OUVREZ LES MAINS !

OUVREZ LES MAINS !

Votre cheval fait ce que vous attendez de lui ? 


Vos mains devraient être ouvertes !


On voit beaucoup de personnes avoir les mains verrouillées sur leurs rênes à cheval mais si on regarde bien, c’est le cas aussi sur la longe quand on est au sol…


Hors si on peut donner des instructions avec nos mains fermées sur du cuir ou de la corde, il est BEAUCOUP plus difficile de sentir ce que donne le cheval avec nos poings qu’avec nos doigts ! 
Monter à cheval, jouer en longe, en tenant le lien qui nous lie à lui avec nos doigts c’est l’assurance de garder une communication qui va dans les deux sens ! 


On peut avoir besoin de fermer les mains, mais ça ne devrait pas durer ! 


Les chevaux lourds le deviennent ou le restent pour deux raisons : 
– parce que les mains fermées demandent trop vite et/ou trop fort
– parce qu’ils n’ont jamais le confort d’une longe ou d’une rêne relâchée quand ils cèdent


Le poing fermé ne devrait pas être le mode de communication exclusif car jamais on n’aura , au sol comme en selle, une communication de qualité si elle ne devient pas fine et sensible comme peut l’être celle qu’on crée avec nos doigts !
Regardez vos photos, regardez vos vidéos, regardez vos mains quand vous demandez et posez vous cette question : qu’est-ce que je fais VRAIMENT avec mes mains ?


Cette notion se retrouve dans tout ce que je vous transmets ! La légèreté c’est un vrai leitmotiv pour moi ! 


Valérie

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Les chevaux ne nous doivent RIEN !

Les chevaux ne nous doivent RIEN !

Quand on prend soin d’un cheval, qu’on y investit une partie de sa vie, de son temps, de son attention et et la totalité de son implication, on s’attend à ce qu’il nous offre en retour son affection, sa confiance ou au moins son attention. Mais la réalité est toute autre !

La réalité c’est que quel que soit le temps passé, les soins et les frais engagés, le cheval n’a que faire de nous !

Il ne nous doit rien, il est lui, il est libre, il n’a rien demandé, il n’attend rien et il ne s’attend à rien de notre part. Il ne culpabilise pas de ne rien donner en retour.

Il vit tout simplement sa vie…

Si on veut son affection, sa confiance ou son attention, on ne pourra pas les exiger, ni les mendier il n’a que faire de nos mots, ni de nos maux.

Tout ce que notre cheval peut nous offrir, il va falloir le mériter !

Pas à pas chaque jour il faut lui prouver, un acte après l’autre, que nous sommes dignes de son affection, de sa confiance et de son attention.

En étant la personne solide qu’il a envie de suivre.

En étant la personne fiable qui ne le trahit pas et qui sait prendre les bonnes décisions pour lui.

En étant la personne empathique qui ne bousculera pas inutilement ses limites.

En étant la personne enthousiaste qui va l’accompagner sur le chemin du progrès pour qu’il puisse être de plus en plus heureux avec les humains et dans sa vie à lui.

Votre cheval ne vous doit rien, vous seul lui devez le meilleur de vous-même.

Valérie

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Comment choisir la récompense de mon cheval ?

Comment choisir la récompense de mon cheval ?

C’est simple : en lui offrant ce dont il a envie et c’est loin d’être obligatoirement ce à quoi tu penses !

Je m’explique :

  • certaines personnes pensent qu’arrêter l’exercice est la seule vraie façon de récompenser un cheval.

  • certaines personnes pensent que les bonbons, carottes et autres gourmandises sont la seule façon de récompenser un cheval.

  • certaines personnes pensent que le grattouillis sont la seule façon correcte de récompenser un cheval.

En fait, tout le monde et personne n’a raison !

Ce qui est le plus approprié pour récompenser un cheval est ce dont il a ENVIE !!! Et ça peut être vraiment vraiment très différent d’un cheval à l’autre et d’un moment à l’autre !

