de temps, ça demande plus de rigueur, plus de précision, plus de clarté mais vous pouvez me croire sur parole, la sensation n’a rien à voir … l’attitude du cheval non plus…

Où que vous en soyez, au sol comme en selle, vous pouvez commencer dès aujourd’hui, utilisez votre corps, votre intention, votre énergie, votre focus, pour communiquer avec votre cheval et n’utilisez vos outils UNIQUEMENT que si votre cheval n’y a pas répondu et ça partout tout le temps et un jour, vous n’en aurez plus besoin !

Utiliser son corps au sol

 

 

Utiliser son corps à cheval

 

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Il n’y a pas d’urgence, nous y arriverons un jour.

Il n’y a pas d’urgence, nous y arriverons un jour.

Souvent, quand je montre quelque chose d’avancé avec mes chevaux, on me pose la même question :

“Et tu es arrivée à ça en combien de temps ?”
Ça c’est vraiment LA question à laquelle je NE PEUX PAS répondre !
 

Je ne peux pas parce que je n’ai aucune idée de la réponse, mais aussi parce que la réponse n’aurait aucun sens pour la personne à qui je la donne. Le temps est une notion totalement subjective.

Il peut paraître long ou court, qu’on le ressente sur son parcours ou qu’on donne un nombre de jours ou d’heures à la personne qui demande.
Par exemple, le simple fait mettre un licol correctement peut prendre 3 jours à raison de 3 séances par jour pour Aslan quand il est arrivé, intouchable, refusant tout contact physique. Selon votre propre parcours cela peut vous paraitre très long ou très court ! C’est juste une question de ressenti.
Mais aussi avec une autre personne plus expérimentée que moi, cela aurait pu être beaucoup plus court et pour une autre, plus débutante, cela aurait peut être pris des semaines ou des mois.
Avec un autre cheval moins sauvage bénéficiant d’expériences positives avec les humains cela m’aurait peut être pris 2 ou 3 mn et avec un cheval, ayant plus d’expériences négatives avec les humains, cela aurait m’aurait sûrement pris des semaines..
La durée d’un apprentissage est donc totalement variable, aussi bien dans le ressenti que dans sa durée effective en fonction de la compétence de l’humain et du vécu du cheval.

Pour toutes ces raisons, il est inutile de comparer la vitesse de votre progression, qu’elle soit plus ou moins rapide que celle des couples qui évoluent autour de vous ou à travers ce fameux filtre des médias sociaux !

Plus vous vous mettrez la pression en vous disant que vous vous allez aller vite, moins vous progresserez.

 Je sais ce n’est pas toujours facile et j’avoue que le premier hiver après le débourrage d’Aslan, j’ai bien senti ce sentiment étrange de ne pas avancer.

Car en approfondissant nos bases,je me suis rendue compte qu’Aslan avait un énorme souci de confiance au niveau de ses postérieurs et de toute l’arrière main ! Une grosse cicatrice est encore présente sur son postérieur droit attestant de ce jour où, poulain, son postérieur est resté coincé dans des barbelés…

 Alors je ne suis pas passée outre, j’ai fait des dizaines de séances sur base de jeu de l’amitié sous des tas de formes, en essayant de garder un coté ludique, mais en allant toujours plus loin pour l’aider à reprendre confiance dans son corps, dans l’environnement et tout ce qui pouvait toucher son ventre et ses postérieurs.
Pendant ce temps, mes amies qui avaient des poulains du même âge progressaient à cheval vers des choses que nous étions très loin d’avoir. Mais j’ai fermé mes yeux et mes oreilles et j’ai continué ma route pour enlever ce grain de sable de la machine dans la tête de mon cheval.
Au printemps, j’ai commencé à le remonter et à avancer à nouveau sur la finalisation du débourrage.