  • Si un cheval fait un exercice physiquement et/ou émotionnellement difficile, bien sur qu’arrêter sera un soulagement et une récompense pour lui.
    Mais s’ił s’éclate dans ce qu’il est en train de faire, que c’est un exercice qu’il apprécie, arrêter peut ne pas être une vraie récompense. Certains chevaux vont d’ailleurs recommencer un exercice sans qu’on le leur demande, juste pour le fun !

  • Si un cheval a peur ou qu’il est stressé, un bonbon ne sera pas une récompense. Il peut très bien ne même pas se rendre compte qu’il a quelque chose dans la bouche, il est même probable qu’il ne le prenne même pas s’il se sent en danger ! La nourriture passe toujours après la sécurité chez les chevaux. Le bonbon ne sera donc pas une récompense pour le cheval dans ce cas.

  • Si un cheval ne souhaite pas avoir de contact physique avec un humain, il détestera que cet humain le touche même si ce ne sont pas des claques mais des grattouillis. C’est très souvent le cas quand on voit de chevaux qui tournent la tête vers l’extérieur alors qu’on les caresse, ils essaient juste de dire poliment « non merci » …
    Ils subissent donc le contact physique qui n’est pas du tout une récompense pour eux à ce moment là !

Et si on se disait que le confort suprême pour le cheval c’est ce qu’il a ENVIE de faire, ce qu’il choisirait s’il avait le choix !

En réfléchissant dans le sens du cheval on va donc pouvoir adapter notre type de récompense.

On peut bien sur, arrêter totalement l’exercice ou la séance, lui donner des gourmandises ou le caresser…. S’IL EN A ENVIE !

Mais on peut aussi le récompenser en :

  • l’autorisant à brouter

  • lui permettant de retourner voir son troupeau, même quelques secondes

  • l’éloignant d’un endroit difficile

  • le laissant au calme à distance de nous

  • en lui proposant de faire cet exercice qu’il avait envie de faire

  • en lui proposant de démonter un cône ou un bidon si ça lui fait plaisir

  • en grattant des endroits qui LUI font plaisir comme les fesses ou les mamelles

  • en lui proposant EXACTEMENT ce dont LUI a envie !

C’est ÇA être partenaire de son cheval, ne pas supposer, ne pas récompenser de manière automatique mais commencer par avoir conscience de ce dont il a envie, puis le lui offrir pour le remercier de ce qu’il vient de faire !!!!

 

Valérie

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Avoir peur n’est qu’un signal

Avoir peur n’est qu’un signal

Dans le milieu du cheval, ça ne se fait pas vraiment d’avouer et même de s’avouer qu’on a peur.
Cette boule là au fond de l’estomac, ces rênes trop tendues par des mains crispées, ce dos pas assez souple, ces jambes dures  et ces gestes saccadés, pourtant c’est de la peur, la vraie, celle qui remonte des tripes. 

Mais tellement d’instructeurs et de cavaliers plus chevronnés t’ont dit qu’il ne fallait pas avoir peur, qu’il n’y avait pas de quoi avoir peur. Et puis aussi, toi, tu as mal à t’avouer que ton doudou d’amour, tu en as une frousse bleue, au sol ou monté ou les deux. Tu l’as tellement voulu ce cheval, tu as tellement déjà investi, en termes de temps, d’émotions, de sacrifices qu’il n’est pas possible qu’il te fiche la trouille… Qu’en diraient les autres et qu’est-ce que tu en dirais toi ? Alors tu mets ta peur au fond de ta chapeau et tu te promènes avec … 

Ou bien oui, tu avoues que tu as peur et là, tu te focalises sur elle. 

Ta peur, on t’a dit qu’il fallait travailler dessus alors tu t’emploies très fort à la reléguer loin de toi. Tu te méprises un peu d’être si faible, tu t’en veux, tu es parfois en colère contre toi-même de ressentir ces peurs irraisonnées…. 

Irraisonnées … ? Vraiment … ? 

Tu as peur de devoir lâcher ton cheval, ou tu as peur d’être bousculée ou tu as peur de te faire marcher dessus ou tu as peur de te faire embarquer ou tu as peur de tomber. Si tu y réfléchis VRAIMENT, je veux dire réfléchir et pas bugger en boucle : tu as peur que ton cheval t’arrache la longe, ou tu as peur qu’il ne respecte pas ton espace ou tu as peur de ne pas pouvoir l’arrêter ou tu as peur qu’il saute en l’air. 

En ayant peur tu n’as pas envie de faire ce qui te mettrait en danger. Ta peur est utile ! Elle te garde en sécurité. La peur, c’est un signal que ton inconscient envoie à ton corps : faire ça te met en danger. Parce que ton cheval n’est pas prêt ou que tu n’es pas prête, que vous ne pouvez pas faire ça dans ces circonstances ou pas pour le moment.

Et si je te disais que ce cheval ne t’arrachera pas la longe, qu’il ne te bousculera en aucun cas et que tu pourras l’arrêter en moins de 5 secondes…. Aurais-tu encore peur ? Probablement pas ! 

Tu as peur parce que ton instinct SAIT que ton cheval n’est pas encore assez avancé pour avoir un très grand respect de ton espace personnel, pour ne plus tirer en longe, ni pour respecter ta rêne et s’arrêter en quelques mètres monté.  Il sait aussi que TOI tu ne sais pas quoi faire quand tu te retrouves avec un cheval stressé ou en colère.

Que deviendrait ta peur si tu devenais beaucoup plus sûre des acquis de ton cheval ?
Que deviendrait ta peur si tu savais quoi faire quand ça ne va pas ? 

Eh bien tu n’aurais plus besoin de travailler sur elle parce qu’en cas de difficulté tu saurais quoi faire et ton cheval respecterait ta demande. 

Alors prends les choses dans l’ordre et accorde-vous le temps qu’il faut pour augmenter ta sécurité en éduquant ton cheval et en apprenant quels sont les gestes et les actions que TU pourras faire pour garder la situation  hors de la zone de danger, hors de ta zone de peur qui disparaîtra puisqu’elle n’aura plus besoin de te signaler que tu n’es pas en sécurité. 

Et je suis là pour t’y aider.

Valérie

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La vérité sur la grégarité

La vérité sur la grégarité

Peut être que tu l’auras remarqué, peut-être pas, je n’utilise jamais le mot « copains » pour parler des membres d’un même troupeau. J’utilise le mot « famille », parce que c’est ce qu’ils sont les uns pour les autres !
Le lien entre les chevaux est fort et intense. Il est essentiel pour eux, car dans la nature un cheval isolé est un cheval en danger de mort immédiate, la domestication n’a rien changé à ce niveau ! Cheval choyé ou cheval sauvage, pour lui ce qui compte plus que tout c’est sa sécurité, c’est son troupeau, c’est sa famille !

Et ÇA, ça ennuie bien les humains qui aimeraient les déplacer et les utiliser à leur guise parce qu’ils ne comprennent pas cette différence essentielle : un copain c’est un copain, on le côtoie un temps, on le perd, on en trouve un autre. Un frère, une mère, un enfant… ce n’est pas interchangeable !

Pour comprendre cette différence essentielle, imagine que sans te prévenir, je te prenne, que je te mette dans un avion pour un pays lointain sans que tu aies de possibilité de revenir par toi-même, loin de ta famille de sang et de coeur. Tu es bouleversée, tu te sens perdue.
Et là le temps passe, tu rencontres d’autres personnes, tu reconstruis ta vie, tu te recrées une nouvelle famille petit à petit.
Et puis un jour, je viens et je t’emmène avec moi une fois de plus dans un autre pays et là aussi pour toujours. Tant bien que mal tu rebâtis ta vie une fois de plus.
Et puis je reviens et je veux t’emmener en balade… mais bizarrement tu ne veux pas, tu ne sais pas si tu reverras ceux qui constituent ta nouvelle famille… alors tu te bats pour ne pas les quitter.