Et puis il y a eu ce soir d’avril, ce soir où on jouait à cheval sur une figure comportant beaucoup de cônes. Et là en reculant, il a marché sur un gros cône avec son postérieur droit, surpris, il a fait un pas à gauche et marché sur un autre cône avec le postérieur gauche et là j’ai attendu l’explosion ! Une de ces explosions verticales qu’il me faisait au début de l’hiver, une de celles qui amenaient ses 4 pieds en même temps à la hauteur de mes épaules quand j’étais au sol… mais rien ne s’est passé, pas d’explosion. Il a juste tourné la tête pour voir ce qui était sous son postérieur gauche tranquillement tête en bas … et là j’ai su !
J’ai su pourquoi j’avais passé un hiver à l’envoyer dans des blocs en plastique, dans des bâches, pourquoi je lui avais demandé d’enjamber tellement de bidons et pourquoi j’étais restée au sol si longtemps … j’avais fait tout ça “juste” pour survivre ce soir d’avril ! “Juste” pour que, ce soir là, mon jeune cheval vive une expérience positive et passe une bonne séance. “Juste” pour que je rentre chez moi, ce soir là, pleine de joie et de bonheur au lieu de rentrer meurtrie et déçue. “

 Si j’y repense aujourd’hui, c’est qu’hier, après des mois sans rien faire, Aslan est entré les 4 pieds dans la water box  à la troisième demande et il ne lui a pas fallut plus de deux passages supplémentaires pour y passer totalement tranquillement même avec les postérieurs ! Une fois des bases fortes construites, tout est plus facile même longtemps après, même en liberté…

Alors peu importe le temps qu’on y passe, si un cheval a besoin de temps pour construire sa confiance et sa bonne volonté. Peu importe le temps qu’on y passe si une cavalière a besoin de temps pour construire sa confiance et son leadership. Tout ce qui compte c’est d’avancer sur son propre chemin vers ce qu’on veut faire.
Si nous faisons les bons choix, pour nos chevaux, pour nous, il n’y a pas d’urgence, nous y arriverons un jour !

Comment construire une water box ?

Comment construire une water box ?

La water box est un obstacle de Mountain Trail particulièrement compliqué pour les chevaux et son apprentissage peut demander du temps, il est donc intéressant d’en avoir une à la maison. 

Attention : c’est un obstacle qui demande de l’outillage, du soin à la fabrication et des matériaux couteux, comptez un budget de 250 € à 400 € tout compris. 

Pour fabriquer ma water box, j’ai utilisé:  

  • 2 planches de contre-plaqué marine de 2,40 m x 1,20 m en 15 mm d’épaisseur minimum (vous pouvez utiliser du normal si vous ne trouvez pas de marine, ce sera beaucoup moins cher mais ça tiendra beaucoup moins longtemps !)
  • 2 bastaings de 140 mm x 40 mm en 4 m, traités autoclave.
  • 1 lot de vis 6 mm x 90 mm
  • 2 cartouches de silicone
  • 1 pot de 2,5 l de vernis marin
  • 2 pots de 0,5 l de peinture 

On commence par couper les bastaings pour obtenir 2 morceaux de 1,16 m et 2 morceaux de  2.40 m.

On coupe l’une des deux planches de contreplaqué pour obtenir une planche de 1,10 m x 2.30 m. L’autre ne sera pas recoupée.

On utilise une scie cloche de 68 mm pour percer les 18 trous dans la planche déjà découpée. 

On fait, avec cette scie, 3 lignes de 6 trous répartis sur la surface. 

On lime le bord des trous et tous les bords coupés pour plus de propreté et de longévité.

Vernis marin en deux couches sur la planche du fond encore intacte recto-verso et sur le verso de la planche trouée.

Pose de 2 couches de vernis marin sur toutes les faces des morceaux de bastaings.

Respectez les temps de séchage entre deux couches. Oui entre les faces et les couches c’est long ^^

Après plusieurs essais, on a trouvé une solution réellement anti-dérapante pour la surface de la planche trouée sur laquelle les chevaux marchent. En effet, une planche mouillée c’est une patinoire !

Donc on  passe une couche de peinture épaisse, puis on y jette du sable avant que ça sèche et on appuie dessus pour qu’il adhère à la peinture.