Voilà ce que vivent les chevaux ! Et personne ne le voit !

Les cavaliers râlent parce que ce cheval est « grégaire », parce qu’il ne veut pas se séparer des autres, parce qu’il est « chiant » !!!!! Bon sang de bonsoir, il ne fait pas ça pour t’ennuyer, il se bat parce qu’il pense qu’il ne reverra jamais sa famille, parce qu’il pense qu’il va mourir seul loin des autres, et tu ferais la même chose à sa place !

 

Alors comment faire en sachant ça pour que les chevaux acceptent de partir seuls avec nous ?

 

La réponse en deux principes :

1- nous devons devenir un membre de leur famille ! Une personne rassurante, claire et sure d’elle qu’ils connaissent bien et en qui ils ont confiance. Le leader qui sera à leurs cotés pour affronter le monde.
C’est la base sans laquelle la suite n’est pas possible.

2 – la progressivité : il faut apprendre à notre cheval qu’il va revoir sa famille, qu’on ne l’emmène pas pour toujours.

Donc on va bâtir à partir d’une zone encore confortable, l’éloigner pas loin et pas longtemps du tout et revenir tout de suite jusqu’à sa famille, le laisser se rassurer et repartir. Ce qui compte c’est vraiment de ne pas dépasser ses limites. Si tu dois te battre c’est que tu as été beaucoup trop loin ou beaucoup trop longtemps. N’accrois que le temps ou la distance, pas les deux en même temps.

Tu veux être la partenaire de ton cheval ? Prends réellement le temps qu’il faut, ne crame pas ses limites parce que ça ne va pas assez vite à ton gout.

La confiance se mérite !

Montre à ton cheval que tu es prête à y passer le temps qu’il faut pour pouvoir mériter la sienne et réfléchis avant de le changer de troupeau, ça a toujours des conséquences …

 

 

Valérie

 

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La douche, plaisir ou enfer ?

La douche, plaisir ou enfer ?

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L’été est là, la saison des douches pour les chevaux aussi !

Certains adorent, ça reste compliqué pour d’autres. Soit que leurs propriétaires ne sachent pas comment les y habituer, soit que sans s’en rendre compte parfois… ils les en dégoutent !
Comme pour le pansage, la façon dont on pratique la douche avec notre cheval conditionne grandement le fait qu’il l’apprécie ou pas !
Si vous astiquez votre cheval ou que vous le lavez comme vous le feriez avec une voiture, sans le prendre en compte, sans communiquer avec lui, en discutant avec les gens autour de vous, sans avoir pleinement conscience que là, sous vos brosses ou sous le jet d’eau, il y a un être vivant qui apprécie qu’on le touche ou le douche à un endroit et pas à un autre.

Par exemple, je suis toujours frappée de voir des cavaliers doucher sans ménagement la tête de leurs chevaux… Les chevaux ont les oreilles situées sur le dessus de la tête, les conduits auditifs descendent vers le bas, donc l’eau descend profondément à l’intérieur et c’est très désagréable pour eux. Ils les protègent comme ils peuvent avec leurs oreilles mais … pourquoi leur infliger ça ? Idem pour les naseaux… Appréciez-vous qu’on vous colle un jet en plein visage avec l’eau qui remonte dans le nez ?

Le pire est que certaines rient des mimiques de leurs chevaux qui essaient de se protéger sans succès du jet désagréable…

Pourquoi au contraire, ne pas faire de notre mieux pour que la douche, comme le pansage, soient des moments agréables pour le cheval en passant rapidement sur ce qui est désagréable pour eux et en recherchant et nous attardant sur ce qu’ils apprécient ?

Si on fait un approche retrait tranquillement depuis les zones appréciées comme les jambes vers des zones plus difficiles come la croupe ou les fesses, en mettant le jet pas trop fort voire juste en pluie bien agréable, et qu’on fait des pauses, on peut tout à fait changer complètement le point de vue de notre cheval sur la douche en question !

Si on veut que notre cheval soit notre partenaire commençons déjà par nous comporter nous-mêmes en tant que tels !

Valérie S.

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La précision sans rênes

Faire comprendre l’exercice à son cheval, lui apprendre que notre moyen de communication principal à cheval n’est pas les mains sont les clés principales pour obtenir la précision sans rênes.  

Voici quelques vidéos pour l’inspiration 🙂 

Sara et Maroussia sans rênes sur une traverse de chemin de fer !

Largeur 24 cm ! 

Maroussia en Mountain Trail bras croisés

Jouer avec le reculer

Tu n’utilises pas les bons mots…

Tu n’utilises pas les bons mots…

Eprouver des émotions c’est naturel !

L’émotion c’est un message que notre instinct et notre corps envoient à notre cerveau. Vouloir faire taire ses émotions, se battre contre elles, est totalement contre-productif.

Si tu as peur, tu as peur, c’est normal, c’est sain. Ta peur est là pour te sauver la vie ! Si tu passes outre, comme le font énormément de cavaliers et de cavalières, tu te mets, sans t’en rendre compte, volontairement en danger.

Si tu es frustrée ou en colère essayer de le cacher ne fera qu’empirer les choses. De plus si camoufler ses émotions peut fonctionner avec les humains ça n’a AUCUNE CHANCE de marcher avec un cheval

Alors qu’est-ce qu’on fait ?

Déjà il est important que tes émotions deviennent conscientes et que tu arrêtes de les nier, parce que ça te conduira directement à la catastrophe ou à l’accident.

Si tu as trop peur ou si tu es trop énervé(e), écoute-toi, prépare mieux et reprends les choses plus à la base et tu reviendras à ça quand ça ira mieux.

Ensuite sache que tes propres paroles peuvent énormément t’aider, car prononcer des mots différents génère des émotions différentes. Selon le vocabulaire que tu emploies, ton attitude va changer, tes émotions seront différentes. C’est pour ça qu’il va falloir que tu inspectes ton propre vocabulaire avec attention, car, en le changeant, tu vas pouvoir déjà faire évoluer beaucoup de choses.

Parlons des mots utilisés de façon très commune par la plupart des cavaliers :

TRAVAILLER SON CHEVAL : Hum…. Ça ne sent pas la joie, ni le partenariat, ni le partage, ni le plaisir. Travailler son cheval, c’est sérieux, ça ne rigole pas, on sent déjà que le cheval travaillé par son cavalier ne va pas forcément passer un bon moment … et le cavalier non plus… tout le monde bosse… Il y a mieux comme émotions de départ…
Alors c’est simple, c’est une expression que je n’utilise pas. Je ne me dis jamais “Allez je vais travailler mes chevaux”. Je me dis “Allez je vais jouer avec mes chevaux” ! C’est une formulation que j’ai découverte chez Parelli et je l’adore ! En se disant qu’on va jouer avec ses chevaux, on se dit qu’on va passer un bon moment et eux aussi. On joue ensemble, on est du même côté de la barrière et c’est du fun, du bonheur du plaisir qu’on se prépare à vivre et pas un moment obligé. Les émotions sont tout de suite plus positives.

Pour aller dans ce sens, une personne que j’accompagne à mis un panneau “AIRE DE JEU” à l’entrée de sa carrière et chaque fois qu’elle voit ce panneau en arrivant avec son cheval, ça l’aide à se souvenir d’être plus positive.

NON : Combien de fois dis-tu NON à ton cheval ? Non, on peut le dire facilement en criant, on s’oppose, ça n’appelle pas à discussion.

Quand un de mes chevaux ne fait pas ce que je lui ai demandé, je préfère utiliser “Ce n’est pas ce que je t’ai demandé” parce que ça ne ferme pas la porte, parce que ça me permet de ne pas faire monter mes émotions de façon négative et ça amène juste à continuer tranquillement.