Une fois la peinture sèche, on balaye la planche pour retirer le sable qui n’a pas adhéré, puis on  repasse une couche de peinture.

 

La surface obtenue est dure et grumeleuse et ne glisse absolument pas.

On commence l’assemblage du cadre en plaçant chaque planche perpendiculairement au bout de sa voisine. L’espace de jonction est rempli de silicone puis vissé avec 3 vis.

Attention de veiller à ce que l’équerrage soit correct, utilisez une grande équerre ou un grand livre.

Une fois le cadre créé et sec, on garnit toute la surface inférieure du cadre de silicone avant de le placer avec précision sur la planche entière qui constitue la base.Soyez soigneux, c’est ce qui fait l’étanchéité de votre box, il ne doit y avoir aucun manque. Faites un cordon épais avec le silicone en s’écrasant, il fera toute l’épaisseur du bastaing.

Le cadre est ensuite fixé avec une vis chaque 15 à 20 cm, c’est ce qui fera la solidité de la box quand les chevaux cogneront les pieds dedans. 

Ne soyez pas avares de vis ! 

Si le silicone déborde, essuyez ce qui est en trop avec un petit bout de chiffon bien mouillé.

 

 

 

Il ne reste plus qu’à laisser sécher, puis à remplir la box d’eau et à déposer la planche trouée dessus.

Je vous conseille de retirer la planche supérieure trouée après chaque utilisation et de la stocker sur des supports pour allonger sa durée de vie.

L’apprentissage de la water box peut être très diffcile pour certains chevaux. 

NE POUSSEZ JAMAIS UN CHEVAL SUR CET OBSTACLE ! 

Il peut glisser et se blesser gravement ! 

Décomposez en le faisant passer sur la planche trouée posée au sol, puis dans la box vide et montrez lui bien en appuyant sur la planche supérieure avec votre stick que tout ça bouge, avant d’essayer de lui demander de passer.

Attendez que chaque étape soit facile et que le cheval passe sans freiner ni accélérer avant de passer à la suite.

L’approche retrait est votre ami !!!  

Commencez en demandant le passage du grand coté ce sera plus facile pour le cheval.

Une fois que le cheval passe à pied en toute tranquillité, vous pouvez passer à cheval. 

 

Il y a des tas de façons de jouer avec cette water box, voici quelques idées :

 

 

 

Sois toi-même !

Sois toi-même !

Soyez vous-mêmes, tous les autres sont déjà pris !
Andy Warhol

On peut être inspiré par ce que font d’autres avec leurs chevaux, mais il est important de rester soi-même, de savoir ce que nous, chacun, individuellement, nous avons envie de faire et la façon dont nous voulons le faire.

Vous et votre cheval formez un couple unique avec des envies et des aspirations uniques. Respectez-vous et suivez votre voie !

Je vois trop de personnes qui ne font pas ce qu’elles ont envie de faire et qui tournent en rond dans un monde et une façon d’être avec leurs chevaux qui ne leur conviennent pas … Trop de personnes qui vont faire du dressage ou du CSO par défaut “parce qu’ils en font dans mon écurie”…

Alors posez vous la question “QUE VOULEZ-VOUS FAIRE VRAIMENT AVEC VOTRE CHEVAL ?”

Faites une liste et à partir de là posez vous les bonnes questions :
– Êtes-vous sur le bon chemin pour réaliser ce que vous voulez ?
– Que faut-il faire pour changer les choses ?

Alors ça peut sembler insurmontable au premier abord. Oui ça peut demander des efforts, parfois de gros efforts.
Mais, est-ce que vivre la vie que vous voulez vraiment avec votre cheval ne vaut pas le coup ?
Est-ce qu’être vous-même dans votre vie équestre sans vouloir être quelqu’un d’autre, n’en vaut pas la peine ?