Fawzii était un cheval très provocateur quand il est arrivé et j’ai beaucoup utilisé cette phrase pour dédramatiser la situation quand il démarrait comme un fou ou bondissait en l’air et … ça a bien marché. Ses crises d’opposition ne sont plus que très occasionnelles, je ne pense pas que ce serait le cas si ses énormes réactions avaient été sanctionnées par un NON et un état émotionnel instable.

JE VAIS ESSAYER : C’est quelque chose qu’on entend énormément dans le monde du cheval. On va essayer cet exercice, on va essayer de faire monter le cheval dans le van, on va essayer de le débourrer la semaine prochaine, on va essayer de faire une balade seul(e), etc.
Hors dans “l’essai”, il y a la possibilité proche et immédiate de l’échec. L’essai amène un sentiment d’incertitude, de doute et de faiblesse.

Alors tu me diras il faut bien “essayer” un jour !

Oui mais non ! On peut VOULOIR FAIRE ça ! Alors on va préparer, on va faire plus petit, plus décomposé, on va prendre le temps qu’il faut. Et un jour, on serra prêts, le cheval et nous et … ON LE FERA ! Si on n’y croit pas assez, si on n’est pas sûr(e) que le cheval peut le faire alors au moment d’y aller on n’aura pas l’intention suffisante pour amener notre cheval à y croire lui aussi.

Il y a quelques mois, j’ai fait sauter à Fawzii pour la première fois des bidons debout. Les bidons font un peu plus d’un mètre de haut et 65 cm de large… ça fait un gros saut.
On a préparé sur des sauts de bidons couchés dans la largeur puis dans la longueur, prenant le temps à chaque étape. Quand je l’ai envoyé sur les bidons la première fois, il a été un peu surpris par la hauteur. Alors pour m’aider à l’aider, quand je l’ai renvoyé je lui ai dit “Je sais que tu peux le faire mon garçon”. Ça a dopé mon intention et il a pu le faire. Les mots ne sont pas pour le cheval mais pour nous !

ET ALORS ! : Même quand on aime son cheval très fort et qu’on ne lui veut aucun mal, quand on doit toucher un cheval ave le stick ou la longe pour être plus clair(e) dans notre demande, la frustration, l’impatience, l’agacement ou le sentiment d’impuissance peuvent faire monter les émotions négatives très haut. Dans ce cas on va se contrôler difficilement et au lieu de simplement toucher le cheval, on va le frapper beaucoup plus fort qu’il ne faudrait et qu’on voudrait avec des paroles de rappel à l’ordre : “Et alors !”, “Non mais OH !”, “Tu me saoules !” … et vive le déferlement négatif… et les regrets qui suivront.

Là encore on peut amortir le choc en utilisant un autre vocabulaire consciemment. Toujours sur le mode jeu les : “Perdu !”, “C’est l’jeu ma pauv’Lucette”… c’est toujours pareil le but est de dédramatiser pour garder des émotions positives ?

Plus tu te diras que tu ne punis pas ton cheval en le touchant mais que le fait de le toucher est une conséquence du fait d’avoir perdu à un jeu, plus ce sera facile. S’il te plait bouge les hanches, je suis claire avec ce que je veux, si le cheval ne bouge pas on dit “perdu !” puisque notre équipe (mon cheval et moi) n’ont pas réussi sans toucher et hop on le touche et … on recommence jusqu’à ce que notre équipe ait gagné en bougeant sans toucher. Idem pour … tout !

LES SURNOMS : On donne des tas de surnoms à nos chevaux, mais imagine l’impact au quotidien quand on appelle son cheval boulet, cruche, morue ! Il sera beaucoup plus facile d’éprouver des émotions positives, de trouver des qualités à son cheval, d’envisager des progrès que si on l’appelle, ma belle, ma super girl, mon champion, mon grand ou autre joli nom flatteur

Ces mots-là ne sont que des exemples, je suis sûre que tu en trouveras des tas à interchanger pour développer des émotions positives vis à vis de ton cheval et de ta pratique !

Alors quels mots vas-tu changer dans ton vocabulaire pour dédramatiser et apaiser votre relation ?

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Si vous fermez la porte à toutes les erreurs…

Si vous fermez la porte à toutes les erreurs…

Le plus grand handicap qu’on peut se créer soi-même quand on veut faire quelque chose avec un cheval, c’est d’oublier que le plus important est d’apprendre au cheval et non de réaliser l’exercice.
Quand on veut réaliser un exercice, et seulement ça, on va tout faire pour réussir et donc on va empêcher le cheval de faire des erreurs. On va le garder « bien entre les mains et les jambes », en ne lui laissant aucune possibilité de se tromper de trajectoire ou d’allure, on va le tenir bien court pour qu’il passe où on veut ou qu’il fasse ce qu’on veut… mais pendant ce temps, le cheval ne CHOISIT PAS de faire ce qu’on souhaite ! Il n’apprend pas à faire ce qu’on souhaite de lui-même.
Quand tout va bien, il est juste obéissant comme une gentille marionnette. Quand ça ne va pas, il ne prend des initiatives que pour essayer de NE PAS FAIRE ce que l’on veut pour finir par se résigner à obéir et faire ce que l’on veut si on persiste assez longtemps. Mais dans tout ça, à aucun moment, il n’a pris la décision de faire de lui-même ce qu’on attendait de lui.
Là est le piège du refus des erreurs, de la volonté de perfection, d’avoir un cheval qui ne se trompe pas.
La vérité est que même si le cheval fait ce qu’on lui demande il ne SAIT pas le faire de lui-même, il n’a jamais décidé de le faire.

Si au lieu de vouloir réussir l’exercice maintenant, tout de suite, on décide d’apprendre au cheval à faire VRAIMENT cet exercice de lui-même. Si on le met en situation de réussite et qu’il se trompe et qu’on accepte le fait que c’est normal de se tromper quand on apprend quelque chose ! Si on recommence juste tranquillement en essayant de simplifier au maximum et qu’on corrige s’il se trompe encore sans agacement en étant juste le bon professeur dont le cheval a besoin. Il va peut-être se tromper encore 17 fois ou 27 fois mais si on continue à corriger et qu’à la moindre bonne réponse alors on arrête tout et qu’on félicite on va se retrouver avec un cheval qui au lieu d’obéir bêtement va se mettre à REFLECHIR et à CHERCHER la bonne réponse ! Et ça ça change tout !

Par exemple : si tu veux apprendre à ton cheval à passer sur une passerelle étroite, au lieu de l’empêcher de mettre les pieds à coté, tu peux déjà commencer par une passerelle pas trop étroite. Et tu peux l’amener bien droit face à la passerelle pour que le plus simple soit d’aller dessus, tu peux regarder sur la passerelle l’endroit où tu veux qu’il mette le pied, sans le bloquer avec ta longe ou tes rênes/jambes et s’il se trompe on recule et on corrige et on y retourne, encore et encore et au premier pied sur la passerelle ! On arrête tout, tout de suite et on va brouter ! Ne te demande pas si c’était un hasard, récompense ! Hasard ou pas c’est ce que tu voulais et ça se fête !
En procédant ainsi tu apprends à ton cheval à CHOISIR de mettre le pied VOLONTAIREMENT sur la passerelle ! 

Accepter les erreurs du cheval se dire qu’elles sont la voie royale pour la compréhension et le partenariat te mènera tellement plus loin ! Plus loin que tu ne serais jamais allé(e) dans ta quête de l’exercice réussi !
Ceci est valable pour ton cheval… mais aussi pour toi ! TU APPRENDS, NOUS APPRENONS TOUS, chaque jour, en continu. Nous apprendrons toujours et ce chemin plein d’erreurs qui conduit à la vérité est un magnifique voyage qui durera toute la vie ! !