Même si vous ne pouvez pas tout changer tout de suite, commencez par vous poser la question, commencez par savoir QUI VOUS ÊTES en tant que cavalière et OÙ VOUS VOULEZ ALLER et la graine sera semée, ce sera le début de votre chemin original, personnel et individuel

 

Plus je m’entraîne, plus j’ai de la chance !

Plus je m’entraîne, plus j’ai de la chance !

Les miracles n’existent pas !

Les chevaux magiques non plus !

Quoique tu fasses tu as besoin de temps et de répétition pour y arriver.
Quel que soit votre niveau tu vas te heurter à des difficultés
– soit tu t’entraînes pour les dépasser
– soit tu restes sur tes positions en enviant ceux qui avancent …
 

Il n’y a pas d’autre choix …

Lequel vas-tu faire ?

 

Tu es la seule à en décider !

On devient ce que l’on croit

On devient ce que l’on croit

On devient ce que l’on croit. C’est aussi simple (et aussi puissant) que ça. Chaque fois que tu te parles mal, que tu te moques de toi, que tu te dévalorises, tu fais un pas sur un chemin qui ne te mènera pas vers ce que tu veux vraiment. Ces mots que tu utilises contre toi sont comme de petits cailloux que tu poses sur la route… et qui finissent par te faire trébucher.

Alors comment serait-il possible d’atteindre tes buts si, au fond, tu n’es pas convaincue que tu peux y arriver ? Comment pourrai-tu vivre tes rêves si tu doutes de toi à chaque pas ? La vérité, c’est que la confiance en toi est le carburant qui te permettra d’avancer, même quand la route est longue ou le terrain est accidenté. Sans elle, tu risques de t’essouffler bien avant la ligne d’arrivée.

Réussir, ça ne tombe pas du ciel. Il faut se donner le temps d’apprendre, de progresser, de se tromper et de recommencer. Il faut se préparer, garder la motivation, et s’entourer de personnes qui croient en toi plus que toi-même. Et ça vaut aussi pour ton cheval : si tu crois en lui, il le sent. Si tu crois qu’il est capable, il aura envie de te suivre plus loin.

Les obstacles ? Ils font partie du jeu. Mais quand tu crois profondément en toi, tu les vois moins comme des murs et plus comme des marches qui te rapprochent de tes projets. Tu comprends qu’ils sont là pour t’apprendre quelque chose, pas pour te détourner de ton chemin.

Alors choisis bien tes pensées et tes mots. Parce qu’à force d’y mettre ton énergie et tes actions, tu vas finir par devenir exactement ce que tu crois. Comme le dit Oprah Winfrey : « On devient ce que l’on croit. »

Et si tu commençais, dès aujourd’hui, à croire en la meilleure version de toi ? Si tu décidais une fois pour toute d’être ta plus grande supportice et d’arrêter de te juger, de te dévaloriser toi même ? Est-ce que les choses ne deviendraient pas plus faciles ? 

Valérie

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JUSTE AVEC MON CHEVAL

Des livres pour faire progresser la relation avec ton cheval.
Des livres pour mieux le comprendre.
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Des livres faciles à lire.
Des livres à emporter partout !

J’ai ressenti ce livre comme une main tendue. C’est une invitation à la remise en question, plein de sagesse et de bienveillance. C’est un livre qui fait du bien, qui nous permet d’avancer vers et avec notre cheval, et nous permet de devenir l’humain que notre compagnon mérite ❤️

Lisa

Les propos utilisés dans ce livre sont très clairs, beaucoup plus que tous les livres que j’ai déjà eu l’occasion de lire, c’est comme un dialogue avec des notions précises et compréhensibles, des exemples du quotidien où on se dit «Comment j’ai fais pour ne pas m’en être rendu compte avant?»

Clarys

Si j’étais un livre, je voudrais être celui-là. Parce qu’il offre généreusement, pour quelques poignées d’euros, des clés précieuses et accessibles, qui donnent à chacun le pouvoir d’être un meilleur humain, pour son cheval, pour tous les chevaux, et même pour tous les autres humains, à partir d’aujourd’hui et pour toujours.

Giulia